Breaking News

[Portrait] Roy Tarpley, le meilleur 6e homme NBA de 1988

Portrait

Roy Tarpley nous a quitté le 9 janvier 2015 à l’âge de 50 ans. Il fut malheureusement plus connu pour ses déboires extra-sportifs que pour ses performances sur le terrain. Retour sur une carrière gâchée du meilleur sixième homme NBA de 1988 qui aurait eu 51 ans aujourd’hui s’il avait encore été de ce monde.

Le 16 octobre 1991 marque un coup d’arrêt à la carrière pourtant prometteuse de Roy Tarpley. Après avoir enfreint une fois de trop les lois anti-drogues de la NBA, Tarpley, consommateur régulier de coke, est banni à vie de la NBA. C’est le 7ème joueur à connaître cette sanction, après Lewis Lloyd, Mitchell Wiggins, Michael Ray Richardson, Duane Washington, John Drew et Chris Washburn

Roy TarpleyUn véritable gâchis lorsqu’on regarde ses débuts en NBA. Après avoir réalisé un parcours universitaire plus que correct à Michigan (13 pts et 7 rbds sur ses 4 saisons, dont la saison junior à 19 pts et 10 rbds), Roy Tarpley est drafté en 1986 par les Dallas Mavericks à la 7ème place. Au passage, la promo 86 bien que prometteuse, aura finalement été maudite, d’autres joueurs connaissant comme Roy Tarpley des problèmes extra-sportifs.

Au Texas, Tarpley a une place à prendre. Si l’effectif présente des joueurs de qualité sur les postes extérieurs (Derek Harper, Mark Aguirre, Detlef Shrempf ou encore Rolando Blackman), les intérieurs sont légion mais peu doués (Uwe Blab, Bill Wennington) ou pas assez dominants (James Donaldson).

Si sa saison rookie se passe correctement (7,5 pts et 7,1 rbds par match), c’est surtout lors de sa deuxième saison aux Mavs qu’il marque les esprits. Titularisé à seulement 9 reprises sur les 81 matchs qu’il dispute, il affiche des stats de 13,5 pts et 11,8 rbds, avec le 22 mars 1988, une magnifique performance de 29 points et 24 rebonds face aux Knicks. La NBA lui décerne logiquement le titre de meilleur sixième homme de la saison. Il surfe sur la vague durant les playoffs, permettant aux Mavs de titiller les Lakers en finale de conférence, et monte ses moyennes à 17,9 pts et 12,9 rbds sur les 3 tours auxquels Dallas participe.

RoyTarpley_display_imageC’est malheureusement le début du déclin. Même si Roy Tarpley présente des stats plus élevées, il ne jouera que 79 matchs lors des trois saisons suivantes. Outre des blessures l’éloignant logiquement du parquet, il subit aussi des suspensions de la part de la NBA pour ne pas satisfaire au programme anti-drogue. Il sera ainsi suspendu une première fois du 5 janvier 1989 au 12 avril de la même année, puis du 15 novembre 1989 au 23 janvier 1990. Lors de cette dernière suspension, il fera preuve de violence envers la police, après avoir été contrôlé ivre et dopé à la coke, au volant de sa voiture dans les rues de Dallas.

Il ne disputera que 5 matchs au début de la saison 1990-1991 avant d’être banni à vie de la NBA le 16 octobre 1991, le temps d’aligner 20 pts et 11 rbds par match.

Après un passage par les ligues mineures aux Etats-Unis (Wichita Falls Texans en CBA et les Miami Tropics en USBL à l’été 1992), il s’exile en Europe et découvre le championnat grec tout d’abord à l’Aris Salonique en 1992-1993, où il gagnera la coupe Saporta, puis à l’Olympiakos la saison suivante. Au Pirée, en compagnie de Zarko Paspalj, Dragan Tarlac, Panagiotis Fassoulas ou encore Georgios Sigalas, il participe au Final Four de l’Euroligue 1994, échouant en finale face à Badalone 59-57. Tarpley s’illustre avec 12 points et 14 rebonds lors de cette finale, mais on sent que le pur-sang du Texas a pris du plomb dans l’aile.

