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[Happy Birthday] Sam Jones, l’oublié des Celtics des années 60

Portrait

Sam Jones qui fête aujourd’hui ses 83 ans, bien qu’il ait été dans l’ombre des joueurs tels que Bill Russell, Larry Bird ou Bob Cousy, a été un élément essentiel dans l’histoire des Boston Celtics à la conquête de dix titres NBA. Portrait.

Joueur des Celtics durant toute sa carrière, Samuel « Sam » Jones est né le 24 juin 1933 à Washington en Caroline du Nord. Il participera activement à la dynastie de Boston dans les années 60. Spécialiste des tirs décisifs et considéré comme le quatrième meilleur arrière des années 1960, il reste le 7e meilleur scoreur des Celtics. Mais il y avait une autre qualité qui fait de lui une vedette : le dévouement.

« Il va faire tout ce que vous lui demandez » disait Red Auerbach. « Il est toujours en forme et prêt à jouer, et personne ne travaille plus dur au basket que lui. » (source : nba.com).

UNE CARRIÈRE DE HALL OF FAMER A 500 $

Jones a joué et a été diplômé à l’Université de Caroline du Nord qu’il a côtoyé pendant quatre ans. Il a joué sous les ordres du coach Hall of Famer John McLendon et du coach Floyd Brown. Jones a marqué 1770 points en 100 matchs soit une moyenne de 17,7 points par match à 46,3 % et capta 9,1 rebonds par matchs. Il a été sélectionné trois fois au sein de la All-CIAA league. Son maillot, n° 41 a été retiré.

sam4Sam Jones était déchiré entre deux désirs : jouer au basket professionnel ou enseigner à l’école secondaire. En fait, il avait une offre d’une école secondaire au moment où les Celtics l’ont choisi. Jones était si inquiet à la perspective de rejoindre les Celtics qu’il a décidé de demander à la haute école une augmentation de 500 $. Si cette demande aboutissait, se dit-il, il abandonnerait le basket-ball. L’école lui a refusé, alors il s’est rendu à Boston pour rencontrer un Red Auerbach sceptique.

A l’époque Red Auerbach ne fut conquis par aucun joueur de niveau universitaire en 1957. Mais devant faire un choix, il s’est appuyé sur le jugement d’un entraîneur NCAA qui avait vu jouer Jones. (Auerbach ne considère généralement que les joueurs qu’il avait personnellement observés deux fois). Auerbach surpris tout le monde en sélectionnant Jones de Caroline du Nord centrale, un joueur inconnu d’un collège inconnu, comme son choix n°1 au repêchage (le huitième choix au total). « Quand il est arrivé, » dit Auerbach,

« il y avait d’autres enfants presque comme Sam. La différence a été que les autres ne pensaient qu’au tir. Après quelques jours, Sam a commencé à distribuer quelques passes agréables et se mettait à contrer afin que les autres gars ne pouvaient tirer ».

En réalité, avant d’être choisi par les Boston Celtics, Jones a été choisi par les Minneapolis Lakers, mais il est retourné à l’université pour obtenir son diplôme à la fin du service militaire.

DES DÉBUTS DIFFICILES

L’équipe étant déjà talentueuse, Auerbech lors de la saison 1957-1958 ne fait jouer Jones que 10 minutes par match pour 4,6 points de moyenne. Lors de la saison suivante, son temps de jeu double et ses stats s’en ressentent. Il score alors 10,7 points par match et empoche son 1er titre NBA. Mais s’il progresse, il se sent lésé par le duo d’arrière Cousy – Sherman. La saison suivante, il remportera son 2e titre NBA.

Ce n’est pas avant le début de la saison 1960-1961 que Jones a fait partie du 5 majeur. Les blessures avaient écarté Bill Sharman, ce qui a conduit Auerbach à appeler Jones comme starter. Bien que Jones ait annoncé publiquement son malaise avec le rôle de starter, il a joué avec brio cette année pour une moyenne de 14,8 points par match. Il ajoute à l’issue de cette saison un 3e titre NBA à son palmarès.

UNE PLACE DÉFINITIVE DE TITULAIRE

Jones remplacera définitivement au début de la saison 1961-1962 Bill Sharman quand celui-ci mit un terme à sa carrière de joueur. Lors de cette saison, il joue 30,6 minutes pour 18,4 points par match en saison régulière, et même 36 minutes pour 20,6 points par match en Playoffs et remporte son quatrième titre NBA face aux Philadelphia Warriors de Wilt Chamberlain qui saluera Jones comme le meilleur joueur des Celtics après le match.

En 1962-1963, le pourcentage de Jones au tir a atteint un sommet en carrière à 47,6 %. Il a scoré 19,7 points par match et a joué encore mieux en Playoffs avec une moyenne de 23,8 points par match, aidant les Celtics à gagner un nouveau titre, son cinquième.

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Plus que tout autre « move » offensif, Jones possédait le « bank shot ». Le bank shot, c’est un tir d’un joueur excentré ou peu sur de lui qui prend appui sur le panneau. Jones avait développé ce tir pendant qu’il était au lycée parce qu’il ne pouvait pas faire un lay-up. Il avait passé des heures à perfectionner le tir en visant les bandes sur le panneau jusqu’à ce qu’il devienne instinctif. Dans la dernière partie de sa carrière, alors que la plupart des meilleurs joueurs préférés viser le filet, Jones a continué à utiliser le panneau.

