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« Don’t put me in Coach ». Mark Titus, l’incroyable voyage d’un bout à l’autre du banc

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Avec 32 apparitions et 0,3 points inscrits en moyenne en 4 saisons passées sur le campus d’Ohio State, il semble incongru de revenir sur la carrière NCAA de l’arrière Mark Titus. Pourtant, si ce natif de l’Etat d’Indiana n’a jamais brillé sur les parquets, son rendement sur le terrain médiatique fût tout autre. A tel point qu’en 2012 un livre relatant son expérience verra le jour.

« Don’t Put Me in Coach : My incredible journey from the end of the bench to the end of the bench » , c’est l’histoire d’un joueur qui se retrouve sur le banc d’une grosse cylindrée NCAA, un peu par hasard, sans avoir vraiment le niveau, et qui décide de raconter son quotidien de manière décalé.

Avant toute chose, il faut savoir que Mark Titus est un honnête joueur de lycée. Sous les couleurs de Brownsburg High, il est réputé pour posséder une excellente adresse longue distance. Il inscrit plus de 1 000 points pour son lycée, un total qu’il partage uniquement avec 3 autres joueurs, dont Gordon Hayward, actuellement au Jazz d’Utah. Ses qualités intéressent notamment les coachs d’Harvard. Mark Titus pense d’ailleurs que l’affaire est entendue, mais ces derniers se ravisent finalement au dernier moment. La faute à un quiproquo avec son coach. L’intéressé explique :

 » Les coachs d’Harvard m’avait déjà vu jouer des dizaines de fois. Je pensais avoir la bourse en poche. « 

Mais alors que les techniciens de la célèbre fac viennent pour superviser une nouvelle fois Titus, l’arrière s’embrouille avec son entraîneur, et il passe la première mi-temps sur le banc.

 » Quand j’ai eu l’autorisation de jouer en seconde mi-temps, ils étaient tous partis. Et je n’ai plus jamais entendu parler d’eux. « 

Devant ce retournement de situation, Mark Titus est pris au dépourvu. Il se retrouve sans plan de secours. Il décide donc de suivre ses amis Mike Conley et Greg Oden, deux joueurs qu’il a côtoyé au sein de l’équipe AAU (et futurs joueurs NBA). C’est ainsi qu’il s’inscrit à Ohio State en tant que simple étudiant, avec comme unique ambition d’intégrer l’école de médecine à la fin de ses quatre années d’études. Mais le virus du basket rattrape Titus, et après avoir convaincu les coachs des Buckeyes, il intègre le roster de l’équipe en tant que walk-on (ndlr : c’est ainsi que l’on nomme les joueurs n’ayant pas été recrutés au préalable par le staff et qui ne bénéficient donc pas de bourse). A la surprise générale, Mark Titus conservera sa place dans le roster durant tout son cursus, soit de 2006 à 2010. Un fait incroyable sur lequel le joueur ironise :

 » J’ai conservé ma place pendant quatre ans. Non pas parce que j’étais bon, mais parce que chaque année, une flopée de joueur partait à la draft. « 

mark-titus-credit-kdw-photo_custom-2defee053cb889b55281581e9a06787acb9d35a2-s300-c85Un ton drôle et ironique en forme de marque de fabrique. Un ton que Mark Titus (ré)utilisera à d’autres fins. C’est en 2008 que l’arrière décide de partager son quotidien sur un blog. Un blog qu’il intitule « Club Trillion ». Une référence qu’il attribue à ses lignes de stats qui se décompose le plus souvent ainsi : le chiffre 1 pour le nombre de minute jouée dans la première colonne, suivi par une ribambelle de zéro dans toutes les autres catégories. Humour et ironie, une fois de plus. Le style de Titus fait mouche et le blog trouve rapidement son public. Sports illustrated et le New-York Times s’intéressent au phénomène et les supporters des équipes adverses lui réserve des ovations. Dans la foulée le joueur publie sur la toile une vidéo intitulé « Mr Rainmaker » , où il démontre que derrière la tournure médiatique de sa carrière, il reste un honorable joueur de Basketball. Une vidéo, qui porte elle aussi le sceau du bonhomme, entre humour potache et second degré. Une fois de plus le succès est au rendez-vous, avec à ce jour plus de 550 000 vues.

Mark Titus, former Ohio State men's basketball player and founder of Club Trillion, has written a book about his experiences as a bench player for Ohio State. (Dispatch photo by Kyle Robertson)C’est le 6 Mars 2012 que sort en librairie l’ouvrage du joueur. Un ouvrage qui fait écho à son blog. Sur le même ton irrévérencieux, Mark Titus revient sur son expérience. Un témoignage drôle et authentique, plein d’auto-dérision et d’ironie. Hilarant et irrévérencieux  » Don’t put me in Coach  » est un livre plein de fraîcheur, croustillant et sans prise de tête, idéal pour voyager ou pour consommer sur la plage cet été. Le seul défaut de l’ouvrage à ce jour provient du fait qu’il n’existe pas (encore) de version francophone. Pour le reste vous pouvez foncer les yeux fermés. Vos 12 dollars (prix moyen constaté) seront amortis, dans la joie et la bonne humeur.

 

Quand à Mark Titus, qui aspirait initialement à devenir chirurgien orthopédique, il a pour le moment emprunté une toute autre route, puisqu’il officie actuellement sur Grantland.com le site sportif de Bill Simmons, un célèbre chroniqueur d’ESPN. Il y partage régulièrement avec les lecteurs son avis et sa passion sur le basket universitaire. Un basket qu’il connait forcément sur le bout des doigts pour l’avoir vécu de l’intérieur. Si vous aussi vous souhaitez en savoir plus sur ce passionnant basket universitaire, il ne vous reste plus qu’à vous procurer votre exemplaire. Vous découvrirez ainsi de manière décalé et sur un ton croustillant de multiples anecdotes. En direct du banc d’Ohio State, jamais vous n’aurez été si proche du terrain et du fou rire.

Crédits photos : clubtrillion.blogspot.com

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

Les citations de Mark Titus proviennent du magazine BAM de Mars 2012. Touts droits réservés.

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About Waka Bayashi (87 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

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