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[A lire] Limoges CSP : Un nouvel art du feu par Jean-Luc Thomas

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Le 28 mars prochain, à l’occasion du Classico opposant le CSP Limoges à Pau-Orthez, paraîtra un ouvrage retraçant l’histoire du CSP Limoges, écrit par Jean-Luc Thomas, spécialiste basket et ancien journaliste de l’Equipe. Intitulé « Limoges CSP : Un nouvel art du feu », l’auteur nous propose ainsi de revivre l’épopée du CSP limoges. Présentation détaillée par Hugues Blondeau, contributeur de cet excellent ouvrage.

Limoges Capitale des Arts et du Feu porte en son sein l’innovation et l’excellence. Ville des Arts et du Feu, avant tout pour ses émaux, puis sa porcelaine façonnée par les mains laborieuses des ouvriers limougeauds des tumultueuses Usines Haviland au 19 ème siècle et 20 ème siècle, dont la production fut reconnue, très tôt, outre-atlantique comme un « must » au caractère singulier. À la jonction de ce savoir-faire, un nouvel « Art du Feu », brillant et éclatant, prit le jour, en 1931, entre la croix et le baptistère dans la petite paroisse de Saint-Pierre de Queyroix, le Basket-Ball. En synode, discrètement, cet « Art du Feu » trouva le chemin des messes dominicales du patronage catholique, le Cercle Saint-Pierre, sous l’œil bien veillant de ses introducteurs historiques, l’Abbé Lesport et de son premier président Roger Foussat, et de ses joueurs oubliés par un long sacerdoce, ouvrant les chemins de la rédemption, couronnée par plusieurs vies, aux couleurs Verte, Jaune et Noir.

Crédit photo : Culture Patrimoine

Crédit photo : Culture Patrimoine

Une vie, longue en événements, dont la confession ne pouvait tenir en un seul article de presse. Seul, un passionné et dévoué à la Mémoire pouvait accomplir ce travail bénédictin. Ce passionné en question est Jean-Luc Thomas. Journaliste limougeaud, passé par le cénacle du quotidien régional, Le Populaire du Centre dans les années 1970 et 1980, puis dans celui du plus grand quotidien sportif français, l’Équipe, à partir de 1987 en tant que grand reporter, Jean-Luc Thomas a à l’instar du tango, un engouement particulier pour le Basket-Ball et le Cercle Saint-Pierre dont il fut un témoin de tous les instants de l’époque de la Salle « Mu », bondée par un public enthousiaste criant les « 100 points !» jusqu’à l’époque des grandes soirées européennes de Beaublanc, poussant le CSP Limoges sur les plus hautes marches de l’Europe.

Soucieux de remettre en avant non seulement l’épopée du Cercle Saint-Pierre mais également les acteurs qui font le CSP, Jean-Luc Thomas propose après avoir déjà écrit en 1982, « Trans-Korac express », un nouvel ouvrage « Cercliste » intitulé « Limoges CSP – Un nouvel art du feu ». Une « Bible » de 250 pages, entièrement rédigées par sa plume dont on voit l’empreinte à chaque recueils. Des pionniers de 1933, valeureux deuxième de la 4 ème division du Championnat URL du Limousin (1932-1933) au dernier titre en date, Jean-Luc Thomas concocte un étonnant récit. Qui se souvient aujourd’hui du grand « Rocky » Radenkovic, qui en 1974, marqua 69 points contre Montmidi Poitiers en Nationale IV ? Ou encore de Billy Knight, passé par le CSP Limoges lors de la saison 1985-1986, deuxième meilleur marqueur de la NBA juste derrière Erving, en 1977 ?

Célébration du titre de Champion de France 1988 (photo Fabric Mouzard).

Célébration du titre de Champion de France 1988 (photo Fabrice Mouzard).

