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327 pages, 11 bagues, 1 livre ; Phil Jackson, onze titres NBA

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Sorti en 2013 aux USA sous le titre :  » Phil Jackson : eleven rings, the soul of success « , l’ouvrage qui raconte les dessous de la carrière de celui que l’on surnomme  » Zen Master  » est depuis mi-mai disponible en français. Pour notre plus grand bonheur, nous devons la traduction aux éditions Talent Sport qui offre ainsi l’occasion aux non-anglophiles de se plonger dans ce sublime bouquin. Aux travers des 327 pages que compte le livre, le lecteur se retrouvera aux premières loges des plus belles campagnes de Phil Jackson, mais pas que. Le récit évoque notamment l’enfance de Phil et vous aurez également l’opportunité de revivre les heures les plus glorieuses du Phil Jackson joueur sous le jersey des Knicks. Un passage indispensable pour comprendre le cheminement intérieur de l’homme. Un cheminement qui l’amènera à devenir ce leader incontesté et l’entraîneur le plus titré du basket américain professionnel.

2_Couv phil jacksonGuidé par une philosophie personnelle, subtil mélange d’influences diverses comme le bouddhisme, la culture amérindienne  ou encore les conseils de ses mentors Tex Winter et Red Holzman, Phil Jackson parviendra au fil du temps à atteindre la plénitude de son coaching. Son aura et son charisme lui permettront d’exercer un leadership incontestable sur les plus grandes stars de la NBA et surtout de manager avec brio les joueurs soit disant les plus incontrôlables de la ligue, comme Dennis Rodman ou Ron Artest. Page après page, Phil Jackson nous dévoile des anecdotes tantôt croustillantes, tantôt émouvantes, mais dans la majorité des cas, toujours passionnantes. Il nous éclaire sur ses méthodes de travail, sur les coulisses des transferts, sur ses relations avec les joueurs  ou encore sur la mise en place de sa marque de fabrique, la fameuse attaque en triangle. Au fil de l’ouvrage, les moments fascinants sont légions. Et pour vous mettre l’eau à la bouche, nous avons retenu la première rencontre entre Phil Jackson et Dennis Rodman :

«  Jerry (ndlr : Krause, le GM des Bulls à l’époque) m’invita chez lui pour y rencontrer Dennis et son agent (…). Lorsque je suis arrivé, Dennis était allongé sur le canapé, lunettes de soleil sur le nez et casquette gavroche sur la tête. Il est resté muet pendant toute la conversation, alors j’ai demandé à lui parler en privé dans le patio. Mais la seule chose dont il voulait entendre parler était le salaire qu’il allait toucher. Je lui ai dit que les Bulls payaient au rendement et non sur les promesses et que s’il jouait à son niveau nous prendrions soin de lui. Le jour suivant j’ai rencontré Dennis une nouvelle fois dans la salle tribale du Berto Center. Là, Dennis fut plus ouvert. Je lui ai demandé ce qui n’avait pas été à San Antonio (ndlr : l’ancien club de Rodman). Il affirma que tout avait commencé lorsqu’il avait invité Madonna, avec laquelle il sortait à l’époque, à venir dans le vestiaire après un match.(..) Je lui fis part de mes inquiétudes au sujet de sa réputation de joueur égoïste. Il m’a répondu que le seul vrai problème à San Antonio, c’était qu’il était fatigué de devoir toujours aider le pivot David Robinson qui, m’a-t-il dit, était intimidé par Hakeem Olajuwon.

 » La moitié des joueurs de San Antonio laissaient leurs couilles au congélateur chaque fois qu’ils quittaient la maison « 

Ajouta-t-il, sarcastique. J’ai ri. (..) Après ça, Dennis a regardé les objets amérindiens dans la pièce et m’a montré le collier que lui avait donné  un indien Ponca. Puis nous sommes restés assis silencieusement pendant un petit moment. Dennis était quelqu’un qui parlait peu. En restant assis avec lui, je me suis senti rassuré sur sa capacité à se dépasser pour nous. Nous avons établi une connexion non verbale cet après-midi là. C’était le lien du coeur. « 

triangleLe bouquin est rempli de ce genre d’instants rares, qui nous permettent d’être aux premières loges de certains des plus grands moments de l’histoire du basket-ball. Grâce à cet ouvrage, vous deviendrez compagnon de route de Phil Jackson quand ce dernier traverse l’Ouest américain en moto, vous serez présent pour séparer Jordan et Steve Kerr lorsque les deux hommes en vinrent aux mains lors d’un entrainement, et vous ressentirez la pression des fans de Boston sur le bus qui raménent les Lakers à l’aéroport lors de la finale perdue de 2008. Les images affluent dans votre esprit, provoquant chez le lecteur averti un fort sentiment d’appartenance et de proximité. Le pari est réussi.

Difficile de ne pas être happé par le récit qui une fois entamé devient réellement addictif. Entrecoupé de nombreuses citations philosophiques, et de photos provenant pour certaines de la collection perso’ du  » Zen Master « , difficile de bouder son plaisir. La variété et la diversité des thèmes abordés (vie de groupe, relation coach/joueur, vie privée, préparation mentale, gestion d’un effectif,..) au travers des 22 chapitres présents  font de ce livre un véritable  » must-have « . Que vous soyez fans de basket ou plus simplement avide de découvrir de véritables aventures humaines aux services du sport et du collectif, cet ouvrage est fait pour vous. Leadership, charisme et management, même les plus grands joueurs ont succombé aux talents de Phil Jackson. Pour la modique sommes de 22e, c’est à votre tour désormais de plonger dans l’univers et la philosophie du  » Zen  Master « .

Pour avoir toutes les infos et si vous souhaitez vous commander un exemplaire, rendez-vous sur le site de l’éditeur :

http://www.talentsport.fr/produit,2

Crédits photos : Sporting news, Talent Sport

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About Waka Bayashi (87 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

1 Comment on 327 pages, 11 bagues, 1 livre ; Phil Jackson, onze titres NBA

  1. Ca donne vraiment envie !

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