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Julius Erving, l’homme qui respirait la classe

Nets-73-74-Home-Julius-Erving-Stars-Gerald-GovanJulius Erving, alias « Dr.J », est un joueur qui a d’abord évolué en ABA avant que celle-ci ne disparaisse. Il a, par la suite, rejoint les Philadelphia Sixers en NBA où il y évolua durant 11 saisons. Au travers de sa carrière, il aura révolutionné le basket. On se souvient notamment de lui pour la beauté de son jeu, sa coupe afro, ses converses mythiques et surtout son charisme. « Le Doctor » aura été l’un des meilleurs marqueurs que le basket professionnel ait connu puisqu’il a totalisé 30 026 points dont 11 662 en ABA, puis  18 364 points en NBA. Julius Erving incarne la classe à l’état pur avec ses dunks monstrueux et ses lay-up acrobatiques. De nombreuses stars se sont inspirés de son style de jeu dont un certain Michael Jordan. À la fin de carrière, il aura l’honneur d’être intronisé au Hall Of Fame en 1993.

Le début de carrière en ABA

Julius Erving, de son vrai nom Julius Winfield Erving, est issu de l’université du Massachusetts où il tourne alors à 26,3 points et 20,2 rebonds (!!!), avant d’intégrer la fameuse ABA et les Virginia Squires. Dr.J terminera sa première saison dans la ligue rivale de la NBA avec des moyennes stratosphériques de 27,3 points et 15,3 rebonds. Il est logiquement élu dans le meilleur cinq de la saison et termine second au vote pour le titre de Rookie Of The Year (derrière Artis Gilmore). Fort de son succès, Julius Erving se présente à la draft NBA mais reste finalement en ABA pour honorer son contrat. Sa seconde saison est encore meilleure que la première puisque ses 31,9 points de moyenne le place dans le meilleur cinq de l’ABA. Mais suite aux déboires pécuniers de son équipe, il est envoyé au Nets de New York avec lesquels il décroche le titre. Il remporte un second titre avec les Nets de New York en 1976, assorti de nombreuses récompenses. Durant la saison 1975-76 la ABA a l’idée d’instaurer un concours de dunk réunissant un parterre de stars  prêt à s’affronter et faire le show.Sans surprise, Julius Erving remporte le premier concours de dunk de l’histoire. La légende Dr.J est en marche. A la fin de cette saison, et suite a des problèmes financiers, l’ABA finit par fusionner avec la NBA . Julius Erving accepte alors de signer avec les Sixers de Philadelphie, troquant au passage son numéro 32 pour le désormais fameux numéro 6.

DrJ2

Julius Erving aux Sixers de Philadelphie : une star devenue l’icône d’une franchise et d’une ville

Dr.J réalise une première saison incroyable au sein de la grande ligue. Tout d’abord sur le plan collectif en accédant à une finale NBA pour la première fois de sa carrière, après avoir mené Philadelphie à une première place de la Division Atlantic. En playoffs, les Sixers éliminent d’abord les incontournables Boston Celtics, puis les Rockets de Houston avant d’accéder à la finale NBA. Les 76ers y sont opposés aux Blazers, emmenés par le grand Bill Waton. Alors que Phily mène pourtant 2-0 en début de série, ils enchaînent 4 défaites de rang pour finalement assister au succès des Blazers soulevant le trophée O’Brien.

Malgré les acquisitions de Maurice « Mo » Cheeks et de Bobby Jones, les deux années suivantes, les Sixers échouent de nouveau en finale de conférence. Le manque de taille dans la raquette leur fait défaut dans une époque où les pivots dominent sous les paniers. Au cours de la saison 1979-80 Philadelphie écrase toute concurrence a l’Est puisque ils remporteront 59 matchs et élimineront en playoffs les Washington Bullets, les Hawks ainsi que les Celtics. Philadelphie se retrouve en finale face aux Los Angeles Lakers de Kareem Abdul Jabbar et de leur merveilleux rookie Magic Johnson. Grâce a un Magic complet et stratosphérique les Lakers remportent la finale NBA, mais ce que l’ont retiendra surtout coté 76ers, c’est le fameux lay-up « Baseline Move » du Doctor qui deviendra l’un des plus beau geste de l’histoire du basket-ball.

La saison suivante,malgré une très bonne saison régulière avec 62 victoires et alors qu’il mènent la série de 3 victoires à une, les Sixers s’inclinent en playoffs face aux Celtics de Larry Bird. Le « Doctor » reçoit pour la première fois le trophée de MVP avec des moyennes de  24,3 points et 4,4 passes décisives. Pendant ces deux années où les Sixers  sont confrontés aux Celtics, la rivalité Boston/Philadelphie monte d’un cran pour nourrir la plus grosse rivalité à l’Est. Les duels entre Julius Erving et Larry Bird sont depuis devenus légendaires. Au terme de la saison 1981-82, Philadelphie parvient à battre Boston au cours d’un game 7 incroyable durant lequel les sixers remportent la rencontre 120-106.  Phily accède pour la troisième fois à une finale sous l’ère Erving mais rien a faire, la faiblesse du poste de pivot empêche toujours les sixers de l’emporter au bénéfice des Lakers en 6 manches.

