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[Happy Birthday] John Starks, le shooting guard emblématique des Knicks

Portrait

John Starks (50 ans aujourd’hui) et le basket, c’est une histoire qui a bien failli ne jamais commencer. Etudiant instable, il fréquenta 4 universités différentes en autant d’années. Malgré sa dernière année honorable à 15,4 points par match, il ne sera pas sélectionné à la draft ’88 mais il se dégotera un contrat chez les Golden State Warriors de Don Nelsonavant de devenir le shooting guard emblématique de Big Apple. Portrait.

Dans la baie d’Oakland, il jouera 36 matchs (jamais titulaire) et se brouillera rapidement avec son coach à qui il reproche ses méthodes et son style de coaching. Ses 4.1 points par match ne parlent pas pour lui et Starks ne passera pas l’hiver. Nelson n’hésitera pas à le traiter d’idiot et racontera une anecdote restée célèbre.

Il quitte donc Oakland sans grand regret s’en va parfaire son apprentissage du basket dans les ligues mineurs, d’abord en CBA avec les Cedar Rapids Silver Bullets où il claque 21.7 points, 5.5 passes et 5.3 rebonds par match. puis, en WBL chez les Memphis Rockers où il ne restera que quelques semaines.

Starks4Lors de l’intersaison ’90, les Knicks, à la recherche d’un back-up pour Gerald Wilkins, lui offre des essais. Dans un moment de folie, il tenta de dunker sur Pat Ewing qui, vexé, le balança à terre et lui cassa le bras. Vu qu’il était blessé, les Knicks n’avaient pas le droit de le virer. Fin décembre il est à nouveau opérationnel et intègre la rotation. Il débutera même une dizaine de matchs à la place de Wilkins.

Et Starks dira souvent qu’il doit sa carrière à Ewing pour son geste. Pat Riley apprécie le gaillard qui colle parfaitement à l’esprit Knicks grâce à sa défense, son énergie voire sa sur motivation. S’il a fait carrière, qu’il est devenu titulaire à part entière aux Knicks voire qu’il est devenu all-star, c’est en partie pour ses qualités mentales et cette immense confiance en lui qu’il possédait.

En 1991-92, sa carrière décolle vraiment. Il ne débute pas un match mais en 25.8 minutes par match, il est la seconde option offensive de l’équipe (13.9ppg) et la principale menace extérieure de l’équipe. Les Knicks de Riley comptaient autour de Pat Ewing de remarquables guerriers qui feraient passer les bad boys du Michigan pour de vulgaires ballerines. Des mecs dangereux de la trempe d’Oakley, McDaniels, Wilkins ou Mason qui ont formé la plus belle équipe des Knicks depuis 20 ans. Seulement, en 1992, il y avait encore les Bulls qu’ils ont rencontré en demi-finales de conférence. Les séries Knicks-Bulls, c’est culte, et quand il y a Jordan, ça tourne à l’avantage des Bulls. Même quand les Knicks paraissent supérieurs, même quand Starks défend dans le short de Jordan… rien à faire. Les Bulls passent en 7 matchs.

En outre, cette année-là, Starks ira au All-Star Game pour participer au Slam Dunk Contest qui sera remporté par Cedric Ceballos.

Starks3L’année suivante, Starks devient titulaire avec le départ de Wilkins pour les Cavs. Il reste surtout la principale menace extérieure, à lui seul il prend plus de shoot from downtown que tous les autres joueurs du roster réunis et sa défense est plus que réputée.

Il intègre alors la All-Defensive Second Team. Durant les playoffs, les Knicks retrouvent les Bulls en finales de conférence. Starks se permettra alors un des dunks les plus impressionnants du basket moderne. Lors du match 2, il est dans le coin droit avec BJ Armstrong sur le dos, il reçoit le ballon, Ewing lui fait un écran, il pénètre et s’en va planter un dunk sur la tête d’Horace Grant. Une action hallucinante qui montre bien la confiance qui peut l’animer.

Les Knicks remporteront ce second match et mènent 2-0. Cependant, malgré l’avantage du terrain, ils perdront les 4 matchs suivants et donc la série! Heureusement pour les Knicks, à la fin de cette saison, Jordan quitte le monde du basket et les favoris à la succession des Bulls, ce sont bien eux.

Et cette saison 1993-94 sera certainement la plus accomplie de Starks bien que blessé en début de saison. Fin novembre, il égale un record en plantant 7 paniers primés en une mi-temps face au Heat. Cette année là, il tourne à 19 points et 5.9 assists, ses plus belles stats en carrière qui lui vaudront une sélection au All-Star Game où il inscrira 9 points en 20 minutes. Il est par ailleurs devenu le second joueur après Dennis Rodman à avoir joué le ASG sans avoir joué au basket au lycée.

Mais 1994, c’est aussi des playoffs où les Knicks ont tout connu! Après avoir sorti le voisin Nets (3-1), les Knicks sont opposés aux Bulls. Jordan n’est plus là et les Knicks bénéficieront d’un « coup de pouce » signé Hue Hollins (un arbitre) qui siffla une faute inexistante de Pippen sur Hubert Davis. Les Knicks avaient alors 2 points de retard et Davis rentra les 3 pour la victoire. Après ce « vol » les Bulls remporteront le match 6 mais s’inclineront dans le 7. Ce sera la seule fois où les Knicks sortiront les Bulls en playoffs dans les années 90.

