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[Portrait] Nick Van Exel, le meneur en Or de la Cité des Anges

Portrait

Nick Van Exel : un jeu explosif et un tempérament fougueux, voilà brièvement comment définir le gamin turbulent de Kenosha dans le Wisconsin.

Celui que l’on surnomme « THE QUICK » en référence à sa vitesse d’exécution fait parti de cette classe de joueurs capable de vous faire gagner un match au buzzer un soir, et de littéralement péter les plombs en bousculant un arbitre le lendemain.

nickLorsque Nick posa ses sneakers dans la cité des Anges en 1993, il débarque dans une équipe en pleine reconstruction qui restait alors sur un bien pâle bilan lors de l’exercice précédent (qualifié de justesse pour les play-offs et sorti au premier tour par les SUNS). Les Lakers ont alors bien du mal à digérer l’après Magic Johnson et Jerry West, alors GM de la franchise peine à remettre l’équipe sur de bons rails.

C’est devant son poste de Télévision que Nick Van Exel découvrira sa future destination. Son refus de participer à un camp de sélection des Hornets de Charlotte quelques jours plus tôt, cumulé à son absence le jour de la draft , laisse déjà entrapercevoir une réputation naissante d’emmerdeur.

Les Lakers n’ont que faire de ces détails et s’appuient sur son honnête carrière universitaire à Cincinnati pour le sélectionner à la 37ème position lors du second tour de cette cuvée 93/94. L’histoire retiendra que c’est totalement ivre que Nick remerciera le GM de L.A au téléphone.

Si d’un point de vue collectif, sa première saison dans la cité des Anges se solda par un semi-échec (3 coachs se succéderont sur le banc cette saison là, pour un bilan final de 33 victoires et  49 défaites, ce qui aura pour conséquence d’écarter L.A des play-offs). D’un point de vue personnel, les stats du Rookie sont tout à fait honorable. Nick termina la saison avec 13,9 points par match et délivra 5,8 passes décisives par rencontre. Suffisant pour se voir sélectionner dans la All-Rookie Second Team.

La seconde saison de Van Exel sera celle de la confirmation et du retour en play-offs pour les violets et or. A l’intersaison les Lakers se renforcent avec l’arrivée de Cedric Ceballos et récupèrent également lors de la draft le prometteur arrière de Temple, Eddie Jones. Ajoutons à ces trois piles électriques les toujours vaillants et besogneux Vlade Divac et Elden Campbell à l’intérieur, et vous êtes en présence d’un cinq de départ qui tient plus que la route. Avec « The Quick » à la baguette, les Lakers filent tout droit vers les play-offs. Le spectacle est de retour sur les parquets du Great Western Forum et la mission du nouveau coach Del Harris est plutôt réussie. En saison régulière, Nick booste toutes ses stats de la saison précédente, pour boucler l’exercice avec une moyenne de 16,9 points et 8,3 passes décisives par match.

Les LAKERS terminent à la 5ème place de la conférence Ouest et signent donc leur come-back en play-offs. Au programme pour eux, un premier tour compliqué contre les prometteurs SuperSonics de Seattle.

Nick2QUAND THE QUICK ÉTOUFFE THE GLOVE

Mais dans cette série, un duel va cristalliser l’attention, l’affrontement entre l’explosif Nick Van Excel et l’excellent défenseur qu’est Gary Payton. Un mano à mano qui promet, surtout que les deux lascars n’ont pas la langue dans leur poche. Lors de ce premier tour, les Angelinos déjoueront les pronostics et décrocheront la timbale, grâce à un Van Exel au sommet de son art. Par trois fois, The Quick marchera sur Payton, enchaînant les prestations de haut vol. C’est lui qui qualifiera son équipe lors du dernier match en inscrivant 34 points avec la bagatelle de 7 tirs à 3 points primés. 46 minutes de jeu par match en moyenne sur l’ensemble des 4 matchs, excusez du peu. Il finit la série avec 25,8 points et 5 assists, sans oublier ses 2,3 interceptions. Il faudra bien ça pour continuer de surprendre car se dresse alors sur la route de Van Exel et de L.A, les Spurs de San Antonio, sérieux candidat au titre et leader de la ligue au terme de la saison régulière. La marche sera trop haute cette fois pour Van Exel et les siens, mais ce dernier marquera encore la série de son empreinte grâce à un match 5 de folie. Ce soir là il reste 24 secondes à l’horloge, les Spurs mènent de 3 points et ils ont la possession. Si ces derniers s’imposent ce soir la série est finie. Mais Van-Exel ne l’entend pas de cette oreille. Les texans balancent une brique à 17 secondes du buzzer, rebond pour les californiens, Ceballos remonte la balle à grandes enjambées et file le cuir à The Quick qui prend le shoot sans se poser la moindre question.. Bingo !! Alors qu’il n’avait pas encore scoré de derrière la ligne, Nick envoie les deux équipes en prolongations..

Il reste 17 secondes à l’horloge dans cet Overtime quand Van Exel tient entre ses mains la dernière possession de son équipe qui est alors menée d’un point. Il donne le ballon à l’intérieur pour Campbell, le shoot de ce dernier ressort, le rebond est récupéré par Divac qui prolonge pour Nick.. Un dribble, le numéro 9 se retrouve sur une seule jambe, qu’importe le gamin du Wisconsin prend ses responsabilités et fait mouche !! Le hold-up parfait à l’Alamodome. Los-Angeles relance la série, sans succès cependant.

