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ITW Irène Ottenhof – Part 1 : « Directrice à la LFB ? Un défi à relever »

Interview

Crédits photo Jean-Patrick Lapeyrade. @ La Dépèche

Le 10 janvier dernier, Basket Rétro s’est rendu dans les locaux de la Fédération Française de Basket, partagés avec la Ligue Féminine de Basket. Sa directrice, Irène Ottenhof, également directrice du Haut niveau des clubs, nous a consacré de son temps pour revenir sur son parcours dans le monde de la balle orange et ses prises de fonctions à la LFB. Première partie.

Basket Rétro : Je commence cet entretien en vous montrant le logo de la ville de Nantes et celui des Pays de La Loire. Qu’évoquent pour vous ces deux logos ?

Irène Ottenhof : Je suis né et ai grandi à Nantes. J’ai quitté cette ville à 17 ans après mon bac. Pays de la Loire, c’est ma région natale, ça m’évoque beaucoup plus le basket. J’ai commencé ce sport à 8 ans. Je ne me suis jamais arrêté jusqu’à un certain âge. Cette région m’évoque tous les matchs que j’ai pu joués enfant en Vendée, Mayenne, Maine et Loire, Sarthe, ainsi que tous les stages et les tournois de sélections… Je les ai sillonné les Pays de la Loire…

BR : Quelles personnes vous ont fait découvrir le basket ?

IO : C’est d’abord mes petits camarades avec qui j’ai joué dans la cour d’école. Une de mes institutrices d’école m’a vu jouer dans la cour. J’étais en CE2, CM1. Elle me disait que cela serait bien que j’en fasse en club. Cela a été un vrai virage. Mon papa également est issu d’une famille de basketteur puisqu’il le pratiquait ainsi que ses deux frères. Il était ravi que sa fille se prête au jeu. Il s’est lancé après dans la vie de dirigeant.

BR : Quelle a été votre parcours en club ?

IO : J’ai joué à Nantes dans un club qui n’existe plus : Harouys. Si on s’intéresse au passé du basket féminin, ce fut un grand club dans les années 70-80. J’ai joué à la Saint-Rogatien en benjamine. C’est un club qui existe encore et qui est très dynamique. J’en garde un très bon souvenir. Et j’ai joué quelques années à l’ALPCM Nantes. J’ai ensuite rejoint Angers après mon BAC puis la région parisienne.

BR : A quel niveau avez-vous joué ?

IO : J’ai joué en Nationale 2 plusieurs saisons à l’ABC Angers (49) puis au RSC Champigny (94).

BR : Avez-vous envisagé d’effectuer une carrière professionnelle ?

IO : Ça m’a trotté forcément dans la tête quand j’étais gamine. J’étais passionné par mon sport. J’avais envie d’atteindre le plus haut niveau possible. J’ai joué en Nationale 2 qui est maintenant la Nationale Féminine 1 (3eme division). J’étais une bonne joueuse du niveau championnat de France mais je n’avais pas la dimension physique pour évoluer plus haut. Et puis le basket était une activité pour moi, dans ma tête (mon éducation, ma culture)  ça ne pouvait pas être un travail de « jouer au basket ».

BR : Vous avez joué une mltitude de matchs en passant par ces clubs des Pays de la Loire. Quel type de joueuse étiez-vous : shooteuse, passeuse, défenseure ?

IO : J’évoluais au poste 2 à l’arrière. J’étais réputé pour être une joueuse adroite avec un tir assez fiable à longue distance. Comme je le disais, je manquais un peu de physique. Ça serait mentir de dire que j’étais une énorme défenseure. J’avais des carences physiques qui m’en empêchaient et j’étais tourné vers l’attaque. Le côté créatif dans cette phase de jeu me plaisait énormément. J’évoluais aux postes 2-1.

BR : Comme les jeunes de nos jours, des joueuses modèles vous ont donné envie de pratiquer le basket.  

IO : Oui. Alors à mon époque, il n’y avait pas toutes ces images telles qu’on peut les voir actuellement. Il y a un accès facile à la vidéo désormais. Ouvrir le magazine Maxi Basket et voir tout à la fin les pages du basket féminin avec des photos et articles, c’était déjà bien. On attendait que ce magazine sorte. Maintenant, on est abreuvé d’images. Il n’y avait pas beaucoup de basket féminin dans ma région à part Jallais qui avait fait une apparition en N1A.

La joueuse qui m’a marqué est Odile Santaniello comme beaucoup de jeunes filles des années 90 qui jouaient au basket et de personnes de manières générales. Elle était une joueuse moderne, hors-norme, au-dessus du lot. Il y a aussi Alisha Jones, une américaine qui a joué à Valenciennes au début des années 90. Elle était grande et très mobile. Comme elle et Odile, c’était des filles qui jouaient différemment au basket. Elles avaient presque un basket qu’on retrouvera quelques décennies plus tard. Elles étaient peu à cette période à jouer comme ça.

