Breaking News

Steve Smith, l’élégant scoreur globe-trotter

Portrait

Dans une draft relativement faible en 1991, Steve Smith (48 ans aujourd’hui) est sélectionné en 5ème position par le Heat de Miami. Arrière de 2.01m, scoreur avant tout, il est un bon shooteur à trois points et bon passeur, il n’aura pas transcendé la ligue mais a fait une carrière tout à fait remarquable.

Il s’impose dès sa première saison à Miami  en signant 12 points et 4,6 passes par match, ce qui lui vaut une sélection dans la All-Rookie first Team. Il fera 3 saisons à Miami où il atteint 16 puis 17,3 points de moyenne par rencontre en 1994. Il est alors sélectionné pour participer aux championnats du monde 1994 avec la Team USA. Il remporte ainsi le premier titre de sa carrière en équipe nationale.

Mais il est échangé à Atlanta en 1994. Il continue de progresser, et ses deux saisons successives à plus de 20 points par match lui ont valu une sélection au All-Star Game 1998. Atlanta décide de l’envoyer à Portland en 1999. Smith a connu une baisse importante de ses statistiques, passant de 18 à 15 points par rencontre. Cela ne l’a pas empêché de s’envoler pour Sydney l’été suivant pour disputer les Jeux Olympiques. Bon joueur d’appoint pour son équipe, il remporte un titre olympique, avec une finale face à la France.

SteveSmith2Néanmoins, son apport avec Portland n’est plus digne de son contrat de près de 10 millions de dollars par saison. Il est échangé aux Spurs en 2001, où il devient la troisième option offensive derrière Tim Duncan et David Robinson. Il atteint 47% de réussite à trois points, bien aidé par le système de Popovich, mais cela reste une belle performance individuelle.

Il est aussi un joueur reconnu pour son fair-play, récompensé en 2002 par le NBA Sportsmanship Award. Cette récompense est un vote des joueurs NBA qui désignent le joueur « représentant le mieux les valeurs du sport sur le terrain, le comportement éthique, le fair-play et l’intégrité » parmi eux. Il succède à son nouveau coéquipier David Robinson.

En 2002-2003, ses performances baissent considérablement. Il passe de 11,6 à 6,8 points par rencontre, perdant peu à peu sa place dans la rotation. Plusieurs facteurs à cela : Stephen Jackson a considérablement progressé, Manu Ginobili vient d’arriver dans l’effectif des Spurs 3 ans après sa draft, et Tony Parker continue sa progression, devenant la troisième option offensive.

Steve Smith remporte bien le titre de 2003, le seul titre NBA de sa carrière. Néanmoins, David Robinson critiquera son manque d’implication en défense, déclarant que « Steve a fait un excellent boulot en criant à l’aide à chaque fois que son défenseur avait le ballon ». C’est donc après une deuxième saison mitigée avec les Spurs, surtout au vu de son contrat, que Smith rejoint les Hornets de New Orleans. Son rôle restera limité, étant envoyé dans la nouvelle franchise de Charlotte, les Bobcats, dans la foulée. Sa saison 2004-2005 n’est pas meilleure, ne marquant que 7,9 points lors des 37 rencontres disputées. Il revient dans le courant de cette saison à Miami, où il ne jouera que 13 matchs pour 1,8 points de moyenne. Il décide alors de prendre sa retraite en 2005.

Il garde l’image d’un joueur très discipliné sur le terrain, tant dans le respect des consignes de ses coachs que de ses adversaires sur le terrain, mais aussi en dehors. Il a d’ailleurs été récompensé par le J.Walter Kennedy Citizenship Award en 1998. Ce prix honore un joueur ou entraîneur chaque année pour ses services rendus à la communauté et envers les populations dans le besoin tout particulièrement.

SES STATS NBA

 

steve-smith

SON PALMARÈS

  • Champion NBA en 2003
  • NBA All Star en 1998
  • Élu au sein de la All NBA Rookie First Team
  • NBA Sportmanship Award (joueur le plus fair-play) en 2002
  • J.Walter Kennedy Citizenship Award (prix de la citoyenneté) en 1998
  • Médaille d’or au championnat du monde en 1994
  • Médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000

UN MIX RETRAÇANT SA CARRIÈRE

Crédits photo : NBAE/SI

Retrouvez plus de Basket Retro sur





About Antoine Abolivier (76 Articles)
Tombé dans le basket en découvrant Tony Parker et Boris Diaw. Passionné par tout ce qui touche à son histoire que ce soit le jeu, la culture ou les institutions. Présent sur twitter, @AAbolivier

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s