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Boston – Chicago , un duel sensationnel au premier tour des playoffs en 2009

NBA Playoffs History

c) Elise Amendola - AP Photo

Après 82 matchs de saison régulière, les équipes NBA figurant parmi les 16 meilleures équipes, toutes conférences confondues, attaquent la phase des playoffs. Compteurs remis à zéro, les franchises doivent glaner 4 victoires dans une série au meilleur des 7 matchs. Basket Rétro revient aujourd’hui sur une folle série du premier tour des playoffs en 2009 marquée par sept prolongations : Boston-Chicago. Détails.

A l’issue de la saison régulière (SR) à la mi-avril en 2009, les Boston Celtics finissent deuxième de la Conférence Est avec 62 victoires et 20 défaites. Les champions NBA en 2008 connaissent le nom de leur adversaire au premier tour des playoffs : les Bulls de Chicago (50 % de victoires en SR : 41 succès pour autant de défaites).

LES FORCES EN PRÉSENCE

La confrontation entre Chicago et Boston est marquée par l’absence définitive de Kevin Garnett du côté de Boston pour la post-season. Le « Big Ticket » est remplacé dans le cinq majeur par Glen « Big Baby » Davis. Boston, coaché par Doc Rivers, va alors s’appuyer sur ses autres armes offensives majeures pour se hisser en demi-finale de conférence : Paul Pierce, Ray Allen et Rajon Rondo. Au poste de pivot, Kendrick Perkins va utiliser son physique pour dissuader les tirs des Bulls dans la peinture. Le banc des Celtics peut faire la différence à tout moment : le shooteur vétéran Eddie House, le défenseur Tony Allen, le red mamba Brian Scalabrine, et le back-up de Rondo, Stephon Marbury.

Du côté de Chi-Town, les Bulls ont pu apercevoir l’émergence d’un futur grand talent de la NBA : Derrick Rose, drafté en 2008 en première position. Pour ses premiers playoffs de sa jeune carrière en tant que rookie, Rose est épaulé dans le back-court par Ben Gordon dans le cinq de départ concocté par coach Vinny Del Negro. Luol Deng qui devait occuper le poste 3 est l’absence majeure des Bulls et est remplacé par John Salmons, recruté avant la deadline en provenance de Sacramento. Le secteur intérieur des Bulls est formé de Tyrus Thomas et de Joakim Noah. Le français vit aussi ses premiers playoffs en tant que sophomore. Kirk Hinrich, Brad Miller et le vétéran Lindsey Hunter composent notamment le banc de Chicago.

Après cette revue d’effectif des deux « teams », focus sur chacune des rencontres de cette série. Tension, émotion, transpiration, spectacle ont été au au rendez-vous. Que ce soit devant leurs écrans, au United Center de Chicago ou au Garden de Boston, les fans des Bulls et ceux des Celtics, ne savent pas encore qu’ils vont inlassablement vibré lors de l’affrontement au premier tour entre ces deux équipes. A égalité 3-3, un septième match a décidé du sort du vainqueur comme le veut la tradition dans la NBA. Sur l’ensemble de la série, Chicago et Boston auront joué sept prolongations. C’est dire si les hostilités ont été bel et bien lancées.

Hinrich - Pierce - Noah à la lutte pour le ballon - Chicago Boston Game 1 (c) Elsa - Getty Images

Hinrich – Pierce – Noah à la lutte pour le ballon – Chicago Boston Game 1 (c) Elsa – Getty Images

GAME 1 : AVANTAGE CHICAGO AVEC TYRUS THOMAS

18 avril 2009. La première manche entre Bulls et Celtics se déroulent au Garden puisqu’avec un meilleur bilan en saison régulière, Boston possède l’avantage du terrain. Derrick Rose prouve à ses dirigeants qu’ils ont bien fait de compter sur son talent puisqu’il signera une belle performance au scoring dans ce match : 36 points à 12/19 + 4 rebonds et 11 passes. A cet instant, il rejoint Mr Kareem Abdul-Jabbar en inscrivant le plus grand nombre de points pour un premier match de playoffs. Les deux équipes restent au coude-à-coude jusqu’aux dernières secondes du match. Dans son duel de meneurs, Rondo répond à Rose. Réputé pour être efficace au tir longue distance, Ray Allen se rate complètement dans ce Game 1 avec un catastrophique 1/12 aux shoots. Dans les derniers instants du quatrième quart-temps, le tableau d’affichage indique qu’il reste 12 secondes. Boston a un léger avantage en menant d’une unité : 96-95.

