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[Happy Birthday] Mark Jackson, l’Action Man des années 90

Portrait

Après Rudy Tomjanovich, Basket Rétro parle d’un autre entraîneur de la NBA qui a effectué une belle carrière de joueur au sein de cette ligue outre-Atlantique. Place aujourd’hui à l’ancien meneur des New-York Knicks Mark Jackson, qui fête en ce 1er avril ses 50 ans. Il est connu pour avoir été un grand distributeur de ballons sur les parquets au même titre que John Stockton et Jason Kidd. Portrait. 

Avant de coacher les Golden State Warriors pendant 3 saisons, on se souvient du joueur qu’était Mark Jackson âgé de 49 ans aujourd’hui (ndlr : article écrit en Mai 2014). Sur les terrains, sa spécialité était notamment d’offrir de bons ballons à ses coéquipiers et il se distingue en étant alors un des meilleurs passeurs de l’histoire de la NBA.

NE POUR ETRE PASSEUR

Né à Brooklyn, Mark Jackson, en provenance du lycée Brooklyn’s Bishop Loughlin rejoint l’université de Saint John’s, surnommé les Red Storm, où il progressera durant 4 saisons (1983-1987). C’est lors de sa dernière année de fac qu’il sera nommé dans la deuxième meilleure équipe All-American, et élu meilleur joueur défensif de la zone Big East de l’année. Lors de sa saison 1985-86, il adore «  caviardiser » ses coéquipiers et affiche une moyenne de 9,1 passes par rencontre. Lors de sa saison sophomore (deuxième année) avec St John, il est élu meilleure sixième homme, année pendant laquelle son université atteint le Final Four NCAA en 1985. Dans cette fac, il retrouve Chris Mullin avec qui il évoluera à Indiana.

SES ANNÉES A ST JOHN

EFFICACITÉ ET PERTE DE SUPERBE A NEW YORK

Mark Jackson lors de la draft 1987

Mark Jackson lors de la draft 1987 (c) Getty Images

Après quatre années solides en fac, c’est le grand saut pour Jackson vers la NBA. Et le meneur fera le bonheur des New-York Knicks qui s’attachent ses services puisque le club le choisit en 18ème position de la draft 1987. Les Knicks ne regretteront pas leur choix et Mark Jackson effectue une bonne première saison ponctuée par le trophée de Rookie Of The Year et nommé dans la meilleure équipe des débutants NBA en 1988. Il a la particularité d’être le premier joueur positionné très bas dans une draft à recevoir cette distinction depuis 1958 et Woody Sauldsberry. Ses premières stats NBA parlent largement pour lui : 13,6 points, 4,8 rebonds, et 10,6 passes. Il est à ce jour le :

  • Détenteur du record du nombre total de passes décisives pour un débutant avec 868 en 1988.
  • Détenteur du record de la plus grande moyenne de passes décisives par match pour un débutant avec 10,6 en 1988.

Une bonne lecture de jeu et de quoi bien servir les joueurs du secteur intérieur de son équipe : Patrick Ewing et Charles Oakley. Il confirme ses bonnes prestations lors de la saison suivante bien qu’il fasse moins de passes (8,6 de moyenne) mais s’avère un peu plus dangereux en attaque en inscrivant 16,9 points par rencontre. Ce qui sera son meilleur total de point moyen en une saison NBA. Cette année-là, il aura la main chaude lors d’un match contre Philadelphie le 16 novembre 1988 avec 34 points inscrits. Après une demi-saison dans la grande ligue, Mark Jackson est sélectionné pour le All Star Game et joue pour la Conférence Est.

Coaché par Rick Pitino dès son arrivée à Big Apple, Mark Jackson n’a plus le même rôle sur le terrain en 1989-1990. Pitino quitte le club pour rejoindre l’Université de Kentucky au poste de head coach et une baisse de son état de forme sont des éléments clés qui expliquent son rendement différent. Stu Jackson remplace Pitino cette saison-là. Et lors des playoffs, Mark Jackson est relégué sur le banc tout au long du cinquième match du premier tour face aux Celtics de Boston. Sans lui, les Knicks éliminent l’équipe de Larry Bird. Après cinq saisons vécus par Mark Jackson à New-York, il est transféré aux Los Angeles Clippers pour qui il jouera pendant deux saisons au cours desquelles le meneur a tourné à près de 13 points, 8,7 passes et 4,5 rebonds de moyenne par match.

INDIANA : SES BELLES ANNÉES AUX PACERS

Mark Jackson aux Pacers (c) Michael Conroy - AP

Mark Jackson aux Pacers (c) Michael Conroy – AP

En 1994, il prend la route pour se poser à Indianapolis où il retrouve Larry Brown, l’entraîneur qui l’avait fait venir à Los Angeles et évolue aux côtés de Reggie Miller, Rik Smits, Antonio Davis et Dale Davis. Avec ce 5 majeur, Mark Jackson continue tout autant à montrer ses qualités de passeur pendant 7 saisons sous le maillot des Pacers. Il devient moins scoreur depuis son arrivée à Indiana. Entre temps, Jackson est envoyé aux Denver Nuggets avant la saison 96-97 pendant laquelle il offrira 22 ballons décisifs en attaque pour son équipe lors d’un même match le 20 janvier 1997 contre les New Jersey Nets soit 8 de moins que le record de Scott Skiles (30). Forcément, ses coéquipiers du Colorado se sont régalés. Il complétera cette stat par 21 points inscrits. Au même moment, les Pacers connaissent des difficultés puisqu’ils sont classés 10 ème à l’Est.

