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[Portrait] Dikembe Mutombo : une carrière à bloc…

Portrait

Entre Kinshasa la capitale de la République Démocratique du Congo (anciennement le Zaïre) et les parquets NBA, parfois il n’y a qu’un pas… Dans le cas de Dikembe Mutombo Mpolondo Mukamba Jean-Jacques Wamutombo on peut même parler de pas de géant. 

Rare sont les joueurs à être venu à bout du « Mont Mutombo ». Aujourd’hui c’est Basket Rétro qui va tenter la vertigineuse ascension. Retour sur la carrière de DIKEMBE MUTOMBO à l’occasion de ses 49 ans, l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire de la ligue.

LE RÊVE AMÉRICAIN

dik2Qui aurait pu croire qu’un gamin découvrant le basket à l’âge de 18 ans puisse mener une carrière dans la plus grande ligue de basket au monde ?? John Thompson fait parti à coup sur de la liste des croyants. Le mythique coach de Georgetown prit immédiatement « DEKE » sous son aile lorsqu’il débarqua du Zaïre sur le sol américain. Mutombo parle déjà 4 langues et plusieurs dialectes africains mais question basket le gamin a encore tout à apprendre. Coach Thompson l’envoi donc faire ces gammes dans un championnat local ou la légende raconte que le « petit » plantait 40 pions par match en dunkant sur la tête de ces adversaires. Dikembe intègre donc rapidement l’équipe universitaire de Georgetown. Il est tout d’abord utilisé en tant que doublure d’Alonzo Mourning, plus jeune que lui mais déjà très prometteur. La première saison de Mutombo est donc placée sous le signe de l’apprentissage. Son temps de jeu est restreint (11,3 minutes par match) pour des stats qui seront forcément  en adéquation avec son nombre de minutes sur le parquet. Il boucle son premier exercice avec 3,9 pts et 3,3 rbds. par match. Pas de quoi sauter au plafond du gymnase, mais le meilleur reste a venir. Surtout que Mutombo affichera déjà de grosses dispositions concernant le bloc puisqu’il tourne déjà à 2,27 contres par match.

Coach Thompson se réveillera un matin avec une idée de génie. Il décide de faire redescendre Zo’ Mourning à l’aile pour placer Mutombo au centre et ainsi aligner ces deux géants en même temps. Vous avez dit Twin Tower ?? « DEKE » en profite pour doubler sa présence sur le parquet et par la même occasion sa ligne de stats. 25 minutes par match pour 10,7 points et 10,5 rebonds de moyenne. Tout cela est déjà un peu plus présentable, surtout que le géant Zaïrois se fait déjà maître dans la raquette, distribuant les blocs comme un militant distribue des tracts en période électorale. Il bouclera l’exercice de l’année 1990 avec une moyenne de 4,12 contres par match. C’est à cette même période que les fans des « HOYAS » créent la « Rejection Row ». A chaque fois qu’un tir est contré par l’une des deux tours jumelles, les fans ajoutent sous le panier une bannière représentant une main géante, signifiant ainsi aux adversaires leur échec. La progression de Mutombo se poursuivra la saison suivante. Il passera à 34 minutes de jeu, ce qui lui permettra de franchir la barre des 15 points et 12 rebonds de moyenne par match. «DEKE» continuera de contrarier les velléités offensives adverses en ajoutant 4,72 blocs par match à sa ligne de stats. Comme lors de la saison précédente, Mutombo est élu meilleur joueur défensif de la Big East conférence.  A 24 ans, Dikembe décidera de faire le grand saut, il quitte la FAC pour s’inscrire à la draft NBA, emmenant avec lui le record de tirs repoussés dans une rencontre (12) et celui de la meilleur adresse aux shoots avec 64,4% de réussite de moyenne pour un total de 96 rencontres disputées sous le maillot des « HOYAS ».

UNE MONTAGNE A L’ASSAUT DU COLORADO

dik3En 1991 il se verra sélectionné par les Nuggets de Denver en 4ème position. Après tout, le Colorado n’est plus à une montagne près !! Il est facile d’imaginer que le front-office de Denver envisage de bâtir l’avenir de la franchise autour de son nouveau pivot. Et puis si l’on en croit le Coach Thompson qui connait plutôt bien son sujet, n’a-t-il pas eu le culot de comparer Dikembe à l’illustre Bill Russell, le mythique pivot des Celtics de Boston. D’ailleurs lors de sa rookie-season, Mutombo donne raison à ses dirigeants, il se voit retenu dans la All-Rookie First Team de 1992 grâce à des statistiques classieuses : 16.6 points, 12.3 rebonds, 2.2 passes et 3 contres de moyenne par rencontre, de quoi envisager l’avenir sereinement pour la franchise du Colorado. Mais voilà, si les distinctions individuelles tombent dans l’escarcelle de Mutombo durant ces 5 années à Denver, les résultats collectifs tardent à prendre forme. Dikembe ne descendra jamais sous la barre des 11 points et ces prises aux rebonds se stabiliseront aux alentours de ce même chiffre. Ses dispositions naturelles au contre lui permettront de décrocher le titre de meilleur bloqueur de la ligue trois saisons d’affilées : en 1994, en 1995 et en 1996. Durant cette même période il est tour à tour All-Star (92/95/96) ou encore défenseur de l’année en 1995. Ces adversaires ne tarissent pas d’éloge sur ses qualités défensives, Hakeem Olajuwon déclarant à son sujet :