Sur la remise en jeu pour les Bulls, les arbitres sifflent faute en défaveur de Boston. La raison ? Rondo tire le maillot de Rose qui se retrouve à tirer deux lancers. En réussissant les deux, il permet à Chicago de reprendre les commandes de la rencontre : 97-96. 9 secondes restantes à écouler. Cette fois-ci, les rôles s’inversent. Ballon pour Boston et Paul Pierce prend ses responsabilités pour tenter de repasser devant. Il réalise une feinte de tir à laquelle mord Joakim Noah. Faute du français. Deux lancers pour « Double P » qui se traduisent par un succès et un échec. 97-97 partout. A la fin du 4ème QT, les deux équipes vont se départager en prolongations. Le parfum des playoffs se fait ressentir pour le grand plaisir des supporters. Alors qu’on attendait Derrick Rose faire la différence en overtime, c’est l’inattendu intérieur Tyrus Thomas qui va libérer son équipe en marquant six points importants à mi-distance. Ce n’est pourtant pas dans ce registre auquel on l’attendait le plus mais plus dans la bagarre aux rebonds ou les blocks. Thomas finira le match avec 16 points, 6 rebonds et 4 contres.

En panne d’adresse, Ray Allen avait le ballon d’égalisation entre ses mains. En marquant, il aurait pu atténuer plus ou moins son pourcentage médiocre. Raté. Coup de sifflet final, Chicago s’offre une belle victoire à l’extérieur 105-103 et récupère par la même occasion l’avantage du terrain. Noah ponctue son premier match de playoffs comme Rose avec un double-double : 11 points et 17 rebonds. Boston doit absolument égaliser sur son parquet deux jours plus tard pour ne pas être mené 2-0 avant de fouler le parquet du United Center deux fois de suite. Rondo aurait pu être l’homme décisif à Boston grâce à ses 29 points, 9 rebonds et 7 passes.

Box Score du Game 1

Lien du résumé du Game 1

RÉACTIONS d’après match (source : espn.com) :

Ben Gordon au sujet de la belle perf de Derrick Rose : « Il s’est impliqué déjà comme un vétéran. Il a fait un match phénoménal ce soir ».

Paul Pierce, au sujet de cette défaite : « C’est un appel pour qu’on se réveille, j’espère. J’espère que nous réalisons que les Bulls ne sont pas juste une équipe ravi d’être en playoffs. Donc avec espoir, les gars se réveilleront et réaliseront que c’est la réalité. Nous sommes venus pour mieux jouer ».

Vinny Del Negro, coach de Chicago : « Au fil du match, les moments deviennent plus grands. J’ai senti que les gars ont fait un grand pas en avant. Et nous savons que nous devons faire face à un énorme challenge devant nous. Nous apprécierons cette première victoire pendant une minute. Et ensuite, nous retournerons au travail ».

Ray Allen chaud bouillant aux tirs lors du Game 2 (c) Elsa - Getty Images

Ray Allen chaud bouillant aux tirs lors du Game 2 (c) Elsa – Getty Images

GAME 2 : LE REVEIL DE RAY ALLEN AUX SHOOTS

20 avril 2009. Derrick Rose est moins en verve dans le Game 2 avec 10 points seulement inscrits. Du côté de Chicago, c’est Ben Gordon qui va porter son équipe et bousculer les Celtics. L’arrière plantera 42 points dont 6/11 à 3 points. En face de lui, Allen retrouve de sa superbe par rapport à la première confrontation. Allen prend feu en deuxième mi-temps en scorant 28 de ses 30 points dont 6 paniers à 3-points sur ses 10 tentatives. Ce Game 2 tourne clairement à l’affrontement au scoring entre les deux arrières starters chacun dans leur camp.

