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[Focus] NBA Playoffs 1989 – Jordan face aux Bad Boys – Acte II – Lord of War

NBA Playoffs

LA série phare de 1989. Pour la première fois sous l’ère de Michael Jordan, Chicago atteint les finales de conférence et sans surprise, c’est un face à face très attendu contre les redoutables Pistons qui n’ont plus que deux objectifs, retourner en finale pour gagner le titre et donner une nouvelle leçon à la superstar des Bulls, un an après l’humiliation infligée aux Bulls en playoffs.

D’un côté, les Bulls de Michael Jordan ont vécu une saison assez difficile (47 succès) et ne sont pas passés loin de l’élimination au premier tour, il a fallu un miracle du numéro 23 (The Shot) pour venir à bout des Cavs au buzzer au cours du match décisif. En demi-finale, ils éliminent les Knicks en six manches et s’offrent donc une finale de conférence, la première depuis 1975. De l’autre, les grands rivaux du Michigan, Detroit. Un esprit revanchard après le titre perdu (et volé) contre les Lakers, une superbe saison ponctué d’un bilan de 63 victoires et d’une première place dans la conférence Est. Boston sans Larry Bird et les Bucks? Balayés, les Pistons sont invaincus avant cette série contre Chicago. En 1988, des Bulls inexpérimentés et trop tendres avaient pris une sérieuse déculottée en demi-finale (4-1). Cette fois, les compteurs sont remis à zéro. En saison régulière, ces deux équipes se sont rencontrés six fois, autant de victoires pour Detroit. Les Bulls savent que cet obstacle va être très compliqué à franchir. Michael Jordan ne craint rien ni personne et le fait savoir:

Si nous remportons le 1er match au Palace, nous gagnerons la série. M.Jordan

GAME 1 – DETROIT 88 – CHICAGO 94

Jordan vs Isiah Thomas 1989Invaincu en playoffs et invincible à domicile avec une série de 25 succès consécutifs, Detroit part logiquement favori. Première surprise, Doug Collins décide de placer Jordan en défense sur Isiah Thomas. Une tactique qui paye, le meneur réalise sa pire prestation en carrière en playoffs avec seulement 3/18 aux tirs. Manque de rythme, tirs trop courts, mauvais choix, on peut même se dire qu’il n’avait pas besoin de MJ sur le dos pour foirer sa soirée et celle de son équipe. Zeke a manqué le rendez-vous, mais il n’a pas été seul dans la médiocrité. Joe Dumars et Vinnie Johnson combinent un magnifique 8/27, Detroit rate dix lancers-francs et il n’y a guère que Bill Laimbeer et Rick Mahorn (32 pts et 22 rebonds cumulés) pour calmer l’hémorragie. La clé de la rencontre se situe dès l’entame avec une grosse adresse des Bulls mené par Jordan, un excellent Craig Hodges et même un très bon Dave Corzine (douze points en première période). A partir du moment où Chuck Daly claque Dennis Rodman dans les jambes de MJ, ce dernier perd son adresse et sa lucidité offensive (10/29!). La maladresse globale de Detroit les condamne à la défaite, un choc pour tout le monde, même les Bulls.

Je suis vraiment surpris! Vous aussi, tout le monde l’est! D.Collins

Pourtant, Detroit était repassé devant après un panier de Rodman à huit minutes de la fin du match. Un lay-up de Scottie Pippen et un shoot plus la faute de Jordan redonnent l’avantage aux Bulls. MJ avait raté onze de ses douze derniers tirs! Ce n’est pas un hasard si Dennis Rodman a terminé second au vote du meilleur défenseur de l’année derrière Mark Eaton, le pivot d’Utah. Son envergure, sa ténacité et sa rapidité sont des armes qui causent bien du souci à Mike. Quand à Pippen, il a eu droit au bonjour de Bill Laimbeer, un bonne tatane à l’arrière du crâne. Frustré que l’arbitre ne l’ait pas vu, une légère rixe commence entre les deux joueurs. Pas intimidé, l’ailier des Bulls est décisif en fin de partie en arrachant quelques rebonds et c’est Jordan qui tue la rencontre sur la ligne des LF. Chicago démarre fort, le jeu de passes a été au point et Detroit s’est presque auto-sabordé en enchainant les briques…

