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Les formidables 3Js de Dallas, brisés en plein vol par Toni Braxton

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Début des années 90, les Mavericks de Dallas sont la risée de la NBA. Après une décennie 80 réussie, avec notamment une finale de conférence 1988 perdue face aux futurs champions, les Lakers de Los Angeles, les Mavs sont en pleine reconstruction. Les départ successifs de Mark Aguirre aux Pistons, Sam Perkins aux Lakers, Detlef Schempf aux Pacers, Rolando Blackman aux Knicks ou encore la suspension de Roy Tarpley pour ses prises répétitives de drogues et d’alcohol ont plombé le bel effectif des Mavs. Remplacés par des joueurs de talents mais usés (Alex English, Adrian Dantley ou Lafayette « Fat » Lever), les Mavs deviennent petit à petit la risée de la NBA. Seul Derek Harper surnage dans le marasme des Texans qui terminent la saison 1990-91 avec le troisième plus mauvais bilan de la NBA (22-60), juste devant deux nouvelles franchises, les Timberwolves du Minnesota et le Magic d’Orlando.

La diva Jackson débarque au Texas

Avec, le 4ième choix de la draft 1992 avec 3 mégastars en vue (Shaquille O’neal, Alonzo Mourning et le champion olympique Christian Laettner) , les Mavs ne peuvent pas espérer récupérer un gros lot : ils se rabattent finalement sur l’arrière explosif d’Ohio State, Jim Jackson, préféré à l’explosif Laphonso Ellis de Notre Dame et à Tom « Googs » Gugliotta de North Carolina State. Le début de carrière de Jackson est catastrophique : les Mavs et le clan Jackson n’arrivant pas à se mettre d’accord sur le contrat, ce dernier ne dispute finalement que 28 rencontres à 16pts de moyenne. Les Mavs terminent avec le plus mauvais bilan de la NBA (11 victoires pour 71 défaites, le 3ième plus mauvais bilan de l’histoire de la NBA)

Jackson L’arrivée de Monster Mash

Ils récupèrent une nouvelle fois le 4ième choix de la draft 1993. Après les sélections de Chris Webber par le Magic (envoyé aux Warriors), Shawn Bradley par les 76ers et Penny Hardaway par les Warriors (envoyé au Magic), les Mavs choisissent le scoreur Jamaal Mashburn de Kentucky. Le tandem Jackson-Mashburn est prometteur mais une nouvelle fois, Dallas réalise une saison catastrophique. L’âme de l’équipe, Derek Harper est échangé aux Knicks contre Tony Campbell et un choix de draft 1997 et les deux jeunes joueurs sont esseulés dans un collectif inexistant. Auteurs de belles saisons individuelles (tout les 2 à 19,2 pts de moyenne), les Mavs ont une nouvelle fois (et de loin !) le plus mauvais bilan de la ligue avec seulement 13 victoires pour 69 défaites.

 Le Kidd fait décoller les Mavs

Cette fois-ci, le tirage est favorable aux Mavericks et avec le 2nd choix de la draft 1994, ils récupèrent Jason Kidd de California, fantastique meneur altruiste.

L’épopée des 3J est en marche et, sous la houlette de leur nouveau coach Dick Motta, la saison 1994-95 démarre en trombe avec 12 victoires lors des 20 premières rencontres. Jackson et Mashburn scoreront même 50 pts dans un match à deux semaines d’intervalle, le 12 novembre face aux Bulls pour Mashburn, et le 26 novembre face aux Nuggets pour Jackson. Jackson sera 5ième meilleur marqueur NBA cette saison avec 25,6 pts de moyenne. Jason Kidd réalise quant à lui une superbe saison, ce qui lui vaudra le titre de co-Rookie de l’année avec Grant Hill. Les Mavericks ratent les playoffs mais terminent avec un record de 36 victoires pour 46 défaites, soit 23 victoires de plus que la saison précédente, un record cette année-là.

Une saison 1995-96 qui s’annonce prometeuse

La folie des 3J’s, s’emparent de la NBA : beaucoup d’experts font de cette triplette 1-2-3 la plus prometteuse de la NBA : à l’orée de la saison 1995-96, les Mavs sont pour la première fois depuis de longues années candidats pour les playoffs avec Tex Winters, l’inventeur du triangle des Bulls comme nouveau coach.

Après un beau début de saison et 4 victoires de suites, les Mavs ont du mal à confirmer et enchainent 8 défaites en 9 rencontres. La nouvelle suspension de Roy Tarpley handicape la raquette des mavs et le manque d’intérieurs fait cruellement défaut. Pire encore, la saison de Mashburn se termine après 18 rencontres : blessé au genou face aux Bullets de Washington, il ratera les 64 derniers matchs de la saison.

 Jason Kidd deviendra le premier Mavericks à débuter un All-Star Game et Jackson finira la saison à 19,6 pts de moyennes, meilleur scorer de Dallas. Les Mavs terminent avec un bilan de 26 victoires pour 56 défaites et des premières tensions apparaissent dans le vestiaire entre Kidd et Jackson, jugé trop égoïste par le meneur All-Star.

Toni Braxton fait exploser le vestiaire des Mavs

toni-braxton-300x252Mais c’est en novembre 1996, lors d’un match de pré-saison à Atlanta que l’effectif de Dallas va exploser. Ce jour-là, après la rencontre, Jason Kidd doit être récupéré par la chanteuse R&B Toni Braxton à l’hôtel de l’équipe pour passer la soirée. L’interprète de « Unbreak my heat » partiera finalement passer la nuit avec Jim Jackson, ce qui rendit furieux Jason Kidd.

Bien que Kidd et Jackson démentiront tous les deux cette histoire, le mal est fait et les propos de Braxton n’arrangeront pas les choses, elle qui laissera toujours un flou autour de cette histoire, sans la confirmer ou l’infirmer.

Le meneur des Mavs ira jusqu’à demander l’échange de Jim Jackson ou le sien et il obtiendra gain de cause après 22 rencontres : il sera échangé aux Suns  avec Tony Dumas contre A.C Green, Sam Cassell, Robert Horry et Loren Meyer. Quelques mois plus tard, c’est Jackson qui sera échangé aux Nets avec Sam Cassell, Cris Gatling, All-Star cette année-là, George McCloud et Eric Montross pour Shawn Bradley, Ed O’bannon, Khalid Reeves et Robert Pack. Le 14 février 1997, Mashburn est quant à lui échangé au Heat de Miami pour Sasha Danilovic, Kurt Thomas et Martin Muursepp. En l’espace de 3 mois, les Mavericks ont échangé les 3 J’s et renouvelé la quasi-totalité de l’effectif !

Des destins différents

Au final, Kidd connaitra une carrière exceptionnelle ponctué par un titre NBA en 2012. Mashburn sera plusieurs fois All-Stars mais verra sa carrière gâchée par les blessures. Jackson ne retrouvera jamais son niveau des Mavs et aura une carrière de Journeyman avec pas moins de 12 équipes différentes en 14 ans de carrière.

Toni Braxton fera une carrière honnête mais restera à jamais celle qui aura gâchée une des plus belles équipes des années 90, mais trop jeune et immature pour pouvoir briller.

 Les Mavs quant à eux ne redresseront la tête que quelques années plus tard avec l’arrivée de Dirk Nowitzki

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About Jay Swan (46 Articles)
Passionné de NBA depuis 1994 Twitter : @junkyardswan

1 Comment on Les formidables 3Js de Dallas, brisés en plein vol par Toni Braxton

  1. Que de tentions dans l’équipe des Mavs à l’époque !

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