Sur la possibilité de faire une carrière pro. « Ça m’a trotté forcément dans la tête quand j’étais gamine. J’étais passionné par mon sport. J’avais envie d’atteindre le plus haut niveau possible. J’ai joué en Nationale 2 qui est maintenant la Nationale Féminine 1 (3eme division). J’étais une bonne joueuse du niveau championnat de France mais je n’avais pas la dimension physique pour évoluer plus haut. Et puis le basket était une activité pour moi, dans ma tête (mon éducation, ma culture)  ça ne pouvait pas être un travail de « jouer au basket ».

BR : Avant de devenir directrice de la LFB, vous avez été professeur de sport et entraîneur.

IO : Oui. J’ai passé le concours de professeur de sport. Après mon bac, j’ai décidé d’entamer des études dans le sport. Je savais que je voulais emprunter cette voie. Je n’ai pas tergiversé. Mais je ne savais pas quel métier je voulais exercer dans ce domaine. Je savais que je ne pouvais pas me passer du basket que j’aimais. Comme je vous le disais, je ne pensais pas qu’on pouvait travailler dans le basket. Lors de ma première année de mes études, un premier virage s’est opéré. J’ai fait deux semaines de stages : une dans l’Education Nationale avec un prof d’EPS qui était mon entraîneur de l’époque et un autre dans la Ligue des Pays de la Loire avec un Conseiller Technique Sportif (CTS). C’était un virage très important. Au bout d’une semaine de stage avec le prof d’EPS, j’ai su que ce n’était pas ça que je voulais faire. En revanche, avec le CTS, pendant la semaine où j’ai vu les entraînements du pôle, en apprenant ce qu’était une ligue régionale, le fonctionnement d’une fédération, j’ai été fasciné. J’ai vu qu’il était possible de pouvoir entraîner, contribuer au développement d’une structure, être au contact des jeunes. Je me suis dit c’est ça que je veux faire, je veux connaître le milieu fédéral et y évoluer.

J »ai poursuivi mes études en STAPS tout en jouant et en entraînant différentes équipes en clubs pendant plusieurs années. J’ai même occupé un emploi jeune au club de Charenton. J’ai passé mes diplômes d’entraîneur (BE1 puis BE2) puis j’ai bouclé mes études supérieures par un master 2 en psychologie du sport. Cette branche me passionnait, j’ai d’ailleurs exercé deux ans dans le domaine de la préparation mentale à la fédération de Tir à l’Arc et d’athlétisme (au Pôle France de l’INSEP).

Parallèlement j’ai toujours conservé mes activités d’entraîneur en club, je ne me suis jamais arrêtée, j’ai entraîné presque toutes les catégories du mini basket au BAC Vincennes (94) jusqu’au senior masculin en passant par des Cadets France. J’ai également occupé pendant trois ans un poste de formateur de cadre au Comité Départemental du 94 en étant membre de l’Equipe technique régionale à La Ligue régionale d’Ile-de-France. Puis j’ai eu mon concours de professeur de sport en 2004. J’ai été nommé Conseiller Technique Régional en Champagne-Ardennes où je suis resté deux ans. J’entraînais le pôle, j’étais responsable de formation des cadres. C’était une expérience professionnelle vraiment géniale.

Des choix personnels m’ont amené à quitter mes fonctions pour revenir m’installer en région parisienne mais il n’y avait pas de poste de Conseiller Technique, j’ai donc dû mettre entre parenthèse mes activités de Cadre Technique Fédéral pour travailler dans une direction départementale de la jeunesse et des sports. J’y suis revenue en 2012 en tant que Conseiller Technique National sur le basket 3×3 puis après au poste de directrice à la LFB et du haut niveau des clubs.

BR : Justement, je vous montre le logo de la LFB. Comment s’est présentée cette opportunité d’en devenir la directrice ? Quel a été le déclic pour accepter ce poste ?

Logo Ligue Féminine de Basket

Logo Ligue Féminine de Basket

IO : C’est une très belle opportunité. Ça me donne un peu d’émotion de voir ce logo même si je le vois tous les jours. Alors j’ai été contactée en février 2012, on m’a proposé un poste de Conseiller Technique National pour développer le 3×3 dans le monde scolaire et universitaire et pour m’occuper du secteur féminin des équipes de France de 3×3. J’avais commencé mes activités sur le 3×3 depuis 9 mois quand on m’a proposé ce poste de directrice de la LFB et du Haut Niveau des Clubs.

BR : Avez-vous répondu favorablement directement ?