On a joué souvent l’un contre l’autre, mais c’est la première fois qu’il est resté en défense sur moi pendant tout le match. C’était pas mon jour car il me laissait même prendre des shoots ouverts, ça ne rentrait pas. I.Thomas sur la défense de Michael Jordan

Que ce soit dans les tirs extérieurs ou aux lancers-francs, on a été catastrophiques. D.Rodman

On allait pas venir ici et se mettre à genoux en attendant qu’il nous marche dessus. M.Jordan

Le « meilleur pour finir ce G1, la déclaration de Rick Mahorn tout dans la légèreté où les acteurs de la protection animale ont du apprécier:

Je déteste perdre, j’ai tellement les boules qu’une fois chez moi, je vais cogner mon chien. Non je déconne… je n’ai pas de chien. R.Mahorn

GAME 2 – DETROIT 100 – CHICAGO 91

Bulls - Pistons 1989 Thomas JordanMichael Jordan n’est pas au mieux, un virus dans l’air et une petite grippe vient au plus mauvais moment. Rien à voir avec le Flu Game de 1997, Jojo tient bien sur ses deux jambes. On attendait surtout une réaction d’Isiah Thomas, on a pas été déçus. 33 points, saignant mais le seul à surnager où son équipe est loin d’avoir été brillante. Joe Dumars trop occupé à se démener en défense sur Jordan n’arrive pas à apporter son apport offensif habituel et Vinnie Johnson ne met que ses points ou presque sur la ligne des lancers. La balle ne circule pas, Detroit termine d’ailleurs la partie qu’avec douze passes décisives contre vingt et une pour Chicago! Les Pistons jouent mal et après avoir compté neuf points d’avance au 3ème QT, les bulls effectuent un comeback.

Il faut un Thomas de gala et quelques actions classe de Dumars pour enterrer leurs adversaires, un terrible 11-1 rédhibitoire. Bill Laimbeer dans toute sa splendeur a pris le chemin des vestiaires à la fin du 3ème QT après sa deuxième technique, nouvelle prise de tête avec Pippen en première mi-temps ou peut-être que le dunk énorme de Mike sur sa truffe l’a passablement agacé… Jordan malade et Pippen qui se tord la cheville, dommage car c’était un match à leur portée. Isiah Thomas fait même une réunion après la rencontre pour faire le point, il est temps de rejouer au basket, de renouer avec le collectif qui a permis aux Pistons de monter en grade depuis trois ans. Grosse performance d’Horace Grant dans la raquette avec 20 rebonds ainsi que les 12 prises de Dennis Rodman en 17 minutes! Heureusement pour Detroit que le réveil d’Isiah Thomas a apporté la victoire finale.

Isiah est la clé. J’ai vu tout de suite qu’il allait nous donner du fil à retordre. Sa capacité à pénétrer, son feeling offensif ont été déterminants, c’est ce qu’un leader est supposé faire. M.Jordan

GAME 3 – CHICAGO 99 – DETROIT 97

Jordan Dumars Bulls Pistons 1989Le plus beau match de la série. Le Chicago Stadium est en fusion, un Jordan exceptionnel, un final d’anthologie. En ayant récupérer l’avantage du terrain, les Bulls vont tout faire pour le conserver et c’est mal parti dès le départ. Detroit est loin d’être parfait où Isiah Thomas retombe dans ses travers du G1 en terme d’adresse, mais ses caviars se transforment en passes décisives avec un Mark Aguirre particulièrement tranchant (25 pts), les Pistons dominent la première mi-temps et virent en tête avec onze points d’avance. Chicago résiste tant bien que mal, Pippen ne met rien en attaque, Grant ne tente rien, Hodges est en panne, seul John Paxson trouve la mire en sortie de banc avec bien sûr, Michael Jordan qui porte son équipe à bout de bras. Il reste encore 8 minutes à jouer et les Bad Boys sont largement en tête, quartorze points d’écart. Tout à coup, c’est l’euphorie avec Jordan qui fait son numéro de soliste extraordinaire, en pénétration ou à mi-distance, la sanction est similaire, c’est deux points systématique. Les Pistons perdent un peu les pédales et cafouillent leur basket en attaque, la défense de Chicago qui avait pris 55 points en première mi-temps a resserré les boulons.

