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NBA Playoffs 1981 – Le Top Ten des matchs à ne pas oublier

NBA Playoffs

Second numéro pour les meilleurs matchs des eighties, nous partons logiquement en 1981 qui fut une année surprenante. Avec les audiences désastreuses de CBS à cause des horaires décalés et surtout d’une conférence Ouest qui a blasé une grande majorité du pays, ce cru 81 n’a pourtant pas manqué de moments mémorables comme vous allez pouvoir le constater.

Du parcours impensable des Rockets de Moses Malone à la finale de conférence 76ers-Celtics mythique, les playoffs NBA 1981 ont donné lieu à de sacrés batailles, majoritairement à l’est où le trident Boston-Milwaukee-Philadelphie semble nettement au-dessus de tout le monde, excepté les Lakers à l’ouest. Pourtant les champions en titre n’ont pas été à la fête au cours de la saison régulière, laissant la place de leader aux Suns et devoir jouer le premier tour des playoffs, exemptés pour les numéros 1 et 2 de chaque conférence, toujours vis à vis des champions de leur division respective.

Si on devait résumer ces playoffs? Moses Malone et Boston-Philadelphia. Cette série a été d’un niveau peut-être jamais égalé, tellement disputée, sept matchs dont cinq se sont terminés à deux points et moins! C’est aussi un exploit des Celtics qui étaient menés 3-1 avant de renverser la tendance et s’imposer dans leur antre. Rien que la série entière doit être en votre possession, mais nous allons plutôt essayer de diversifier un peu tout en donnant le must de cette rivalité.

1 – 1er tour conférence Ouest – Houston @ L.A Lakers Game 1

Rockets-Lakers 1981 Moses Malone - KareemLes champions en titre doivent donc jouer ce tour préliminaire contre Houston. Les Texans n’ont pas les armes pour abattre les Lakers, sauf un certain Moses Malone. Si on vous dit que les Rockets 1981 ont accompli l’un des exploits les plus mémorables dans l’histoire, c’est pour cet homme en particulier. Même avec Kareem Abdul Jabbar en face, le pivot de Houston est intraitable et les Rockets font plier les californiens d’entrée de jeu. 38 points pour Malone qui a largement dominé le 33 des Lakers. Réaction immédiate de L.A qui gagne au Texas, on pense alors que la série est finie et que Los Angeles va la terminer à la maison, oh que non! A la surprise générale, le grand favori de l’ouest sort par la petite porte, complètement écrasé par le titan Moses. Le G1 vaut clairement le coup pour voir tout le potentiel de puissance et de domination de Malone.

2 – 1er tour conférence Ouest – Portland @ Kansas City Game 2

Avant d’être à Sacramento, les Kings étaient la propriété de Kansas City. Eh bien tout comme Houston, les Kings ont réalisé un parcours formidable en allant gagner le premier match à Portland. Avec leur duo de scoreurs, Scott Wedman et Otis Birdsong, Kansas City donne le tournis aux Trail Blazers. Au cours du match 2, c’est un marathon où les deux équipes ne lâchent rien, Portland ne veut pas se faire sortir et c’est alors que Mychal Thompson (papa de Klay aux Warriors) prend le jeu à son compte, inscrivant 40 points, bien épaulés par Billy Ray Bates et Kelvin Ransey. Kansas City s’incline après prolongation, retour à dans le nord ouest et là, nouvelle sensation, les Kings battent les Trail Blazers chez eux pour la seconde fois, même schéma que Houston! A la différence que les Rockets sont presque porté par un seul homme (on oublierait presque l’excellent Calvin Murphy) alors que Kansas City dispose de plusieurs armes, c’est d’ailleurs Reggie King qui est l’artisan majeur de ce match couperet. En résumé, une rencontre à choisir, le deux sans hésiter!

3 – Demi-Finale conférence Ouest – Houston @ San Antonio Game 5

Vous vous souvenez tous de la démonstration d’Hakeem Olajuwon dans la série de 1995? Eh bien en 1981, Moses Malone avait lui aussi causer bien du tort à leurs voisins texans, mais il n’était pas seul. Le meneur Calvin Murphy a joué la série de sa carrière, 36 points dans ce G5 et 34 pour Moses pour s’imposer difficilement à San Antonio. Un tandem qui a ravagé toute la défense des Spurs et ils ont tenu bon, les bougres, ne perdant que sur quelques détails. Houston mène la série 3-2 et ça continue jusqu’au G7, les deux équipes n’ont pas arrêté de reprendre l’avantage du terrain. Encore une fois, on ne peut que vous conseiller ce dernier match avec un show hallucinant de Murphy, 42 points! Un superbe derby du Texas à voir!

