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Comment le Jazz est passé à côté de Larry Bird et Magic

Franchise History

Magic Johnson et Larry Bird sont aujourd’hui deux légendes de la balle orange, à jamais liées à Los Angeles et à Boston. Ils sont également liés par une rivalité hors-norme dans les deux grandes franchises historiques, qui a, à elles seules relancé la médiatisation d’une NBA en difficulté à l’époque.

L’histoire aurait pourtant bien pu se passer autrement : les deux choix de draft en 1978 et 1979 par lesquels les deux joueurs sont arrivés dans ces environnements parfaits pour eux, appartenaient à l’origine au Jazz de la Nouvelle Orléans.

La NBA est aujourd’hui une ligue de sport établie et plus populaire que jamais. Pour preuve, elle a récemment signé un nouveau contrat de droits de diffusion pour un montant record de 2.7 milliards de dollars par saison. Elle n’a pas toujours été aussi populaire, et virevoltait dans les années 70, Wilt Chamberlain et Bill Russell ayant laissé un vide derrière eux après leurs retraites.

La ligue a été notamment sauvée par l’émergence de deux superstars dans les années 80, Earvin « Magic » Johnson et Larry « Legend » Bird. Leur rivalité a relancé l’intérêt des fans et donc la médiatisation de la NBA, qui retrouve là, deux figures à l’image des illustres pivots des années 60. La présence de ces deux joueurs dans les deux franchises emblématiques, Boston et Los Angeles, fait partie des éléments qui ont relancé et sauvé la NBA, en la sortant des difficultés qu’elle rencontrait alors. Mais ça aurait pu ne pas se passer ainsi, et il a fallut un alignement parfait des astres pour que Bird et Magic ne tombent dans ces deux franchises.

L’ECHANGE DÉTERMINANT : GOODRICH AU JAZZ

Magic1En effet, la franchise des New Orleans Jazz, crée en 1974, a cherché rapidement à sortir du bas de tableau, les fans n’étant pas au rendez-vous. Avec déjà, Pete Maravich dans ses rangs, ils ont alors décidé de faire venir le meneur star bien que vieillissant Gail Goodrich à l’été 1976. Le meneur quitte alors les Lakers, qui eux récupèrent deux tours de draft (1977 et 1979) et la possibilité d’échanger leurs picks en 1978. C’est un échec pour le Jazz, puisque Goodrich se blesse et ne dispute que 27 matchs pour sa première saison avec le Jazz. Il revient la saison suivante, mais ne retrouve pas son niveau d’antan et prend sa retraite en 1979, à 35 ans. Pete Maravich pour sa part est souvent blessé, et ne dispute que 99 matchs sur 164 entre 1977-1978 et 1978-1979. Sur ces trois saisons, le Jazz ne dépasse pas les 39 victoires et n’atteint pas les playoffs une seule fois, ce qui profite inévitablement aux Lakers qui possèdent leurs choix de draft sur ces trois saisons. La draft 1977 a été décevante, mais les deux choix suivants ont été remarquables.

En 1978, Los Angeles envoie dans le cadre d’un échange le choix de draft 1978 du Jazz pour récupérer Charlie Scott. Le sixième choix du Jazz atterrit donc à Boston, qui sélectionne Larry Bird. Son cas est particulier, il avait abandonné la fac après un mois, ne supportant pas l’environnement des Hoosiers d’Indiana. Il n’a donc rejoint la NBA qu’en 1979, après une année avec les Sycamores d’Indiana State, petite fac qu’il a mené en finale de NCAA.

En 1978-1979, le niveau du Jazz se détériore encore puisqu’avec 26 victoires, la Nouvelle Orléans termine dernier de la ligue. Cela permet aux Lakers de récupérer le premier choix de la draft 1979, avec lequel Earvin Johnson a été sélectionné, sans surprise puisqu’il est une véritable star depuis le lycée. Il est aussi celui qui a mis fin au parcours de l’équipe de Larry Bird en remportant la March Madness 1979. Les deux joueurs débarquent ainsi en NBA la même année, en 1979, et mènent leurs équipes en finales 1980.

L’ÉCHEC DE LA NOUVELLE ORLÉANS

Le Jazz est ainsi passé à côté de deux immenses joueurs. Victime de l’échec de la construction de son équipe, la franchise déménage à Utah, où elle connaîtra encore quelques années difficiles avant de drafter Stockton puis Malone.

Mais cette rivalité qui naît à la fac et poursuit en NBA a eu un impact encore difficile à mesurer. Cette belle histoire étant aidée par la présence de ces deux joueurs à Boston et Los Angeles, les deux franchises mythiques de NBA. Ce duel a rendu ses lettres de noblesse à la ligue, bien gérée également par le nouveau commissioner David Stern qui arrive en 1984, qui était alors en pleine crise.

En 1980, 16 des 23 équipes de la ligue. En 1982, le Los Angeles Times affirme que 75 % des joueurs sont des consommateurs réguliers de drogues dures. À cette époque, le joueur de basket ne représente pas vraiment l’excellence sociale recherchée par le grand public américain chez les sportifs. La classe moyenne blanche américaine n’apprécie pas la NBA, qui est associée à la drogue et aux ghettos noirs. Seuls les vrais passionnés de basket suivaient encore la NBA à ce moment là. Pour preuve de ce désintérêt, le dernier match mythique des finales NBA 1980 opposant Philadelphie à Los Angeles a été diffusé en différé par CBS, qui a préféré pour son prime time une rediffusion de la série « Shérif, fais-moi peur ».

MAGIC JOHNSON VS LARRY BIRD

Crédits photo : Getty Images

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About Antoine Abolivier (76 Articles)
Tombé dans le basket en découvrant Tony Parker et Boris Diaw. Passionné par tout ce qui touche à son histoire que ce soit le jeu, la culture ou les institutions. Présent sur twitter, @AAbolivier

1 Comment on Comment le Jazz est passé à côté de Larry Bird et Magic

  1. Toujours sympa ce genre d’article 😀

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