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[Portrait] David Rivers : l’autre « Magic »

Portrait

Un petit bonhomme, rapide comme l’éclair, qui passe des équipes de gang de Jersey City à l’Euroligue, avec un crochet par les Lakers époque Showtime ? C’est l’histoire de David Rivers, l’un des meneurs les plus rapides passés par la Ligue Nationale de Basket, l’histoire d’un des plus grands collectionneurs de trophées du basket-ball européen. Un magicien pour celui qui fête ses 51 ans aujourd’hui.

David Lee Rivers voit le jour en 1965 dans les bas quartiers de Jersey City. Ses parents se démènent comme des diables pour élever leurs 16 enfants et les tenir éloigné le plus possible de la misère qui règne dans le ghetto. Son père tentant de joindre les deux bouts en cumulant deux boulots, sa mère très occupée avec les plus jeunes, David est pourtant souvent livré à lui-même en bas des tours. Dès ses 5 ans, il ne quitte plus le ballon de basket qu’on lui a offert et regarde avec envie, les « grands » qui jouent sur les playgrounds. Trop petit pour obtenir un strapontin sur les terrains, David Rivers passe son temps à manier la balle orange, seul dans son coin. Il dribble et dribble et dribble encore… jusqu’à devenir si bon dans le maniement de la balle qu’on finit au bout de quelques années par l’inviter à rentrer dans les limites du terrain. L’histoire peut commencer. D’abord sur les playgrounds du quartier, puis dans quelques ligues mineures pour les jeunes de la ville, David fait ses classes en compagnie de garçons bien plus grands et tankés que lui. Il commence aussi à trainer de plus en plus avec les gangs qui zonent autour des terrains en bas de chez lui. David multiplie les mauvaises fréquentations et se retrouve tenté de passer du côté obscur du basket de rue.

BOBBY HURLEY Sr. LE TIRE DE LA RUE

C’est là que se pointe Bobby Hurley Senior (le père du futur Blue Devil double champion NCAA et King de Sacramento, Bobby Hurley). Monsieur Hurley est le coach de la Saint Anthony High School de Jersey City, une école privée catholique qui a bonne réputation au milieu de tout ce béton et cette grisaille (il est devenu depuis une légende du coaching emmenant son lycée à 27 titres de champion d’état et 4 titres nationaux !!!).

Et Monsieur Hurley propose au petit Rivers de rejoindre le lycée privé et son équipe de basket. C’est le signe qu’attendait le jeune David, lui qui rêve de fouler un jour les parquets rutilants de la NBA. Rivers ne peut pas laisser passer cette opportunité, mais… qui dit lycée privé dit scolarité payante. Et ses parents ne peuvent pas assurer cette dépense. Rivers enchaîne alors les petits boulots, livreur, homme de ménage… et finit par obtenir de quoi payer sa scolarité, quitter la rue, ses mauvaises fréquentations et démarrer son rêve. Jouer.

Sous la houlette de Hurley Senior, David Rivers monte vite dans les tours. Ses qualités de dribbles font de lui un meneur de jeu hors pair. Il remporte 3 titres d’État et en 1984, se retrouve au McDonalds All-American High School Game, match qui rassemble les meilleurs lycéens des États-Unis. Rivers fait de plus en plus parler de lui et les meilleurs programmes de College tentent de le séduire. Compte tenu de la qualité de l’enseignement et de la réputation du programme, David Rivers décide de devenir un Fighting Irish en rejoignant l’Université de Notre Dame, à la frontière de l’Indiana et du Michigan, deux terres de basket.

DAVID « L’IRLANDAIS RAGEUX »

Il devient 4ème scoreur all-time de Notre-Dame

Il devient 4ème scoreur all-time des « Fighting Irish » de Notre-Dame

Orpheline d’Adrian Dantley, Kelly Tripucka ou plus récemment de John Paxson qui vient de rejoindre les San Antonio Spurs (oui, Pax a débuté sa carrière dans le Texas !), Notre Dame va trouver en David Rivers une nouvelle star à idolâtrer. Avec sa rapidité, son dribble furtif et chaloupé, Rivers devient très vite l’un des meneurs les plus explosifs de NCAA. Il développe rapidement un jeu en pénétration inarrêtable, qui deviendra sa marque de fabrique, bien plus tard lorsqu’il rejoindra le Vieux Continent. Dès sa saison freshman, il tourne à 15,8 pts et 4,2 passes et qualifie son équipe pour le tournoi final NCAA. Il confirme lors de son année sophomore et son nom commence à être mentionné dans les rapports de scouting de la Grande Ligue.

