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[Happy Birthday] Lebron James, le king d’Akron règne à Cleveland

Portrait

Alors qu’il entame déjà sa 12ème saison NBA, Lebron James a suscité beaucoup d’intérêt cet été en annonçant au magazine Sports Illustrated son retour aux Cleveland Cavaliers : « I’m Coming Home ». Avant d’annoncer celui-ci et après avoir passé quatre saisons avec le Miami Heat, Basket Rétro fait un bond en arrière en exposant les premiers pas en NBA de la star des Cavs. De son arrivée en 2003 à Cleveland jusqu’à son premier départ en 2010, souvenirs, souvenirs pour celui qui fête ses 30 ans  en ce 30 décembre.

En s’intéressant au parcours de Lebron James à St-Vincent St-Mary (Stvm) il y a quelques mois, attardons-nous désormais à l’atterrissage en NBA de celui qu’on a surnommé « The Chosen One ».  Tout se déroule le soir du 26 mai 2003 lors de la soirée annuelle avec la 57eme draft de l’histoire de la NBA qui avait eu lieu dans le fameux théâtre du Madison Square Garden à New-York. Et Cleveland, pire équipe de la saison 2002-2003 avec un bilan de 17 victoires pour 65 défaites, hérite du choix numéro un. Selon les stats, la franchise de l’Ohio avait 22,5 % d’obtenir le pick numéro 1. Et le choix des dirigeants s’est porté sur Lebron James, annoncé comme l’énorme future grande vedette du championnat nord-américain.

L’ex-joueur de Stvm s’est enthousiasmé à l’idée de rejoindre la Grande Ligue, expliquait-il lors d’une conversation téléphonique : « C’est génial et excitant pour moi. Je sens que le travail dur que j’ai réalisé a payé finalement. Je vais célébrer cela avec ma famille et mes amis » (source : cleveland.com). « Tout va bien. Je vis un rêve maintenant. J’ai atteint plusieurs de mes objectifs que j’avais notés quand j’étais gamin. Je ne changerais rien pour ça ». (nba.com)

Lebron James lors d la Draft 2003 (c) Jennifer Pottheiser - Getty Images

Lebron James lors d la Draft 2003 (c) Jennifer Pottheiser – Getty Images

A 18 ANS, LE PHÉNOMÈNE JAMES EST EN MARCHE

Pour ses premiers « workout » sous les ordres de Paul Silas, premier coach NBA de Lebron, James découvre le quotidien d’un basketteur pro. Le coach de Cleveland de l’époque est impressionné par la débauche d’énergie du Chosen One :

«  J’aime tout de son attitude. Je lui ai parlé à propos du jeu. Il comprend comment jouer. Il prend le ballon pour shooter. Il peut manier le ballon et s’améliorera de plus en plus en s’y accrochant à cela. Je lui ai mentionné plusieurs choses et il les a acceptées et les a exécutées. Cela te montre juste qu’il aime le basket. Il adore jouer à ce jeu. Je le sens en lui et c’est important. Cela l’aidera beaucoup en l’intégrant dans l’équipe. En répétant les gestes à l’entraînement, il deviendra un bien meilleur shooteur que lorsqu’il était au lycée. Les mécanismes sont là pour y travailler.» (Source : usatoday30.usatoday.com).

« C’est un bon gars. J’apprends toujours de lui. Et lui apprend toujours de moi. Une fois que notre relation évoluera, je pense que celle-ci sera géniale. De tout ce qu’il me dira, je l’écouterais car il est là. Je ne suis jamais sorti du terrain encore. Je suis impatient d’apprendre davantage sur le jeu et aussi dans la vie », déclarait James envers Silas.

Le 29 octobre 2003, LBJ foule pour la première fois un parquet NBA. A l’Arco Arena, salle de Sacramento dans laquelle se déplace Cleveland, James réalise un très bon premier match pour sa jeune carrière face aux Kings. Agé de 18 ans, ce soir-là, il plante 25 points à 60% de réussite aux shoots, prend 6 rebonds, donne 9 passes plus 4 interceptions. Le joueur exprime tout simplement son talent. Quelques matchs plus tard, durant cette même saison, il devient le plus jeune joueur à 19 ans à planter plus de 40 points : 41 face aux Nets. Malgré une saison largement meilleure avec l’arrivée de James dans le roster des Cavs, Cleveland échoue de peu à la huitième place qualificative pour les playoffs finissant que neuvième : 35 victoires pour 47 défaites contre 36 et 46 pour les Celtics, le dernier qualifié à l’Est.

