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[Franchise History] Los Angeles Clippers 1999 : Le fond du panier

Franchise History

Il y a encore deux ans, les Clippers étaient en playoffs, aussi surprenant que cela puisse être. L’effectif n’a pas foncièrement été modifié, seul Brent Barry a changé de crèmerie, mais cette spirale de la loose a fait son retour chez l’autre équipe de Los Angeles, malgré le fait d’avoir obtenu le premier choix de draft, retour en enfer pour les Clipps!

Dans les années 90, deux équipes se battent pour la pire franchise de la décennie et tout sports US confondus, on retrouve les Mavericks de Dallas qui ont connu deux années désastreuses en 1993 et 1994 (24 victoires en cumulé) et les Clippers de L.A qui n’ont jamais remonté la tête après la période pleine d’espoir avec Danny Manning, Ron Harper, Mark Jackson et compagnie. 1993 fut la dernière campagne de playoffs de l’équipe B de Los Angeles avant un retour en 1997 plus lié à la faiblesse de la conférence Ouest derrière un top 7 évident avec les habitués de fin avril. La saison suivante, les Clippers retrouvent les bas-fonds avec seulement 17 succès. Un mal pour un bien puisque lors du tirage au sort de la draft 1998, ils obtiennent le premier choix dans une cuvée très intéressante et blindée de talents (Paul PierceVince CarterDirk NowitzkiMike BibbyJason Williams entre autres). Alors qu’Elgin Baylor, GM à l’époque, avait transféré Brent Barry contre Isaac Austin en 1998, il n’y a pas vraiment de surprise quand l’ancien pivot de Miami décide de partir pour un salaire plus généreux et de revenir en Floride chez les rivaux d’Orlando. Du coup, Baylor est à l’affut d’un pivot parmi les jeunes rookies à se présenter et sa curiosité sur un certain Michael Olowokandi, nous allons y revenir plus loin.

Michael Olowokandi - 1999 clippersParmi les changements opérés pendant l’intersaison et la période délicate du Lock-out, on peut penser à Bill Fitch, un coach à qui on aime donner les missions délicates est viré le dernier jour de saison régulière en 1998. Il est remplacé par Chris Ford, lui aussi un ancien coach de Boston, mais qui n’a pas réussi à percer à Milwaukee. Départ d’un des cadres, Loy Vaught chez les Pistons et signature d’un inconnu, Tyrone Nesby pour jouer la doublure de Lamond Murray. Les Clippers jouent leur dernier match dans leur vieille salle LA Sports Arena le 5 mai 1999 contre Seattle lors d’une défaite, ils partageront un futur joyau technologique avec leurs voisins, les Lakers, au Staples Center pour la saison suivante.

Comme vous pouvez le constater, très peu de mouvements dans l’effectif où l’on retrouve toujours Maurice Taylor, Lamond Murray, Rodney Rogers, Pooh Richardson et même ce bon vieux Eric Piatkowski qui joue sa cinquième saison au sein de la franchise (9 en tout jusqu’en 2003!). Même le pivot Stojko Vrankovic, tête de turc de Bill Fitch pour avoir été dominé un soir par…Ervin Johnson, est présent pour ne jouer que 2 rencontres. La carrière de Vranko a été catastrophique en NBA en débutant en 1990 à Boston puis en revenant en 1996 à Minnesota. Son manque de mobilité lui a été fatal, lui qui a connu de belles heures en Europe avec le Pana ou en équipe nationale avec la Croatie en 1992. On passe à la draft et la saison régulière, c’est pas la joie…

