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Il y a 21 ans, les 71 points de David Robinson contre les Clippers en 1994

Les plus belles perfs

C’était le 24 avril 1994, David Robinson et les San Antonio Spurs faisaient d’ores et déjà figure de favori pour le titre NBA. Ceux-ci commencent les playoffs avec un bilan des plus flatteurs : 55 victoires pour 27 défaites. D’autres part, pour la première fois en 16 longues années, le titre de meilleur scoreur de la ligue se joue lors du tout dernier match de saison régulière.

Seul deux joueurs ont réussi l’exploit de réaliser un tel carton offensif pour remporter cette distinction durant la dernière journée de saison régulière (SR). Il s’agit de l’affront mémorable entre David Thompson, qui avait marqué 73 points afin de s’emparer de la tête du classement, et de George Gervin, qui avait scoré 63 points pour finalement conserver son titre, lors de la même année, en 1978.

Pour en revenir au vif du sujet, ce duel opposait donc un David Robinson en pleine force de l’âge et le jeune Shaquille O’Neal du Magic d’Orlando. Il tourne finalement en faveur du pivot Texan. Durant  cette soirée, conscients que leur leader voulait ce titre, les Spurs mettent alors tout en œuvre afin de le servir un maximum. L’Admirable Amiral  commence de manière très forte avec 18 points consécutifs dans le premier quart-temps, après un modeste total de 6 points marqués dans le second. Il en remet ensuite une couche avec 19 points dans le troisième. Avec un total de 43 points en début de quatrième quart-temps, celui-ci  ne compte pas s’arrêter là. Le Texan  score 28 points supplémentaires dont 7 dans la dernière minute du match.

Il fait par la même occasion tomber son propre record personnel (52 points), mais aussi un record de franchise historique  du légendaire George Gervin (63 points). Ainsi, L’Amiral venait de marquer 71 points face à d’impuissants Clippers.

Rappelons que dans la toute dernière minute de la partie, en plus de terminer avec 7 points consécutifs, pour culminer à 71 points, 26/41 aux tirs et 63 % de réussite, Robinson gobe également 14 rebonds et distribue 5 passes décisives. Ce qui le place dans le cercle très fermé des joueurs à plus de 70 pions tels que Wilt Chamberlain, Elgin Baylor et David Thompson. À l’époque il s’agissait  tout de même du troisième meilleur total de points marqués après les 100 unités de Chamberlain.

dRob_display_imageDu coté des moribonds Clippers (27 victoires pour 55 défaites cette année-ci), seuls 4 joueurs avaient rendu une copie acceptable : Terry Dehere (26 points), Dominique Wilkins (16 points), Loy Vaught (16 points) et Harold Ellis (14 points).

La victoire des Spurs sur le score de 112-97 était d’autant plus marquante que seul Dennis Rodman et Terry Cummings se sont illustrés… en défense !  Avec 17 et 12 rebonds ils ont fait le boulot. De plus, en comptant sur un  David Robinson de feu, la Spurs Nation ne pouvait que s’émerveiller devant un tel spectacle offensif.

Après la rencontre, le 7 pied était sans voix, il déclarait :

« C’était grandiose, incroyable, toute mon équipe était derrière moi et me poussait à chaque instants pour réussir cette énorme performance. Ils voulaient me voir tirer encore et encore, dès l’entre deux, ils m’ont servi et donné de bons ballons et ça a marché. »

Dans le même temps, Shaquille O’Neal et ses 32 points n’ont pu lutter contre la technique et la domination de l’Amiral chez les Clippers, il finit donc deuxième meilleur marqueur de la saison avec 29.346 points tandis que son compère des Spurs termina avec 29.987 points. Toutefois, San Antonio se fait sortir au premier tour des playoffs par les Utah Jazz, 3 à 1. Au milieu de la post-season, Hakeem Olajuwon est élu Most Valuable Player (MVP). C’est une maigre consolation pour le Shaq puisqu’il s’incline aussi face au géant Nigérian en finales NBA, après s’être fait coiffer au poteau pour le titre de meilleur scoreur de la SR par Robinson.

La saison suivante, Fort Alamo affichera un bilan bien meilleur : 63 victoires pour 19 défaites. L’Admirable Amiral finit premier en ce qui concerne les votes pour le trophé du MVP. Cependant, il est encore une fois dominé par The Dream en playoffs et n’atteint pas le fameux graal. Malgré cet échec retentissant, la tour de contrôle des Spurs gagne une médaille d’or aux Jeux Olympiques d’Atlanta peu après. Sa campagne n’est donc pas complètement décevante collectivement.

Après son départ aux Chicago Bulls, Dennis Rodman ne fut pas tendre avec son ancien coéquipier, il lui reprochait en particulier un manque de hargne et de killer instinct, qui selon lui, étaient nécessaires pour remporter le titre NBA. Et ce, en déclarant notamment à la presse :

 « Les gentils ne gagnent jamais, c’est bien connu. »

On connait la suite…

LA PERFORMANCE DE ROBINSON EN IMAGES

Crédits photos : NBAE/Getty Images

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About Nicolas Marsoudet (31 Articles)
Élevé aux cross d'Allen Iverson, au scoring de Kobe, à la puissance et à la domination de LeBron James, je suis un jeune rédacteur et fan absolu de la NBA de nos jours... mais aussi de la NBA d'antan. J'aimerais un jour réaliser mon rêve: devenir journaliste sportif !

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