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[Franchise History] Indiana Pacers 1999 : L’opportunité gâchée

Franchise History

Ca devait être leur année pour au moins rallier les finales NBA. Avec Miami comme seul véritable obstacle dans la conférence Est et Chicago démuni de ses stars, les Pacers ont eu leur plus belle occasion, mais un vieux rival a remis en place Reggie Miller et ses coéquipiers.

5 juin 1994, 4 juin 1995 et 31 mai 1998, 3 dates obscures pour Indiana, 3 défaites en finale de conférence sur un Game 7! 1999 résonne comme le véritable espoir de jouer enfin une finale NBA et donc une chance de gagner un titre. Les Pacers sont les grands favoris de l’est et les pronostics voient déjà une finale Indiana-Utah, un régal pour les puristes, un cauchemar pour David Stern et les audiences TV. Les hommes de Larry Bird repartent au combat avec le même effectif, les cadres depuis plusieurs années, Reggie Miller, les Davis, Rik Smits, Mark Jackson, Derrick McKey et les dernières acquisitions comme Jalen Rose et le vétéran Chris Mullin. Cette année, c’est l’expérimenté Sam Perkins qui vient s’ajouter. A la draft, c’est le lycéen Al Harrington qui est choisi. La mission est simple, ramener le titre dans l’Indiana.

UNE SAISON RÉGULIÈRE TRANQUILLE

15 victoires en 20 matchs pour débuter la saison, c’est plutôt pas mal. Beaucoup de franchises « faibles », une belle victoire chez les Lakers ou contre Miami, Indiana en profite et prend la tête du classement. Comme toutes les franchises à cause du lock-out, le niveau des jeu varie d’une rencontre à l’autre et les Pacers doivent lutter jusqu’au bout pour remporter leur division, le 2ème après 1995. Avec un bilan de 33 victoires et 17 défaites, Indiana termine à la seconde place de la conférence est. Reggie Miller est premier sur le pourcentage aux lancers-francs dans toute la ligue, un impeccable 91,5%. Sans vraiment impressionner ou donner signe d’une domination, le parcours des Pacers se fait tranquillement sans évènement majeur. Les playoffs vont débuter et Indiana compte bien accélérer et montrer au monde entier qu’ils ont bien le niveau d’un champion potentiel.

UNE DÉMONSTRATION EN PLAYOFFS

Pacers-Knicks Mark JacksonC’est parti pour la vraie compétition. Les jeunes et frêles Bucks sont les adversaires d’Indiana au premier tour et de manière globale, tout roule. Un sweep 3-0, mais avec quelques avertissements. Si le Game 1 a été une simple formalité, le second match a été remporté qu’après prolongation. Cette vieille canaille de Reggie a eu fort à faire contre son jeune successeur, Ray Allen. Plutôt maladroit, Miller a tout de même mis les paniers importants et au cours du G3, c’est bien lui qui conclut la série. Après les Bucks en apéro, c’est les surprenants 76ers qui se profilent. Après avoir sorti le Magic d’Orlando au premier tour, Allen Iverson et sa bande veulent réussir un nouveau coup. Malheureusement pour eux, Indiana a bien plus d’expérience et si l’ensemble des rencontres s’est avérée serrée, Philadelphia subit aussi le coup de balai, 4-0. Reggie Miller a été beaucoup plus prudent en shootant à bon escient, bien aidé par Rik Smits, Chris Mullin, Jalen Rose et Dale Davis au rebond. Iverson et sa gourmandise a coûté cher aux siens.

LES KNICKS FONT OBSTACLE

7 victoires en autant de matchs, avantage du terrain pour la finale de conférence contre leur vieux rivaux de New York. Indiana part favori sur plusieurs points. Reggie Miller a toujours plus au moins brillé contre les Knicks, les 2 équipes s’étaient déjà affronté l’an dernier en demi-finale et les Pacers avaient dominé 4-1. Indiana est invaincu à domicile en playoffs depuis mai 1996 (non qualifiés en 1997), soit 12 rencontres consécutives. A contrario, bien qu’ils n’aient perdu le moindre match dans cette campagne, ça n’a pas été non plus été extrêmement convaincant. New York a changé depuis 1 an, les vieux Oakley/Starks ne sont plus là et du sang neuf a été ajouté. Ces nouveaux joueurs vont littéralement devenir le poison des Pacers. 3 joueurs se détachent particulièrement, Latrell Sprewell, Larry Johnson et Marcus Camby. Nous y reviendrons plus tard. Le jeu posé sur demi-terrain avec ballon pour Patrick Ewing?