A l’instar du premier face-à-face, le score est étriqué entre les deux équipes. A une minute de la fin, Chicago mène uniquement que d’un point : 111-110. Possession pour les Celtics. Rondo a le cuir entre ses mains. Ne trouvant aucun de ses coéquipiers bien démarqués, le meneur des C’s prend un shoot à deux points qu’il réussit : 112-111. Gordon lui répond avec un joli step back que Ray Allen ne peut contrer. 113-112 pour les Bulls. 46 secondes à jouer.

Sur l’action qui suit, Rondo reprend un tir mais échoue. Le ballon lui revient dans les mains et le transmet dans le corner à Allen qui marque un trois points sans opposition et ô combien important pour les Celtics. + 2 : 115-113. Le public du Garden est transcendé.  Mais Chicago n’abdique pas et c’est de nouveau Gordon qui maintient en vie les Bulls avec un nouveau shoot réussi. Egalité parfaite : 115-115. Mais l’homme du match est tout trouvé. Ray Allen crucifie définitivement Chicago sur un nouveau tir derrière l’arc en se sortant bien de l’écran posé puis en bloquant une passe de Rondo. 118-115 pour Boston. Le meneur aura bien secondé Allen avec un magnifique triple-double : 19 points, 12 rebonds et 16 passes. Boston a évité le break de Chicago et égalise à 1-1. Deux matchs serrés. Une manche gagnée dans les dernières secondes pour chacune. La série entre Chicago et Boston est bel et bien lancée. Elle se poursuit au United Center.

Box score du Game 2

Lien du résumé du Game 2

RÉACTIONS d’après match (source : espn.com)

Ray Allen auteur de deux prestations différentes en première et seconde période. Il a écouté les conseils de Doc Rivers à la pause : «  Le coach Doc m’a dit d’être plus agressif, de laisse l’adversaire venir à moi. Jamais je n’aurais pensé ne pas être dans mon rythme. Ca peut être un boulot pénible en tant que shooteur. En tant que scoreur, tu essaies toujours de trouver quelque chose ».

Paul Pierce sur la victoire de son équipe : «  Nous avons confiance. Nous pensons que nous n’avons pas encore pratiqué notre meilleur basket. Le meilleur est encore à venir ».

Vinny Del Negro, coach des Bulls, a souligné la domination aux rebonds des Celtics qui leur a permis d’égaliser à 1-1 : « Ils ont pris 21 rebonds offensifs. Et cela est encore plus difficile de gagner un match et encore moins un match de playoffs si vous lâchez les rebonds offensifs ». 

GAME 3 : BOSTON ABAT LE TAUREAU

23 avril 2009. Contrairement aux deux premiers matchs, le Game 3 entre les deux équipes n’a pas donné lieu à un mano-à-mano et où la victoire s’est dessinée dans les derniers instants. Les Celtics obtiennent une victoire probante à l’extérieur en s’imposant avec 19 points d’écart : 107-86. Ils avaient déjà creusé l’écart à la mi-temps : 59-37. Paul Pierce termine meilleur marqueur avec 24 points à 9/15. Rondo réalise un double-double avec 20 points et 11 rebonds. Allen a moins marqué que dans le Game 2 avec 18 unités et 3/4 à 3 points.

Les joueurs de Chicago ont rendu une feuille de stats décevante à l’image de Derrick Rose : 9 points et 7 ballons perdus. Ben Gordon est retombé de son nuage lors du Game 2 en marquant que 15 points dans cette troisième confrontation. En menant 2-1, les Celtics reprennent l’avantage du terrain et ont la possibilité de faire le break.

Box score du Game 3

Lien du résumé du Game 3

RÉACTIONS d’après-match (source : espn.com)

Paul Pierce : « Nous savons quel type d’équipe nous sommes. La façon dont nous avons joué ce soir est la manière dont nous voulons jouer ».

Pour Ben Gordon, il reconnaît le mauvais match de son équipe : « Avec notre sortie et la manière dont nous avons joué, ce n’est pas un choc de voir un tel résultat ».

Doc Rivers, ravi de la prestation de ces troupes : « Je pense qu’on a joué de fort belles manières. J’étais content avec notre façon de jouer ».

