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[Dossier] Des héros improbables : sept inconnus à 50 points et plus.

Dossier

La barre symbolique des 50 points a été atteinte plus de 430 fois depuis la création de la NBA, dont 109 fois par le seul Wilt Chamberlain ! Sur les 110 joueurs ayant réussi cette exploit, on retrouve évidemment les plus grands scorers de l’histoire de la ligue, Michael Jordan, Jerry West, George Gervin ou encore Kobe Bryant.

Aux côtés de ces légendes, des joueurs moins connus ont, eux aussi, eu leur moment de gloire, ce fameux jour où tout vous réussit. Retour sur les 50 points et + les plus improbables de l’histoire.

19 février 1971 – Walt Wesley – Cleveland Cavaliers – 50 pts (moyenne en carrière : 9,1 pts pour 590 rencontre)

1981 file photo of Lakers Walt Wesley.La carrière de l’ancien pivot de Kansas ressemble plus à celle d’un Journeyman que celle d’un All-Star. Drafté en 6ième position de la draft 1966 par les Cincinnati Royals, il est cantonné à un rôle de remplaçant lors de ses 3 premières saisons, ne dépassant pas les 17 minutes par rencontre. Échangé aux Bulls au début de la saison 1969-70, il ne joue guère plus et plafonne à 9,5 points par rencontre. Sélectionné au début de la saison 1970-71 par les Cleveland Cavaliers lors de l’expension draft, il obtient enfin une chance de jouer en devant le pivot titulaire d’une équipe faiblarde.

Il réalise la meilleure saison de sa carrière avec 17,7 pts et 8,6 rebs de moyenne ponctué par une performance de choix le 19 février 1971. Opposé à son ancienne équipe, les Cincinnati Royal, c’est un Wesley revanchard qui mène les Cavaliers à la victoire avec 50 pts et stoppe par la même occasion une série de 8 défaites de rang. Cette performance sera le point d’orgue de sa carrière, Welsey retombant progressivement dans l’oubli chez les Suns, Bullets, Bucks, 76ers puis les Lakers.

13 décembre 1994 – Willie Burton – Philadelphia 76ers – 53 pts (moyenne en carrière : 10,3 pts pour 316 rencontres)

NBA, CBA, USBL, Italie, Grèce, Russie, Liban, le Globetrotter Willie Burton a connu une carrière mouvementée avec 13 équipes différentes en 14 saisons. Choisi en 9ième position lors de la draft 1990 par le Heat de Miami, l’ailier-scoreur se fait une place au côté de Glen Rice dans la rotation de la toute nouvelle franchise Floridienne. Après des blessures à répétition lors de ses premières années, il est coupé par le Heat à l’issue de la saison 1994-94 mais retrouve rapidement une équipe du côté de Philadelphie. Il atterrit chez des 76ers en pleine reconstruction au sein d’un effectif sans star. Rapidement inséré dans le 5 de départ, il prend sa revanche, comme Walt Wesley, face au Heat de Miami le 13 décembre 1994. Avec 53 points dont 24 sur 28 aux lancer francs ( !), Burton bat le record du Spectrum de Philadelphie, écœure Glen Rice et la défense du Heat et mène son équipe à la victoire 106 à 85. La suite sera moins glorieuse. Après une saison à 15,4 pts de moyenne, de loin sa meilleure, il enchaina les équipes sans jamais rééditer une performance similaire.

Ses 53 points en images

14 mars 1995 – Dana Barros – Philadelphia 76ers – 50 pts (moyenne en carrière : 10,5 pts pour 860 rencontres)

barros_190Peut-être le plus connu de tous. Même saison, même salle, même équipe. 3 mois et 1 jour après la performance de Burton, les 76ers reçoivent les champions NBA Houston Rockets dans un duel déséquilibré. La soirée est cauchemardesque pour les 76ers, rapidement derrière au score, ils s’inclineront finalement 136 à 107 dans un climat plus que tendu. Durant un temps-mort, coach John Lucas s’en prend très vivement au Rookie BJ Tyler à qui il reproche une passe dans le dos hasardeuse. Tyler refuse de participer au huddle et jette sa serviette sur son coach. Heureusement, un rayon de soleil viendra illuminer la soirée des 76ers, les 50 points de Dana Barros. Le récent All-Star et futur most improved player prend feu et inscrit 50 points à 21 sur 26 au shoot et 6 sur 8 à trois points. Ovationné pour sa performance et félicité par son coach et ses adversaires, Barros, comme une prémonition restera lucide sur sa performance:

