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[Portrait] La carrière mouvementée de Jimmy Jackson

Portrait

Basket Rétro revient sur un joueur connu avant tout pour sa carrière de Globe-Trotter, Jim Jackson. Arrivé en NBA avec un statut de rebelle, il n’a jamais pu se poser bien longtemps dans une franchise, la faute à un caractère bien trempé et aussi à pas de chance.

La carrière de Jim Jackson est loin d’être banale. Un fort caractère et une réputation de joueur ingérable. Jackson aura porté 12 maillots différents tout le long de sa carrière. Drafté par Dallas en 4ème position en 1992 après une belle carrière universitaire à Ohio State, cet arrière talentueux n’aura joué que 28 matchs pour son année rookie. La raison? Non pas une blessure, seulement un litige entre le proprio et le joueur sur le montant de son contrat. Les Mavericks réalisant une saison catastrophique (11 victoires pour 71 défaites), Jim Jackson arrive dans l’effectif après que le propriétaire ait finalement cédé. 16,3 pts en moyenne pour sa première saison et termine 2ème meilleur marqueur derrière le vétéran Derek Harper. Pour la saison 93/94, les dirigeants font un peu de ménage dans l’effectif afin de reconstruire. Le meneur Derek Harper signe à New York et l’arrivée de Jamal Mashburn, un rookie très prometteur aux côtés de Jackson. Les Mavericks restent la risée de la ligue avec seulement 13 victoires durant toute la saison. Jackson termine meilleur marqueur avec 19,2 pts.

UN AVENIR RADIEUX QUI TOURNE AU FIASCO

Triple J - Jackson-Jason-JamalSaison 94/95, Dallas se met à la recherche d’un meneur et trouve en la personne de Jason Kidd, le messie. Le costaud Roy Tarpley fait le ménage dans la raquette (banni de la ligue à cause de stupéfiants) et le shooteur George Mc Cloud apporte son écho en venant du banc. Les Mavericks décollent au classement et termine 10ème à l’Ouest avec un bilan de 36 victoires et 46 défaites. L’avenir s’annonce radieux dans le Texas d’autant plus que le duo Mash/Jackson tournent à près de 50 pts à eux deux. 50 points c’est également le meilleur score en carrière de Jackson et Mashburn et dans la même saison (94/95).

Saison 95/96, Dallas est attendu parmi les outsiders de la ligue. Hélas, ce ne fut pas le cas. Une aventure avec la chanteuse Toni Braxton entre Jackson et Jason Kidd vient mettre une sale ambiance au sein du groupe. Jalousie et haine, le trio Mash/Jax/Kidd se fait la gueule et ne se parle plus. En 1997, le trio est séparé. Kidd s’en va à Phoenix, Mashburn est envoyé à Miami et Jackson atterrit dans une autre équipe moribonde, New Jersey, en compagnie de quelques coéquipiers comme Sam Cassell, Chris Gatling, Eric Montross et George Mc Cloud. Ce changement a été d’ailleurs le plus gros transfert de l’histoire sur les 20 dernières années puisque 9 joueurs étaient échangé entre 2 clubs seulement. Jackson ne jouera que 31 matchs sous le maillot des Nets pour une moyenne de 16,5 pts en 37 minutes de temps de jeu.

LE GUIDE DU ROUTARD

Jim Jackson - New JerseyEn effet, durant l’été 97, il fait à nouveau ses bagages pour débarquer cette fois à Philadelphia en compagnie de Montross, le rookie Tim Thomas en échange de role players et d’un certain Keith Van Horn. Une chose est sûre, Jackson est loin de s’y plaire. Avec 2 bouffeurs de ballons comme Allen Iverson et Jerry Stackhouse, il peine à trouver son rythme. Qu’a cela ne tienne, Philadelphia le transfère en milieu de saison à Golden State avec Clarence Weatherspoon contre le tonique Joe Smith et Brian Shaw. Beaucoup plus à l’aise dans la franchise d’Oakland malgré les défaites, il passe de 13,7 à 18,9 pts en 40 minutes en moyenne!

A L’approche de la saison 98/99 tronquée pour cause de lock-out, Jackson décide de prendre sa destinée en main pour une fois. Marre de se faire trimballer dans toutes les plus mauvaises franchises de la ligue, Jim veut jouer pour une équipe qui gagne, quitte à baisser son temps de jeu et même laisser sa place de titulaire. Il choisit Portland qui possède un effectif de grand talent malgré les fortes têtes.

Les Blazers sont la grosse sensation de la saison et mettent fin à une série de 6 éliminations d’affilée au premier tour des playoffs. Ils se payent même le luxe d’éliminer l’un des grand favoris, Utah. En finale de conférence, Portland sombre et se fait sortir par les Spurs de Tim Duncan et David Robinson en 4 matchs secs! Les dirigeants décident d’opter pour un changement et virer certains « poisons ». C’est ainsi que Jim Jackson et son grand pote Isaiah Rider sont envoyé chez les Hawks d’Atlanta en échange du sérieux Steve Smith. Les 2 compères le prennent mal et malgré quelques cartons, Rider voit sa carrière se terminer en queue de poisson, Atlanta ayant décidé de le couper purement et simplement en fin de saison! Jackson est affecté par le départ de son meilleur ami au club. Janvier 2001, il est à nouveau transférer, cette fois à Cleveland, dans le même état où il a fait ses études et carrière universitaire.