«C’est un excellent contreur et un fantastique rebondeur. Son habileté défensive lui vient naturellement. »

Rudy Tomjanovich alors coach des Rockets saluera même le titre de défenseur de l’année 1994 obtenu par Olajuwon par cette surprenante déclaration :

« Cette récompense aurait très bien pu aller à Mutombo ».

La preuve que Mutombo s’est fait une place dans la ligue et qu’il est désormais reconnu par ses pairs. Preuve supplémentaire de sa réussite et de son nouveau statut, l’équipementier Adidas lui consacrera un modèle de sneakers dés la saison 1993, rendant hommage à ses origines africaines par son design et son logo.

dik7Malheureusement, toutes ces distinctions personnelles ne rejailliront pas forcément sur le collectif des Nuggets. Le seul fait d’arme dont se souviendront les livres d’histoires concernant la bande à Mutombo se déroulera au cours de la saison 93/94. Cette année là, Dikembe est bien soutenu par Laphonso Ellis et Mahmoud Abdul-Rauf. Denver s’arrache en saison régulière et parviendra à décrocher le dernier strapontin pour les play-offs. On ne prête aucune chance à la franchise du Colorado qui verra se dresser sur sa route l’équipe numéro 1 de la saison, les Supersonics de Seattle, emmenés par leur duo Gary Payton et Shawn Kemp. Et pourtant pour la première fois dans l’histoire de la NBA, une équipe classée 8ème sortira une équipe ayant terminé en tête de sa conférence. Le vol des Supersonics vers la finale NBA s’écrasera sur le « Mont Mutombo », ce dernier compilant 31 contres sur la série, record toujours en cours pour une série en 5 matchs.  L’image de « DEKE », allongé sur le parquet, le visage illuminé par la joie tenant le cuir au dessus de sa tête peut faire le tour des journaux télévisés. Lors de la série suivante, le monde du basket envisagera encore un miracle lorsque mené 3-0 par les Utah Jazz de Malone et Stockton, les Nuggets parviendront à revenir à 3-3, s’offrant le droit de disputer un match 7. Mais cette fois ci, contrairement aux Sonics, l’avion des Jazz réussira à changer sa trajectoire au dernier moment pour éviter la collision avec la montagne Africaine. Dikembe réalisera une bonne ligne se stats sur l’ensemble de cet affrontement avec les Jazz, compilant 13,7 pts, 11,9 rebonds et 5,4 blocks.. Pas suffisant pour aller en finale de Conf’.

On imagine alors les NUGGETS profitant de cette bonne dynamique pour confirmer dès la saison suivante. Mais ce ne fût pas le cas. Ils ne se qualifieront qu’in extremis pour les play-offs au terme de l’exercice 94/95 pour se rétamer au premier tour contre les Spurs. Ils feront pire encore l’année suivante, ne décrochant même pas de ticket pour le tournoi final.

CHEZ LES HAWKS POUR DÉCOLLER

« DEKE » semble avoir fait le tour de la question dans le Colorado. Avec son statut de Free-agent il met le cap à l’Est, vers Atlanta plus précisément. En Géorgie il débarquera dans une équipe légèrement plus compétitive qu’à Denver. Avec des joueurs comme Steve Smith, Christian Laettner ou encore Mookie Blaylock, les Hawks restent sur une élimination en demi-finale de conférence, et le front office mise fort logiquement sur l’apport physique et défensif de Dikembe pour franchir un palier. Mais à cette époque à l’EST, difficile d’envisager mieux qu’une finale de conférence. Michael Jordan est de retour aux affaires dans l’illinois, et les Chicago Bulls dévastent tout sur leur passage. Les Hawks n’échapperont pas à la règle et partiront en vacances après une demi-finale de conf’ perdue 4-1 contre les hommes de Phil Jackson.