Pour sa première saison, il écrit son histoire en devenant le premier joueur des Cavs à obtenir le titre de rookie de l’année. Avec ses 20,9 points ; 5,5 rebonds ; et 5,9 passes de moyenne pour son année rookie, James fait partie des quatre joueurs avec Michael Jordan, Oscar Robertson et Tyreke Evans à aligner au moins 20 points, 5 rebonds et 5 passes. En inscrivant 2000 points à 20 ans et 183 jours, il bat ce record que détenait Kobe Bryant. Il fait partie du meilleur cinq majeur des rookies en 2003. Il score au moins 10 points à 73 reprises dont 40 matchs avec au moins 20 points ; 13 à 30 points et plus et un avec 40 points et plus. Il prend au moins 10 rebonds à 7 reprises et au moins 10 passes à 6 reprises. Il réalise 12 double-double.

Ses records dans chaque catégorie statistique lors de la saison 2003-2004 :

  • 41 points face à New jersey le 27 mars
  • 16 rebonds face à Memphis le 29 novembre
  • 13 passes face à New jersey le 27 mars
  • 6 interceptions face à New Orleans le 23 décembre
  • 5 contres à deux reprises
Paul Silas, premier coach NBA de Lebron James (c) Doug Pensinger - Getty Images

Paul Silas, premier coach NBA de Lebron James (c) Doug Pensinger – Getty Images

Lors de la saison 2004-2005, avec 27 points, 11 rebonds et 10 passes face à Portland le 19 janvier, il devient le plus jeune joueur (à 20 ans et 20 jours) à réaliser un triple-double. Un mois après, il obtient sa première sélection au All-Star Game. A Denver, il marque 13 points, prend 8 rebonds et délivre 6 passes au Pepsi Center lors de ce match de gala. Infatigable joueur, avec des moyennes de 27,2 points ; 7,4 rebonds et 7,2 passes par rencontre, LBJ devient le plus jeune joueur à intégrer le deuxième meilleur 5 majeur de la NBA à l’issue de cette saison. Joueur du mois à deux reprises, trois fois meilleur joueur de la semaine dans la Conférence Est, malgré ces nouvelles distinctions, James ne parvient pas à qualifier son équipe et ce bien que les Cavs aient remporté plus de victoires que la saison précédente : 42 victoires pour 40 défaites.

Lebron score au moins 10 points à 79 reprises dont 68 avec au moins 20 points, 27 à 30 points et plus ; un à 40 points et plus. Le 20 mars, il score plus de 50 points lors d’un match : 56 face aux Raptors. Il gobe au moins 10 rebonds durant 15 rencontres. Et délivre au moins 10 passes lors de 14 matchs. Il réalise 25 double-double et 4 triple-double.

Ses records dans chaque catégorie statistique lors de la saison 2004-2005 :

  • 56 points face à Toronto le 20 mars
  • 18 rebonds face à New York le 14 avril
  • 15 passes face à Memphis le 26 janvier
  • 7 interceptions face à Memphis le 13 décembre
  • 3 contres à deux reprises

Durant la saison 2005-2006, il est élu joueur du mois deux fois consécutivement et cinq fois joueur de la semaine. Il inscrit au moins 10 points lors de ses 79 matchs joués en saison régulière dont 70 avec au moins 20 points ; 49 (son record) avec au moins 30 points et plus ; 10 (son record) avec au moins 40 points et plus ; et un à 50 unités. Il score au moins 30 points sur une série de 10 matchs successifs (entre le 22 mars et le 10 avril 2007). Il récupère au moins 10 rebonds lors de 18 matchs ; et donne au moins 10 passes lors de 8 matchs. Il réalise 21 double-double et 5 triple-double.

