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Sam Bowie, la mauvaise pioche draftée devant Michael Jordan en 1984

Portrait

La draft NBA 1984 est connue pour avoir été celle de deux mastodontes du basket américain, Hakeem Olajuwon et Michael Jordan. Respectivement draftés à la première et troisième position, quelqu’un s’est glissé entre ces deux superstars. Quel joueur a ainsi pu être, aux yeux des Blazers, plus prometteur que l’illustre Michael Jordan ?

Tout d’abord, il faut savoir que l’on ne s’attendait alors pas à ce que Jordan soit aussi fort. Il est facile après coup de le remarquer, Sam Bowie (54 ans aujourd’hui) n’a pas fait le quart de ce qu’a fait Jordan. Mais à l’époque, Jordan jouait dans un système de jeu très collectif en NCAA, ne se faisant pas remarquer autant que les deux pivots sélectionnés devant lui. Olajuwon était un grand pivot prometteur, le choix des Rockets a été logique et récompensé par 2 titres dans les années 90 (94 et 95, durant la première retraite sportive de Michael Jordan). Michael Jordan quand à lui a été le Rookie of the year, avec 28 points de moyenne en 1984-1985.

bowie kentuckySam Bowie était l’autre pivot prometteur de la draft. La plupart des systèmes de jeu, plus encore à l’époque qu’aujourd’hui, s’appuyaient sur les pivots. Sur ce plan, le choix des Blazers est donc compréhensible : il était un joueur plein de talent. Au lycée, il tournait à 28 points et 18 rebonds de moyenne par match. Néanmoins, sa carrière NCAA a été tronquée par 2 années de blessures. C’est déjà là un point de fragilité rendant risqué le choix de Portland. Car les blessures vont être le principal frein à sa carrière NBA.

Sa saison rookie se passe plutôt bien : Bowie joue 76 matchs à 10 points, 8.6 rebonds et 2.7 contres de moyenne en 30 minutes par match. Ce n’est pas exceptionnel, surtout pour un second choix de draft quand . Néanmoins, il peut jouer la saison sans problème. Durant sa saison sophomore, les choses se compliquent : il ne joue que 38 matchs, améliorant légèrement sa moyenne de points avec 11.6 unités par soir, piètre compensation. Il ne joue ensuite que 25 matchs en trois saisons suivantes, ne faisant aucune apparition en 1987-1988. A la fin de la saison 1989, Portland ne conserve ce joueur de 27 ans qui n’a fait qu’une saison pleine, et indigne d’un second choix de draft.

New Jersey, les choses se passent mieux, Bowie atteignant les 15 points de moyenne en 1990. Il enchaîne 3 saisons à plus de 62 matchs, mais il est sans doute trop tard et ce prospect prometteur est devenu un grand pivot de 2 mètres 16, moyen tout au plus. En 1992-1993, à 31 ans, il joue 79 rencontres (pour 9 points et 7 rebonds), son record en carrière. Il est déjà un pivot vieillissant, usé par les blessures, alors que Jordan achève son premier Three peat. Il a finit en allant dans la franchise mythique des Los Angeles Lakers.

En 1995, à 33 ans, il met un terme à sa carrière qui n’a jamais vraiment décollée alors que Hakeem Olajuwon remporte deux titres avec les Rockets. Ainsi, le risque pris par les Blazers n’a clairement pas été payant. Sam Bowie est aujourd’hui considéré comme l’un des plus mauvais choix de draft de l’histoire. Il restera aux yeux de tous le joueur qui a été sélectionné devant Jordan, Barkley et même John Stockton qui était le 16° choix de cette draft 1984.

L’histoire se répètera pour Portland qui a choisi plus récemment Brandon Roy (6° choix en 2006) et Greg Oden (1° choix en 2007), le premier ayant quand même connu son heure de gloire avec les Blazers, mais qui ont tous deux été stoppés par des blessures chroniques.

SES STATS NBA

  • Points: 5 564 soit 10.9 par match.
  • Rebonds: 3 845 soit 7.5 par match.
  • Contres: 909  soit 1.8 par match
  • Matchs: 511 match NBA disputés dont 349 en tant que titulaire, 29 en playoffs

SON PALMARÈS

  • Elu au sein de la NBA All Rookie First Team en 1985
  • Elu au sein de la Second Team All American en 1981
  • Son maillot 31 est retiré par Kentucky

LES IMAGES DE LA DRAFT DE 1985

Crédits photos : NBAE/Sports Illustrated

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About Patrick Parizot (676 Articles)
Fondateur et rédacteur en chef de Basket Retro. Grand passionné de la balle orange et surtout adepte du basket en tout genre. Apprécie particulièrement le basket vintage et notamment celui des années 70.

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