Séquence du Game 3 Chicago Boston (c) Jonathan Daniel - Getty Images

Séquence du Game 3 Chicago Boston (c) Jonathan Daniel – Getty Images

GAME 4 : LES BULLS MUGISSENT TOUJOURS APRES UNE DOUBLE PROLONGATION

26 avril 2009. Deuxième match de suite de cette série au United Center de Chicago pour cette quatrième manche entre Celtics et Bulls. La pression est donc du côté de l’Illinois. Les joueurs de Vinny Del Negro n’ont cette fois-ci pas réédité la même performance qu’au Game 3. Ils sont parvenus à se sublimer et à tenir tête à leurs adversaires à commencer par un Derrick Rose en jambes qui attaque le panier comme il sait parfaitement le faire. En face de lui, Rondo continue à être étincelant avec notamment ses pénétrations dans la raquette.

C’est un mano-à-mano dans les trois premiers quart-temps entre Chicagoens et Bostoniens. Le dernier est marqué par un incident. Sur une action aérienne, Glen Davis tombe lourdement sur Brad Miller qui a apprécié d’avoir été écrasé par l’intérieur des Celtics dont le corps bloque totalement le pivot des Bulls. Dans un premier temps, les arbitres prennent la décision d’exclure Miller, pensant que le pivot de Chicago a frappé Davis. Mais celui-ci ne voulait que se dégager du géant gabarit de Davis. L’expulsion de Miller est annulée et le joueur n’écope que d’une technique.

35 secondes, c’est le temps qu’il reste à jouer dans le 4ème QT. Les deux équipes ne se lâchent pas d’une semelle. Egalité 93-93. C’est à cet instant que Doc Rivers fait rentrer Tony Allen, qui joue ses premières minutes dans ce Game 4. Reconnu pour ses talents défensifs, cet autre « Allen » est chargé de bloquer les attaques de Gordon. Or, l’arrière des Bulls réussit à scorer en pénétrant vers le cercle. +2 pour les Bulls (95-93). Glen Davis manque par la suite le tir de l’égalisation. Chicago va prendre ensuite  trois unités d’avance grâce à un lancer réussi sur deux de Tyrus Thomas : 96-93.

Ben Gordon lors du Game 4 Chicago - Boston (c) Elsa - Getty Images

Ben Gordon décisif en prolongation  lors du Game 4 Chicago – Boston (c) Elsa – Getty Images

Mais une fois de plus, Ray Allen sort du chapeau et va permettre à Boston d’y croire à cette victoire en plantant un shoot longue distance. Egalité parfaite 96-96. Fin du quatrième quart-temps. Prolongation. La deuxième depuis le commencement de cette série. Le suspense refait surface. Durant cet overtime, les Celtics semblent bien parti pour arracher cette troisième victoire avec 3 points d’avance à 9 secondes de la fin : 110-107. Chaud bouillant au Game 2, Ben Gordon est décisif dans cette prolongation et égalise à trois points : 110-110. Fin de la 1re prolongation. Les deux équipes en jouent une seconde. Non, le sort ne s’acharne pas sur Chicago qui respire toujours.

Ben Gordon prend les choses en main et permet à Chicago d’avoir une possession d’écart : + 2 (112-110). John Salmons et Joakim Noah permettent, durant cette deuxième prolongation, de toujours maintenir le cap en marquant à deux points. Le pivot français inscrit un lancer sur 2 et son équipe mène de 5 points : 117-112.  35 secondes à jouer. Mais Paul Pierce rapproche les siens à -2 : 115-117. Et c’est lui qui va permettre à Boston de croire à la victoire avec un panier à 3 points. Un point de retard : 118-119.

Mais un joueur inattendu va surgir et sécuriser la victoire aux Bulls à l’image de Tyrus Thomas dans le Game 1 : John Salmons. L’ailier inscrit 6 points cruciaux dans ce second overtime dont 4 lancers-francs. Chicago a sué. Mais quel travail fourni et quel spectacle dans cette quatrième manche offert par les deux équipes au public et aux téléspectateurs. Victoire de Chicago 121-118. 2-2 dans cette série et un Game 4 carrément irrespirable. La série se poursuit à Boston avec le Game 5.

Box Score du Game 4

Lien du résumé du Game 4

RÉACTIONS d’après-match (source : espn.com) :

Ben Gordon : « C’est le plus gros match de l’année pour nous, le plus gros de nos carrières désormais. C’est une énorme victoire. C’était excitant ».