UNE DRAFT PROMETTEUSE – UN DÉPART CALAMITEUX

Michael Olowokandi - Draft 1998Les pivots commencent à décliner et disparaître derrière le monstre Shaquille O’Neal. Un certain Michael Olowokandi voit sa côte grimper en flèche dans les mocks draft. plus de 2m10, une belle carrure, du potentiel, mobile et… né à Lagos au Nigéria, ça ne vous rappelle rien? Eh oui, le rapprochement avec Hakeem Olajuwon se fait sentir. Faire une association Mo Taylor et Kandiman, voilà une idée intéressante sur le papier. Le premier possède un bon shoot à mi-distance et reste un abonné au top ten avec des dunks monstrueux, le second se positionne comme un rempart défensif avec un hook non négligeable. Tout comme Hakeem, Olowokandi a démarré le basketball tardivement, très exactement à 18 ans. Ayant grandi en Angleterre, le nouveau pivot des Clippers a touché à plusieurs types de sport comme le Cricket ou du rugby. Sur sa dernière saison à l’université Pacific, il tourne à 22 points, 11 rebonds et 3 contres en moyenne par match. Pendant la grève qui sévit en NBA, Olowokandi ne veut pas rester sans rien faire et va même partir sur le vieux continent en signant au Kinder Bologne dirigé par Ettore Messina et comprenant des stars comme Antoine Rigaudeau, Pedrag Danilovic et le pivot slovène, Rasho Nesterovic. Très décevant, il n’a pas réussi à s’acclimater au type FIBA. La NBA reprend début février et le premier choix de draft 1998 va enfin faire ses débuts.

Top départ le 5 février, fin du calvaire le 11 mars. Oui il a fallu patienter plus d’un mois avant que les Clippers remportent un match! 0 victoire pour 17 défaites, record égalé de médiocrité pour le plus mauvais début de saison depuis Miami lors de leur saison inaugurale en 1988-1989 et battu depuis par New Jersey avec 0-18 en 2009-2010. Fait amusant, le premier succès dans l’histoire de Miami après ses 17 revers a été contre les…Clippers. Ce sont les Kings de Chris Webber qui ont permis à LA d’arrêter le massacre. Des victoires surprenantes comme contre Houston, à deux reprises face à Minnesota, à Portland et ils ont même eu le privilège de faire du petit bois d’Utah (103-77!). Pour le reste, rien à redire, une saison extrêmement difficile avec au final, 9 succès en 50 matchs, soit un de mieux que les Grizzlies, pire franchise de la ligue. 27ème défense (99,2 pts) et 19ème attaque du championnat (90,4 pts), les Clippers n’ont impressionné personne, surtout leur rookie. Michael Olowokandi joue 28 minutes pour une moyenne de 8,9 points, 7,9 rebonds et 1,2 contre à 43% de réussite aux tirs et moins de 50% aux lancers-francs. Pas de quoi se pavoiser donc et quand on voit que le meilleur marqueur (Taylor) score moins de 17 points par rencontre, on devine un certain malaise.

Maurice Taylor - Clippers 1999Les fans se contentent de quelques actions d’éclats comme les tomars de Maurice Taylor, le spectacle de Tyrone Nesby et les posters que l’on inflige à la longue tige, Keith Closs. Les Clippers ont de ce fait le plus mauvais taux de remplissage dans toute la NBA, pas terrible comme fin pour le vétuste LA Sports Arena. Cette triste campagne 1998-1999 signe aussi le départ de Rodney Rogers l’été suivant ainsi que Lamond Murray, Pooh Richardson qui prend sa retraite et Lorenzen Wright. L’avenir ne semble pourtant pas si sombre car un certain Lamar Odom va redonner un peu le sourire aux fans déprimés des Clippers.

L’EFFECTIF DES CLIPPERS 1998/1999

Keith Closs (C)
Sherman Douglas (PG)
Troy Hudson (PG)
Darrick Martin (PG)
Lamond Murray (SF)
Tyrone Nesby (SG/SF)
Michael Olowokandi (C)
Eric Piatkowski (SG)
Pooh Richardson (PG)
James Robinson (SG)
Rodney Rogers (PF/SF)
Brian Skinner (C/PF)
Charles Smith (SG)
Maurice Taylor (PF)
Stojko Vrankovic (C)
Lorenzen Wright (PF/C)

LA CARRIÈRE DE MICHAEL OLOWOKANDI (MODE TROLL)

Crédits photos : Gettyimages/NBA.com

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About Pred (301 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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