Les Knicks sortiront ensuite les Pacers en 7 matchs non sans affrontements géniaux entre Miller et Starks. Et pour la première fois depuis 1972, on retrouve les new-yorkais en finales NBA.

MAR95Durant ces finales, on pourrait parler de Pat Ewing… mais on n’est pas là pour ça. Les Knicks mènent 3-2 lorsque dans le match 6, ils se retrouvent avec la belle de match. Le commentateur annonce qu’il ne serait pas surpris si Starks prenait le shoot de la gagne. Remise en jeu, Maxwell se prend l’écran d’Ewing, Starks prend bien le shoot, Olajuwon effleure le ballon, suffisamment pour empêcher le shoot de rentrer! Si ce shoot était rentré, Ewing, Starks, Riley et toute la clique des Knicks version ’90 auraient eu cette bague absente aujourd’hui. Mais le match 7 sera encore pire! Starks tentera toute la soirée d’apporter son scoring, rien n’y fera, 2/18 dont 0/11 à 3 points. Le non-match au pire moment. Malgré cela, il détient le record de paniers primés, 50, inscrits durant une série de playoffs. On se console comme on peut…

Ces finales ont certainement changé la face de la carrière de Starks. L’histoire raconte qu’il est resté de très longues minutes prostré et en larmes dans les douches. Elle raconte aussi qu’il s’est refait ce match des centaines et des centaines de fois et que ça l’a toujours miné, jusqu’à la fin de sa carrière.

Des années après, Pat Riley admettra qu’il aurait peut-être dû sortir Starks qui loupait son match au profit de Rolando Blackman, l’ancienne star des Mavs qui n’a pas vu le parquet ce jour-là. Mais il a aussi et surtout justifié son choix en disant qu’à tout moment Starks pouvait trouver la mire et faire gagner son équipe. Malheureusement, ce moment n’est jamais arrivé et le titre promis aux Knicks à filer dans le Texas.

En 1994, les stats de Starks déclinent pour ne scorer que 15.3 points par match. Après une élimination en 7 matchs face aux Pacers, petit séisme, Pat Riley quitte New York pour la Floride où le Heat lui promet les pleins pouvoirs. Dave Checketts, le GM de l’époque, prendra alors la pire décision possible pour les Knicks comme pour Starks, il nomme Don Nelson à la tête de l’équipe.

Des années après leur collaboration aux Warriors, les deux hommes ne se sont pas oubliés et Nelson n’hésite pas à sortir Starks du cinq au profit d‘Hubert Davis! Et le coach ne se prive pas d’allumer Starks dans les médias. En milieu de saison, Nellie est viré et se fait remplacer par Jeff Van Gundy qui colle nettement mieux au profil de cette équipe. Mais cette année-là, c’est aussi le retour de Jordan qui élimine les Knicks en 5 matchs en demi-finales de conférence!

John Starks reste sur sa plus mauvaise saison depuis sa saison sophomore. La venue de Nelson n’est pas étrangère à ce constat mais on sent que le joueur est meurtri. Alors, l’année suivante, redistribution des cartes, Allan Houston débarque des Pistons et Starks accepte un rôle nouveau, celui de sixième homme. Son apport au scoring remonte (13.8ppg) et il remporte le Sixth Man Award devant Toni Kukoc avec 84 premières places sur 115 possibles. Il est également le mentor d’Houston et il s’effacera petit à petit à son profit. Il signa toutefois quelques perfs de choix au scoring, 34 points avec un 6/8 à 3 points contre les Hawks le 13 janvier 1998 et deux semaines plus tard, 32 points, contre les Bucks avec 9 paniers primés (record de franchise)

A l’été 1998, il est transféré aux Warriors avec Chris Mills et Terry Cummings pour Latrell Sprewell. Il y disputera une bonne saison, inscrira le 1000e panier à 3-points de sa carrière face aux Sonics le 10 février 1999 puis au milieu de la seconde il est envoyé aux Bulls dans un deal à trois. Starks aux Bulls, l’association est quasi improbable et Starks n’y joua que 4 matchs… Il disputera encore deux saisons avec le Jazz et prit sa retraite en 2002 et deviendra, comme beaucoup d’anciens joueurs, consultant à la télévision.

Starks termine sa carrière à la 18è place au niveau des paniers primés inscrits et est le numéro 1 du côté des Knicks. Avec 217 paniers primés durant la saison 1994-95, il réalisa un nouveau record qui fut battu par Dennis Scott (267) puis Ray Allen (269) Aux Knicks, il est le shooteur le plus prolifique de tous les temps que ce soit les paniers inscrits (982) et tentés (2,846). Il est également classé 5è aux steals (711) et 7è aux assists (2,404). S’il n’a jamais gagné de titre, il a marqué la franchise par ses montées d’adrénaline et, par moment, sa folie. Un jour, son maillot floqué du #3 flottera au dessus du Madison Square Garden, théâtre de ses plus beaux exploits.

SES STATS NBA

John Starks

SON PALMARES

  • NBA Sixth Man of the Year en 1997
  • 1 fois élu au sein de la All-NBA Second Team en 1993
  • 1 fois NBA All-Star en 1994

SES HIGHLIGHTS EN CARRIERE

Crédits photo : Sports Illustrated

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About Maxime Duchamp (30 Articles)
fan de NBA actuelle et ancienne et grand supporter des Detroit Pistons

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