Alors que tout roule pour David Rivers, l’impensable se produit pourtant. En août 1986, il est victime d’un effroyable accident de la route et passe à travers le pare-brise de son van. Ses jours sont en danger. Le coup est rude. Mais, avec un peu de chance et une volonté à toute épreuve, David se remet de ce drame. Après plus de 3 mois de soins, il revient à temps pour débuter la saison. En héros. Il continue alors sur sa lancée et termine dans la All-American 3rd Team. Il passe même un petit coup d’accélérateur lors de sa saison senior : 22 pts 4 rbds 5,6 passes et All-American 2nd Team. Une aubaine avant la draft. Il reste aujourd’hui 4ème scoreur de l’histoire de la fac, 2ème passeur et 2ème intercepteur.

« WITH THE 25th PICK, THE LOS-ANGELES LAKERS PICK… DAVID RIVERS FROM UNIVERSITY OF NOTRE-DAME »

A l’aube de cette draft 1988, sa cote est bonne et il est appelé par David Stern à la toute fin du premier tour, en 25ème position. Juste après Rod Strickland et Bryan Shaw, draftés en 19ème et 24ème. Il pose alors ses valises chez les « World Champions » en titre, ce qui est un honneur sur un plan collectif mais… une perspective personnelle peu réjouissante. En effet, Magic Johnson domine la NBA et le nombre de minutes en back-up sera minime… David Rivers, le petit magicien de Jersey City, va se retrouver dans l’ombre du grand Magic. Le vrai, l’unique.

Rivers aura peut l’occasion de se dégourdir les jambes au Forum...

Rivers aura peu l’occasion de se dégourdir les jambes au Forum…

Les débuts du numéro 14 des Lakers sont frustrants. Il est talentueux et rapide, mais dans un effectif qui joue à nouveau le titre, son temps de jeu est réduit à à peine plus de 9 minutes par rencontre… Avec ses 2,9 pts 2,3 passes en 47 matchs, sa production est discrète. S’il a apprécié d’évoluer aux côtés des Jabbar, Scott, Cooper et autres Worthy et qu’il a pu profiter des conseils de Magic Johnson, il s’est aussi rendu compte qu’il n’était pas facile de briller au milieu des étoiles.

Dans le cadre de l’expansion draft de 1989, il fait ses valises pour Minnesota, mais il est coupé juste avant le début de la saison. Quelques jours plus tard, il fait son retour dans la Cités des Anges, mais ce coup-ci du côté des Los-Angeles Clippers, qui le signent comme free agent. L’ambiance y est radicalement différente. Les Clippers ne font qu’accumuler les défaites (30-52 cette saison là) et Rivers évolue dans un effectif où chacun est centré sur sa production statistique, histoire d’obtenir un bon de sortie vers une autre franchise… En 52 matchs (dont 11 dans le cinq de départ), il joue à peine plus que chez les Lakers (14 minutes) et mal à l’aise avec le jeu développé, ses stats restent quelconques : 4,2 pts et 3 passes.

Clap de fin aux Clippers © Panini Hoops

1992 : Fin de l’histoire aux Clippers © Panini Hoops

Rivers n’aime pas la tournure que les choses prennent et à l’impression de gâcher ses plus belles années. Il décide de partir pour la CBA, l’antichambre de la NBA, en espérant pouvoir s’y dégourdir les jambes et prouver à tout le monde qu’il est toujours le meneur de jeu rapide, flashy et dribbleur magique qu’il était avec les Fighting Irish de Notre-Dame. Il rejoint les Tulsa Fast-Breakers, où il joue quelques matchs aux côtés d’Anthony Mason qui écrase tout sur son passage, puis rejoint les Memphis Rockers en WBL. La carrière de David Rivers ne décolle toujours pas comme il l’espérerait et la seule chose qu’il réussit à obtenir à l’intersaison est… un nouveau contrat avec les Clippers qu’il venait pourtant de quitter. David joue à peine 8 minutes (2 pts 1,4 passes) et se fait couper en janvier 1992, après 15 matchs insipides. Clap de fin pour la NBA.