tarpley5

Sous le maillot de l’Olympiakos

Pendant ce temps d’exil, les Mavericks ont gardé un œil attentif sur les performances de Roy Tarpley. Depuis sa suspension, Dallas a sombré dans les profondeurs du classement, et flirte avec les records de médiocrité (22-60 en 91/92, 11-71 en 92/93 et 13-69 en 93/94!). Les Mavericks tentent de le rapatrier, implorant la clémence de la NBA. David Stern accepte de lever la suspension, et Dallas obtient le retour de son pivot âgé de 30 ans pour la saison 1994-1995. Et pourtant, ce n’est pas l’endroit où Tarpley aurait aimé revenir, considérant qu’il était attendu au tournant par le public et les médias. Pour conforter son impression, lors d’un sondage sur le Dallas Morning News, 56% des 2400 lecteurs qui se sont exprimés ont estimé qu’il ne pourrait pas revenir à son niveau.

tarpley

Retour en NBA, 3 ans plus tard

Finalement, les sondés se seront trompés, Roy Tarpley arrivant à tirer son épingle du jeu dans cette équipe rajeunie dont les leaders sont les « 3 J » (Jimmy Jackson, Jamal Mashburn et Jason Kidd), émargeant à 12 pts et 8 rbds par match en seulement 24 minutes de temps de jeu moyen. Pour autant, si les chiffres sont corrects, son comportement en dehors du terrain, ses absences lors des cures de désintoxication ne le rendent plus désirable dans le Texas. Ses négligences lui coûteront un deuxième bannissement, qui sera définitif.

Ayant connu le succès en Europe, il repart en Grèce, à l’Iraklis Salonique, puis part jouer en Chypre jusqu’en 1999. Globetrotter, il découvre la russie en 1999-2000 avec Ural Great Perm puis dispute une saison en Chine aux Beijing Olympians.

A presque 40 ans, il revient aux Etats-Unis et joue en Ligue mineure jusqu’en 2006, raccrochant ses baskets en CBA, aux Michigan Mahyem,dans l’Etat où il a grandi.

Il laissera derrière lui le sentiment d’un immense gâchis, tant ses qualités physiques et athlétiques couplées à de réelles qualités techniques auraient pu lui permettre d’être un joueur majeur de NBA. Malheureusement, comme tant d’autres avant lui, la drogue et l’alcool auront eu raison de sa carrière.

SES STATS NBA

  • 280 matchs de saison régulière NBA, 57 titularisations
  • 3 533 points, soit 12,6 par match
  • 2 803 rebonds, soit 10,0 par match

SON PALMARES

  • 1985: Big Ten Conference player of the Year
  • 1987: 1st Rookie team
  • 1988: Sixième homme de l’année NBA
  • 1993: Vainqueur de la Coupe Saporta
  • 1994: Finaliste de l’Euroleague
  • 1994: Meilleur rebondeur de l’Euroleague
  • 1994: Vainqueur du championnat Grec

SON PARCOURS

  • 1982-1986 Cooley High School, Michigan
  • 1986–1990 Dallas Mavericks
  • 1991–1992 Wichita Falls Texans (CBA)
  • 1992 Miami Tropics (USBL)
  • 1992–1993 Aris (Grèce)
  • 1993–1994 Olympiacos (Grèce)
  • 1994–1995 Dallas Mavericks
  • 1995–1996 Iraklis (Grèce)
  • 1998–1999 Apollon Limassol (Chypre)
  • 1999 Ikaros Kallitheas (Grèce)
  • 1999–2000 Ural Great (Russie)
  • 2000–2001 Beijing Olympians (Chine)
  • 2003–2004 Sioux Falls Skyforce (CBA)
  • 2005 Dodge City Legend (USBL)
  • 2005–2006 Michigan Mayhem (CBA)

SES HIGHLIGHTS EN VIDEO

Retrouvez plus de Basket Retro sur





About Frank Cambus (12 Articles)
Passionné de basket, collectionneur à mes heures, j'empile les magazines et livres de basket autant que Jojo enfilait les paniers ou Stockton les passes... Il est temps de les ressortir et de les partager!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s