C’est fini. Place au jeu un peu plus libre, et surtout plus rapide. Indiana est une équipe âgée et à part Jalen Rose, aucun jeune joueur majeur n’excède les 30 ans. Allan Houston et Reggie Miller se répondent coup pour coup et vous ne reverrez jamais plus Houston défendre aussi bien en 1 contre 1 dans toute sa carrière, ni avant, ni après. Le premier match se termine par une victoire des Knicks et le second a bien  failli donner le même résultat. Patrick Ewing hérite du ballon sur une passe de quaterback et se retrouve seul à 4 mètres. Tir enclenché, tir raté, Indiana s’impose de 2 petits points! C’était le dernier match du pivot new-yorkais pour ces playoffs qui avait jusqu’ici malgré la douleur, tendon d’achille partiellement déchiré. Une mauvaise nouvelle… ou pas. Avec Ewing et ses vieux genoux, le jeu de New York tournait au ralenti. Avec Marcus Camby, ça décolle. Si l’ancien raptor était un véritable fiasco pendant la saison régulière, il a tout simplement explosé en playoffs et sa série référence en carrière, c’est bien celle-ci! Incroyablement déterminé au rebond et en défense, Larry Bird dira d’ailleurs que Camby est le MVP de la série!

Knicks - Pacers 1999Le Madison Square Garden en ébullition. Nous sommes à 88-91 pour les Pacers et moins de 12 secondes à jouer. Larry Johnson est tenu par Antonio Davis sur la ligne à 3pts et le coup de couteau, faute durement sifflée à l’encontre de l’intérieur d’Indiana, le panier rentre, le public explose et LJ convertit le LF. Une défaite très difficile à avaler tant la faute paraît imaginaire, du moins très légère, encore plus lorsqu’il s’agit des playoffs. Les miracles se succèdent à New York et ils prennent les commandes de la série. Au match 4, Indiana reprend le dessus par le biais de Chris Mullin et Jalen Rose. 2-2 et on se retrouve au Market Square Arena. On attend beaucoup de Reggie Miller, très décevant jusqu’ici et on ne voit pas les Knicks s’imposer une seconde fois dans cette salle.

Le début de match donne raison à Indiana qui démarre fort, mais sur un dunk rageur de Sprewell, New York rattrape son retard et la fin de match est marquée par un nouveau suspense insoutenable. Camby est omniprésent, Sprewell attaque sans relâche et 2 shoots assassins à 3pts de ce diable de Larry Johnson vont enterrer les espoirs d’Indiana. Reggie Miller avait fait pourtant un bon match (30 pts), mais il avait peu à peu disparu dans le money-time, pourtant sa marque de fabrique.

Retour au Madison, et dès le début, un nouveau coup dur pour les Knicks avec la blessure au genou de Larry Johnson. Est-ce un signe pour que les Pacers prennent enfin leur chance? Rik Smits, Mark Jackson et Jalen Rose entretiennent l’espoir, Reggie Miller s’écrase au pire moment, 3/18 aux tirs! Non seulement, il sombre en attaque, mais son vis à vis, Allan Houston fait le match de sa vie, 32 points avec un vrai festival à mi-distance! En toute fin de match, sur un rebond des Knicks, Sprewell part seul en contre attaque à toute vitesse, dépassant tout le monde et termine en lay-up, nouvelle explosion des fans de NY! Indiana est éliminé aux portes des finales, leur plus belle opportunité de gagner un titre envolée, c’est la 4ème fois en 6 ans que cette franchise est évincé en finale de conférence. Est-ce les vieilles jambes des cadres qui ont flanché? Doit-on mettre la responsabilité de cette nouvelle désillusion sur le compte de Reggie Miller, loin d’être à son meilleur niveau? Difficile de juger, mais cette défaite contre les Knicks a été durement vécu par les supporters d’Indiana, l’action à 4 points de Larry Johnson au G3 n’a jamais été avalée.

L’EFFECTIF DES PACERS 1998/1999

  • Travis Best (PG)
  • Austin Croshere (PF)
  • Antonio Davis (PF/C)
  • Dale Davis (PF/C)
  • Al Harrington (PF/SF)
  • Fred Hoiberg (SG)
  • Mark Jackson (PG)
  • Derrick McKey (SF/PF)
  • Reggie Miller (SG)
  • Chris Mullin (SF)
  • Sam Perkins (C)
  • Mark Pope (C)
  • Jalen Rose (SF)
  • Rik Smits (C)

MARK JACKSON – INSIDE STUFF 1999

LARRY JOHNSON ET LE SHOOT CRÈVE COEUR EN PLAYOFFS

Crédits photos : Pacers.com/NBA.com

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About Pred (325 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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