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[Happy Birthday] Sean Elliott, le troisième homme des Spurs de 1999

Portrait

Sean Elliott, qui fête aujourd’hui ses 47 ans, était un ailier américain de 2m03 né dans l’Arizona en 1968. Il a effectué 11 de ses 12 saisons NBA aux San Antonio Spurs, où il a été un scoreur prolifique et important.

DE L’UNIVERSITÉ A LA DRAFT

Sean Elliott effectue de 1985 à 1989 une carrière universitaire exceptionnelle au sein des Wildcats de l’Arizona. Son année senior (4ème et dernière année du cursus) s’est conclue par des moyennes de 22,3 points, 7,2 rebonds et 4,1 passes. Il a été nommé aux trophées Adolph Rupp et au Wooden Award, récompensant le meilleur joueur universitaire.

Il se présente alors à la draft parmi les meilleurs prospects de 1989. Il est sélectionné en 3° position par les Spurs de San Antonio qui sortent de la plus mauvaise saison de leur histoire. Ils avaient hérité deux ans plus tôt du premier choix de la draft 1987, avec lequel ils ont sélectionné David Robinson. L’Amiral, du fait de son engagement militaire, n’a rejoint la NBA qu’en même temps qu’Elliott, formant un duo plus que prometteur. Loin de rivaliser avec Robinson, Elliott signe une bonne première saison NBA avec 10 points par match, lui valant une sélection dans le second meilleur 5 des débutants. Son leader était lui Rookie of the Year avec 24.3 points par match.

UNE DÉCENNIE AUX SPURS

eliottForte de ses deux pépites, les Spurs effectuent la plus grosse progression de l’histoire, remportant deux titres de division consécutifs. En 1993, Elliott continue de progresser et atteint la moyenne de 17.2 points par match, lui valant sa première sélection au NBA All-Star Game. C’est après cette superbe saison qu’Elliott est échangé à Detroit, dans un échange incluant notamment Dennis Rodman. Difficile à gérer, l’ex- Bad Boy ne reste que deux saisons dans le Texas. Elliott, auteur d’une saison mitigée à Detroit (12 points par match), revient aux Spurs dès 1994.

Il est de nouveau All-Star avec San Antonio lors de la saison 1995-1996, qui reste sa meilleure saison en carrière (20 points, 5 rebonds et 2.7 passes par match). À nouveaux champions de division avec les Spurs, ils sont éliminés en demi-finale de conférence par les Utah Jazz de Karl Malone et John Stockton. Néanmoins, cette équipe se place comme un outsider sérieux autour de Sean Elliott et David Robinson.

Pourtant, les Spurs obtiennent la saison suivante le plus mauvais bilan de la ligue. Les deux stars de la franchise sont en effet souvent blessés. Le GM et vice-président Gregg Popovich décide alors de prendre la place du coach, lui qui n’avait jusque là qu’une expérience d’assistant coach. Cette mauvaise saison permet toutefois aux Spurs d’obtenir le premier choix de la draft 1997, sélectionnant le très prometteur Tim Duncan et passant du statut d’outsider à celui de candidat au titre.

EN ROUTE VERS LE TITRE

Dès la saison suivante, les Spurs du trio Duncan-Robinson-Elliott atteignent les finales. Après 4 matchs, les Spurs dominent les Knicks par 3 victoires à 1. C’est alors qu’Elliott a eu son moment de gloire. Les Spurs sont menés sur le score de 77 à 75 dans le cinquième match de la série. Elliott marque alors un panier à trois points sur la dernière possession des Spurs. Une bonne défense sur la possession suivante permet alors aux texans de l’emporter 78 à 77 et de remporter son premier titre de champions NBA.

Peu après le titre, Elliott annonce souffrir de problèmes rénaux. Il doit subir une greffe en 1999. Il devient en mars 2000 le premier joueur à revenir sur les parquets de NBA après une opération de ce type. Il effectue une nouvelle saison, mais ne retrouvera pas son meilleur niveau. À 32 ans, il décide alors de prendre sa retraite. Durant sa carrière, il est devenu l’un des meilleurs Spurs de tous les temps. Il était notamment le meilleur tireur à trois points de l’histoire des San Antonio avec 38 % de réussite sous ces couleurs. Avec près de 10,000 points, il est aussi l’un des dix meilleurs scoreurs de l’histoire des Spurs au moment de sa retraite.

SES STATS NBA

  • 10 544 points (dont 9 659 avec les Spurs), soit 14,2 par match
  • 3 204 rebonds, soit 4,3 par match
  • 1 897 passes décisives, soit 2,2 par match
  • 742 matchs de saison régulière et 85 de playoffs

SON PALMARÈS

  • Champion du monde 1986 avec les Etats-Unis
  • Wooden Award et Trophée Adolph Rupp en 1989, récompensant le meilleur joueur universitaire
  • Élu dans la NBA All-Rookie Second Team en 1990
  • All Star en 1993 et 1996
  • Champion NBA 1999

LE DERNIER PANIER DES FINALES NBA 99

Crédits photos : Spurs Nation

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About Antoine Abolivier (67 Articles)
Etudiant breton se destinant au journalisme, fan de basket depuis toujours et inconditionnel des Spurs depuis au moins aussi longtemps. Présent aussi sur Twitter, @AAbolivier

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