Les prises à deux ou trois sur MJ sont pas assez agressives et Mike joue le rôle du bourreau à merveille. Les Bulls égalisent à 97 partout et les Pistons sont sanctionnés derrière sur un écran illégal de Bill Laimbeer, faute offensive à moins de dix secondes du terme. Ballon pour Chicago, Dennis Rodman en défense sur Michael et ça donne le célèbre: « five seconds to go, Jordan off the glass, YES! ». On a tous en mémoire ce plan sur la détresse de Chuck Daly qui plonge son visage dans ses mains. Il reste trois secondes à jouer, la remise en jeu pour Detroit est difficile, Joe Dumars lance une prière désespérée qui n’est pas loin de rentrer, c’est fini, Chicago gagne dans une bronca du public. Doug Collins traverse le terrain heureux comme un gosse, son équipe mène désormais la série 2-1. Plus de 50% de réussite, une première dans cette confrontation pour les Bulls où ils ont même tourné à 70% dans le quatrième quart-temps là où ils ont inscrit 33 points contre 20 pour Detroit. Le panier à trois points de Scottie Pippen dans le money-time est son premier de la série après six échecs. Les déclarations à la presse dont la première qui est très connu:

J’ai dit, donnez la balle à Michael et dégagez de son chemin. D.Collins qui fait rire toute la salle de presse et MJ par la même occasion.

Je vais être honnête, on a volé le match. Il fallait qu’on réagisse après qu’on se soit fait écraser en première période. M.Jordan

On ne peut pas siffler ce genre de faute en toute fin de match, en particulier en playoffs, fallait laisser jouer. J.Salley sur la faute offensive de Laimbeer.

Rodman défendait bien, mais j’ai utilisé ma rapidité pour prendre l’avantage, Isiah a tenté le passage en force et j’ai eu un bon feeling sur mon shoot. M.Jordan

Un petit mot sur la ligne de stats de Jordan? 46 points – 16/26 aux tirs – 14/15 aux LF – 7 rebonds – 5 interceptions – 5 passes et le game winner!

GAME 4 – CHICAGO 80 – DETROIT 86

Pistons Bulls 1989 Jordan RulesLes Pistons sont vexés. Ils ont dominé la saison régulière, ils n’ont pas perdu la moindre rencontre en playoffs avant cette finale de conférence et ils sont menés 2-1 par ces satanés Bulls. La plaisanterie est terminée, Detroit va remettre en place leur vrai visage, la violence, la dureté et pas de cadeaux. Si les Jordan Rules ont commencé en 1988, c’est surtout dès ce Game 4 qu’elles ont pris de l’ampleur. Après avoir pris 46 points au match précédent, il est temps de rejouer au basket et d’y aller franco physiquement. De manière globale, les Bulls ont joué les yeux dans les yeux avec leurs adversaires, mais leur panne offensive dans le second QT a été fatal. Detroit boucle la raquette et tout le périmètre. Scottie Pippen est très bon et met deux dunks de toute beauté (18 pts – 11 rebs), Craig Hodges retrouve un peu d’adresse, Horace Grant se bat comme un diable dans la raquette infernale des Pistons et Jordan se fait martyriser. Pas de paniers facile, les prises à deux à trois sont bien plus agressives ce qui fait que le numéro 23 marque la majorité de ses points sur lancers-francs.

Le banc est inexistant (2 points) et ça a été un point décisif dans la victoire de Detroit, l’apport des rotations. Dennis Rodman gobe 18 rebonds, John Salley et James Edwards provoquent les fautes. Heureusement d’ailleurs, les Pistons souffrent toujours d’une maladresse chronique, tournant sur ce match à 36% de réussite. Isiah Thomas est d’ailleurs l’homme du match avec un double double (27 pts – 10 rebs). Le Chicago Stadium possède toujours cette fantastique ambiance pour pousser son équipe, mais les Bad Boys n’ont pas tremblé cette fois. Horace Grant a été tellement sollicité en se reposant que deux minutes sur tout le match, qu’il n’avait plus de peps sur la fin du match, laissant un rebond à Thomas et se prenant un contre de Laimbeer. Chicago n’a rentré que 27 tirs sur l’ensemble de la partie, un record d’inefficacité en playoffs dans l’histoire de la franchise qui était détenu par l’équipe de 1975 contre Golden State. Dans le dernier QT, le banc des Pistons a été visé par un fan des Bulls avec une bouteille de rhum choppé par Dennis Rodman qui l’a explosé à terre. Ah le bon vieux temps des rivalités malsaines.

