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[Portrait] Ricky Pierce, l’influent !

Aux Etats Unis, un Big Paper Daddy est un individu influent, un homme capable de payer cash sa nouvelle BMW. C’est aussi le surnom de Ricky Pierce, repéré à Milwaukee alors que Jordan domine la NBA, ce shooteur génial fait passer le 6ème Homme dans une ère nouvelle : celle des joueurs indispensables.
En fevrier 2016, lorsque LeBron James déclare à la presse vouloir sortir du banc, s’il le faut, personne ne le croit (NDRL: les Cavs ne sont alors pas au mieux). En lisant cette déclaration, au café du commerce, certains piaffent. D’autres la taxe d’absurde. On évoque même une déclaration relevant de l’égo. « LeBron veut encore qu’on parle de lui ! » Bref… Au final, chacun se fera son idée, mais rendons tout de même à James une chose. Les 6èmes Hommes ne sont pas des joueurs ordinaires.
173764882Mieux, ils sont incontournables pour les équipes dont le titre est l’ objectif ! Si personne ne conteste ce fait à présent, cela n’a pas toujours été le cas et  Ricky Pierce est un de ceux qui ont fait ce que sont devenu les 6èmes Hommes aujourd’hui. D’ailleurs, il fait parti des 10 meilleurs de l’histoire en compagnie de John Havlicek, Manu Ginobili, Vine Johnson, Michael Cooper, Kevin Mc Hale, Tony Kukoc, Jamal Crawford ou Detlef Schrempf. Apparue lors de la saison 1982-1983, Ricky remporte à deux reprises cette distinction (meilleur 6ème homme de la NBA)  en 1986-87 puis en 1989-90. Et, avant le sacre de Jamal Crawford, il est le seul avec Kevin Mc Hale à se targuer de l’avoir reçu deux fois. Pourquoi ? Électron libre mais défenseur moyen, Big Papper Daddy n’en est pas moins capable de dégainer de partout.
D’ailleurs, il détient un temps le record NBA du nombre de lancers francs réussis consécutivement avec 75 paniers . Une autre donnée résume ensuite qui il est réellement. En 1989-90, Ricky termine meilleur scoreur des Bucks avec 23 points de moyenne. Son nombre de match dans le Starting Five ? 0 ! Hallucinant…

LE DUR AU MAL

Pierce nait le 19 août 1959 à Garland au Texas. Son éducation explique surement pourquoi il n’a pas autant brillé que certaines autres stars de cette époque. D’abord, il ne vient pas des ghettos où la violence fait loi. Au contraire. 7ème enfant d’une grande fratrie, Pierce est issu d’un milieu paisible et sécurisant. Son père (Carl Pierce) l’encourage sans cesse à travailler dur sans se plaindre. Interviewé par le Seattle Times, sur la façon dont il a élevé son fils, il déclare :

J’ai toujours dit à mon fils que beaucoup de gens vivent des choses terribles. Ne pas se plaindre, et être conscient de ce que l’on a : voilà ce qui importe le plus. Respecte ce que tu as parce qu’un jour, tu auras surement besoin des autres.

De la même manière, fin 1992, Eddie Johnson son coéquipier de l’époque rapporte la chose suivante :

Ce mec est un dur au mal ! Il s’est disloqué un doigt, a été coupé deux fois au front, s’est fait trois entorses à la cheville, a eu le pouce démis, s’est blessé aux adducteurs sans jamais se plaindre à quiconque !

Rarement, Pierce n’attire l’attention. Il est celui qui se bat dans la douleur sans jamais rechercher une quelconque attention. Pierce est un taiseux : voilà pourquoi, il est si peu reconnu. A la mort brutale de son papa, tout juste âgé de 56 ans, et alors qu’il joue le basket de sa vie Pierce se rend encore plus compte de la valeur de la vie. A ses proches, il promet de revenir tous les étés dans son Texas natal, à Garland, pour profiter d’eux.

UNE VIE DE NBA

A sa sortie du Lycée de Garland qu’il fréquente, Pierce a le choix entre une multitude de facultés pour assouvir sa passion basket : Washington State, Arkansas, Southern Cal, etc… Finalement, il opte pour l’ « Harvard du Sud » : Rice.0217_pierceBasée à Houston, cette fac est réputée pour ses solides programmes scolaires et Pierce y joue sous les ordre de Mike Schuler qui deviendra NBA Coach Of The Year en 1987 avec les Blazers avant d’être viré au profit de Rick Adelman. Notre moustachu y tourne lors de sa dernière saison à 27 points de moyenne, soit la seconde meilleure marque du pays. Drafté par les Pistons au 18ème choix de la Draft de 1982 (celle de James Worthy, Do Wilkins ou Terry Cummings), on l’envoie immédiatement aux San Diego Clippers. Puis, dès la saison suivante, lui, le stable, est échangé contre Terry Cummings. Direction le Wisconcin et la ville de Milwaukee. Là-bas, il ne retrouve pas Fonzie (NDRL :