« C’est quelque chose de personnel dont je pourrais être fier plus tard et qu’on ne me pourra m’enlever. C’était une de ces choses qui n’arrivent qu’une fois dans une vie ».

Effectivement, Barros ne confirmera jamais son excellente saison avec les 76ers et le gros contrat décroché à la clef avec les Bostons Celtics. Il se retirera toutefois avec 14 saisons NBA à son actif. BJ Tyler, lui verra sa carrière s’arrêter brutalement après s’être endormi avec une poche de glace sur le genoux, causant des dommages irréversibles !

10 février 1998 – Tracy Murray – Washington Wizards – 50 pts (moyenne en carrière : 9 pts pour 659 rencontres)

En France, Tracy Murray est connu pour un bref passage par Chalon sur Saône en 2006-07. Aux Etats-Unis, il est connu pour avoir été le joueur qui a accompagné Clyde Drexler aux Rockets lors du fameux échange avec les Trail Blazers en 1995, et pour son coup de chaud, un soir d’hiver 1998.

Ce 10 février, les Washington Wizards, en lice pour le dernier spot pour les playoffs se rendent sur le parquet des Golden State Warriors, l’une des pire équipe de la NBA. Avec les forfaits successifs des deux meilleurs joueurs des Wizards, Chris Webber et Juwan Howard, Murray se retrouve propulsé dans le 5 départ de départ. Ce soir là, il saisira sa chance de la plus belle des manières avec une match historique : 50 pts, à 18 sur 29 au tir et la victoire finale des siens 99 à 87 sous les félicitations de Howard et Webber en costume de ville. Des statistiques qui éclipseront une autre performance de mammouth, celle du meneur sous-côté Rod Strickland : 21 pts, 20 asts et 12 rebs !

Murray se souviendra plus tard

« Ce jour-là, j’ai enfin eu ma chance de jouer mon jeu sans restrictions Je me sentais comme au lycée quand je tournais à 44 points par rencontre. Notre équipe était décimée avec beaucoup de blessures et nous avions besoin de la victoire. Nous avions d’ailleurs gagné ce qui a rendu ma performance encore plus belle »

Avec le retour des stars des Wizards, Murray retournera à son poste de « role player » avant de prendre sa retraite en 2004.

 2 janvier 2001 – Tony Delk – Phoenix Suns – 53 pts (moyenne en carrière : 9,1 pts pour 545 rencontres)

Tony-Delk-(2000-02)Présent sur le parquet avec les Warriors le soir de la performance de Tracy Murray, Tony Delk connaitra son jour de gloire quelques années plus tard avec les Phoenix Suns. Star universitaire et Most Oustanding Player du Final Four 1996 remporté par Kentucky, Delk est drafté par les Hornets à la sortie de Collège. Scoreur en sortie de banc à Charlotte, puis Golden State et Sacramento, il signe à Phoenix au début de la saison 2000-01 avec toujours le même rôle. Dans un effectif riche, il est le back-up de luxe de Mario Elie dans l’Arizona. Alors quand Super Mario se blesse un soir de décembre 2000, Delk est propulsé dans le 5 de départ des Suns au côté de Jason Kidd. Et c’est une nouvelle fois face à son ancienne équipe que Delk va sortir une performance venue d’ailleurs dans lors d’une rencontre entre deux des meilleurs équipes de la conférence Ouest. Face aux Kings de Sacramento, Delk inscriera la bagatelle de 53 points à 20 sur 27 au shoot en 50 minutes mais ne pourra empêcher la défaite de son équipe en prolongation, 121 à 117. Au contraire de Barros, Burton ou Murray, la performance de Delk est remarquable car elle a été réalisée lors d’un match serré et à enjeux.