IO : D’abord je n’ai rien répondu car je ne m’y attendais vraiment pas et j’avais besoin d’informations. Ça n’a pas été simple, j’avais lancé plein de projets avec des Ligues Régionales et des Grandes Ecoles. A ce moment-là, je ne me sentais pas forcément prête car c’est un poste avec beaucoup plus d’envergure, des dimensions managériales, des enjeux économiques et politiques. En plus, j’étais vraiment jeune pour ce type de poste, à peine 32 ans à l’époque. Ça m’a demandé de la réflexion mais finalement pas trop. J’ai fait confiance à la proposition que l’on m’a faite en me disant que si on me le proposait, c’est qu’on croyait en moi et que par conséquent je devais avoir les moyens d’y arriver. Je suis une compétitrice, une femme de défi, celui-ci allait être relevé et c’est ça qui m’a plu ! Je me suis challengé en me disant que j’allais énormément travailler pour y arriver et surmonter les difficultés et qu’avec le travail et la confiance ça marcherait, qu’il fallait foncer. Et c’était parti.

BR : Combien de temps de réflexion vous êtes vous donné avant d’accepter ce poste ?

IO : Je me suis donné deux jours.

BR : Depuis combien de temps êtes- vous directrice de la LFB ?

IO : Depuis janvier 2013.

BR : Comment se répartissent les missions avec le président de la LFB Philippe Legname ?

IO : Avec Philippe on a accroché humainement et professionnellement immédiatement. Tout était simple en fait. On a chacun notre place et notre rôle, on en parlait pour bien identifier nos périmètres et nos champs d’action, on sait ce que l’on a à faire et quand lui ou moi on a un doute sur n’importe quel dossier, on en parle, on échange. Il s’occupe du politique et moi de l’opérationnel et du management des salariés de la LFB. Je trouve qu’on est très complémentaire. Nous avons une confiance mutuelle et nous communiquons beaucoup. Je me sens bien dans mon travail  car notre binôme est équilibré, complémentaire et performant.

Sur le poste de directrice LFB qu’on lui proposait. « A ce moment-là, je ne me sentais pas forcément prête car c’est un poste avec beaucoup plus d’envergure, des dimensions managériales, des enjeux économiques et politiques. En plus, j’étais vraiment jeune pour ce type de poste, à peine 32 ans à l’époque. Ça m’a demandé de la réflexion mais finalement pas trop. J’ai fait confiance à la proposition que l’on m’a faite en me disant que si on me le proposait, c’est qu’on croyait en moi et que par conséquent je devais avoir les moyens d’y arriver. Je suis une compétitrice, une femme de défi, celui-ci allait être relevé et c’est ça qui m’a plu ! Je me suis challengé en me disant que j’allais énormément travailler pour y arriver et surmonter les difficultés et qu’avec le travail et la confiance ça marcherait, qu’il fallait foncer. Et c’était parti ».

BR : Je vous montre une autre photo. On vous voit avec l’équipe de France Féminine 3×3 des moins de 18 ans. A quoi cela vous fait penser ?

Irène Ottenhof en compagnie des joueuses de l'équipe de France féminine 3x3 en route vers Débrecen en 2015

Irène Ottenhof en compagnie notamment des joueuses de l’équipe de France féminine 3×3 en route vers Débrecen et le championnat du monde en juin 2015 (c) basketly.com

IO : Ça me rappelle un très très bon souvenir. Avec cette équipe, on gagne un titre de championne du monde. C’est une photo prise au départ de l’aéroport à Charles de Gaulle pour Debrecen en Hongrie en juin 2015. Il y a une belle génération : Alexia Chartereau, Maéva Djaldi Tabdi, Lisa Berkani; Francesca Dorby. Ça m’évoque de la joie, de l’intensité. Sur le plan humain, c’est des jeunes filles « extra-ordinaires ». Ce moment, c’est aussi synonyme pour moi de beaucoup d’expérience sur le plan professionnel. Je ne parle pas du coté tactique, technique du basket. Mais plus de l’aspect managérial. Le comportement d’une de ces joueuses, sans qu’elle s’en rende compte, m’a permis d’avancer énormément. Ce serait trop long d’expliquer l’anecdote.

Au basket 3×3, il y a une forme de liberté. Le jeu et l’aspect décisionnel sont davantage rendus aux joueurs. Pas de coaching en « temps réel ». On les encadre, on les prépare en amont, on débriefe, on fait des choix tactiques avec davantage de concertation pendant les séances vidéo. Cette photo me rappelle que j’ai pris un virage dans ma manière de manager et de coacher et ça a aussi eu de l’impact sur ma manière d’agir avec les autres d’une manière générale, comme une gifle de maturité. Je me suis aperçue qu’on ne pouvait pas tout contrôler. Les gens ont besoin de cette marge de liberté pour s’exprimer. En les laissant faire, on peut avoir des surprises. Ça me rappelle donc pleins de bonnes choses émotionnellement et sur le plan du travail. Un titre de championne du monde, ça ne s’oublie pas…

BR : Vous faisiez donc partie du staff technique d’équipes de France féminine de 3× 3 (senior et U18). Vous cumuliez cette fonction en plus de celles de directrice LFB ?

