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Playoffs 1993 : John Starks posterise les Bulls avec un dunk d’anthologie

NBA Playoffs History

Pour John Starks, peu importe le chemin, pourvu que l’on arrive là où l’on veut…et le plus souvent au panier, quitte à dunker sur la tête des Bulls pour y parvenir.

La carrière de John Levell Starks a tout du conte de fée, passant de l’anonymat le plus total jusqu’au statut de star de l’équipe de la ville la plus médiatique au monde. Son parcours ne fut pas une voie toute tracée, au contraire même. Tant la longue route qui mène à la reconnaissance ne fut pas une ligne droite, mais plutôt une ligne sinueuse, faites de petits chemins et d’étroits sentiers qui l’ont mené d’une petite ville de l’Oklahoma  jusqu’aux spotlights des plus grandes arènes du pays.

« Je savais que j’avais tout ce qu’il fallait pour réussir en NBA »

Starks

Persévérant et confiant, John commence par développer son basket sur les playgrounds, puis au lycée de la petite ville de Tulsa. Ignoré par les recruteurs universitaires à la fin du lycée, il n’a pas d’autre choix que d’intégrer Roger State J.C,  une fac de seconde zone, avant d’obtenir une bourse au Oklahoma Junior College. Loin du cirque médiatique universitaire, Starks persévère à construire le jeu hargneux qui va, plus tard, le caractériser.

Il trouve finalement un point de chute en Division 1 où les recruteurs  de la Big Eight Conférence commencent enfin à se pencher sur son profil de joueur prêt à en découdre à chaque match. Avec une seule vraie saison de NCAA dans les jambes, il se voit logiquement ignoré lors de la Draft de 1988. Seul Don Nelson va l’inviter au  training camp des Warriors, au cours de l’été, pour lui donner sa chance. Starks la saisit et intègre l’effectif pour grappiller quelques minutes en fin de match derrière le mythique trio du Run TMC. Direction ensuite la CBA (aux Cédars Rapids) puis la WBL (aux Memphis Rockers) afin de retrouver du temps de jeu et ainsi prouver aux scouts des autres franchises ce dont il est capable. En 1990 les Knicks lui font faire un essai qu’il transforme en contrat sur un concours de malchance suite à une tentative de dunk malheureuse sur Patrick Ewing.

« J’étais tout à fait confiant en venant ici. Si je ne gagnais pas ma place avec les Knicks, j’étais persuadé de pouvoir impressionner une autre équipe. Mais comme Pat Ewing m’a « cassé » le genou, je suis resté »

Ne jamais abandonner. Tel pourrait être le leitmotiv du shooting guard dont la détermination est notamment passée à la postérité dans un célèbre morceau des Beastie Boys lorsque les trois rappeurs blancs new-yorkais chantent  sur Get It Together « See I’ve got heart like John Starks, hitting mad sparks ».* Une détermination, dotée  d’un coeur à toute épreuve, que le joueur va démontrer face à la meilleure équipe au monde au cours de l’année 1993.

Devenu titulaire chez les Knicks après le départ de Gérald Wilkins cette année-là, il devient rapidement le chouchou de coach Riley et du Garden grâce à son jeu de pitbull, prêt à dévorer les attaquants et à mordre les défenseurs en les punissant d’une bombe à trois points, d’un lay up acrobatique ou d’un dunk tonitruant. Affiche désormais classique des playoffs, l’affrontement Knicks – Bulls en Finale de Conférence Est se révèle le moment idéal pour que l’arrière  se mette en évidence. Lui qui, à l’image d’un requin, aime renifler l’odeur du sang avant d’attaquer.

Alors que BJ Armstrong lui colle aux basques dans le Game 2, Starks profite d’un mauvais changement sur un écran pour attaquer la ligne de fond. En ne suivant par sur l’action, Bill Cartwright offre, dès lors, un grand boulevard sur lequel le shooting guard de NY va s’empresser de débouler pour mieux pénétrer dans la raquette des Bulls.

Effronté John l’est assurément et ce n’est certainement pas la forêt de bras qui lui fait face qui l’intimide. Malgrè son allure frêle et aérienne, c’est sans complexe qu’il décolle et qu’il assomme littéralement Horace Grant et Michael Jordan, tous deux impuissants face à un tel mélange de vivacité et d’explosivité.

Ecoeurés et pris à la gorge, les Bulls vont finir par s’incliner au terme de cette deuxième rencontre en finale de conférence. Avec cette action d’anthologie effectuée le 25 mai 1993, John Starks devient aussitôt une star et confirmera ce statut l’année suivante en se voyant sélectionné, en tant que remplaçant, pour jouer le match des étoiles. Une belle reconnaissance de ses pairs pour saluer son parcours et sa hargne sur le terrain.

* ce que l’on pourrait traduire par « j’ai autant de coeur que John Starks, mon jeu fait des étincelles »

Montage Une : Julien Mc Laughlin

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About Julien Mc Laughlin (66 Articles)
Pratiquant assidu de la balle orange depuis plus de 25 ans, l'oeil nourri par les glorieux matchs NBA diffusés sur Canal+ dans les 90s - twitter : @NBAckInTime - @jumclaughlin

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