Rajon Rondo reconnaissait le talent de son adversaire : « Nous sommes à égalité 2-2. C’est un combat. Il faut leur donner beaucoup de crédit. Ils ont bien résisté. Ils ont bien exécuté leur système en nous désorganisant, ce que nous n’avons pas fait ».

Doc Rivers, sur l’attaque de Bulls : « Nous commettions toujours des fautes. Même si vous serrez les vis en défense, les Bulls arrivaient toujours à prendre des tirs. Et Ben Gordon a réussi un énorme shoot ».

John Salmons sur ses coéquipiers de Chicago qui ont arraché cette victoire aux forceps et en double prolongation : « Cette équipe a beaucoup de cœur et de caractère »

Paul Pierce face à John Salmons est l'homme du match de ce Game 5  (c) Elsa - Getty Images

Paul Pierce face à John Salmons est l’homme du match de ce Game 5 (c) Elsa – Getty Images

GAME 5 : PAUL PIERCE DICTE LA RENCONTRE EN PROLONGATION

28 avril 2009. Une fois de plus, le sort du cinquième match au Garden entre les deux équipes s’est décidé en prolongation. Avant celle-ci, Ray Allen a connu beaucoup de difficultés. La raison ? Une exclusion après ses six fautes commises dont 4 très contestables. Le sniper est donc obligé de laisser ses coéquipiers. C’est donc Rondo et Pierce qui mènent de front l’attaque des Celtics. Menée de quatre unités à deux minutes de la fin du quatrième quart-temps (89-85), ces deux joueurs de Boston ramènent leur équipe à égalité : 89-89. Toujours à égalité à 91-91, Ben Gordon inscrit deux points supplémentaires à 16 secondes. Chicago mène 93-91. Mais Paul Pierce lui répond de fort belles manières avec un superbe spin-move et tir face à Derrick Rose en tête de raquette. Egalité parfaite à nouveau : 93-93. 10 secondes à jouer. Plus personne ne marquera. Prolongation. La quatrième de cette série.

Dans cette overtime, Pierce ne se ménage et trouve l’énergie pour planter 3 énormes shoots : un à 1mn17 de la fin (102-101 pour Boston), un à 36,5 secondes de la fin (104-101 pour Boston). Et le dernier à trois secondes de la fin. Boston mène à cet instant 106-104. Et ce sera le score final. Pourtant Chicago a contesté une décision de l’arbitre qui aurait pu leur permettre de renverser la tendance au tableau d’affichage. Rondo commet une énorme faute intentionnelle sur Brad Miller. Le corps arbitral siffle une faute classique tandis que les Bulls réclamaient plus : une « clear path foul (2 lancers plus la possession derrière). Miller se présente finalement sur la ligne des lancers mais manque le coche en ne rentrant aucun tir.

Décisif dans la prolongation, Pierce termine la rencontre avec 26 points à 50 % aux tirs (11/22) et 7 rebonds. Rondo éclabousse de talent une nouvelle fois dans ce Game 5 en frôlant le triple-double : 28 points, 8 rebonds et 11 passes. Du coté de Chicago, les joueurs sont bien démenés à l’image du back-court : Gordon (26 points, 6 passes), Rose (14 points, 8 rebonds et 6 passes). Noah finit avec un double-double : 11 points, 17 rebonds. Mené 3-2, les Bulls sont dos au mur et dans l’obligation de s’imposer au United Center pour espérer se qualifier au prochain tour. Dans ce cas de figure, les américains nomment cela : « Win or Go Home ».

Box Score du Game 5

Lien du Game 5

RÉACTIONS d’après-match (source : espn.com)

Paul Pierce au sujet de l’exclusion de Ray Allen : « Dès que Allen était expulsé, je me suis dit qu’il était temps de me mettre en avant ».

Joakim Noah a rendu hommage à la belle performance de Paul Pierce : « Il a été incroyable. Les gars ont rentré des shoots fous après d’autres tirs fous. Sur ce match, il était question de savoir qui allait inscrire ce gros shoot à la fin du match. Et d’ajouter que rien n’était perdu : « Nous avons nos chances et cette situation fait que c’est encore plus dur. Mais nous serons de retour.  Je sens toujours qu’on peut remporter cette série ».

