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In Da Paint by Gary, Reggie Miller – Mr Clutch

In Da Paint

Spike Who ?

Ahh… ce que j’ai pu dire – ou faire – de conneries ! Au Madison, j’ai toujours tendance à m’emporter, à me laisser embarquer par le match. Là-bas, la victoire devient plus importante que n’importe quelle cause défendue dans mes films. Je me rappellerai toute ma vie de ma provocation la plus  inopportune.

1994. Jordan parti, tout le monde croit à sa chance. La finale de conférence Est voit mes Knicks affronter les Pacers ; les 2 équipes refusent de se lâcher. Lors du fameux match 5, au MSG, l’issue ne laisse guère de doutes, et doit permettre à NYC de prendre l’avantage dans la série. A l’orée du 4e quart temps, nous menons 70 à 58. Le public est serein, et attend la fin du match pour exulter.

Ce grand échalas de Reggie Miller est dans la difficulté (14 points dans les 3 1ers Quart-Temps), et sans lui les Pacers peuvent directement rentrer au vestiaire. Le public veut s’assurer la victoire de son équipe, et entonne en choeur « Cheryl, Cheryl ». Le refrain descend des tribunes pour tomber dans l’oreille du joueur concerné, Reggie Miller, et rappeler à son bon souvenir qu’il n’est que le frère de la meilleure joueuse de basket des Etats-Unis. Chaque parole semble fragiliser un peu plus le joueur.

Toujours enclin à la surenchère, je décide de profiter de ma place au premier rang pour lui glisser moi aussi quelques mots doux et bien choisis. Et là l’improbable se produit. Plutôt que de déstabiliser Reggie, mes paroles semblent le remobiliser. Il me jette un regard foudroyant digne d’un western de Sergio Leone. le duel est engagé. Le ballon lui arrive entre les mains. Il shoote, et le cale. Il me fixe à nouveau, le regard plus noir.

UNE BALLE ENTRE LES YEUX

Un 3 points ; puis deux. Le score se resserre. Chaque succès du shooteur s’accompagne d’un regard à mon intention. Chaque panier, chaque échange de regard le revitalisent et m’acculent un peu plus. La gêne et la douleur m’empoignent.

J’ai l’impression que ma provocation a fait resurgir toute son enfance faite de moqueries et d’humiliations. Ce géant, auparavant chétif et boiteux, dotées d’oreilles disproportionnées, avait passé sa jeunesse dans l’ombre d’une soeur auréolée de réussite. Cette jeunesse compliquée paraissait rejaillir à cet instant. Lui, né avec des problèmes de hanches, à qui l’on avait promis de claudiquer toute sa vie, à qui le basket semblait interdit, semblait tenir là sa revanche. Une revanche prise sur tous ceux qui l’avait fait souffrir, et qui aujourd’hui lui donnaient la force d’être au dessus de tous.

Il finit le match à 39 points, dont 25 dont le dernier quart temps. Il avait donné la victoire à son équipe, et une leçon d’humilité aux autres.

Spike Lee

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About Gary Storck (20 Articles)
Gary Storck est un artiste parisien mordu de basket. Retrouvez sa rubrique sur Basket Rétro où il est question des joueurs qui ont marqué la Grande Ligue.

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