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[Franchise History] Toronto Raptors 1999 – L’espoir avec Air Canada

Franchise History

A la dérive suite à de nombreux départs, Toronto voit sa côte tomber au plus bas. Le 24 juin 1998 est une date à retenir dans l’histoire du club. La franchise prend un pari et des risques en sélectionnant un certain Vincent Lamar Carter, un choix qui va pourtant changer leur destin à tout jamais.

Isiah Thomas, Damon Stoudamire, Walt Williams, Kenny Anderson, Chauncey Billups, Gary Trent. Tous ces noms ont disparu en l’espace de 6 mois et dites vous bien qu’en échange, Toronto a reçu NADA! Ah si pardon, un jeunot dénommé Alvin Williams en provenance de Portland, meneur foufou, talentueux mais trop jeune pour se voir confier les clés de la mène. L’avenir qui s’annonçait brillant s’assombrit d’un coup. John Wallace et Tracy Mc Grady sont les uniques espoirs d’une franchise en plein doute. Toutefois, rien n’est encore perdu. Le 24 juin 1998 à Vancouver a lieu la draft et la cuvée s’annonce particulièrement intéressante. Mike Bibby, Paul Pierce, Raef Lafrentz, Vince Carter, Antawn Jamison, des noms qui font saliver le front-office et raison de plus, Toronto possède le 4ème choix. A première vue, Bibby serait un choix logique tant le poste de meneur fait défaut. Mais vu la côte de ce dernier, il paraît évident qu’il sera choisi bien avant le tour des Raptors. En devenant réaliste, Antawn Jamison semble être la solution.

Superstar de North Carolina, capable d’évoluer aux postes 3-4, très fort techniquement près du cercle, shoot en progression, rebondeur correct, Jamison a le profil d’un futur franchise player. Tracy Mc Grady insiste pour discuter avec les boss, il veut leur faire comprendre qu’un autre joueur pourrait les intéresser. Cousin éloigné de T-Mac, Vince Carter est certes un top pick à ne pas négliger, des qualités athlétiques surhumaines, un potentiel effrayant, mais beaucoup moins complet que son compère Antawn. Cependant, Vince a quelque chose qui pourrait attirer les foules à défaut de victoires, son côté showman. Lorsque le tour de Toronto arrive, c’est le nom de Jamison qui sort de la bouche de David Stern. Quelques minutes plus tard, Golden State choisit Vince Carter et un échange a lieu entre les 2 teams, les casquettes font volte-face sur les crânes des 2 anciens coéquipiers qui se séparent d’une poignée de mains. Glen Grunwald (GM) joue le pari en priant que Vince ne soit pas un Harold Miner-bis.

UN VIEUX CHÊNE DANS L’ONTARIO

Charles Oakley Raptors 1999Après 2 saisons de bonne facture, mais malheureusement ponctué par de nombreuses blessures, le jeune intérieur Marcus Camby est expédié en colissimo vers New York contre le vieux grognard, Charles Oakley. Beaucoup moins « jump », mais bien plus solide physiquement et mentalement, doté d’une grande expérience et d’une certaine méchanceté acquise avec les Knicks. Grunwald veut en faire le mentor et le leader vocal de cette équipe très jeune. Il ne sera pas seul dans cette tâche car un autre vétéran vient compléter la raquette des Raptors, Kevin Willis. A 36 ans et une condition physique irréprochable, cet intérieur rudement costaud va pouvoir apporter son aide au rebond et en défense, sans oublier son éternel hook. Autre arrivée moins médiatisée, Michael Stewart.

Cet ancien distributeur de serviettes (véridique!) a réussi à force de travail et d’un peu de chance à se faire une place en NBA et après une année correcte à Sacramento, sera là pour apprendre auprès des 2 vieillards précités. L’effectif est un peu court malgré tout, la rotation est juste et le poste de meneur tombe dans les mains d’Alvin Williams, Dee Brown, Doug Christie ou même Tracy Mc Grady. Épargné par les blessures, Toronto se lance dans la saison avec un déplacement victorieux sur le parquet de Boston. Par la suite, ils enchainent 5 revers d’affilée, dont 3 contre des équipes prenables (Milwaukee, Washington 2 fois). Carter est peu à son aise, timide en attaque et un temps de jeu en deçà des 30 minutes. Les responsabilités offensives sont sur les épaules du duo Christie/Willis, rien d’effrayant quoi. Le 21 février, c’est l’inauguration de leur nouvelle salle, le Air Canada Center et une victoire aisée 102-87 contre les faibles grizzlies. Vince Carter profite de cet instant avec 27 pts – 6 rebs – 5 asts – 4 stls et 2 blks, de loin son meilleur match de ce début de saison. Un premier évènement avec en plus David Stern en maître de cérémonie, des dunks de VC et un public ravi. 3 jours plus tard, c’est la débandade.