Une des autres caractéristiques de Jones était sa capacité de se déplacer sans le ballon. C’était presque une routine que Bill Russell capte le rebond offensif, passe la gonfle à Jones, qui déclencherait alors son bank shot. « Vous ne pouvez pas rester immobile, » a-t-il expliqué.

« Lorsque le ballon est lancé, le joueur chargé de défendre doit tourner la tête pour voir où va le rebond. Quand je vois que nous avons le rebond, je vais à un autre poste. Le joueur qui défendait sur moi est désormais dos à moi et il ne sait pas que je lui ai faussé compagnie. Il doit se retourner et me chercher. Vous avez seulement besoin d’une seconde pour obtenir un tir hors tension. »

Jones avait aussi une grande confiance en lui et aimait affronter Chamberlain.

« Écoute, je sais que Chamberlain va essayer de contrer mes tirs, mais je sais aussi qu’il ne va pas faire le faire assez souvent pour faire une réelle différence. Si je peux arriver à l’endroit que j’aime avant le joueur qui défend sur moi, je vais marquer. »

Après un énième titre lors de la saison 1963-1964, le 6e pour Jones, Boston fini la saison suivante avec un bilan record de 62-18, le meilleur de la ligue. Jones réalisa alors sa meilleure moyenne de points en Playoffs avec 28,6 points par match pour remporter un septième titre NBA.

Auerbach disait que c’était l’année ou Jones est devenu une superstar. « Je ne voudrais pas le mettre dans la même classe qu’Oscar Robertson et Jerry West, qui font bien plus de choses », a déclaré Auerbach, « Mais, comme shooter, il est tout aussi difficile à défendre. »

L’APOGÉE DE SA CARRIÈRE

Les années suivantes ont été les plus belles de la carrière de Jones. Il était à nouveau sélectionné pour le All-Star Game en 1966 et 1968, et il a été nommé dans la 2nd All-NBA Team en 1966 et 1967. Les Celtics conquirent trois nouveaux titres NBA (1966, 1968 et 1969).

sam9Un autre moment mémorable de la carrière de Jones est intervenu dans le quatrième match de la finale NBA 1969 contre le vieil ennemi des Celtics, les Los Angeles Lakers. Ces derniers comptaient dans leur effectif des superstars telles qu’Elgin Baylor, Jerry West et Wilt Chamberlain. Ils affrontaient des Celtics vieillissants et fatigués, qui avaient terminé quatrièmes dans la division Est.

Derrière d’un point avec sept secondes restantes dans le match 4, les Celtics ont appelé un temps-mort. Si jamais les Lakers remportent le match, Boston serait mené 3-1 avec la série qui se poursuivrait à Los Angeles. Joueur-entraîneur, Bill Russell a appelé un système pour Jones, qui déclara

« Je savais que c’était bon au moment ou le ballon a quitté ma main » a-t-il déclaré au New York Times. « Il a roulé sur le cercle. Nous avons gagné le match puis le championnat. »

Russell a dit plus tard qu’il avait failli appeler un système pour quelqu’un d’autres que Jones car il était sur le point de prendre sa retraite et que les fans se seraient souvenus à jamais d’un tir raté. Mais Russell savait aussi que personne n’était mieux adapté à la pression que Jones.

L’APRES-CARRIÈRE

Après avoir quitté la NBA, Jones est devenu le directeur sportif et l’entraîneur du Federal City College à Washington, DC (qui est devenu l’Université du District de Columbia). Il a entraîné plus tard à son alma mater (son université) de Caroline du Nord centrale, puis a travaillé comme assistant pour les New Orléans Jazz.

En 1962, Jones a été intronisé au NAIA Basketball Hall of Fame. En 1970, il a été nommé au « NBA 25th Anniversary All-Time Team » et en 1984, il a été élu au Hall of Fame. Les honneurs ne s’arrêtent pas là. En 1996, il a été nommé au « NBA 50th Anniversary All-Time Team ».Il aura été sélectionné trois fois dans la All-NBA Second Team et cinq fois au NBA All-Star Game.

Au fur et à mesure, le temps a immortalisé des légendes des Celtics comme Bill Russell, Bob Cousy, Larry Bird, et Red Auerbach, mais a laissé Sam Jones oublié dans le sillage de l’histoire. Quand un joueur méritant ne parvient pas à recevoir la gratitude éternelle qu’on a accordée à toutes les autres étoiles de Boston, on se demande ce qui s’est passé. Jones a rarement été de retour à Boston après sa carrière de joueur. Il ne sait pas s’il a été accepté ou non à Boston depuis sa retraite, mais se souvient du racisme et espère que la situation s’est améliorée.

Les Celtics ont vu passer des joueurs brillants comme Russell, Cousy, Heinsohn ou Havlicek. Jones, peu mis en lumière, méritait de faire partie de cette catégorie par son talent et sa détermination.

SES STATS NBA

SamJonesStats

SON PALMARÈS

  • 10 fois champion NBA de 1959 à 1966, et de 1968 à 1969
  • 5 fois NBA All Star en 1962, 1964, 1965, 1966 et 1968
  • 3 fois élu au sein de la All NBA Second Team de 1965 à 1967
  • Figure parmi les meilleurs joueurs de la ligue lors du 25e et du 50e anniversaire de la NBA
  • Son maillot n°24 est retiré par les Celtics

LA CARRIÈRE DE SAM JONES EN IMAGES

Crédits photo :NBAE/SI

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About JoCelts (4 Articles)
Passionné de sport depuis tout petit, je m'intéresse particulièrement au Basket. Je suis fan de NBA et des Boston Celtics depuis la saison 2010-2011. Mon Twitter : @Celtics38_Fan

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