Ses records dans chaque catégorie statistique lors de la saison 2005-2006 :

  • 52 points face à Milwaukee le 10 décembre
  • 13 rebonds face à Portland le 15 janvier
  • 12 passes à trois reprises
  • 6 interceptions face à Portland le 17 mars
  • 4 contres face à Boston le 15 février

PREMIÈRES JOUTES EN PLAYOFFS

En février 2006, il est le plus jeune joueur (22 ans), à obtenir le trophée de MVP du All Star Game qui se déroulait cette année-là à Houston finissant le match avec 29 points et 6 rebonds. James finit la saison 2005-2006 avec des stats moyennes pléthoriques : 31,4 points ; 7 rebonds et 6,6 passes. Il termine dauphin derrière Steve Nash qui remporte le titre de MVP de la saison 2006. Devenant le plus jeune joueur à scorer plus de 30 points par match, c’est en 2006 aussi, qu’il resigne chez les Cavs jusqu’en 2010. Avec Cleveland qui termine quatrième de la Conférence Est avec 50 victoires et 32 défaites, il joue pour la première fois ainsi les playoffs, une première aussi pour les Cavs qui n’a plus connu ce stade de la compétition depuis 1998.

Pour son premier match de post-season, LBJ se montre intenable face aux Washington Wizards à domicile : 32 points, 11 rebonds et 11 passes. Quasiment le même résultat au niveau de points si on triple ses quantités de rebonds et de passes. Impressionnant.  De quoi ravir le public de Cleveland ce soir-là. Avec cette performance extraordinaire, l’ailier rejoint d’autres joueurs comme Magic Johnson ou Michael Jordan à réaliser cette prestation. Par la suite, dans ces matchs de playoffs, il inscrit son premier game-winner lors du Game 3 face aux Wizards de Washington. Bis repetita lors du Game 5. Mais les Cavaliers se feront éliminer par Détroit en finale de conférence.

2007, ANNÉE D’UNE PREMIÈRE FINALE NBA

Lors de la saison 2006-2007, il est élu joueur du mois en Mars de la Conférence Est et deux fois joueur de la semaine. Inscrivant au moins 10 points en 77 matchs de saison régulière, il score au moins 20 points lors de 64 matchs ; 30 points et plus lors de 33 matchs et un avec 40 points et plus. Il attrape au moins 10 rebonds lors de 12 matchs ; et effectue 10 passes lors de 5 matchs. Il réalise 16 double-double et un triple-double.

Ses records dans chaque catégorie statistique lors de la saison 2006-2007 :

  • 41 points face à Détroit le 7 mars
  • 17 rebonds face à Utah le 17 mars
  • 12 passes face à Chicago le 9 novembre
  • 4 interceptions à quatre reprises
  • 3 contres à cinq reprises

Les Cavs de James atteignent les 50 victoires et plus pour la seconde année d’affilée. Ils se hissent en finale de conférence une nouvelle fois face à Détroit. Et Lebron James fera une nouvelle fois un match stratosphérique lors du Game 5 de cette finale : 48 points, 9 rebonds et 7 passes. Le commentateur d’ESPN Marv Albert décrira cette performance du king comme une des plus géniales de l’histoire des playoffs, Steve Kerr qualifiera celle-ci de « Jordanesque ». James en tant que leader offensif numéro 1 de Cleveland, hisse son équipe vers les sommets en étant champion de la Conférence Est. Cette distinction permet à LBJ et ses coéquipiers de se retrouver en finale face aux Spurs. Mais San Antonio ne fait pas de cadeau et corrige les Cavs avec un « sweep ». James découvrait l’ambiance des finales NBA pour la première fois de sa carrière à cet instant.

Lebron James, sweepé par les Spurs lors des Finales NBA en 2007 (c) usatoday

Lebron James, sweepé par les Spurs lors des Finales NBA en 2007 (c) usatoday

Deux fois élu meilleur joueur du mois à l’Est et trois fois joueur de la semaine lors de la saison 2007-2008, il inscrit au moins 10 points lors de 75 rencontres dont 69 avec au moins 20 points ; 39 avec 30 points et plus ; 1 avec 40 points et plus et 1 avec 50. Il marque au moins 20 points lors de 49 matchs successifs (du 14 décembre au 26 mars dont 21 matchs d’affilée à 25 unités et plus (du 25 janvier au 8 mars). Il gobe au moins 10 rebonds 22 fois et « caviardise » ses coéquipiers avec au moins 10 passes lors de 16 matchs. Il accomplit 31 double-double et 7 triple-double. Il inscrit 24 points dans le quatrième quart-temps contre Toronto le 6 janvier. Le 11 avril, il plante aussi 24 points mais tous cette fois-ci dans le premier quart-temps.

