Breaking News

Il y a dix ans, la bagarre d’Auburn Hills, un affligeant spectacle

Franchise History

Il y a dix ans, le 19 Novembre 2004, Le Palace d’Auburn Hills de Detroit est plein à craquer : en effet, les Pistons champions NBA en titre reçoivent les redoutables Pacers, finalistes de Conférence l’année précédente. Ce match si prometteur restera dans l’Histoire pour la violence avec laquelle il s’est terminée.

LE CONTEXTE DU MATCH ET SON DEROULEMENT

Comme indiqué plus haut, ce match est la première rencontre de la saison entre les deux équipes après leur affrontement en Finales de Conférence l’année précédente (victoire des Pistons 4-2). Annoncées comme grandes favorites au titre NBA, les formations sont plus ou moins en forme en ce début de saison : les Pacers ont un bilan de 6 victoires et 2 défaites alors que les Pistons ont plus de mal avec seulement 4 victoires pour 3 défaites.

Les cinq de départ se composent de Ron Artest, Jamaal Tinsley, Jermaine O’Neal, Stephen Jackson et Austin Croshere pour les Pacers contre Ben Wallace, Rasheed Wallace, Chauncey Billups, Tayshaun Prince et Richard Hamilton pour les Pistons.

La faute d'Artest sur Wallace

La faute d’Artest sur Wallace

Après un départ canon dans le premier quart-temps, les gars d’Indiana vont même compter jusqu’à 20 points d’avance à 7 minutes de la mi-temps, écart que les Pistons arriveront à ramener à « seulement » 16 points lors du retour aux vestiaires. En début de troisième quart-temps, les gars de MoTown commencent fort avec un 9-2 mais la détermination des Pacers les maintiendra encore à l’écart. En début de quatrième quart-temps et après deux trois-points consécutifs de Richard Hamilton et Lindsey Hunter, les Pistons reviennent mais Stephen Jackson anéantira leurs espoirs grâce à deux lancers et portant le score à 93-79 à 3 minutes 52 du terme de la rencontre.

Le score final sera de 97-82 en faveur des Pacers et il restait 45,9 secondes à jouer lorsque la bagarre éclata.

Artest fit une très bonne prestation avec ses 24 points, tout comme Jermaine O’Neal avec ses 20 points et 13 rebonds. Tous les joueurs du cinq des Pacers ont marqué 13 points minimum. 

Côté Pistons, les deux Wallace finissent tous deux en double-double avec 13 points et 10 rebonds pour Ben et 19 points et 10 rebonds pour Rasheed.

LA BAGARRE

Alors que le match était plié et que Ben Wallace filait au lay-up, Ron Artest le poussa violemment dans les airs. Le numéro 3 ne se laissant pas faire, il vint bousculer violemment Artest déclenchant un début de bagarre d’où Artest s’écarta afin de s’allonger sur la table de marque. A propos de cette action Wallace déclara plus tard que « si Artest l’avais blessé, il aurait voulu le frapper ».

La réponse violente de Wallace

La réponse violente de Wallace

Allongé sur la table de marque, Artest pris un casque afin de communiquer avec le reporter radio Mark Boyle mais ce dernier déclara « qu’il n’y avait aucun moyen possible pour entamer une discussion dans cette situation ».

Alors que les esprits semblaient s’apaiser, Artest reçu un verre en plastique lancé des tribunes, ce qui le fit dégénérer !!! Le joueur des Pacers monta dans les tribunes et frappa un supporter innocent !!! Il fut rapidement suivi par Stephen Jackson et Jamaal Tinsley qui déclenchèrent une bagarre générale avec de nombreux supporters des Pistons.

De retour sur le parquet, ce n’étaient pas les joueurs qui se battaient mais les supporters avec les joueurs des Pacers !! Un spectacle désolant qui déclenchait des pleurs et des cris de personnes apeurées présentes dans la salle.

Le retour aux vestiaires fut mouvementé pour les Pacers et ils reçurent notamment des pops-corns, des boissons et même une chaise lancée par un père de six enfants !

L’adjoint des Pacers Chuck Person compara la situation « à une scène d’affrontements entre des gladiateurs et des lions où les fans étaient les lions à qui nous devions échapper pendant un combat »

SANCTIONS ET CONSÉQUENCES

Ron Artest frappant un supporter innocent

Ron Artest frappant un supporter innocent

Le lendemain de ce tragique incident la NBA décida de suspendre O’Neal, Artest et Jackson indéfiniment suite à leurs actions « choquantes et inexcusables ». En tout, 9 joueurs furent suspendus suite à cette rencontre pour un total de 146 matches (137 pour les joueurs des Pacers et 9 pour ceux des Pistons). Les sanctions furent lourdes pour Ron Artest qui fut exclu pour le  reste de la saison soit 86 matches (Playoffs compris), Jackson écopa de 30 matches de suspension, O’Neal de 15, Ben Wallace de 6, Anthony Johnson de 5 et Reggie Miller, Chauncey Billups, Derrick Coleman et Elden Campbell manquèrent une seule rencontre de leur équipe.

C’est suite à cet incident que David Stern prit la décision d’entourer les terrains de plus de policiers  et donna l’ordre aux arbitres de prendre des décisions rapides en cas de grosses fautes comme celle d’Artest, afin d’éviter tout excès de violence.

John Green, celui qui lança le verre sur Artest, est interdit d’assister aux matches des Pistons à vie et il a même écopé d’une peine d’un mois de prison en 2006, suite à ce triste show qui restera dans les mémoires de toute la NBA.

LES IMAGES DE LA BAGARRE

Crédits photo : NBAE/Getty Images/SI

Retrouvez plus de Basket Retro sur





About Maxime Duchamp (30 Articles)
fan de NBA actuelle et ancienne et grand supporter des Detroit Pistons

1 Comment on Il y a dix ans, la bagarre d’Auburn Hills, un affligeant spectacle

  1. Triste spectacle mais ce n’est pas une surprise si dans l’histoire se trouve MWP ou Panda Friend. Ou Ron Artest ? Oh je sais plus moi ^^

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s