Avec le jersey des Hawks sur les épaules, Dikembe retrouvera les demi-finales de conférence en 1999 face à New-York, ou là encore les siens se feront sortir. Si une nouvelle fois les performances collectives sont poussives, Mutombo continuera d’emmagasiner les distinctions individuelles lors de son séjour à Atlanta. Son statut de All-Star se confirme et il sera encore distingué comme joueur défensif de l’année (97 et 98). «Deke»  est véritablement devenu une figure incontournable de la ligue. C’est au cours de son séjour chez les Hawks que l’une des anecdotes les plus marquantes de sa carrière NBA verra le jour. Alors que Mutombo est aux soins avec Patrick Ewing et Michael Jordan (très certainement au cours du All-star Game), Dikembe croit bon de rappeler à MJ qu’il ne lui a jamais dunké dessus. Excès de confiance absolu de «DEKE» qui insiste bien sur ce point. Grossière erreur bien entendu, agitez donc un morceau de viande bien saignant sous le nez d’un prédateur, et son instinct ne tardera pas à refaire surface. On connait tous Jordan, et ce qui devait arriver arriva. Quelques semaines plus tard, Air Jordan relèvera le défi et écrasera un dunk ligne de fond sur la tronche de Mutombo. His Airness poussera le vice jusqu’à agiter son doigt sous le nez du géant, reprenant ainsi à son compte la gimmick de Dikembe, qui signifiait ainsi à ses adversaires, après chacun de ces contres, « Not in my house ». Pourtant « DEKE » aurait dut se méfier, car en 1991, lors de sa rookie-season, Jordan l’avait déjà pris à son propre piège, en inscrivant un lancer franc les yeux fermés et en balançant dans la foulée à la face de Mutombo un laconique et tranchant : « Welcome to the NBA ».

dik65 saisons durant, Dikembe défendra bec et ongle la raquette des Hawks d’Atlanta. En Géorgie, « DEKE » fera le boulot comme on dit. En compilant 11,9 points, 12,6 rebonds et 3,2 blocks par match pour un total de 343 rencontres, Mutombo aura pleinement assumer son statut. Mais la suite de l’histoire s’écrira ailleurs. Au cours de la saison 2000/2001, Atlanta est totalement à la dérive, le roster est bancal, ça manque de talent et le mythique coach Lenny Wilkens n’est plus sur le banc pour essayer de mettre un peu d’ordre dans tout ça. Ce sont les Sixers de Philadelphie qui sortiront Dikembe du bourbier dans lequel il est englué. Du côté de Philly, il semblerait que les performances d’Allen Iverson et le rythme de croisière affiché alors par les joueurs de Larry Brown pourrait bien leur ouvrir les portes de la finale NBA . Seulement voilà, en face d’eux les Sixers auraient de grandes chances de trouver les Lakers de Shaquille O’Neal. Le front-office se veut prévoyant, et pense que Théo Rattlif, leur pivot titulaire ne sera pas en mesure de contenir le Shaq’. Mieux vaut prévenir que de guérir dit le dicton, Théo est envoyé à Atlanta contre Dikembe , en qui les dirigeants des 76ers voient la parade ultime à l’impact du Shaq’ en cas de finale. Finale il y eut, parade pas vraiment. Certes Dikembe affichera une ligne de stats plus que brillante, en ajoutant pour son équipe, en plus de ces habituelles performances défensives, 16,8 points de moyenne par match sur la finale. Le vrai « hic » viendra du fait qu’en face, le Big Cactus est à l’apogée de sa carrière. Inarrêtable tout simplement. O’Neal passera la bagatelle de 33 points par match en moyenne sur la série et ira chercher plus de 15 rebonds au nez et à la barbe de Mutombo. Le plan pour contrer le pivot des Lakers a donc échoué. La saison suivante ne sera pas aussi brillante du côté des 76ers. La franchise se fera sortir au premier tour des play-offs par les Celtics et c’est ici que se terminera l’histoire entre Philadephie et « Deke ». Le pivot Africain sera alors cédé à New-Jersey ou il y disputera  une saison totalement pourrie par les blessures qui aurait été plus qu’anecdotique si les NETS n’avaient pas décroché une place pour les finales cette année là. Dikembe ne fera que de brèves apparitions, aussi bien en saison régulière qu’en play-offs en raison de ces problèmes physiques. Résultat des courses,  un temps de jeu famélique et des stats tout aussi maigre.