Ses records dans chaque catégorie statistique lors de la saison 2007-2008 :

  • 51 points face à Memphis le 15 Janvier
  • 19 rebonds face à Charlotte le 11 Janvier
  • 14 passes face à Orlando le 14 Novembre
  • 6 interceptions (par deux fois),
  • 4 contres face à Phoenix le 4 Novembre
LBJ, MVP du All Star Game 2008

LBJ, MVP du All Star Game 2008

En 2007-2008, il reçoit le titre de MVP du All-Star Game pour la deuxième fois grâce à ses 27 points , 8 rebonds et 9 passes. Son duel au scoring face à Paul Pierce lors de la finale de conférence entre les Celtics et les Cavs reste mémorable : 45 points pour James et 41 pour Pierce lors du Game 7 décisif remporté par Boston.

2009, PREMIER TITRE DE MVP

En 2008-2009, LBJ est élu 4 fois joueur du mois de la Conférence Est et 7 fois joueur de la semaine, un record pour cet ailier dans une même saison. Il plante au moins 10 points lors de 81 matchs (un record) dont 72 matchs conclus avec 20 points et plus, 34 avec 30 points et plus, 9 à 40 points et plus et 3 avec 50 points et plus. Il prend au moins 10 rebonds lors de 17 matchs et délivre au moins 10 passes à 19 reprises. Sur ces 81 matchs de saison régulière joués, il termine 29 d’entre eux avec un triple-double et 7 autres avec un triple-double. Il finit trois matchs d’affilée avec un triple-double (du 7 au 12 mars). Le 20 février, il inscrit 8 paniers à trois-points dans un match où il a planté ses 55 points face aux Bucks.

Ses records dans chaque catégorie statistique lors de la saison 2008-2009 :

  • 55 points face à Milwaukee le 20 février
  • 15 rebonds face à Sacramento le 27 Janvier
  • 14 passes face à Portland le 21 Janvier
  • 5 interceptions face à New York le 3 décembre
  • 4 contres face à Indiana le 7 Novembre

Grâce aux prouesses de Lebron James, Cleveland réalise un joli bilan de 66 victoires et 16 défaites dont 39 succès à domicile (sur 41 matchs). LBJ n’est pas loin de rafler une autre récompense individuelle en terminant deuxième pour le titre de meilleur défenseur de l’année. Il fera partie de la meilleure équipe défensive en 2009 avec notamment ses 93 contres réussis cette saison-là. Avec 28,4 points ; 7,6 rebonds ; 7,2 passes ; 1,7 interceptions ; et 1,2 contres par rencontre, James est le premier joueur de Cleveland à obtenir le titre de MVP de la saison. Evidemment James est très honoré de ce trophée :

« J’ai 24 ans et je reçois cette récompense. Je n’ai jamais pensé que cela se déroulerait aussi vite. Je n’ai jamais rêvé de devenir MVP mais si je disais que je n’apprécierais pas ce trophée, je vous mentirais. Le travail acharné porte ses fruits et les rêves deviennent réalité ». (source : sports.espn.go.com).

Il dédie ce trophée à ses coéquipiers qui lui ont été d’une grande aide dans la saison : « Les récompenses individuelles viennent quand le succès de l’équipe arrive. Vous regardez ces 14 gars là-bas. J’ai ce trophée à cause d’eux. Ils font partie de ce travail. Cette récompense est comme la leur. Mais je vais la garder dans ma maison ». (source : sports.espn.go.com).

Dwayne Wade l’a félicité, lui qui sera son futur coéquipier par la suite durant la carrière de LBJ : « Il le mérite.  Je l’ai dit chaque année. J’ai pensé à Lebron pour qu’il soit le MVP de cette ligue. Il est le gars qui chaque année rentre dans la discussion à ce sujet. Il l’a montré toute l’année, spécialement avec le succès de son équipe ».