Sur cet impression d’échec cuisant, David retourne en CBA, du côté des LaCrosse Catbirds ce coup-ci. L’expérience y est toutefois plus glorieuse puisque coaché par Flip Saunders, Rivers y soulève le trophée de Champion. Ses 20,3 pts 11,8 assists lui permettent d’être élu MVP des play-offs. Et de relever la tête.

UNE NOUVELLE VIE SUR LA FRENCH RIVIERA

Sa fin de saison remarquée va mettre David face à un nouveau défi. Un nouveau challenge. Il est contacté par l’Olympique d’Antibes et malgré une grande hésitation, il décide de partir pour la France dont il ne connaît rien du tout. David part seul et il doute. Il découvre un nouveau pays, une nouvelle façon de vivre et malgré l’éloignement d’avec sa femme, restée aux États-Unis, il s’y adapte plutôt bien. David s’entend bien avec son coach, Jacques Monclar, qui en fait son leader et retrouve le plaisir de jouer. On voit alors qu’il n’a rien perdu de ses qualités de slasher : son jeu tout en dribbles et en pénétrations fait merveille en LNB : 16,9 pts 6,6 passes. Antibes finit 2ème de la saison régulière et ne baissera pavillon qu’en finale face au CSP Limoges, qui présente cette saison 93-94 une équipe monstrueuse.

Premier titre dans une ligue majeure avec Antibes en 1995 !!!

David Rivers retrouve enfin le sourire : premier titre dans une ligue majeure avec l’Olympique d’Antibes en 95 !!! © Mondial Basket

La saison suivante, David Rivers voit débarquer à ses côtés le fantasque Michael Ray Richardson. « Raymond » est une institution à lui seul. Il débarque avec ses frasques et ses paillettes, mais surtout avec toute son expérience et sa joie de vivre. Rivers et lui formeront un des tandems qui marquera le basket français à tout jamais. La vitesse, les pénétrations soyeuses et le shoot extérieur de Rivers couplés à l’expérience et au culot de Richardson emmèneront l’Olympique d’Antibes vers le titre, ponctué par ce mythique buzzer-beater du vieux NBA All-Star, sur le parquet de l’élan Béarnais Pau-Orthez. Rivers soulève son premier titre de champion d’une ligue majeure et avec ses 22,4 pts 5,5 passes, il empoche le titre de MVP de la saison.

Après avoir ébloui le championnat de France de sa classe, de son talent et avoir montré qu’il pouvait être un leader sur le parquet, David sait que des gros clubs Européens commencent à s’intéresser à lui. Antibes ne peut pas le retenir et il file vers « l’enfer rouge » du Pirée, alors champion de Grèce en titre.

SUR LE TOIT DE L’EUROPE AVEC L’OLYMPIAKOS

Arrivée en patron sur le port du Pirée

Arrivé en patron sur le port du Pirée, Rivers trouve « sa » place chez les Reds   © olympiakosbc.gr

Pour sa première saison au Pirée, il débarque dans un effectif copieux (Walter Berry, Dragan Tarlac, Fassoulas, Tomic, Sigalas…) et découvre le must de ce qui se fait en Europe. Après une courte période d’adaptation et malgré une grosse pression, il s’attire rapidement les louanges du staff, de ses coéquipiers et des fans, grâce à son attitude de leader et ses 13,6 pts 4,3 assists. Il aide l’Olympiakos à conserver son titre et soulève de son côté, son 2ème trophée de champion consécutif. Seulement, les propriétaires des Reds sont mécontents : les adversaires honnis du Panathinaïkos mettent la main sur la première Euroligue du basket Grec. La pression est donc de mise pour rafler à leur tour le plus beau trophée européen.