AIR CANADA – L’IDOLE DES JEUNES

Vince Carter 1999 TorontoIl était le lieutenant d’Antawn Jamison à UNC, le cauchemar des arceaux, mais toujours cette étiquette d’athlète au lieu de joueur de basket dans le dos. Pour certains (Shawn Kemp, Vin Baker, Isaac Austin etc..), le lock-out a fait plus de mal que de bien. Pour d’autres comme Vince, une véritable aubaine. Durant toute cette période d’inactivité pour cause de grève, VC a profité de ses journées pour s’entraîner comme un dingue. Il travaille son shoot, son fade-away, le physique et les résultats se font peu attendre. Quelques matchs pour s’échauffer et après son récital contre Vancouver, Vince va enfin faire connaître la franchise au monde entier. A Indianapolis, le 24 février, Chris Mullin (piètre défenseur certes) voit un ouragan lui passer dessus et claquer un windmill arrière à 2 mains sur toute la défense des Pacers. Cette action fait le tour du monde et les gens se prennent au jeu de la curiosité, c’est qui ce type? Une semaine plus tard, c’est Dikembe Mutombo qui se retrouve postérisé comme jamais il n’avait connu auparavant dans sa carrière, un extraterrestre qui décolle tel un OVNI.

Les expressions « Oh My Goddess, are you kidding me » reviennent sur les lèvres, le téléspectateur voit sa mâchoire tomber au sol comme dans un cartoon de Tex Avery, les yeux sortis des orbites. Alonzo Mourning, Rik Smits et tous les intérieurs de la ligue se font humilier chacun leur tour. Michael Jordan et Dominique Wilkins réunis dans un seul corps humain, le hangtime et la puissance. Si le dunk est sa marque de fabrique, son répertoire offensif ne se limite pas qu’à cela. Ses qualités athlétiques lui permettent de s’envoler dans toutes les positions et son fade-away commence à faire effet, le travail réalisé pendant quelques mois a fini par payer. New York, San Antonio, Indiana ou encore Orlando, des équipes bien plus fortes sur le papier et candidats au titre sont battus par cette jeune écurie pleine de culot. Avec 31 pts et 11 rebs dont la claquette victorieuse, Carter terrasse les Pacers, meilleure franchise à l’est!

LA PROMESSE DE VINSANITY

Vince Carter - Tracy Mc Grady Raptors 1999Bien parti pour se qualifier en playoffs, Toronto va pourtant s’essouffler en enchainant quelques défaites cruciales en fin de saison régulière (13 défaites sur les 18 dernières rencontres). Pour le dernier match de la saison, Toronto reçoit les Cavs de Cleveland, privé de Shawn Kemp, Derek Anderson et Brevin Knight. Les Raptors s’imposent sans difficulté, VC fait lever la foule avec un 360° tout seul en contre-attaque et au coup de sifflet final, il prend le micro: « Je vous donne ma parole que nous serons en playoffs l’année prochaine ». 1 an plus tard, les Raps se qualifient pour la première fois de leur histoire en PO.

On termine par le bilan de cette saison, 23 victoires en 50 matchs, 14 succès à domicile, 2 records pour la franchise à ce moment-là, une série de 6 victoires d’affilée et même invaincu entre le 7 mars et le 4 avril à domicile (9 succès). Vince Carter est élu 2 fois (sur 3) rookie du mois en mars et avril, joueur de la semaine au 22 mars, ce qui fait de lui le premier raptor à recevoir cette distinction et enfin, le couronnement, rookie de l’année avec 18,3 pts – 5,7 rebs – 3,0 asts – 1,1 stls – 1,5 blks pour 45% de reussite et aucun match manqué, pas mal pour un gars de 22 ans.

L’EFFECTIF DES RAPTORS 1998/1999

Dee Brown (SG/PG)
Vince Carter (SG/SF)
Doug Christie (SG)
Tracy McGrady (SF/SG)
Sean Marks (PF)
Charles Oakley (PF)
Reggie Slater (PF)
Michael Stewart (C)
John Thomas (PF)
John Wallace (SF/PF)
Alvin Williams (PG)
Kevin Willis (PF/C)

LE TOP 10 DE VINCE CARTER POUR SA SAISON ROOKIE

15 MINUTES DE HIGHLIGHTS SPÉCIAL VC PAR MAXIMILLION711

Crédits photos : NBA.com

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About Pred (347 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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