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NBA Finals 1990 : Le shoot de Vinnie Johnson qui offre le Back-to-Back aux Pistons

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Alors que les Pistons sont en quête d’un doublé historique au début des années 90, leur délivrance va venir de leur remplaçant à la main chaude : The Microwave

Originaire de Brooklyn, Vinnie Johnson a  dans le sang le basket New-Yorkais. Celui des playgrounds de la Big Apple dans lequel règne la loi du plus fort  et où l’on se bat pour chaque panier sous la sentence « no blood, no foul ».

Vinnie JohnsonC’est néanmoins dans le Texas, et plus précisément à Waco, au McLennan Community College que Vinnie Johnson commence par se faire remarquer. Emmenant l’équipe au tournoi final de la NJCAA en 1976-77, il attire l’attention des recruteurs de la NCAA avec sa moyenne de 29 points par match et son titre de All-American en Junior College. Il est transféré, l’année suivante, à l’université de Baylor où il glanera encore deux nominations All-America. À la fois meilleur marqueur et meilleur passeur de l’équipe, il tape dans l’oeil des scouts NBA qui en font le 7ème choix de la Draft 1979 par les Sonics de Seattle. Transféré en novembre 1981, il intègre l’effectif des Detroit Pistons,  à la recherche d’une doublure de luxe pour leur légendaire duo d’arrières.

Relativement petit avec son 1,88 mètre, ce sont surtout ses capacités physique et son énergie constante qui lui permettent de suppléer efficacement Isiah Thomas et Joe Dumars. Total energizer en sorti du banc,  c’est après une série de matchs de playoffs, durant lesquels il se met en évidence face au Celtics, que Danny Ainge va lui trouver le surnom parfait en l’appelant  The Microwave* pour sa faculté à prendre feu rapidement en un court laps de temps. Loin d’être limité au rôle d’attaquant patenté de la seconde unit, VJ se révèle également un défenseur hors pair. L’intensité de sa défense sur l’homme est d’ailleurs  l’une des clés du succès de Détroit à la fin des années 80.

Au diapason avec le reste de l’équipe, il est l’un des éléments sur lesquels son entraineur peut compter dans les ultimes moments d’un match. Avec sa mentalité de guerrier, Johnson colle parfaitement à l’esprit des célèbres Bad Boys en compagnie de Bill Laimbeer, John Salley et Dennis Rodman.  Et si Chuck Daly, Joe  Dumars et Isiah Thomas sont les leaders spirituels de l’équipe, Vinnie est bel et bien leur arme secrète. Une arme qui va se révéler particulièrement efficace lors des Finales de 1990.

Cette année-là, les Pistons livrent une véritable bataille face aux Blazers afin de décrocher le Back-to-Back. Après avoir remporté un premier titre  face au Lake Show de Magic Johnson et du reste des Lakers l’année précédente, les hommes de Daly semblent déterminés à en découdre avec la troupe emmenée par Clyde Drexler. Avec un avantage sans appel de 3-1 pour Détroit, Portland lutte pour sa survie après quatre matchs.

19 juin 1990. Game 5. Fidèle à son surnom, le joker de luxe a la main chaude en deuxième mi-temps, permettant à son équipe de ne pas se laisser distancer en fin de rencontre. Le score affiche une égalité parfaite de 90 partout alors qu’il ne reste plus qu’une poignée de seconde à jouer. À la sortie d’un ultime temps mort, c’est sur une passe de Zeke que l’arrière hérite de la possession sur l’aile droite. Face à lui Jérôme Kersey lui impose sa taille et son physique impressionnant pour le contenir à cinq secondes du déclenchement de la sirène. Alors que le temps s’égraine, Vinnie prend le temps de le poster, un bref instant, pour se rapprocher un peu plus de la raquette. En une fraction de seconde, il se hisse au-dessus de la tête de son défenseur qui semble pris de court par une telle rapidité d’exécution.

Le temps s’écoule vite et Johnson ne manque pas sa cible puisque le ballon traverse le filet en ne laissant plus que 0.7 secondes. Bien trop peu pour laisser un dernier tir aux Blazer. Ce panier ultra décisif lui vaudra d’ailleurs un autre surnom : 007. À l’image du plus célèbre des agents doubles, Vinnie Johnson a beau se faire surnommer The Microwave, sur cette action il fait preuve d’un incroyable  sang froid pour éliminer l’adversaire. De nouveau terre du champion NBA, la ville de Détroit ne manquera pas de célébrer sa contribution en hissant son numéro 15 au sommet du célèbre Palace of Auburn Hills, le 5 février 1994.

*autrement dit le « micro-onde »

Montage Une : Julien Mc Laughlin

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About Julien Mc Laughlin (66 Articles)
Pratiquant assidu de la balle orange depuis plus de 25 ans, l'oeil nourri par les glorieux matchs NBA diffusés sur Canal+ dans les 90s - twitter : @NBAckInTime - @jumclaughlin

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