La série Happy Days a lieu à Milwaukee) mais son coach de Rice : Mike Schuler. Pierce va jouer pour les Bucks six saisons. Il ne débute, pendant ce laps de temps, que 46 rencontres. Toutefois, il y tourne à 17 points de moyenne ! Transféré à Seattle en 1992, il brille et pousse les Suns de Sir Charles à un Match 7 lors des 1993 NBA Western Conference Finals. Aidé par Shawn Kemp, Gary Payton, Detlef Schrempf ou Hersey Hawkins, Pierce atteint des sommets d’adresse. Capable de jouer 3 à cause de son imposante musculature, mais réellement poste 2, il est finalement échangé en 1994 à Golden State avec Carlos Rogers et deux seconds tours de draft 1995 contre Sharunas Marciulionis et Byron Houston. Mais, à 34 ans, et alors qu’il sort d’une saison à 15 points en 51 matchs avec les Supersonics de Seattle, son dos en compote lui fait dire stop.  Enfin stop…. A peine ! Ne pipant comme toujours mots, jouant en souffrant, Pierce utilise son shoot (49% en carrière) pour être la seconde menace offensive de son équipe en sortie de banc jusqu’en 1998.

RESPECTE CE QUE TU AS …

81420076-seattle-supersonics-ricky-pierce-1993-nba-western-conference-semifinals.jpgA sa retraite en 1998, Pierce se tourne vers les jeunes. C’est ainsi qu’ il crée un programme qui aide les basketteurs à trouver la bonne mécanique au shoot. Ce dernier se nomme AccUSHhot22 et l’un des soutien du projet n’est rien d’autre que Stephen Curry ! Mais il y a plus fou… Après avoir quitté Rice en 1982, il y retourne 30 ans plus tard pour achever ses études de kinésithérapie. Il raconte sur le site de l’Université que ses camarades de classes viennent le voir sur le campus pour avoir un autographe. Pas pour eux, mais pour leur père ! Son numéro 25, lui, siège au plafond de la salle de la fac. « La Tudor Fieldhouse » à quelques pas de la salle qui honore la mémoire des nombreux prix nobel que compte Rice.

J’ai toujours voulu finir mes études. Je l’avais d’ailleurs promis à ma mère. Or, je n’ai fais que trois ans à Rice alors qu’un cycle complet en comporte quatre. Avec mon diplôme complet en poche, j’ai plus de crédibilité lorsque je parle d’études aux autres. Et, il n’est jamais trop tard pour l’école. J’ai 52 ans et mes camarades de classe 18 mais qu’importe !

Après avoir joué aux côtés des plus grands comme Kareem Abdul-Jabbar, Michael Jordan, Larry Bird, Hakeem Olajuwon ou David Robinson, Big Papper Daddy se remémore quotidiennement les paroles de son père « Respecte ce que tu as parce qu’un jour, tu auras surement besoin des autres. » Il le déclarait déjà en 1992 :

Je fais du basket parce que c’est ce que je sais faire de mieux. C’est ainsi que je me suis construit. Je le comprends, mais je sais aussi que c’est temporaire. Le basket est juste une marche dans l’escalier de ma vie.

Ricky Pierce est un individu influent, un homme capable de payer cash sa nouvelle BMW, mais surtout un homme qui ne change jamais de voie. Celle que lui dicte son cœur.

SES STATS :

  •  969 rencontres NBA
  • 14,9 points de moyenne
  • 49% de réussite aux tirs
  • 87.5% de réussite aux lancers

SON PALMARÈS :

  • NBA All-Star (1991)

  • 2 fois NBA Sixth Man of the Year (1987, 1990)

  • SWC Player of the Year (1982)

  • Nominé en 2015 au Texas Sports Hall of Fame

  • Retourne à l’Université de Rice après 16 saisons de NBA et 12 années dans le secteur privé pour obtenir son diplôme de Kinésithérapeuthe (2012).

SES HIGLIGHTS :

(38 points contre les Chicago Bulls de Michael Jordan en 1990)

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About sunkiddbr (5 Articles)
Amoureux de Gozilla depuis mon plus jeune âge, je suis devenu fan des Suns ! De Sir Charles à Dan Majerle en passant par Nash, via Stoudemire pour aller jusqu'à Devin Booker : PHX a le monopole de mon coeur. Je veux du soleil !

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