J’ai bien défendu sur Jordan, mais j’ai surtout été bien aidé par mes coéquipiers. C’était un jour sans pour lui, ses shoots n’ont pas trouvé la mire. D.Rodman

GAME 5 – DETROIT 94 – CHICAGO 85

Michael Jordan 1989 Bulls Pistons Bad BoysMalgré la victoire de Chicago dans le Game 3 à mettre à l’actif du festival de Michael Jordan, les médias avaient pointé du doigt son égoïsme. Lors du match 4, Detroit a vraiment blindé sa défense sur la star des Bulls. Résultat pour ce G5, les Pistons continuent à agresser Jordan avec des prises à deux, à trois, voir même à quatre! MJ ne prend que huit shoots, son plus faible total de tentatives en playoffs dans toute sa carrière et de loin. Il a tout simplement voulu faire ce que la défense adverse lui a offert, distribuer des passes à ses coéquipiers démarqués. Ca fonctionne au début, les Bulls prennent le meilleur départ avec un Craig Hodges inspiré avec son shoot (5 paniers à 3 points) et un Bill Cartwright saignant, mais ça ne suffit pas. Il faut tout de même remarquer que Hodges est le joueur des Bulls ayant terminé meilleur marqueur et le plus de shoots tentés de son équipe à la fin de la rencontre, très rare! Même Brad Sellers qui n’avait plus foulé le parquet depuis le G1 à Detroit, a joué 22 minutes et a presque autant tiré sur Jordan. Oui ce fut un match très étrange, le moins passionnant de la série et avec tellement d’éléments assez irréels.

On reprend si vous voulez bien. Hodges meilleur marqueur, Jordan huit shoots en 46 minutes, mais aussi presque tout le cinq majeur des Pistons sur le banc pendant le 4ème QT en intégralité alors que rien n’était joué? Isiah Thomas (17 pts – 12 asts) et Mark Aguirre (19 pts) ont été les meilleurs joueurs parmi les titulaires et un superbe Vinnie Johnson (22 pts) en sortie de banc qui a été le tueur des Bulls, sans oublier James Edwards qui voit son temps de jeu grimper depuis son impact au match précédent. Autre stat incroyable, Detroit a shooté 80 fois, Chicago? 59! Un record NBA pour le plus faible nombre de tirs tentés!

C’est pour ça qu’ils le surnomment « The Microwave ». Dès qu’il est chaud, peu importe la manière dont vous essayez de défendre, il va mettre ses shoots. M.Jordan

Étions-nous fatigués? oui. Michael était-il fatigué? Probablement. C’est une des raisons pour laquelle j’ai donné plus de temps de jeu à ceux qui n’avaient plus l’habitude d’être là, il fallait faire reposer les cadres, Detroit l’a fait aussi avec Laimbeer, Aguirre et Thomas. D.Collins

Maintenant on a plus le choix, on doit défendre notre parquet et forcer le G7. D.Collins

Sincèrement, je ne me vois pas encore jouer au golf, donc on sait ce qu’il nous reste à faire. M.Jordan

GAME 6 – CHICAGO 94 – DETROIT 103

Bulls Pistons 1989 ECF Bad Boys Laimbeer JordanUne bonne nouvelle pour commencer, c’est la première fois dans l’histoire des Bulls qu’ils jouent au mois de juin. Pas de quoi sauter au plafond, car à peine le match commencé, Scottie Pippen est mis KO par Bill Laimbeer pour la bataille au rebond. Un bon coup de coude dans l’oeil et le lieutenant de Mike est out pour le reste de la rencontre. Le sort semble être fatal pour les Bulls qui vont devoir compter sur un Jordan parfait pour venir à bout de Detroit. Critiqué pour trop shooter dans le G3 et pas assez dans le G5, Jordan trouve la parade et le juste milieu, distribuer, défendre, scorer. Son célèbre panier aveugle en contre-attaque avec la faute de Laimbeer donne le ton et un message pour ses adversaires.

