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L’incroyable buzzer-beater de Brandon Roy en 2008

Match de légende

Le 6 Novembre 2008, les Portland Trail Blazers emmenés par Brandon Roy ont remporté une victoire inespérée face à leurs ennemis Texans de toujours : les Houston Rockets. Malgré un immense duo T-Mac-Yao, les Rockets se sont inclinés sur le score de 101-99.

Ce jour-là, les 18 794 spectateurs du Rose Garden ont vécu un match littéralement hors du commun. Retour en arrière sur l’exploit réalisé par le joueur vedette des Blazers en cette soirée d’automne.

Replaçons d’abord les faits dans leur contexte. Leader invétéré des Portland Trail Blazers, Brandon Roy était l’unique All-Star d’une franchise comptant dans ses rangs de nombreux jeunes loups inexpérimentés. Véritable visage de la franchise pendant ses périodes couronnées de succès mais aussi celles qui se sont avérées plus difficiles, Roy était tout bonnement inarrêtable en NBA à l’époque.

Clutch à souhait, celui qui souffre aujourd’hui d’un mal sans précédent aux genoux était réputé pour son jeu offensif flamboyant. 24 fois au cours de ses deux premières saisons dans la Grande Ligue, le shooting guard fou de Rip City avait tout bonnement pris le match à son compte dans le money-time. L’actuel retraité a été logiquement et unanimement nommé « Mister Big Shot B.Roy » grâce à ses hauts faits tous incommensurables. Flashback maintenant, sur ce qui est probablement son plus bel exploit en carrière à l’heure actuelle.

Le 6 Novembre 2008, période où Nicolas Batum n’était encore qu’un simple rookie, une rencontre de saison régulière sans enjeu majeur entre Rockets et Blazers avait lieu. Personne n’était à même d’imaginer que cette confrontation serait palpitante et des plus tendues. Dès l’entame du premier quart temps, LaMarcus Aldridge réceptionne une magnifique no-look pass initiée par Roy. Le public était d’ores et déjà au rendez vous. Pour clore ce premier quart de folie, Aaron Brooks, sur une passe de Tracy McGrady, réussit un trois points à la sirène, 21-18 en faveur des Blazers.

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(c) David Sherman/NBAE/Getty Images

Durant le second quart temps, Portland mène et résiste aux assauts permanents des Houstoniens qui, à l’image de McGrady, ne veulent rien lâcher. À l’ouverture de la seconde période, Aldridge cadenasse la raquette de Rip City et ne manque pas de réaliser un joli contre pour affirmer sa domination. Les esprits commencent à s’échauffer tandis que Portland prend lentement mais sûrement le large. Contre toute attente, les jeunes protégés de Nate McMillan maintiennent leur avance à la fin du trosième quart.

Au quatrième quart temps, Portland qui mène encore et toujours est en proie à des difficultés grandissantes pour contenir le duo Yao-T-Mac qui prend feu. Cependant, c’est à ce moment-là que choisit l’espagnol Rudy Fernandez de délivrer une partition de choix. Il inscrira notamment un superbe floater en partant de la ligne de fond, ce qui eut tôt fait de faire lever les supporters Orégonians du Rose Garden. Menés de 10 points, les Rockets vont enfin rattraper leur retard sur leurs adversaires du jour. En s’approchant de la fin du match, Roy commence par multiplier les exploits pour recoller au score lorsque le suspens est à son comble. Portland reprend ensuite l’avantage sur un magnifique jump-shot côté droit du même Roy en contre-attaque, après avoir envoyé valser Ron Artest, il ne reste plus qu’1.9 secondes à jouer.

À 1.9 secondes donc, du buzzer final, avec en prime un ultime temps mort du côté des Rockets, Yao Ming obtient la balle au poste et d’un move dos au panier dont il a le secret, marque le panier avec la faute en prime ! Le tableau de marque affiche 100-99 en faveur des visiteurs. Pour enfoncer le clou, Ming ne faillit pas sur la ligne des lancer-francs : 101 à 99 pour Houston.

Le match semblait plié. Le chrono affichait 0.8 secondes, Yao et T-Mac exultaient, le banc Texan aussi. Seulement, une fois le temps mort en faveur des Blazers écoulé, un système d’écrans pour permettre à Roy de tenter un tir est immédiatement mis en place. Ce même Roy trouve un chemin dans la peinture et ressort néanmoins avec le pitbull Ron Artest sur le dos à pleine vitesse. Nicolas Batum, qui était chargé de la remise en jeu, lance le cuir en direction du numéro 7. Ce dernier, après une pirouette de 180 degrés déclenche quasi-instantanément son tir, le buzzer retentit. Le tir suit un arc absolument parfait et la gonfle vient s’écraser dans le filet, un rainbow-shot parfait en somme. Brandon Roy venait de réaliser le buzzer-beater de sa vie ! Le Rose Garden entra en ébullition, Batum et ses coéquipiers se jetèrent alors dans les bras du héros de la soirée.

The Oregonian rapportait après la rencontre le témoignage complet de Roy :

« Après une erreur comme celle-ci, je suis soulagé d’avoir mis le panier de la gagne pour la réparer. Mon tir était incroyable et sensationnel. Je remercie Dieu pour m’avoir accordé cette action miraculeuse».

Il concéda par ailleurs :

« Mais c’est vrai que je n’aurais jamais dû faire cette faute de crétin sur Yao, ça aurait pu changer totalement le cours du match si je ne m’étais pas rattrapé après».

Houston Rockets v Portland Trail Blazers

Le shoot de Roy sur Artest (c) Kim Klement-USA TODAY Sports

Voilà comment le leader des Blazers explique sa faute stupide qui a permis au Rockets, menés 99-98 à 1.9 secondes du terme de la confrontation, de reprendre l’avantage.

Aujourd’hui nommé le « Heard Shot ‘Round the World », ce shoot tout droit venu du ciel de Brandon Roy restera à jamais dans nos mémoires. De plus, très récemment lors du Game 6 des derniers playoffs, un autre homme réalisa un tir similaire contre la même équipe. Nico Batum encore une fois chargé de la remise en jeu, offrit une nouvelle fois un caviar digne de ce nom à Damian Lillard, qui prit le shoot sur la tête de Chandler Parsons des Rockets pour offrir la victoire des siens.

Le témoignage de Batum suite au buzzer-beater de Lillard cette fois :

« Même endroit, même équipe, même tir ».

Coïncidence ou simple hasard ?

LA VIDÉO DU BUZZER-BEATER DE BRANDON ROY

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About Nicolas Marsoudet (31 Articles)
Élevé aux cross d'Allen Iverson, au scoring de Kobe, à la puissance et à la domination de LeBron James, je suis un jeune rédacteur et fan absolu de la NBA de nos jours... mais aussi de la NBA d'antan. J'aimerais un jour réaliser mon rêve: devenir journaliste sportif !

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