IO : Comme je le disais, quand j’ai été rappelé en 2012 par la Fédération, c’était pour devenir chargé du développement du basket 3×3 dans le milieu scolaire, universitaire et m’occuper aussi du haut niveau du basket féminin.

C’est une fonction que je cumulais avec le poste de directrice LFB. La question de cumuler ces deux fonctions s’est posé quand on m’a proposé le poste de directrice. Ma réponse positive était vraiment soumise au fait de conserver mes missions nationales sur le staff des Equipes de France. A 32 ans, à l’époque, je ne me voyais pas quitter le terrain : la tactique, le technique, l’entrainement, le jeu, la compétition… Il est plus aisé d’aller du terrain au bureau. Mais l’inverse est beaucoup plus difficile. Faire ce parcours de 4 ans était important. Ma manière de diriger la LFB est celle d’un cadre technique. Je vais sur le terrain rencontrer les joueuses, les clubs, les dirigeants et m’imprégner des problématiques locales. Je suis basketteuse, je suis un coach de basket, c’est en moi. Quand je vais voir des matchs de LFB, je les regarde comme une directrice pour tout ce qui est lié au développement  et à la partie économique mais je regarde aussi la qualité du jeu, le basket produit, l’évolution.

BR : Vous avez côtoyé de jeunes joueuses au sein de cette équipe de France de 3×3. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes garçons et filles qui voudraient effectuer une carrière pro, revêtir le maillot de l’équipe de France ?

IO : Il faut être déterminé. Et il faut travailler, énormément. Si on est déterminé à atteindre un objectif, le travail ne devient plus qu’un moyen logique et nécessaire. C’est la détermination qui fait la différence. Et ce n’est pas que valable dans le sport. Les meilleures joueuses et joueurs du monde que je regarde, ont effectué des millions d’heures de travail dans la fluidité, la pureté de leurs gestes indépendamment du talent. Je conseillerais à ces jeunes de maintenir un niveau de détermination quels que soient les obstacles, et d’avoir un niveau élevé de confiance. C’est évident, pour permettre de franchir les obstacles. C’est aussi la confiance. C’est se faire confiance mais faire aussi confiance aux personnes qui vous encadrent. Personne ne peut y arriver seul. Trouver alors des mentors, des gens de confiance, des entraîneurs, des amis. Voilà pour moi les clés pour atteindre la très haute performance.

BR : Sur le plan technique et tactique, quelles différences faites-vous dans l’évolution du basket féminin entre le moment où vous l’avez découvert et celui où vous étiez joueuse jusqu’à aujourd’hui ?

IO : La dimension physique des joueuses jouant au plus haut niveau leurs permettent de faire des choses individuellement qui n’étaient pas possibles de faire avant. J’entends par là, la morphologie, la motricité, la vitesse et la force. Odile Santaniello avait une dimension athlétique exceptionnelle et elle savait faire des choses techniquement qui était différente des autres. Et du coup tactiquement, elle pouvait s’exprimer différemment. Cette dimension a généré des bouleversements. Je caricature mais à mon époque, « les filles se passaient le ballon, les garçons dribblaient ». Maintenant il y a des joueuses capables de produire des actions étonnantes balle en main.

Tactiquement je trouve qu’on a un basket un peu plus ouvert ; ce qui ne veut pas dire que c’est brouillon, désorganisé. Par exemple, au plus haut niveau mondial, presque toutes les joueuses peuvent créer leurs propres tirs et ça, ça emmène des considérations tactiques différentes pour les coachs. Il y a une autre dimension qui apparaît dans le basket féminin d’aujourd’hui et qui est lié au paramètre physique, c’est le jeu aérien. Dans les compétitions de référence comme les JO, championnat du monde, championnat d’Europe, il n’est plus rare d’avoir des situations tactiques qui exploitent le jeu aérien. Même si ce n’est pas démocratisé comme chez les hommes, je vois beaucoup d’alley-oop maintenant, des rebonds offensifs suivis d’une claquette.

Retrouvez la seconde partie de l’entretien jeudi. durant laquelle Irène Ottenhof nous parlera notamment de la médiatisation du basket, de la formation en France ou encore de la NBA.

Irène Ottenhof- directrice LFB (c) Basket Retro

Irène Ottenhof- directrice LFB (c) Basket Retro

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About Richard Sengmany (438 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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