À l’orée de la saison 1982-83 le GM Pat Williams échange  Caldwell Jones en direction de Houston contre le MVP de la saison précédente Moses Malone.  Grâce à cette pièce maitresse dans la raquette, Philadelphie remporte 65 matchs en saison régulière. Julius se voit élu dans la All-NBA first Team pendant que Moses Malone termine MVP et déclame un « Fo,Fo,Fo » en référence au fait que les Sixers ne perdront pas un seul match de playoffs sous son leadership. Après avoir encaissé une seule défaite pendant les playoffs face a Milwaukeee, le Sixers remportent le titre suprême après avoir écrasé tout sur leur passage y compris des Lakers qui subissent un sweep ( 4 – 0). Philadelphie décroche enfin  le trophée qui leur faisait tant défaut depuis 16 ans et Julius Erving  remporte le titre qui manquait tant à son palmarès.

Les années suivantes, et malgré les blessures récurrentes, Dr.J continue toujours à scorer plus de 20 points par match. Cependant les Sixers ne retrouvent plus les routes des finales sous la fin de l’ère du Doctor. Au début de la saison 1986-87 il annonce sa retraite, laissant le flambeau à Charles Barkley pour mener les troupes de Philly. Sa dernières année au sein de la ligue est un tour d’honneur et il termine son ultime saison avec une moyenne de 18,9 points.

Ses Stats ABA/NBA

  • Points: 30 026 soit 24.2 par match
  • Rebonds: 10 525 soit 8.5 par match
  • Interceptions: 2 272 soit 2.0 par match
  • Matchs: 407 rencontres ABA et 836 rencontres NBA disputées, 48 en playoffs ABA et 141 NBA

Ses Stats NBA

julius-erving

Son palmarès

  • Champion NBA en 1983
  • 2 fois champion ABA en 1974 et 1976
  • 2 fois MVP des Playoffs ABA en 1974 et 1976
  • MVP NBA de la saison régulière en 1981
  • 3 fois MVP NBA de la saison régulière de 1974 à 1976
  • 11 fois NBA All Star de 1977 à 1987
  • 5 fois ABA All Star de 1972 à 1976
  • 2 fois MVP du All Star Game NBA en 1977 et 1983
  • 5 fois élu au sein de la All NBA First Team en 1978 et de 1980 à 1983
  • 2 fois élu au sein de la All NBA Second Team en 1977 et 1984
  • 4 fois élu au sein de la All ABA First Team de 1973 à 1976
  • 1 fois élu au sein de la All ABA Second Team en 1972
  • 1 fois élu au sein de la ABA All defensive First Team en 1976
  • Elu au sein de la All ABA Rookie First Team en 1972
  • Vainqueur du Slam Dunk ABA en 1976
  • ABA All Time Team
  • Figure parmi les meilleurs joueurs du cinquantenaire de la nBA
  • Son maillot n°32 est retiré par l’université du Massachusetts
  • Son maillot n°32 est retiré par les Nets
  • Son maillot n°6 est retiré par les 76ers

Highlights et Mix 

Son fameux lay-up

Le Slam Dunk ABA de 1976

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5 Comments on Julius Erving, l’homme qui respirait la classe

  1. Pas mal, continu 😉

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  2. Très très bon article !!!
    Juste une question : « Dr.J terminera sa première saison dans la ligue rivale de la NBA avec des moyennes stratosphériques de 27,3 points et 15,3 rebonds. Ainsi, il a été logiquement élu dans le meilleur cinq de la saison et a terminé second au vote pour le titre de Rookie Of The Year. » … Mais qui a pu finir 1er vu les stats de Dr.J ?? ^^

    J'aime

    • Merci sa m’a fait plaisir de rédiger cette article.De mémoire c’est Artis Gimore avec 23,8 points,17,8 rebonds et 422 contres sur la saison il a aussi été élu MVP lors de cette même saison.
      Je vais faire d’autres bibliographie si tu aime sa!

      J'aime

    • Pour ta gouverne, Artis Gilmore a été élu Rookie Of the Year en 1972 juste devant Dr J avec des moyennes énormes, 23.8 pts, 17.8 rbds, 5.0 contres et 2.7 ast
      On comprend mieux pourquoi Julius Erving n’a pas eu ce trophée ! Non ?

      J'aime

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