4 -Demi-Finale conférence Est – Milwaukee @ Philadelphia Game 7

Sixers Bucks 1981 playoffs Bob LanierOn pose les chiffres car si on s’ennuie un peu dans la conférence EST, cette demi-finale va vite remettre les pendules à l’heure. Deux équipes à 60 victoires dans la saison, deux franchises qui ne visent rien d’autre que le titre. Pendant que Boston se promène en piétinant les Bulls, on s’entretue entre Bucks et 76ers. Dès le premier match, Julius Erving est obligé de prendre le match à son compte (38 pts) pour déjouer le redoutable Marques Johnson. Les Sixers, on connaît, mais Milwaukee, beaucoup moins. Le troisième larron des eighties avant la génération Sikma/Cummings/Pierce/Moncrief, on avait donc Johnson mais aussi le pivot Bob Lanier, Junior Bridgeman qui avait cartonné au G1 et…Sidney Moncrief qui était déjà là. Arrive alors ce à quoi on s’attendait, un septième et dernier match pour se départager et attention, c’est du très lourd. Le doctor multiplie les exploits individuels et Marques Johnson est tout simplement inarrêtable allant jusqu’à se jouer des cinq défenseurs adverses! Un fantastique duel qui se conclut par une victoire étriquée des 76ers, d’un point! Pour information, Philadelphia menait de dix points à la pause avant que Milwaukee n’effectue un superbe comeback.

5 – Finale de conférence Ouest – Houston @ Kansas City Game 5

On va tout de suite se mettre d’accord. Cette finale de conférence a été faiblarde et on ne reverra probablement jamais plus un pareil cas à ce stade de la compétition, deux franchises avec un bilan négatif en saison régulière qui sont à une marche des NBA Finals! C’est donc une bonne raison de se procurer au moins un match et surtout le dernier. Un autre argument? C’est le dernier match en playoffs de Kansas City avant une traversée du désert et le déménagement à Sacramento. Les Kings n’avaient plus de pétrole dans le réservoir, ainsi que la blessure d’Otis Birdsong, ce qui fait que l’équipe n’a pas scoré une seule fois 90 points alors qu’ils tournaient à 107 unités en moyenne pendant la saison. c’est également le match qualificatif des Rockets en finale, la première dans l’histoire de la franchise et si Calvin Murphy s’est calmé par rapport à sa demi-finale contre les Spurs, Moses Malone a continué son chantier, 36 points et une brouette de rebonds sur ce G5. Emballé c’est pesé, allez hop.

6 – Finale de conférence Est – Philadelphia @ Boston Game 1

La bataille suprême, la série choc des eighties à l’est, l’une des meilleures de tous les temps. Entre le suspense avec des fins de matchs irrespirable et la qualité de jeu, c’est du grand art. Les 76ers se sont renforcés à la draft avec l’arrière Andrew Toney et Boston a également fait ses emplettes, entre le rookie Kevin McHale et l’arrivée majeure de Robert Parish. L’histoire de cette rivalité va encore au delà de celle entre les Celtics et les Lakers car du temps de Bill Russell et Wilt Chamberlain, c’était déjà une sacrée bataille qui allait souvent jusqu’au match décisif. Pour en revenir à 1981, Phila et Boston se sont affrontés six fois, chacun n’a laissé aucune victoire dans leur antre respective à son adversaire. L’étrangleur de Boston, c’était un film basé sur des faits divers dans les années 60 avec le présumé coupable Albert deSalvo, mais en sport, celui qui a récolté ce surnom, c’était Andrew Toney. Encore rookie, l’ancien joueur de Louisiana a donné le ton dès le premier match au Boston Garden. 26 points plus les 25 unités du Doctor. Le match s’est joué à qui est le plus adroit sur la ligne des lancers et les 76ers ont été plus en réussite. Toney ne tremble pas sur la ligne dans les deux dernières secondes et Philadelphia reprend l’avantage du terrain d’emblée.

7 – Finale de conférence Est – Boston @ Philadelphia Game 4

Victoire obligatoire de Boston car on part sur un gros break de Phila. Ils l’ont fait la saison dernière et ils ont récidivé. Les 76ers arrachent une victoire pour mener 3-1 et les coups de sifflets ont été largement en faveur des locaux. Les Celtics se sont battus et dans les dernières secondes, Nate Archibald réalise une passe trop téléphonée à Larry Bird qui partait à l’égalisation, intercepté par le formidable Bobby Jones, LE défenseur du début des années 80. Il semble donc que Philadelphia soit destiné à repartir en finale, la pression est sur Boston, l’erreur n’est plus permise, peuvent-ils renverser la série? Oui.

8 – Finale de conférence Est – Philadelphia @ Boston Game 5 + 6

Larry Bird - Julius Erving 1981 playoffsC’était pas gagné, les 76ers mènent 59-49 à la pause. Gros retour de Boston devant son public, Larry Bird donne tout ce qu’il a (32 pts) et alors que les Celtics égalisent à 109 partout, ils récupèrent le ballon, Bird tente un shoot où une faute n’est pas sifflée, mais M.L Carr choppe le rebond et obtient lui la faute. Avec sang froid, il rentre les deux lancers et son équipe remporte le match de la survie. Un très bon Archibald,  un Mc Hale et Cedric Maxwell solide, en route pour le Spectrum et un défi colossal, arracher un G7.