Il faut pourtant bien plus qu’un seul homme pour terrasser le collectif des Pistons. Le banc est une nouvelle fois prolifique, la défense de Dumars est fantastique en seconde période et Isiah est le roi. Alors que Chicago remonte un déficit de dix points pour recoller à 79-81, le meneur emblématique de Motown prend les choses en main, 17 points dans le dernier QT, les Bulls ne trouvent aucune réponse, aucune alternative et Jordan est au bout du rouleau. Il s’agit d’un des matchs les plus courageux de sa part en carrière, il n’a pas lâché le morceau: 32 points – 13 passes et 8 ballons perdus…Craig Hodges et John Paxson font ce qu’ils peuvent, Horace Grant est très actif au rebond, Brad Sellers ne quitte plus le parquet après le knockout de Pippen. Detroit vient à bout de Chicago et se qualifie en finale pour la seconde fois consécutive.

Les Bulls ont-ils été totalement surpassés dans cette série? Non. On ne peut pas dire que les Pistons ont vraiment convaincu, énorme maladresse en général, Laimbeer et Dumars étaient tellement à fond en défense qu’ils n’avaient plus de gomme en attaque, Isiah a alterné l’excellence et le très mauvais. La grosse différence s’est joué avec les remplaçants. Peu utilisé par Doug Collins, le banc des Bulls a été plutôt catastrophique, un manque certain de talent dans les rotations et celui de Detroit a été l’élément primordiale de la qualification en finale NBA. Quelques exemples comme l’implication en défense et au rebond de Rodman, le joker Vinnie Johnson et les stats sont édifiantes: le banc des Pistons a joué deux fois plus, marqué trois fois plus et pris le triple au rebond. D’autres stats révélatrices sur l’impact de Thomas et Jordan? Isiah tourne à 14 points et un famélique 19% de réussite dans les deux défaites de Detroit, 26 points et 45% dans la victoire. Avant ce match, les Bulls étaient à la peine en playoffs si Michael Jordan ne tournait pas à 30 points en moyenne. Chicago a ainsi perdu trois fois contre Detroit avec un MJ en deçà de la barre des trente points. Dans les vestiaires après la fin de la rencontre, Joe Dumars qui a vécu une série compliquée a eu du mal à enlever son maillot, tellement il était à bout de force.

Ce n’est pas difficile d’avoir du respect pour Michael. C’est un très grand joueur. J.Dumars

Au moment où il retourne définitivement sur le banc car la défaite est inévitable, Jordan glisse quelques mots à l’oreille de Gentleman Joe.

Ramène le titre à l’est, Joe. M.Jordan

Je vais le faire, Mike, et je suis heureux de ne plus t’affronter avant la saison prochaine. J.Dumars

Dix jours plus tard, Joe Dumars a tenu sa promesse, le premier titre dans l’histoire de Detroit acquis contre des Lakers décimés et en prime, un trophée de MVP des finales.

STATS

  • Michael Jordan: 29,7 pts – 46% aux tirs – 5,5 rebs – 6,5 asts – 2,0 interceptions en 43 minutes
  • Scottie Pippen: 9,7 pts – 40% aux tirs – 7,3 rebs – 3 asts – 1,5 stl et 1,3 blk en 33 minutes
  • Horace Grant: 9,3 pts – 50% aux tirs – 9,3 rebs – 1,8 asts – 1,0 blk en 34 minutes
  • Bill Cartwright: 10,5 pts – 41% aux tirs – 6,0 rebs en 34 minutes
  • Craig Hodges: 12 pts – 45% aux tirs – 43% à 3pts – 1,8 rebs et 3,0 asts en 29 minutes
  • Isiah Thomas: 20,7 pts – 39% aux tirs – 5,0 rebs – 7,8 asts – 2,3 stls en 39 minutes
  • Joe Dumars : 13,0 pts – 37% aux tirs – 2,8 rebs et 4,8 asts en 35 minutes
  • Mark Aguirre: 13,7 pts – 53,3% aux tirs – 4,8 rebs et 1,8 asts en 29 minutes
  • Dennis Rodman: 6,8 pts – 51,9% aux tirs et 13,3 rebs en 26 minutes
  • Vinnie Johnson: 13,3 pts – 38% aux tirs – 2,7 rebs et 2,0 asts en 21 minutes

RÉSULTATS

Pistons de Detroit – Bulls de Chicago 4-2

  • 21 mai : Chicago @ Detroit 94-88
  • 23 mai : Chicago @ Detroit 91-100
  • 27 mai : Detroit @ Chicago 97-99
  • 29 mai : Detroit @ Chicago 86-80
  • 31 mai : Chicago @ Detroit 85-94
  • 02 juin : Detroit @ Chicago 103-94

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Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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