A cet instant, les récompenses personnelles ne suffisent pas aux yeux du néo MVP : « Ma mission n’est pas achevée. J’ai toujours plein de choses à réaliser cette saison. Je veux célébrer autre chose en Juin. (source : sports.espn.go.com). Sous-entendu qu’il veut glaner un premier titre. Déclarant cela en 2009, il remportera son premier titre en 2012 avec Miami. Il devient le septième joueur de l’histoire de la NBA à obtenir à la fois la récompense de Rookie of the Year et celle du MVP de la saison régulière en compagnie de Tim Duncan, Allen Iverson, Shaquille O’Neal, David Robinson, Michael Jordan et Larry Bird.

Lors des playoffs 2009, bien que le natif d’Akron égalise à une victoire partout face aux Magic d’Orlando en finale de conférence grâce à son trois-points inscrit au buzzer, Cleveland sera éliminé en six manches. A l’issue de la défaite lors du Game 6, James se fait remarquer en ne serrant pas les mains des finalistes NBA à l’Est. Les médias le critiquant pour avoir fait un geste pas très fair-play. Il termine la post season avec une moyenne de 35,3 points par match, son record en carrière. Et en finale de conf, ces stats de moyennes sont fabuleuses : 38,5 points ; 8,3 rebonds ; et 8 passes. 

Lebron James, double MVP 2009 et 2010 (c) Nathaniel S. Butler NBAE via Getty Images

Lebron James, double MVP 2009 et 2010 (c) Nathaniel S. Butler NBAE via Getty Images

2010, DOUBLE MVP DE LA SAISON

La saison suivante (2009-2010), avec les multiples blessures au poste de meneur, James joue à cette position. Avec 29,7 points ; 7,3 rebonds ; 8,6 passes (son record en carrière) ; 1,6 interceptions et 1 contre et 50% de réussite aux shoots, James est élu logiquement MVP de la saison pour la deuxième année consécutive. C’est le dixième joueur à remporter successivement ce titre honorifique aux cotés de joueurs talentueux : Bill Russell, Wilt Chamberlain, Kareem Abdul-Jabbar, Moses Malone, Larry Bird, Magic Johnson, Michael Jordan, Tim Duncan and Steve Nash.

«  Ce sont des gars que j’ai regardés en grandissant. Etre dans cette même catégorie est une prouesse incroyable » (source : nba.com). Et c’est à Akron qu’on lui a remis ce trophée individuel pour la deuxième fois sur la scène installée dans la Rhodes Arena de l’université d’Akron.

En prononçant son discours, il a tenu à rendre hommage à ses coéquipiers et sa ville de naissance :

« Je veux avoir mes coéquipiers avec moi ici » (ses coéquipiers sont montés sur l’estrade). (source : Cleveland.com). «  Je donne beaucoup de crédit à mes coéquipiers, au staff technique et à ma famille. Mon travail acharné se consolide énormément. C’est tout un dévouement dont j’ai pu faire preuve en amont de la saison pour essayer de devenir meilleur individuellement et apporter cela pour mon équipe ». (sports.espn.go.com)

« Depuis que je suis gamin, j’ai toujours dit que je trouverais un moyen d’inscrire le nom d’Akron sur la carte. Ca sera toujours ma maison et ça sera toujours ma vie. Akron, Ohio est ma maison. Akron, Ohio sera toujours remémoré. Akron, Ohio est ma vie, et j’aime cette ville. C’est ma maison pour moi. J’aime cette ville jusqu’à en mourir. Chaque jour je me réveille, je comprends que je ne me porte pas juste moi-même mais je porte aussi cette ville à de plus grandes et de meilleures hauteurs. Peu importe où la vie peut me guider, je ne suis jamais parti d’ici. » (source : nba.com)

Quand son équipe des Cavs présente un magnifique bilan de 61 victoires et 21 défaites, James lui est nommé quatre fois d’affilée joueur du mois de la Conférence Est (novembre-décembre-janvier-février) et six fois joueur de la semaine. Il plante au moins 20 points dans les deuxièmes periodes lors de 19 matchs, et au moins 10 points dans les derniers quart-temps à 27 reprises. Il marque au moins 10 points lors de 76 matchs dont 69 avec au moins 20 points, 38 avec 30 points et plus ; 9 avec 40 points et plus. Il prend au moins 10 rebonds à 24 reprises et réalise au moins 10 passes lors de 24 matchs. Il réalise 31 double-double et 4 triple double-double. Le 6 février, il inscrit 35 points en une mi-temps face aux Knicks.