L’incroyable a été fait car après onze défaites d’affilée à Phila, Boston gagne le plus compliqué de tous et un sacré chemin de croix. Un départ en fanfare de Philadelphia, puis un éternel retour de Boston et un incident entre Cedric Maxwell et un fan. L’ailier des Celtics pète les plombs en sprintant sur le fan en question, commence alors un bordel sans nom dans les premiers rangs des tribunes. La rencontre est une fois de plus exceptionnelle d’intensité et de suspense avec quelques gros dunks de Darryl Dawkins en prime. A 25 secondes de la fin, Boston mène 99-97 et Robert Parish ultra précieux sort pour six fautes. C’est alors que Kevin McHale, encore rookie on le rappelle joue les sauveurs en contrant Andrew Toney et prend même le rebond derrière, temps-mort Celtics. Faute sur Maxwell qui rentre ses lancers. Même chose derrière avec la faute sur Julius Erving pour stopper le chrono et surtout éviter une tentative à trois points pour égaliser. Il rate le premier, met le second, mais c’est terminé. Boston revient à 3-3 et on est pas encore au bout de nos surprises. On a triché, on a mis deux matchs au lieu d’un, mais c’était impossible de zapper l’un d’entre eux.

9 – Finale de conférence Est – Philadelphia @ Boston Game 7

La bronca du Boston Garden, le niveau d’intensité est encore plus élevé que les matchs précédents. On a tous envie de voir ces moments-là, le match décisif entre les deux meilleures équipes de la NBA, sans manquer de respect au parcours admirable de Houston, la vraie finale NBA, c’était cette confrontation 76ers-Celtics. Comme d’habitude, Phila prend le meilleur départ et Boston effectue son comeback. Il faut aussi noter que si tous les matchs de cette série étaient très intenses et porté sur le scoring, cette rencontre ultime s’est joué en défense. Ca se rend coup pour coup, Robert Parish qui contre Darryl Dawkins,

Larry Bird qui intercepte Bobby Jones et qui contre aussi Julius Erving. Bird est tout simplement monstrueux dans le money-time, des deux côtés du parquet. Dans les six dernières minutes, Philadelphia rate six shoots et perd cinq ballons, sans oublier un lancer franc crucial manqué par Maurice Cheeks! Les Celtics mènent 91-90, ballon pour les 76ers. Bobby Jones a la consigne de faire une passe lobée à Julius Erving, mais une fois encore, Larry Bird harcèle Jones sur la remise en jeu, une passe désespérée, Cedric Maxwell récupère le ballon, c’est terminé, explosion de joie, le Garden est envahi par les fans et leur héros, Larry Bird est au bord des larmes. Le génie des verts a tourné à 26,7 pts et près de 90% de réussite aux lancers-francs, il a aussi inscrit 17 shoots de plus que n’importe quel joueur de cette série. Pour la plupart des journalistes et beaucoup de fans ayant suivi cette série à l’époque, il s’agit de la meilleure de tous les temps.

C’est les meilleurs matchs que j’ai joué dans ma vie, tellement plein d’émotions, d’adrénaline, d’excitation. Plusieurs d’entre eux se sont joués à trois fois rien, sur un coup de chance. L.Bird

Larry ne voulait pas qu’on perde, c’est par son leadership qu’on a remporté cette série. R.Parish

10 – Finale NBA – Boston @ Houston Game 6

Boston - Houston NBA Finals 1981 G6Le premier titre pour Larry Bird, un nouveau trophée pour Boston et un sixième match de très haut niveau. De loin, le meilleur match de Bird dans cette finale (27 pts), ultra clutch, Cedric Maxwell élu MVP car sur l’ensemble de la série, il a été le plus régulier. Bird ne tournait qu’à 15 points en moyenne, une réussite aux tirs pas géniale (41%), mais par contre, il luttait avec Moses Malone au rebond, la future légende des Celtics a ainsi pris plus de 15 rebonds par match, pas mal pour un type qui n’a pas de détente et un physique peu avantageux. Houston a donné une très belle résistance, étant surtout concentré sur la défense, mais en attaque, une catastrophe. Malone a continué sa spécialité, de rater intentionnellement ses tirs pour prendre tous les rebonds et tous ses coéquipiers n’arrivaient à rien, le pauvre Calvin Murphy a vécu un cauchemar, lui qui goûtait pour la première fois à une finale NBA après onze ans d’activité, se blesse au milieu de celle-ci.

THE DYNASTY RENEWED – NBA PLAYOFFS 1981 AND CHAMPIONSHIP

NBA FINALS – BOSTON CELTICS @ HOUSTON ROCKETS GAME 6 HIGHLIGHTS

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

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Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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