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Le jour où la Dream Team de 1992 a perdu

Insolite

Aujourd’hui, Basket Retro revient sur l’un des événements les plus invraisemblables vécu par USA Basketball. Juste avant les Jeux Olympiques de Barcelone, les américains, vainqueurs de la compétition, avec près de 43,8 pts d’écarts contre leurs adversaires, devaient jouer un match exhibition contre une jeune équipe universitaire. Cette rencontre se déroula à La Jolla en Californie durant le printemps 1992. Seulement, ce fut le cataclysme. Explications sur ce qui reste, de nos jours, une des plus grandes interrogations de l’histoire de la Dream Team.

Nous pensions tous que cette équipe de rêve de 1992 et sa constellation d’étoiles ne pouvait pas être vaincue. Seulement, le documentaire « NBA TV’s The Dream Team, presented by Right Guard » diffusé il y a deux ans, nous démontre tout le contraire. Nous apprenons par la même occasion que ces images étaient restées dans les placards d’USA Basketball, qui a mis 20 années avant de bien vouloir les rendre publiques. C’est grâce à Dion Cocoros, président de NBA Entertainment et créateur de ce documentaire, que nous connaissons aujourd’hui cette anecdote des plus ahurissantes de Team USA.

LE SUCCÈS PUIS LA CHUTE

Après avoir été vainqueur des Jeux Olympiques de Barcelone, ces américains étaient les maitres du monde. Ils étaient tellement adulés (Pluie d’autographes signés, de nombreuses photos prises avec des joueurs adverses avant les matchs, autobus bloqués, hôtels assaillis etc). Avant les JO de Barcelone, les Dream Teamers devaient affronter des universitaires dans un match exhibition au mois de Mars. Cette équipe de jeunes loups montée pour l’occasion se montrait d’ores et déjà désireuse de remporter la partie.

Chris Webber avait ainsi déclaré avant la rencontre :

« Nous ne nous laisserons pas impressionner ni marcher dessus. »

C’est la promesse que s’étaient donc faits Grant Hill, Chris Webber, Penny Hardaway et Bobby Hurley, leaders de la sélection universitaire montée pour l’occasion, et surtout, extrêmement motivée à l’idée d’affronter ses aînés. Pendant une longue partie, entièrement maitrisée par Webber et ses coéquipiers, la Dream Team mordait la poussière et semblait impuissante. Ces jeunes firent une démonstration lors de cette rencontre : l’intérieur de Michigan enchaînait les dunks à n’en plus finir, Penny Hardaway faisait le show et Bobby Hurley pénétrait dans la peinture comme dans du gruyère. 2012NBA_DreamTeamScrimmages_btb_mainLe score final est des plus surprenants avec cette victoire des universitaires sur Team USA : 62-54.

Après le match, les joueurs de Team USA étaient médusés. Scottie Pippen déclarait :

« Ils nous ont bouffés, massacrés. Je n’ai pas d’autres mots, on n’a même pas réussi à jouer en équipe. »

Larry Bird à son tour grommelait :

« Certains de nos adversaires devraient peut être figuré dans l’équipe olympique, heureusement que les journalistes n’étaient pas présents quand on jouait… »

Pour l’anecdote, durant ce match, les médias n’étaient pas autorisés à assister à la rencontre. De plus, à la fin de celle-ci, Chuck Daly (coach de la sélection américaine) avait demandé à réinitialiser le tableau de score avant que ceux-ci ne prennent d’assaut la salle.

LES DESSOUS DE LA MASCARADE ET LA REMISE EN QUESTION

Que s’est-il donc réellement passé en ce printemps 1992 ? Les caméras avaient ainsi filmé un match étrange durant lequel coach Daly laissait délibérément les membres de son escouade se débrouiller sur les parquets. Visiblement ce dernier n’avait qu’une seule volonté : prouver au monde entier qu’un groupe de jeunes motivés pouvait renverser la plus grande équipe de l’histoire. La grande question que tout le monde se pose est qui était au courant de cette mascarade ? Les anciens assistants de Daly tels que Mike Krzyzewski (qu’on surnomme Coach K) actuel entraîneur d’USA Basketball et des Duke Blue Devils, P.J Carlesimo et Lenny Wilkens assurent tous n’avoir jamais été mis au courant. Seul Coach K avait eu des soupçons quant à l’investissement de Daly, en l’entendant dire tout au long du match : « tout va bien, tout va bien… »

Dans le camp des joueurs, c’est Michael Jordan himself qui avait très certainement compris la nécessité de boycotter ce match, sans enjeu quelconque et surtout, sans aucune couverture médiatique. MJ a été transparent tout au long de la rencontre. Il refusait de prendre des tirs ouverts, laissait Bobby Hurley, son adversaire direct, s’exprimer en toute liberté et affichait une certaine nonchalance sur le parquet.

Cette fois, après cet échec totalement inattendu, c’est une Dream Team avec un Jordan revanchard qui ne fit qu’une bouchée des universitaires.

En conclusion, cette rencontre, préliminaire aux J.O, faisait partie de la stratégie de Daly, pour montrer aux individualités composant l’équipe que la défaite face aux autres nations n’était pas impossible, même pour une équipe de futur Hall Of Famers. Le message délivré par l’ancien coach emblématique des Detroit Pistons est bien clair : il ne faut pas se reposer sur ses lauriers.

LE DOCUMENTAIRE

Cliquez ici pour visionner le documentaire NBA TV’s The Dream Team dans son intègralité

Crédits photo : Supplied

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About Nicolas Marsoudet (31 Articles)
Élevé aux cross d'Allen Iverson, au scoring de Kobe, à la puissance et à la domination de LeBron James, je suis un jeune rédacteur et fan absolu de la NBA de nos jours... mais aussi de la NBA d'antan. J'aimerais un jour réaliser mon rêve: devenir journaliste sportif !

1 Comment on Le jour où la Dream Team de 1992 a perdu

  1. Bien joué Daly ^^ l’idée était excellente 🙂

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