Il terminera la saison à 12,3 pts de moyenne, soit le meilleur total de sa carrière et ne dépassera plus jamais les 27 points dans une rencontre de sa carrière. Qu’importe, son coup de chaud restera l’un des plus impressionnant et inattendu de ces 20 dernières années.

25 janvier 2014 – Terrence Ross – Toronto Raptors – 51 pts (moyenne en carrière : 8,7 pts au 05/11/14)

5,5% de ses points en carrière en une seule soirée ! C’est la performance qu’a réalisé le shooter fou des Raptors le 25 janvier de cette année face aux Clippers de Los Angeles. Avec ses 51 points, à 16 sur 29 et ses 10 trois points, Ross égalisa par la même occasion le record de la franchise détenu par Vince Carter. Sur un nuage durant les 4QT, il ne pourra toutefois empêcher la défaite des siens face à des Clippers emmenés par un Jamal Crawford, habitué de ce type de performances (3 matchs en carrière à plus de 50 points) :

« Je lui ai dis, bienvenue dans le club des 50 points ! »

A la fin de la rencontre, l’ancien vainqueur du Slam Dunk Contest peinait encore à réaliser sa performance

« Tu ne réalises pas ce que tu es en train de faire jusqu’à ce que ça se termine ».

Depuis cette performance, Ross n’a pas dépassé les 24 points. Difficile de penser qu’il puisse de nouveau franchir la barre des 50 points dans une rencontre.

11 avril 2014 – Corey Brewer – Minnesota Timberwolves – 51 pts (moyenne en carrière : 10 pts en 471 rencontres au 05/11/14)

784x2048Brewer est un opportuniste : MOP du final four 2007 au côté de Joakim Noah et Al Horford à Florida grace à un tournoi de toute beauté, il passe sa carrière NBA entre Minnesota et Denver. Sa seul exception ? la 2nd partie de la saison 2010-11 passée à Dallas où il gagnera le titre NBA grace à seulement 19 apparences sous le maillot Texans, dont 6 en playoffs. En ce jour d’avril 2014, les Timberwolves, hors de la course pour les playoffs depuis bien longtemps, reçoivent les Houston Rockets. Privés de Kevin Love, Kevin Martin, Nicolas Pekovic et Chase Buddinger, les « tanking » Timberwloves terminent la saison avec un effectif restreint et faible emmené par Ricky Rubio. Une nouvelle fois, Brewer va saisir l’opportunité qui lui ai présenté en réalisant une performance hors du commun avec 51 pts. Tout y passe, pénétration, tir extérieur, même un tir du milieu du terrain pour conclure le 2nd quart-temps. A l’issue de la rencontre, l’ancien Gators n’en croit toujours pas ses yeux.

« Je ne vais pas mentir : 50 ? C’est sérieux ? Vous savez combien de joueurs en inscris 50 points dans une rencontre en NBA ? C’est ce qui rend cette soirée ci spéciale parceque je n’aurais jamais cru pouvoir inscrire 50 points dans une rencontre…. Je suis entouré de grands joueurs dans ce club ! ».

Cerise sur le gâteau, les Wolves l’emporte sur une claquette de Gorgiu Dieng.

Mentions Honnorables : Nick Anderson, Jim Jackson, Cedric Ceballos, Mahmoud Abdul-Raud, Charles Smith, Brandon Jennings, Sleepy Floyd.

Crédits photo : Slam/Sports Illustrated

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About Jay Swan (46 Articles)
Passionné de NBA depuis 1994 Twitter : @junkyardswan

1 Comment on [Dossier] Des héros improbables : sept inconnus à 50 points et plus.

  1. A part les 2 derniers que je connais car il jouent actuellement en NBA et Willie Burton dont j’ai déjà entendu le nom… je ne connais personne ^^

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