Breaking News

[Franchise History] Cleveland Cavaliers 1999 – L’effet Lock-Out

Franchise History

Club meurtri par les exploits de Michael Jordan, Cleveland se voyait redonner un nouveau souffle autour d’un noyau de jeunes joueurs talentueux avec comme leader, Shawn Kemp. En l’espace de quelques mois, tout s’effondre, mais pourquoi donc?

Ah les Cavs, on les voyait déjà dangereux et personne ne pouvait imaginer une absence en playoffs. Après plusieurs années de galère et d’ennui total, la franchise redécollait enfin pour la saison 1997/1998. Les rookies Brevin Knight, Cedric Henderson et Derek Anderson enflammaient le public de la Gund Arena, habitué à hiberner à cause d’un jeu soporifique à souhait, mis en place par Mike Fratello qui consistait à défendre comme des dingues et ne prendre qu’un tir au bout des 24 secondes! Changement total avec aussi l’arrivée de Shawn Kemp, terreur des arceaux avec Seattle et une première saison dans l’Ohio réussie. Zydrunas Ilgauskas frais comme un gardon après ses problèmes aux pieds, faisait déjà parti du gratin des pivots en NBA. Un premier tour prometteur contre Indiana, futurs finalistes à l’est face aux Bulls, et puis… la faute à pas de chance.

PLUS DURE SERA LA CHUTE

Shawn Kemp 1999 CavaliersEntre juin 1998 et janvier 1999, les chaînes de fast food Quick, Mc Do, Burger King, Taco Bell et autres amis des nutritionnistes ont vu leur chiffre d’affaires monté en flèche et grâce à un homme en particulier. Shawn Kemp « the reignman », machine à dunker et meilleur capteur de alley-hoops en son temps, a profité du lock-out pour se faire un régime à base de royal cheese et beaucoup d’alcool, prenant pas loin de 20 kilos en plus sur la balance.

C’est avec effroi que ses fans remarquent une grosse bedaine se trimballer sur le parquet et le pire est à venir. Avec beaucoup de difficultés, Kemp peut encore sauter, mais les dunks et les envolées de folie qui étaient bien placé dans le top 10 de la semaine, c’est terminé. L’ironie du sort, c’est qu’il pointe au final à 20,5 pts, soit sa meilleure moyenne offensive en carrière, jamais auparavant, il n’avait passé la barre des 20 unités. Il améliore en plus son pourcentage de réussite (de 44 à 48) et prend autant de rebonds (9,2). Finalement si on enlève ce qui faisait son charme, à savoir le côté showman, Shawn Kemp n’était pas si ridicule que ça avec ses nouvelles proportions. La suite sera plus malheureuse à son départ pour Portland en 2000 et à Orlando en 2002.

La vérité est ailleurs, Kemp n’était pas le responsable. Si vous cherchez les coupables, pointez du doigt tout le reste de l’effectif. Derek Anderson, arrière spectaculaire avec un shoot lointain efficace, ne confirme pas sa bonne saison rookie et rate une dizaine de rencontres, même constat pour le sobre et efficace Brevin Knight, meneur peu doué en attaque, mais formidable organisateur et voleur de ballons redouté (2,5 steals en rookie). Cedric Henderson, un ailier limité mais aux qualités athlétiques indéniables, fait son boulot sans pour autant faire mieux que la saison précédente. Bob Sura voit son temps de jeu transformé en peau de chagrin (16 min), le sniper Wesley Person prend d’un seul trait, un coup de vieux. Ce ne sont pas les vétérans Johnny Newman, Danny Ferry voir Mitchell Butler qui feront la différence. Et encore, tout ceci n’est pas méchant. Non, LE fiasco de cette saison, c’est Z.

LE GÉANT AUX PIEDS D’ARGILE

Zydrunas Ilgauskas CavaliersIl suffit de peu pour qu’une saison soit gâchée. En l’espace de 5 matchs, Zydrunas Ilgauskas doit dire stop. Lors de l’année de sa draft en 1996, il avait déjà raté toute la saison. Après avoir cassé du Rik Smits au printemps dernier et démontrer tout son potentiel, c’est bis répétita, fracture du pied gauche, saison terminée. A ce moment précis, Cleveland reste sur 3 succès consécutifs, dont la dernière en date, les Spurs encore en rodage pour le début de saison. A 15 jours des playoffs, les Cavs sont encore sur le point de se qualifier, il leur suffit d’assurer au moins 6 victoires sur la dizaine de matchs restants.

C’est l’inverse qui se passe, 9 défaites en 11 rencontres. 26 ème en attaque, 9ème meilleure défense , un bon bilan à domicile (15-10), une catastrophe loin de ses bases (7-18). Avec un Z au top de sa forme, nul doute que Cleveland aurait connu un destin plus glorieux. Un triste sort pour le pivot lituanien qui finira par connaître par coeur la table d’opération, encore pour 3 ans! Son remplaçant, l’ukrainien Vitaly Potapenko ne peut combler une telle absence et rapidement, ce dernier est envoyé à Boston pour le besogneux Andrew DeClerq. Rebondeur honnête, attaquant misérable, Declerq mouille néanmoins le maillot et ne fuit pas le contact. Beaucoup moins doué que son prédécesseur, il s’avère pourtant bien plus utile.

Vous vous souvenez de Earl Boykins? Bien avant qu’il se fasse une place de choix à Denver quelques années plus tard, le lutin a galéré pendant plusieurs années. Non drafté en 1998 à sa sortie d’Eastern Michigan, il signe 2 contrats de 10 jours à la suite pour palier l’absence de Brevin Knight. Ayant convaincu les dirigeants, il est conservé jusqu’à la fin de la saison. Il se fait virer peu de temps après et termine l’année avec New Jersey, qui le coupera également plus tard. Pour la seconde fois en 8 ans, Cleveland n’atteint pas les playoffs et la sanction tombe, Mike Fratello est démis de ses fonctions. Arrivé dans l’Ohio en 1993 en remplacement de Lenny Wilkens, Fratello avait tout de même réussi à qualifier les Cavs 4 fois en 6 ans, une équipe plutôt limitée au niveau talent et jamais épargnée par les blessures (Mark Price). Si on enlève sa tactique douteuse et horrible, mais efficace, des 24 secondes, Fratello aura rendu des services en révélant des joueurs comme le regretté Bobby Phills et le meneur Terrell Brandon. A son actif, 248 victoires contre 212 défaites, un bilan plus qu’honorable pour une sortie injuste.

L’EFFECTIF DES CAVALIERS 1998/1999

Derek Anderson (SG/SF)
Mitchell Butler (SG)
Andrew DeClerq (C)
Danny Ferry (SF)
Cedric Henderson (SF)
Zydrunas Ilgauskas (C)
Shawn Kemp (PF)
Brevin Knight (PG)
Antonio Lang (SF)
Johnny Newman (SF)
Wesley Person (SG)
Ryan Stack (PF)
Bob Sura (SG/PG)

HIGHLIGHTS SHAWN KEMP FACE AUX LAKERS EN 1999

Crédits photos : Cavstheblog/NBA.com

Retrouvez plus de Basket Retro sur





About Pred (317 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s