Donnie Walsh, GM de l’époque reconnait son erreur et décide de récupérer Mark Jackson avant la deadline des transferts en cours de saison. A son retour à Indy, les choses changent pour les Pacers avec Jackson à la mène et il réalise sa meilleure moyenne de passes en une saison (11,4). Il régalera ses coéquipiers sous le maillot d’Indiana, franchise avec laquelle Jackson les a aidé à atteindre 4 fois les finales de conférence et Est et une fois la finale en 2000 perdue 4-2 face aux Lakers. Suite à cette défaite, Jackson connaitra 4 clubs en autant d’années : Toronto, un retour aux Knicks, Utah et Houston. En 131 matchs de playoffs, il affiche des moyennes de 9 points, 6,9 passes et 3,6 rebonds.

Avec les Pacers, il est le

  • Détenteur du record du nombre de passes décisives en un match pour un joueur des Indiana Pacers avec 19 (réalisé le 28 février 1997 face aux Milwaukee Bucks).
  • Joueur ayant donné le plus de passes décisives avec 935 passes en 1997.

SES ANNÉES A INDIANA

CARACTÉRISTIQUES EN TOUT GENRE

Mark Jackson avait une sorte de rituel avant de tirer ses lancers-francs : avec sa main droite, il faisait semblant de tirer. Celle-ci se dirigeant vers l’arceau. Cela lui porte bonheur puisqu’il atteint les 70 % de réussite dans cet exercice tout au long de sa carrière. Le natif de Brookyln est actuellement le quatrième meilleur passeur de l’histoire de la NBA (10 334) derrière trois grands meneurs : John Stockton (15 806), Jason Kidd (11 578) et Steve Nash. Le canadien l’a récemment détrôné et a reçu les félicitations de l’ancien Knick. Il est aussi un adepte du « tear drop », shoot en cloche qu’affectionne notamment Tony Parker. Portant le numéro 13 tout au long de sa carrière, ce numéro lui a porté plutôt sa chance.

A savoir que son nom a même été utilisé pour instaurer une nouvelle règle de jeu : le « Mark Jackson Rule » plus connu par la violation des 5 secondes. Lorsqu’il était sur le terrain, Jackson prenait 15 secondes sans dribbler pour donner la passe, ce qui cassait les attaques. Cette règle s’applique alors lorsque

  • Un joueur étroitement marqué sur le terrain doit passer, tirer au panier ou dribbler dans un délai de cinq secondes.
  • Le tireur de lancer franc doit lâcher le ballon dans un délai de cinq secondes à partir de l’instant où il a été mis à sa disposition par l’arbitre.
  • Lors d’une remise en jeu, l’équipe attaquante dispose de 5 secondes pour effectuer celle-ci

Comme tout grand joueur, il doit bien mettre fin à sa carrière. Et c’est en 2004 que cela se produira. Mark Jackson tire sa révérence après 17 années passées au plus haut niveau. Après tant de sueurs sur les parquets, Jackson est contacté par la télévision américaine pour lui proposer de commenter les matchs NBA en tant consultant. Dès la saison 2004-2005, il se retrouve toujours près des terrains et apporte son œil d’expert du basket notamment sur les chaînes ESPN et ABC. Jackson donne aussi le virus du basket à son fils Mark Jackson Jr qui évolue à la fac de Manhattan, un aspect qu’on retrouve souvent dans la NBA (ex : Les familles Barry ou Dunleavy)

DÉBUT DANS LE COACHING

Mark Jackson, coach des Warriors de 2011 à 2014 (c) Erin Lubin

Mark Jackson, coach des Warriors de 2011 à 2014 (c) Erin Lubin

Le 6 juin 2011, il délaisse la télévision et est nommé entraîneur des Golden State Warriors. Pour sa première saison vécue sur le banc, son équipe déçoit avec 23 victoires sur 66 possibles (saison raccourcie pour cause de lock-out). Les années se suivent mais ne se ressemblent puisqu’en 2012-2013, les Warriors portent bien leur nom et sont de véritables guerriers. Avec 47 victoires et 35 défaites, Mark Jackson emmène ses troupes en playoffs pour la première fois depuis 2007 mais son équipe se fait éliminer en demi-finale de conférence. Cette saison, son équipe est éliminée dès le premier tour après avoir remporté 51 matchs de saison régulière sur 82 possibles. Cela faisait d’ailleurs 20 ans que le club n’avait pas gagné plus de 50 rencontres. En 230 matchs, Jackson en gagne 121 soit 52,6 % de victoires. Son aventure sur le banc de Golden State a pris fin le 6 mai dernier. Un retour à New-York est évoqué par la presse américaine pour coacher les Knicks.

SES STATS NBA

Mark-JacksonStats

UN MIX DE SES SUPERS CAVIARS

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About Richard Sengmany (430 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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