Autant de « marqueurs » dans cette aventure qui dessina une trajectoire teintée surtout de succès mais également de déboires pas toujours roses. De Padoue à Malaga, en passant par Athènes, Limoges sublima le Basket-Ball comme il put l’enfoncé en 2000, dans un pétrin financier sans nom. C’est aussi ça le Cercle Saint-Pierre dont Jean-Luc Thomas donne un portrait le plus fidèle des hauts et des bas d’un club, 11 fois champions de France et 5 fois vainqueur d’une Coupe Européenne. Façonné par ces hommes étendards appartenant au Cercle fermé, des « Géants » du CSP Limoges dont Jean-Luc Thomas livre les destins comme Richard Dacoury, Apollo Faye, Yann Bonato, Ed Murphy, Don Collins, en passant par le « Boxeur » Clarence Kea et l’ancien capitaine de la team USA des JO de Moscou (avorté), Mickaël Brooks, David Thévenon, capitaine emblématique de la reconstruction des années 2000 et cetera… tous sans exceptions y sont présentés. Les entraîneurs ne sont pas oubliés non plus, comme « Bubu » alias André Buffière, médaillé d’argent en 1948 aux JO de Londres avec la France, qui amena les « Verts » à triompher, à deux reprises en Coupe Korac (1982, 1983) ou encore le magicien de Beaublanc, Bozidar Maljkovic, disciple de l’école yougoslave, dont on ne peut que tarir d’éloge pour ce qu’il a fait à Limoges et pour le Basket Français, en décrochant le plus beau « Panthéon » du basket européen à Athènes, en 1993.

Une trajectoire qui ne peut être dissocier de ces acteurs locaux, bien présents dans l’étude livrée par le journaliste natif de Limoges. Rome, Limoges ne se sont pas faites en un jour. Toutes deux demandèrent un peuple, une « nation » recentrée autour d’un but commun. Le CSP Limoges lui aussi suit ce chemin. Ce pourquoi, Jean Luc Thomas met en avant les supporteurs, les bénévoles, les dirigeants, agents de joueurs, entreprises petites et grandes, les acteurs publiques (municipalité, département, région), tellement indissociables de ce patrimoine immatériel dont la résonance a traversé les limes du Limousin pour s’exporter sur le petit écran et sur le net. Que serait devenu le CSP Limoges sans Xavier Popelier et Jean-Claude Biojout, sans Didier Rose, sans Frédéric Forte, sans la Municipalité ou tout simplement sans ces passionnés « bénévoles », « supporteurs », « entraîneurs », « joueurs », investis pour la cause ? La question reste entière.

Avril 1993, Limoges fête les vainqueurs de la Coupe des Clubs Champions (photo Fabrice Mouzard).

Avril 1993, Limoges fête les vainqueurs de la Coupe des Clubs Champions (photo Fabrice Mouzard).

En somme, le CSP Limoges est un Club Si Particulier auquel Jean-Luc Thomas ranime toute sa particularité dans cet ouvrage au titre évocateur « Limoges CSP – Un nouvel art du feu » qui n’en doutons pas, plaira aussi bien à l’érudit qu’au profane. Un must à consommer sans modération, disponible pour les plus chanceux, lors du « choc » classique du Basket-Ball Français, Limoges CSP – Élan Béarnais, ce lundi 28 mars 2016, à Beaublanc ou bien à commander sur le site de Culture et Patrimoine : www.cultureetpatrimoine.fr.

Un grand merci à Hugues Blondeau  – Mon Ballon Orange

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

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About Patrick Parizot (688 Articles)
Fondateur et rédacteur en chef de Basket Retro. Grand passionné de la balle orange et surtout adepte du basket en tout genre. Apprécie particulièrement le basket vintage et notamment celui des années 70.

1 Comment on [A lire] Limoges CSP : Un nouvel art du feu par Jean-Luc Thomas

  1. Il faut que se livre parle d’ALBERT CHAMINADE (1912-2012)

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