En fin de contrat avec les Cavs, il décide de s’engager avec Miami en décembre 2001. Miami rate les playoffs malgré une bonne 2ème partie de saison. Jackson aura eu le privilège de jouer pour Pat Riley. Après être passé tout près d’une finale NBA en 2002, Sacramento fait figure de favori pour la saison en cours. Jimmy veut gagner un titre et rejoint les Kings. Excellent en sortant du banc avec Bobby Jackson ou encore Keon Clark, Sacramento fait une saison solide. Ils éliminent sans difficulté les Jazz de Karl Malone et John Stockton (dernière saison pour le meilleur passeur et intercepteur de l’histoire). Hélas pour eux, Chris Webber va se blesser durant le 2ème match face aux Mavericks de Dallas. Sans leur franchise player, les Kings sont éliminés en 7 matchs. Jackson est déçu et va encore changer de maillot.

Saison 2003/2004, Jim est l’un des plus grands globe trotters ou Journeyman de l’histoire. Il décide de rejoindre à nouveau le Texas à Houston cette fois. Sous les ordres de Jeff Van Gundy, entouré de jeunes joueurs talentueux comme Steve Francis, Cuttino Mobley ou Yao Ming, Jackson est considéré comme le capitaine de cette franchise. Plutôt utilisé dans les missions défensives qu’en attaque, Jackson revit à nouveau.

Jim Jackson - Houston RocketsDevenu un shooteur extérieur redoutable, il inscrira ainsi 7 paniers à 3pts contre Phoenix le 15 mars 2004. Auparavant en Janvier, il rentre un parfait 5/5 à 3 pts contre Sacramento (comme par hasard) égalant ainsi le record de la franchise Texane. Il terminera 6ème au classement des joueurs ayant inscrit le plus de paniers à 3 pts de la ligue avec 162 réussites. Il a également battu son record total de minutes joués au cours d’une saison avec 3119 minutes en 80 matchs. Après une élimination au 1er tour contre les Lakers, Houston décide de faire un gros changement et tente un coup de poker. Steve Francis, Cuttino Mobley et Kelvin Cato sont envoyés à Orlando contre Tracy Mc Grady, 2 fois meilleur marqueur de la ligue (2003 et 2004) ainsi que Juwan Howard et Tyronn Lue. En début de saison, rien ne marche comme prévu. T-Mac et Yao se cherchent encore, les autres joueurs sont limites inutile, seule Jim Jackson reste irréprochable. Pourtant, il va devoir encore bouger. Houston l’envoie dans la piteuse équipe des Hornets, bons derniers de la ligue en échange de David Wesley. Pour Jax, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il décide tout simplement de faire grève tout en sachant qu’il ne percevra pas un dollar s’il ne vient pas se présenter à son nouveau club, Il sera suspendu. A 34 ans, Jimmy sait très bien qu’il ne lui reste que peu de temps pour essayer de décrocher une bague de champion. Les Hornets lui font un cadeau, il atterrit chez les Suns de Phoenix, son 11ème club en 12 ans. Il redevient un remplaçant de luxe dans un effectif pléthorique et bourré de talent. Jackson est là pour apporter son expérience, sa défense et son shoot. Parviendra t-il à ses fins et gagner un titre? Phoenix va subir une cuisante défaite contre des Spurs inarrêtables!

A l’entame de la saison 2005/2006, On ne sait pas exactement le rôle que va jouer Jackson. Avec les départs de Quentin Richardson et Joe Johnson, il pourrait pourquoi pas prendre la place de titulaire à l’arrière. Seulement la signature de Raja Bell durant l’été va lui faire de l’ombre. Bell est un joueur un peu dans le même ton, gros défenseur et bon shooteur mais plus jeune, Jackson ne joue plus que les utilités. Il sera coupé par le club aux 3/4 de la saison. Il signera aux Lakers quelques jours plus tard, la franchise pourpre et or coupe l’ukrainien, Stanislas Medvedenko dans la foulée pour faire une place dans le roster. Peu de temps de jeu, trop difficile pour un joueur d’apprendre le système complexe du jeu en triangle de Phil Jackson, il ne sera pas conservé à la fin de la saison. A 36 ans, son statut de voyageur infatigable prend fin en raccrochant les sneakers. Une carrière de journeyman pour un bonhomme caractériel qui a mûri un peu trop tard.

SES STATS NBA

JimJackson

SON PALMARÈS

  • UPI Joueur Universitaire de l’année 1992

JIMMY JACKSON EN HIGH SCHOOL

LES HIGHLIGHTS DE SES 50 POINTS CONTRE DENVER EN 1995

Crédits photos : bigbluehistory/NBA.com

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About Pred (317 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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