Breaking News

Freddy Hufnagel, héros de la troisième manche de la finale 1987 contre Limoges

France

Howard Carter en suspension sous l'oeil de l'arbitre Yves Mainini @Jacques Cathalaa

Freddy Hufnagel, meneur et joueur emblématique de l’Élan Bearnais se souvient encore du titre de champion de France remporté en 1987 face à Limoges à la Moutète grâce à ses deux derniers lancers décisifs. Récit.

Cette finale opposant Orthez à Limoges restera une rencontre d’anthologie à jamais gravé dans les têtes des supporters Palois et Limougeauds. Les quatre grands clubs français (Orthez, Villeurbanne, Limoges et Monaco) étaient réunis pour les quarts de finale.

CE TITRE, UNE SAVEUR  PARTICULIÈRE

Le titre obtenu en 1987 fut sans doute le plus beau, le plus grand. A cet instant, Orthez est devenu un « grand » d’Europe. Des playoffs qui se suivent et se ressemblent pour les Palois. Les joueurs Béarnais sortent vainqueurs de Limoges et de l’ASVEL, victoires acquises dans les dernières secondes.

Pour atteindre la finale, Orthez fait ce qu’il faut. Pour preuve, en 1/8ème de finale, Pau bat Caen sur les scores de 92-91 et de 83-66. En quart de finale, c’est au tour de Lorient de tomber face aux Béarnais sur les scores de 77-78 et de 103-72. En demi-finale, la volonté collective des Béarnais permet de distancer les Villeurbannais, incapables de recoller au score. Freddy Hufnagel prend ses responsabilités. Le duo Hufnagel-Ortega permet à Orthez de creuser l’écart. Tous les efforts fournis par Eric Beugnot côté ASVEL, n’auront aucune incidence puisque Pau s’impose aux dépens d’une équipe de Villeurbanne impuissante (106-91 et 73-87).

Le titre se joue donc au meilleur des trois matches, entre Orthez et Limoges. Le CSP s’impose à domicile à l’aller. Mais n’a pas l’avantage du terrain. Pour reprendre le titre (Orthez est champion sortant), Le CSP doit s’imposer à la Moutète.

UNE RIVALITÉ QUI CONTINUE DE PERDURER

La rivalité entre Limoges et Orthez ne date pas d’hier. Pour Orthez, jouer à la Moutète, c’est donc un avantage colossal. Pour l’adversaire, en revanche, c’est un véritable cauchemar. Dans ces premiers playoffs de l’histoire, aller jouer le titre sur un dernier match à la Moutète, ce n’est pas une partie de plaisir. Tout est donc réunit pour que l’on assiste à un match beaucoup plus accroché que le précédent.

A la Moutête, les barrières tremblent quand le public s’enflamme @ Jacques Cathalaa

UNE FINALE SOUS HAUTE TENSION

Lors de la deuxième manche, une vraie bagarre éclate à quatre minutes de la fin de la première période entre Bankali Kaba et Clarence Kea provoquant la sortie des deux arbitres du terrain pour calmer les esprits et ainsi que le jeu reprenne ses droits. Vingt-six ans après, la mauvaise foi des uns et des autres reste tenace. Les Limougeauds vous diront que le coup de coude de Paul Henderson a mis Clarence Kea hors de lui. Pour Orthez, pas de doute, Kea est l’unique responsable. A partir de là, ça brasse dans tous les sens. Seillant rentre même sur le parquet pour tenter de séparer les joueurs.

Un troisième match épique qui tient toutes ses promesses. Match extraordinaire de part sa qualité. Les acteurs de cette rencontre étaient tous prêts, psychologiquement parlant. Tout le monde était prêt à assister à un combat de titans entre les deux équipes. Le combat a bien eu lieu et a tenu en haleine tout le monde, spectateurs présents au stade, comme les entraîneurs des deux camps. Un match au couteau vous diront les acteurs de la rencontre.

A l’image de Freddy Hufnagel (39 points sur les 3 matchs), le meneur de l’Élan se hâte de remonter la balle pour aller défier la raquette limousine. Dans une forêt de bras à quelques dixièmes de secondes du coup de sifflet final, il tente le tir que Monclar contre irrégulièrement. Deux lancers pour un titre. Avec un formidable sang-froid, Freddy fait ficelle pour le premier. Ses traits se tendent encore davantage à l’amorce du second lancer, mais Freddy sait répondre présent dans les grands rendez-vous : il se tourne vers le banc de l’Elan et adresse un clin d’œil à Pierre Seillant aussi blême que les 4000 spectateurs fidèles de l’Elan. Freddy marque, les spectateurs et le président peuvent exulter,  la couronne reste en Béarn.

LES PLAYOFFS DU CHAMPIONNAT DE FRANCE 1987

Advertisements
About Dimitri Voiturin (2 Articles)
Passionné de basket depuis longtemps, je suis un grand fan de l'Elan Béarnais et des Boston Celtics en NBA. Je pratique également le basket-fauteuil depuis quelques années et espère contribuer au succès grandissant de Basket Retro

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s