En 1996-97, Le Pirée qui se renforce avec le pivot Allemand Christian Welp, l’ex-Spur Willie Anderson et surtout le coach Dusan Ivkovic, connaît un début de saison européenne difficile. David Rivers qui prend la mesure à ce niveau devient pourtant parfaitement injouable. Comme nous vous l’avons raconté dans un article précédent, sa deuxième saison avec les Reds lui offre la consécration qu’il attendait depuis ses débuts professionnels. David remporte le triplé Championnat, Coupe et surtout l’Euroligue, au terme d’un Final Four où il est stratosphérique (27 pts de moyenne sur les deux matchs) et logiquement élu MVP.

L’Olympe avec Olympiakos : MVP du Final 4 d’Euroligue

L’Olympe avec Olympiakos : MVP du Final 4 d’Euroligue ! © Redbasketzone

Plusieurs années plus tard, Sacha Djordjevic, vaincu lors de cette finale européenne avec le Barça, rendra un bel hommage à David Rivers : « Je le connais depuis son passage à Notre Dame… A cette époque, j’avais déjà vu ce qu’il a confirmé plus tard dans le basket européen… Il est l’un des meilleurs arrières américains – si ce n’est le meilleur – à avoir jamais joué en Europe. Son jeu était comme une poésie. Il avait des jambes explosives, des mains rapides et une facilité à trouver des solutions… ».

TROPHÉES EN ITALIE ET EN TURQUIE

A la rentrée 1997, David Rivers rejoint la Fortitudo Bologna qui essaie de construire une armada lui permettant de lutter pour le titre européen et… de reprendre le leadership de la ville, contesté par la Virtus. Il débarque en compagnie de Dominique Wilkins et Gregor Fuçka, auprès des Carlton Myers et autre Giancomo Galanda.

Malgré une grosse saison et une victoire en Coupe d’Italie, l’équipe emmenée par le « Big Three » Myers-Rivers-Wilkins ne réussira pas le challenge quelle s’était fixée : Rigaudeau, Danilovic et Nesterovic restent les maîtres de Basketcity. Le Kinder Bologne remporte la finale du championnat (3-2) à leur dépend et… les éjectera en quart de finales de l’Euroligue, soulevant le trophée à leur place… Grise mine du côté de la Fortitudo.

La saison suivante, David Rivers décide de poser ses valises du côté du Tofas Bursa, à 90 km au sud d’Istanbul. C’est la nouvelle équipe en forme du championnat Turque, enfin… c’est l’endroit du moment où les dollars coulent à flot. Aux côtés de Rashard Griffith, Steve Rogers, Slaven Rimac ou encore Serkan Erdogan, il rafle 2 nouveaux titres de champion, en dominant à chaque fois l’Efes Pilsen Istanbul en finale. Il y est aussi le meilleur passeur de l’Euroligue pour la saison 1999-2000.

David Rivers continue sa moisson de trophées, ce coup-ci en Turquie avec le Tofas Bursa

Rivers continue sa moisson de titres, ce coup-ci en Turquie avec le Tofas Bursa à qui il offre un back-to-back !!! © basketligi.com

En septembre 2000, Rivers revient là où il a connu l’apogée de sa carrière. A 37 ans, il montre qu’il en a encore dans les jambes en cumulant 9,6 pts 2 pds 2 rbds (en près de 26 minutes sur le parquet) avec ses Reds d’Olympiakos. Si ses qualités d’explosivité ou de vitesse se sont amenuisées depuis son passage 4 ans plus tôt, il reste le leader charismatique de cette équipe. Cette saison là, malgré un bel effectif (Dino Radja, Nikos Ekonomou ou… Stéphane Risacher) Olympiakos doit rendre les armes en quart de finale d’Euroligue et abandonner une nouvelle fois le titre grec aux rivaux du Pana.

UN DÉPART A LA RETRAITE FÊTÉ… A ANTIBES !