LE COMBAT CONTINUE

dik8«DEKE» transitera une saison par New-York avant de poser ses bagages au Texas du côté de Houston.  Le front-office des Rockets voit en lui la personne idéale pour aider Yao-Ming leur jeune pivot chinois à parfaire son apprentissage de la NBA.  Dikembe retrouvera également son ami Patrick Ewing qui est à l’époque assistant-coach de Houston.  Si à presque 40 piges, le « Mont Mutombo » n’entre plus aussi souvent en éruption que par le passé, Dikembe mettra un point d’honneur à faire son travail convenablement, s’offrant encore quelques soirées mémorables. Par exemple en Mars 2007, il devient à 41 ans, le joueur le plus âgé à capter plus de 20 rebonds dans une partie avec 22 prises contre Denver. Autre soirée « légende » en janvier 2008 ou il bloquera un total de 5 shoots, lui permettant ainsi de dépasser Kareem Abdul-Jabbar au classement du nombre de blocks en carrière. Un classement ou il pointe actuellement à la seconde place derrière « The Dream » Hakeem Olajuwon qui le précède de 541 unités (3289 pour « Deke » contre 3830 pour « The dream »). C’est finalement un soir de play-offs que la carcasse du géant congolais dira stop. Après avoir étendu ses longs bras au devant de tant de joueurs 18 années durant, Dikembe devra tirer sa révérence au cours du Game2 du premier tour de la conférence Ouest qui voit Houston en découdre avec Portland. Après un ultime effort, son genou gauche voit rouge. Bilan ; rupture d’un tendon. Du haut de ses 42 ans, Dikembe sait qu’il est inutile d’envisager autre chose que la fin de sa carrière. Le 22 avril de l’année 2009 Mutombo annonce que c’est fini pour lui.

AFRICA UNITE

Sa retraite sportive annoncée, le numéro 55 va désormais pouvoir se consacrer à temps plein à ces nombreuses  œuvres caritatives. En parallèle de sa carrière, Dikembe mettra autant d’énergie à épauler son prochain qu’à bloquer l’accès au cercle à ses adversaires . Engagé dans de multiples actions, Mutombo n’oubliera jamais d’œuvrer pour son Afrique natale. Il est souvent impliqué dans les missions de la NBA sur le continent Africain. Après une visite aux enfants de Johannesburg en compagnie de David Stern en 1993, «DEKE» tiendra les propos suivants, preuve de son attachement et de son engagement envers ces racines :

« Au terme de chaque voyage je me retrouve avec la même frustration. Et je me pose sans fin la même question : comment faire pour aider mon peuple ? »

dik10Mutombo trouvera un début de réponse à ses questions en donnant de sa personne. En 1994, c’est accompagné de ces amis de Georgetown, Alonzo Mourning et Pat’ Ewing  qu’il participera au « 1994 NBA South Africa Tour » organisé par l’association des joueurs de la Ligue. Là bas, au cœurs des « TownShip » Sud Africains, les 3 Hoyas offriront de leur temps aux enfants, leurs distillant quelques cours de baskets. Cette implication ne cessera jamais d’animer Dikembe qui n’hésitera pas non plus à participer financièrement. C’est ainsi qu’au cours de l’année 2005 il s’engagera à hauteur de 24 millions de dollars pour la construction d’un hôpital à Kinshasa. Mutombo sera également une des figures de proue du programme «Basketball without border» en devenant l’un de ses ambassadeurs dans le monde. Sa générosité et sa sagesse hors des parquets tranchent  littéralement avec le dur guerrier intimidant qui s’acharnait chaque soir à défendre son panier contre les pénétrations adverses. Honoré de nombreux titres le récompensant de ces divers investissements humanitaires (auprès de l’ONU ou du Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health notamment), Dikembe fût cependant impliqué en 2010 dans un scandale d’échange d’or entre le Congo et le Kenya, visiblement à son insu. Les poursuites n’ont rien données, et n’ont pas entaché l’excellente réputation de « DEKE » qui aurait été vraisemblablement dupé dans cette sombre affaire. « Not in my house » scandait-il à la bonne époque. Aujourd’hui il ne fait pas l’ombre d’un doute, qu’armé de sa bienveillance et de sa sagesse naturelle, Dikembe Mutombo serait prêt à vous accueillir les bras ouverts au sein de son foyer.

SES STATS NBA

DekeStats

SON PALMARÈS

  • All-Rookie First Team en 1992
  • Élu défenseur de l’année en 1995, 97, 98, 2001
  • All-Star en 1992, 95, 96, 97, 98, 2000, 01, 02
  • Meilleur contreur en 94, 95 et 96
  • Meilleur rebondeur en 2000 et 2001
  • All defensive first-team en 97, 98 et 2011
  • All defensive second team en 95, 99 et 2002
  • All NBA second team 2001
  • All NBA third team en 98 et 2002            

BLOCK PARTY     

LE MIX DE SA CARRIÈRE

Crédits photo : NBAE/Getty Images/Slam

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About Waka Bayashi (87 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

1 Comment on [Portrait] Dikembe Mutombo : une carrière à bloc…

  1. Excellente bio, riche en anecdotes sur l’un des plus sympathiques géants francophones

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