Glen Davis n’est pas étonné par les responsabilités prises par Paul Pierce durant cette rencontre : « Il a réalisé ce qu’il était supposé faire : être le capitaine, être Paul Pierce, The Truth. Vous l’avez vu une douzaine de fois, j’ai vu Paul des millions de fois. Je pense que depuis que je suis à Boston, et rien ne m’a surpris sur ses exploits ».

GAME 6 : UN FINAL PALPITANT AVEC 3 PROLONGATIONS

30 Avril 2009. Boston et Chicago sont au coude-à-coude. Et à une minute de la fin du dernier quart-temps de ce sixième match, les Celtics semblent bien parti pour obtenir leur quatrième succès, synonyme de qualification pour la demi-finale de conférence. Mais un joueur de Chicago ne l’entend pas de cette oreille. Celui-ci est Ben Gordon ? Derrick Rose ? Aucun des deux, et c’est un joueur du banc des Bulls qui va se montrer décisif pour combler le retard : Brad Miller. Avec un tir longue distance et un lay-up, le pivot et joueur All-Star  en 2003 et 2004, emmène son équipe en prolongation au terme des 48 minutes : 101-101. Chicago aurait pu éviter une nouvelle fois ce scénario si Gordon avait réussi sa tentative de shoot auparavant.

C’est donc la cinquième prolongation dans cette série. A 2mn13 de celle-ci, Miller écœure à nouveau les Celtics en inscrivant un nouveau panier : 107-103 pour Chicago. Pierce obtiendra ensuite 4 lancers-francs sur différentes séquences en overtime. Sans en rater un, Double P permet à Boston d’égaliser : 107-107. A 43 secondes de la fin, les Celtics prennent un temps-mort. Sur la remise en jeu, c’est « Big Baby » Davis qui reçoit le ballon sur une passe de Rondo. Le pivot shoote et marque : + 2 Celtics (109-107). Et encore une fois à Chicago, un autre joueur va remettre dans le bon sens son équipe. A près de 23 secondes du terme de cette première prolongation, John Salmons réussit à inscrire un tir très compliqué. Egalisation 109-109. Fin de la première prolongation. Les deux équipes se dirigent vers un deuxième overtime (la sixième de cette série).

Au bout de trois minutes dans cette deuxième prolongation, John Salmons marquera 7 points, permettant aux Bulls de mener 116-113.  A 17 secondes de la fin, ils maintiennent leur avance de trois points : 118-115. Il reste 7 secondes à écouler pour voir Chicago arracher ce fameux 7ème match. Mais Ray Allen reprend le ballon et dégaine une fois encore à trois points. Le ballon rentre dans le cylindre. 118-118. Le sniper des Celtics inscrit là son neuvième panier derrière l’arc du match. Un record NBA égalé dans l’histoire des playoffs. Avec ces trois points supplémentaires, Allen et ses coéquipiers vont connaître et arracher une troisième prolongation. La folie est plus qu’ambiante.

Cette fois-ci, Chicago va réussir à distancer définitivement leurs adversaires ô combien coriaces marqué par la belle interception de Noah sur Pierce. L’intérieur français récupère le ballon et claque un dunk suivi de la faute. Il transforme le lancer : 126-123 pour Chicago. Il reste 35 secondes. Les Celtics vont rater plusieurs tirs et s’inclinent finalement 128-127 au bout de 63 minutes de jeu. Pas étonnant que tous les joueurs aient fini éreintée ce formidable match de playoffs. Retour à Boston pour ce Game 7. Celui-ci va sceller définitivement le sort de cette incroyable série.

Allen aura pris feu avec 52 points à 9/18 à 3 points. Rondo a délivré 19 passes. A Chicago, John Salmons a marqué 35 points + 6 rebonds et 4 passes. Rose finit ce match avec 28 points, 8 rebonds et 7 passes. En sortie de banc, Miller signe sa meilleure performance dans cette série avec un double-double : 23 points et 10 rebonds.