Après cette dernière saison sur le Port d’Athènes, le corps de David Rivers est fatigué. Il décide de prendre du recul avec les terrains de basket. Un repos bien mérité.

Seulement en 2003, Rivers apprend qu’Antibes, le club de ses débuts en Europe, celui par lequel toute cette gloire est arrivée, est en grande difficulté. Il décide alors de ressortir ses baskets, histoire d’exprimer au club toute la gratitude qu’il a envers lui pour lui avoir offert ce premier contrat outre-Atlantique.

Depuis 2014, on dit... Coach Rivers

Depuis 2014, on dit… Coach Rivers

Rivers rejoint donc la French Riveria pour une dernière danse, où il retrouve son vieux compère Stéphane Ostrowski ou encore le Nigérian Uche Nwonsu. Cette saison jubilé sera comme une sorte de super pot de départ à la retraite, puisqu’en plus d’assurer le maintien en ProB pour l’Olympique d’Antibes, David Rivers assurera du haut de ses 39 ans, 15 pts 6 pds 4 rbds en 37 minutes passées sur le parquet. Grandiose.

Ainsi se termine en 2004, la riche carrière d’un petit bonhomme du New-Jersey, issu d’une famille de 16 enfants et qui n’avait d’autre issue que de trainer avec les gangs de son quartier. Trop petit pour se faire une place sur les terrains asphaltés d’en bas de chez lui, mais assez persévérant pour s’offrir un route pavée de trophées jusqu’aux sommets européens. Derrière « Magic » se cachait bien un autre magicien…

Après avoir été pendant 8 ans membre de la direction des « Villages Camps » en Suisse, camps pédagogiques pour jeunes de 7 à 18 ans, David Rivers est aujourd’hui revenu à ses premiers amours et occupe depuis 2014 le poste d’Associate Head Coach à la Kennesaw State University (Atlantic Sun Conference – NCAA), au nord d’Atlanta. Une nouvelle carrière s’offre à lui et quand on connaît la capacité de l’homme à se frayer un chemin vers la gloire…

SA CARRIERE

1980 – 1984 : Saint Anthony High School (New-Jersey)
1984 – 1988 : Notre-Dame Fighting Irish (NCAA)

1988 – 1989 : Los-Angeles Lakers (NBA)
1989 – 1990 : Los-Angeles Clippers (NBA)
1990 – 1991 : Tulsa Fast Breakers (CBA) & Memphis Rockers (WBL)
1991 – 1992 : Los-Angeles Clippers (NBA)
1992 – 1993 : LaCrosse CatBirds (CBA)

1993 – 1995 : Olympique d’Antibes (France Pro A)
1995 – 1997 : Olympiakos Le Pirée (Grèce A1)
1997 – 1998 : Teamsystem Fortitudo Bologna (Italie Serie A)
1998 – 2000 : Tofas Bursa (Turquie TBL)
2000 – 2001 : Olympiakos Le Pirée (Grèce A1)
2003 – 2004 : Olympique d’Antibes (France Pro B)

2014 – Aujourd’hui Kennesaw State University (Associate Head Coach – NCAA I)

SON PALMARÈS

1983 NCAA All American 3rd Team
1984 NCAA All American 2nd Team

1988 Drafté au 1er tour (25ème choix) par les L.A. Lakers
1989 Western Conference Champion avec les L.A. Lakers

1993 Champion CBA
CBA MVP & CBA Play-offs MVP award

1995 Champion de France (Play-offs MVP)
MVP championnat de France
MVP All-Star Game LNB

1996 Champion de Grèce (Play-offs MVP)
MVP du FIBA Eurostars
1997 Champion de Grèce (Play-offs MVP)
Coupe de Grèce (MVP)
Champion Euroligue (Final Four MVP)

1998 Coupe d’Italie (MVP)

1999 Champion de Turquie (Play-offs MVP)
Coupe de Turquie
2000 Champion de Turquie (Play-offs MVP)
Coupe de Turquie
Meilleur passeur de l’Euroligue

 LE MEILLEUR DE DAVID RIVERS A L’OLYMPIAKOS

Image à la Une © Getty Images Tim De Frisco

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