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All-Star Game 1993 : John Stockton et Karl Malone, un fauteuil de MVP pour deux

All Star Game

Karl Malone et John Stockton, le duo de choc des Jazz de Utah est reconnu depuis longtemps comme l’un des binômes les plus efficaces de l’histoire de la grande ligue. Inséparables depuis la saison 1985/1986, l’ailier fort et le meneur métronome feront de la franchise de Salt Lake City une place forte de la NBA, atteignant même les Finals à la fin des années 90.

Avant cela, les deux hommes étaient déjà réunis au sein de la Dream Team en 1992. Et si il vous fallait une dernière preuve de leur complémentarité, Basket Rétro vous propose de revenir sur le All-Star Game de 1993. Focus sur une soirée où une fois de plus, les deux joueurs feront la paire.

COMME A LA MAISON

logoNous sommes le 21 Février 1993. Ce soir l’une des plus belles vitrines de la NBA fait un arrêt dans l’Utah. Le Delta Center, complexe sportif flambant neuf d’à peine deux ans accueille le All-Star Game. Les fans se pressent, ils sont presque 20 000 pour applaudir la crème de la ligue. Les meilleurs sont là ; Jordan, Ewing ou I.Thomas pour la sélection de l’Est.  La conférence Ouest n’est pas en reste avec Barkley, Robinson ou encore Olajuwon. Pourtant à l’applaudimètre, deux noms vont se détacher. La nouvelle future star de la ligue, Shaquille O’Neal a beau fêter ici sa première sélection, les fans n’en ont strictement rien à faire. Eux, ils n’ont dieu que pour les régionaux de l’étape. Malone et Stockton sont là, fidèles au poste. Les deux joueurs des Jazz cohabitent pour la cinquième fois d’affilé dans un All-Star Game. Presque une habitude. Ce soir les deux mormons sont dans le cinq de départ, et les débats s’annoncent explosifs. « Sir » Charles qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui vient de rejoindre Phoenix et les Suns avait ouvert les hostilités :

 » Oui, je suis content de jouer pour la Western Conference. Oui on va bien rigoler, on va botter quelques fesses. « 

LES JAZZ A LA BAGUETTE

Il faudra attendre un petit moment pour Charles Barkley avant de botter les fesses des gars de l’Est. Le match est serré. Haletant. C’est l’Ouest qui vire en tête à la mi-temps avec un score de 57-52. Paul Westphal qui officie ce soir sur le banc de la sélection de l’Ouest s’appuie rapidement sur le duo Malone/Stockton pour imposer le tempo. Malone est au four et au moulin aux quatre coins du parquet, gobant les rebonds et enfilant les points, tandis que Stockton distribue caviar sur caviar. Ce soir le meneur ne réserve pas la qualité de ses assists à son coéquipier habituel. C’est « open-passe » et tout le monde se régale. Barkley est mis en orbite pour un gros dunk à deux mains sur une contre attaque. Sur attaques placées le tarif est le même. Dan Majerle ou encore Sean Elliot sont mit en lumière par les qualités de passes et la vision du jeu de Stockton. Du bel ouvrage. En face, un homme va tenter et réussir à maintenir son équipe dans le match.

C’est le surprenant Mark Price qui en sortie de banc va prendre les choses en main. Le meneur des CAVS va même établir un record avec 6 tirs à 3 points réussis en une seule mi-temps. C’est lui également qui arrache la prolongation pour l’équipe de l’Est alors que l’on pensait l’affaire pliée après un énième panier de Karl Malone à 30 secondes du buzzer. Un panier qui donnait alors cinq points d’avance à la conférence Ouest. Mais à la fin du temps réglementaire, l’écran géant affiche deux fois le chiffre 119. Balle au centre, et direction les prolongations. Une prolongation d’une intensité rare comme le soulignera Magic Johnson en direct à la télé, lui qui ce soir porte le costume de consultant. Le public en redemande et encourage ses favoris. C’est finalement la bande à Stockton et Malone qui décroche la victoire. Score final 135-132. Au terme d’un match d’une grosse qualité technique. Un match que John Stockton résumera mieux que quiconque :

 » Quand on se bat sur le terrain, on s’amuse beaucoup plus et ça donne un bon match pour les fans. Les jeunes souhaitaient gagner de toutes leurs forces et les prétendus anciens voulaient en découdre. C’était fun. J’aime ce genre de match. « 

UN MVP PEUT EN CACHER UN AUTRE

d1200c7e78e41455815301e01d0f7b3eEt quand Stockton aime un match, il met un point d’honneur à marquer ce dernier de son empreinte. Déjà lors de l’édition de 1989, le meneur s’était adjugé le record de nombre d’assists distillées en un quart-temps avec 9 caviars en 12 minutes . Mais ce soir le natif de Spokane va encore franchir un palier. Avec 9 points, 15 passes décisives et 6 rebonds à son compteur, Stockton décroche le tire de MVP. Un titre de MVP à la saveur particulière puisqu’il va le partager avec son pote Karl Malone. Ce même pote qui s’était adjuger le trophée lors de l’édition de 1989. En effet, au moment de choisir le meilleur joueur de la rencontre, le jury n’arrivera pas à trancher entre les deux joueurs.

Il faut dire que Karl Malone à lui aussi placer la barre très haut au cours de ce match. 28 points, 10 rebonds et 2 contres pour  » The Mailman «  qui aura donc assuré une distribution de qualité. Ajoutons à cette ligne de stats déjà complètes que Malone aura passé 34 minutes sur le parquet, ce qui fera de lui le joueur le plus utilisé de la rencontre derrière Jordan. Et pour couronner le tout, l’ailier fort affiche un pourcentage de 64,7 % de réussite aux shoots. Un titre de MVP qui ne doit rien au hasard en somme. Malone et Stockton, un duo indissociable à la conquête d’une récompense individuelle. Finalement, quoi de plus normal pour deux hommes tellement différents à la ville mais si souvent associés sur les parquets. Comme le disait si bien Malone au terme de la rencontre :

 » On ne peut pas avoir le poulet sans l’oeuf. « 

Un dicton on ne peut plus vrai en cette soirée de Février. Les deux hommes après une rencontre de premier plan rejoignent dans l’histoire les deux légendes Elgin Baylor et Bob Petit, qui en 1959 furent les premiers à se partager une distinction de MVP lors d’un All-Star Game. 34 ans après, Stockton et Malone inscrivent donc leurs noms en lettres d’or sur les tablettes de la NBA. Si par la suite, O’Neal et Duncan en 2000, et Bryant et ce même O’Neal en 2009 se partageront la distinction, la relation si particulière nouée entre Malone et Stockton au fil de leur carrière sous le jersey des Utah Jazz fait que ce titre aura pour toujours une saveur particulière pour les fans de la NBA. Et si nous laissions le mot de la fin à cette grande gueule de « Sir » Charles qui résumera mieux que quiconque le sentiment général :

 » Oui, les Utah Boys nous ont gagné le match. Sans eux, on explosait. Grâce à eux on gagne. Ce sont des joueurs fantastiques.  »   

Il faut se rendre à l’évidence, Charles Barkley ne dit pas que des conneries..

LES PLUS BELLES ACTIONS DU ALL-STAR GAME 1993

Crédits photos : NBA.com, sportlogos.net, si.com

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About Waka Bayashi (87 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

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