Nick Van Exel termine donc cet exercice 94/95 de façon prometteuse et en véritable leader de son équipe.

Alors que l’on attendait confirmation, Nick voit ses stats moyennes légèrement à la baisse en fin de saison régulière. Rien de significatif cependant, et on s’attend à ce qu’il retrouve son standing de la saison précédente lors des play-offs. Mais même lors de cet exercice, le meneur peine à retrouver ses sensations. Moins de temps de jeu, moins d’apport offensif, Van Exel reste coincé à 11,8 points et 6,8 assists de moyenne lors de ce premier tour qui verra les Rockets sortir les Californiens. Lors de cette même saison, The Quick sera tout de même sous les feux de l’actualité en se faisant suspendre après avoir balancé un arbitre sur la table de marque.

Un nouveau cycle démarre en Californie avec les arrivés du Shaq, de Kobe Bryant ou encore de Derek Fisher. Nick Van Exel fait toujours parti de l’aventure, ses stats restent plus que satisfaisantes, quand on voit avec quelles machines offensives il évolue lors de cette période. Son style rapide et explosif fait toujours merveille, mais quelque chose semble s’être cassé pour Nick dans la cité des Anges. Ses relations supposées tendues avec certains coéquipiers ne l’empêcheront pas cependant de prendre part au All-Star Game de 1998 où il jouera 20 minutes pour un total de 13 points. Après cinq saisons de bons et loyaux services à Los Angeles, The Quick quitte une franchise à laquelle les fans continuent encore de l’identifier.

MavsGOODBYE L.A..

Direction le Colorado et les Nuggets de Denver. Sous ses nouvelles couleurs, offensivement, Van Exel connaîtra ses meilleures stats en carrière durant quatre saisons avec une pointe à 21,4 pts de moyenne au début de la saison 2001-2002. Mais les Nuggets sont parmi les plus faibles équipes de la ligue, et hormis bien figurer dans les Highlights et le Top Ten, il n’y a rien à attendre de mieux. Notons que The Quick échangera son numéro 9 de L.A  contre le numéro 31 qu’il portait à l’université. Nick change de décor lors d’un trade en cours de saison et déboule à Dallas. Il retrouve par la même occasion les play-offs. Il continue d’amener sa pierre à l’édifice malgré sa trentaine sonnante et trébuchante, et lors des play-offs de la saison suivante il retrouve le feu sacré et termine l’exercice deuxième marqueur des MAVS derrière Dirk Nowitzki avec 19,5 points de moyenne en 20 rencontres disputées.

Ce dernier coup d’éclat ne lui suffira pas pour rester au Texas, le 18 août 2003 les MAVS l’envoient à Golden State pour rejoindre les Warriors. Une saison où il se retrouve sur la liste des blessés en janvier 2004 à cause d’un soucis au genou. Van Exel ne jouera finalement que 39 rencontres sous la tunique des Warriors.

La fin de carrière approche inexorablement pour Nick, et ces deux dernières saisons sur les parquets sous les maillots des Blazers et des Spurs relèvent plus de l’anecdote qu’autre chose. C’est en 2006 que The Quick tire sa révérence. Comble de l’ironie, San Antonio sera champion l’année qui précède l’arrivée de Van Exel, et ils récidiveront la saison qui suivra sa retraite,  On retiendra de la carrière de joueur de NickVan Exel sa capacité à élever son niveau de jeu lors des play-offs, et cette faculté à prendre les shoots dans les derniers instants des rencontres. D’ailleurs lui-même déclarait en 1995 :  » J’aime que les défenses coulissent vers moi. J’aime les passes en plein trafic ou la prise du dernier shoot lorsque l’horloge tourne à toute vitesse. » Et si s’était finalement l’homme qui décrivait le mieux le joueur ??

Aujourd’hui Nick Van Exel tente de réfléchir plus vite que le banc adverse en embrassant la carrière de Coach. Après des débuts en NCAA sur les bancs des Tigers de Texas Southern puis en NBA dans le staff des Hawks, c’est auprès des Bucks de Milwaukee que The Quick continue son apprentissage en tant qu’assistant-coach.

En plus des résultats plus que moyen de sa franchise, Nick Van Exel doit faire face à certains problèmes familiaux, en effet en 2010 son fils Nickey avoue le meurtre de l’un de ses amis, et il se voit condamné à 60 ans de prison.

Nick « The quick » Van Exel restera pour beaucoup de fans NBA ce meneur fou et imprévisible des Lakers au jersey floqué du n°9. Gageons que Nick trouvera rapidement sa place sur les bancs de la NBA, c’est en tout cas tout le mal qu’on lui souhaite..

SES STATS NBA

  • Points: 12 658 soit 14.4 par match.
  • Rebonds:  2 545 soit 2.9 par match.
  • Passes: 5 777 soit 6.6 par match
  • Matchs: 880 match NBA disputés dont 670 en tant que titulaire, 76 en playoffs

SON PALMARÈS

  • NBA All Star en 1998
  • Elu au sein de la All NBA Rookie Second Team en 1994

SES HIGHLIGHTS

TOP 20 DE SES SHOOTS LES PLUS CLUTCHS

Crédits photo : NBAE/Getty Images

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About Waka Bayashi (87 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

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