Box score du Game 6

Lien du résumé du Game 6 (en fin d’article)

Noah déchainé lors du Game 6 (c) Nam Y Huh - AP Photo

Noah déchainé lors du Game 6 (c) Nam Y Huh – AP Photo

RÉACTIONS d’après-match (source : espn.com)

Joakim Noah, heureux de cette victoire précieuse : « Cette série est très divertissante pour les fans, les gens de Chicago, les gens de Boston. C’est beaucoup d’amusement pour nous aussi, qui jouons dans des atmosphères comme cela et sur une grosse scène. C’est spécial de prendre part à cela. Et je sais déjà que c’est une série dont les gens parleront pendant encore très longtemps ».

Kendrick Perkins : « C’est incroyable. Shoot après shoot. Dureté après dureté. C’est une série coriace. Les Bulls sont une jeune équipe qui joue avec beaucoup de confiance ».

Ray Allen, déçu malgré son gros match au shoot : « C’est très mitigé. Il n’y a vraiment rien à dire désormais. Nous avons perdu et étions à l’agonie. C’était insuffisant ».  

Paul Pierce, qui admet que cette série de playoffs est vraiment indécise : « Je ne sais vraiment pas quoi vous dire sur cette série. C’est un enchaînement de matchs phénoménaux entre les deux équipes ».

GAME 7 : BOSTON ECARTE DES BULLS BIEN COMBATIFS

2 MAI 2009 : Les Bulls prennent le match par le bon bout en menant de sept points après 14 minutes de jeu : 37-30. Mais gros trou d’air pour Chicago qui va terminer péniblement le deuxième quart-temps avant de rentrer aux vestiaires. Les Celtics infligent aux Bulls un sévère un 22-2 durant les 8 dernières minutes du second quart-temps. Malgré des efforts considérables pour revenir au score, Boston va garder la tête et s’imposer 109-99. On notera le superbe contre de Derrick Rose à deux mains sur Brian Scalabrine qui partait au dunk. Les Bulls auront sacrément donné du fil à retordre aux champions NBA 2008 lors de ce premier tour.  Qui sait si les joueurs de Boston ont dansé sur de la musique « Celtic » pour fêter cette qualification ?

Au terme de cette rencontre, Ben Gordon finit meilleur scoreur avec 33 points, Rose 18 unités. Les shooteurs de Boston ont fait le job pour conclure cette série : Allen (23 points), Pierce (20 points, 9 rebonds et 4 passes). Les tenants du titre à ce moment ont ensuite rencontré le Magic d’Orlando au tour suivant en demi-finale de la Conférence Est.

Box score du Game 7

Lien du résumé du Game 7

Joie des supporters de Boston lors du Game 7 (c) Matthew J Lee - Globe Staff

Joie des supporters de Boston lors du Game 7 (c) Matthew J Lee – Globe Staff

RÉACTIONS d’après-match (source : espn.com)

Paul Pierce : « C’est une longue et épuisante série. Je pense que c’est celle qui est la plus dure mentalement que j’ai jamais connu. Dieu merci nous avons bien bataillé. Nous avons pu nous en sortir en sept manches. Nous sommes toujours les champions jusqu’à qu’on nous fasse chuter ».

Glen Davis : « Oh mon dieu. De prolongations en prolongations et après prolongations. Nous avons fait ce que nous devions faire pour réaliser du bon boulot ».

Vinny Del Negro : « Nous avions beaucoup de jeunes joueurs qui découvraient pour la première fois les playoffs. Je pense que cette expérience nous aidera pour l’avenir. Au moment où vous avez pu connaître une telle expérience en playoffs, je pense que cela va vous rendre meilleur. Vous avez connu ainsi la façon dont le niveau physique monte. Vous avez connu ainsi de quelle manière on joue et aborde un match de playoffs. C’est une superbe expérience pour nous durant laquelle nous avons beaucoup appris ».

Cette série Boston-Chicago a permis aux fans, supporters, médias de voir un somptueux spectacle offert par les deux équipes : shoots décisifs dans les moments clés, rude bataille pour attraper les ballons, actions défensives. L’odeur du parfum des playoffs s’est largement répandue pendant cette série. C’est sans doute une des plus belles séries de playoffs de l’histoire de la NBA. Etes-vous du même avis lecteurs de Basket Retro ?

BULLS VS CELTICS : LES 3 PROLONGATIONS DU GAME 6 EN IMAGES

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About Richard Sengmany (425 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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