Ses records dans chaque catégorie statistique lors de la saison 2009-2010 :

  • 48 points face à Atlanta le 30 décembre
  • 16 rebonds face à Sacramento le 23 décembre
  • 15 passes à deux reprises
  • 5 interceptions à trois reprises
  • 4 contres à quatre reprises

Néanmoins, ses performances en playoffs font l’objet de critiques. Face aux Celtics, en demi-finale de conf, on reproche à LBJ de mal jouer comme en témoigne ses 14 tirs ratés et son adresse catastrophique aux shoots : 20 % de réussite lors du Game 5, finissant avec 15 points. Les Cavs s’inclinent lourdement 120-88. Il se rattrapera lors de la sixième manche : 27 points ; 19 rebonds et 10 passes mais à 38 % de réussite et 9 ballons perdus. Défaite des Cavs de nouveau. Ce sera le dernier match de James avec les Cavs.

En fin de contrat avec Cleveland à l’issue de ces playoffs, James quittera les Cavs pour rejoindre pour Miami au grand désarroi des supporters dont certains avaient brulé son maillot en extérieur. Dan Gilbert, le propriétaire de la franchise de l’Ohio n’hésitera pas dans les médias à tacler LBJ suite à sa décision de changer d’équipe au travers d’une lettre publié sur le site du club (supprimé depuis le retour de James) où il a versé toute sa haine. Depuis le retour de James cet été, Gilbert est revenu sur cet incident en présentant ses excuses : « Nous avons passé de fantastiques années ensemble et une seule nuit terrible. Je lui ai parlé et je lui ai dit combien j’étais désolé, je lui ai exprimé mes regrets sur la manière dont s’est déroulée cette soirée, que je n’aurais pas dû laisser mes émotions et ma passion s’exprimer ». La paix est faite entre les deux hommes. King James aura la lourde de tâche d’essayer d’emmener Cleveland pour la deuxième fois en finale NBA.

SES STATS EN SAISON RÉGULIÈRE
CLEVELAND : 2003 – 2004 (79 matchs) 20,9 pts ; 5,5 rbds ; 5,9 passes
CLEVELAND : 2004 – 2005 (80 matchs) 27,2 pts ; 7,4 rbds ; 7,2 passes
CLEVELAND : 2005 – 2006 (79 matchs) 31,4 pts ; 7 rbds ; 6,6 passes
CLEVELAND : 2006 – 2007 (78 matchs) 27,3 pts ; 6,7 rbds ; 6 passes
CLEVELAND : 2007 – 2008 (75 matchs) 30 pts ; 7,9 rbds ; 7,2 passes
CLEVELAND : 2008 – 2009 (81 matchs) 28,4 pts ; 7,6 rbds ; 7,2 passes
CLEVELAND : 2009 – 2010 (76 matchs) 29,7 pts ; 7,3 rbds ; 8,6 passes

 

SES STATS EN PLAYOFFS
CLEVELAND : 2006 (13 matchs) 30,8 pts ; 8,1 rbds ; 5,1 passes
CLEVELAND : 2007 (20 matchs) 25,1 pts ; 8,1 rbds ; 8 passes
CLEVELAND : 2008 (13 matchs) 28,2 pts ; 7,8 rbds ; 7,6 passes
CLEVELAND : 2009 (14 matchs) 35,3 pts ; 9,1 rbds ; 7,3 passes
CLEVELAND : 2010 (11 matchs) 29,1 pts ; 9,3 rbds ; 7,6 passes

LEBRON JAMES A CLEVELAND EN IMAGES (2006-10)

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About Richard Sengmany (425 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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