Breaking News

[Focus] NBA Playoffs 1993 – Bulls vs Knicks – Acte III

NBA Playoffs

LE choc attendu à l’est! Après deux éliminations consécutives contre les Bulls, New York a réalisé une saison régulière de feu pour s’octroyer l’avantage du terrain au moins jusqu’à la finale de conférence. Chicago a eu des hauts et des bas au cours de la saison, mais a retrouvé le goût du sang en playoffs. Une nouvelle guerre de tranchées pour une série mythique!

En 1989, c’était un avant goût (4-2). En 1991, un biscuit apéritif pour les Bulls (3-0). En 1992, une boucherie dans tous les sens du terme (4-3). Sept matchs d’une intensité incroyable où les Knicks avaient décidé d’utiliser la manière forte en abusant de leur physique. Chicago l’emporte facilement au match 7 à domicile et allait quelques semaines plus tard, remporter une seconde bague de champion. Depuis ce nouveau titre, une certaine lassitude a gagné l’effectif des Bulls, même avec un Michael Jordan toujours aussi dominateur. A plusieurs reprises, le numéro 23 a cartonné individuellement et son équipe a pourtant perdu. Chicago prend deux défaites pour conclure leur saison, à Charlotte dans les dernières secondes et à… New York. Plus tôt dans la saison au Madison Square Garden, les Bulls avaient bu la tasse (75-112!). A l’entame des playoffs, les champions en titre se reprennent sérieusement en collant deux sweeps consécutifs. Le premier contre Atlanta, la seule et unique fois où Michael Jordan et Dominique Wilkins se sont affrontés en PO et le second contre les victimes favorites de sa majesté, Cleveland (éliminés en 1988-1989-1992 et donc 1993) avec en cadeau d’adieu un nouveau shoot au buzzer pour conclure le 4-0. Chicago est prêt.

New York, c’est une saison de 60 victoires, record de franchise égalé avec l’équipe de 1970, qui s’était terminé par le premier titre dans leur histoire! Un transfert important à l’intersaison 1992, Gerald Wilkins et Xavier McDaniel non conservés, Mark Jackson transféré aux Clippers contre Charles Smith et Doc Rivers. Inconstants à l’extérieur, diabolique au Madison Square Garden (4 défaites!) où le dernier revers remonte au 28 janvier 1993! Entre la saison et les playoffs, l’enceinte des Knicks est inviolée depuis 25 matchs! Contrairement à leurs grands rivaux, Big Apple a eu quelques difficultés à s’imposer vraiment comme contre Indiana au premier tour (3-1) qui a bien failli aller jusqu’au Game 5 décisif et aussi la demi-finale contre la jeunesse de Charlotte où le score final (4-1) ne reflète pas les problèmes qu’ont causé les Hornets de Larry Johnson, Alonzo Mourning et Muggsy Bogues. Il va pourtant falloir remonter les bretelles avec des Bulls qui sont en grande forme mentale en quête du threepeat.

GAME 1 – NEW YORK 98 – CHICAGO 90

Les médias sont en effervescence en annonçant enfin un vrai adversaire aux Bulls. Le président des Knicks, Dave Checketts, parle même d’un duel de rêve digne d’un combat de poids-lourds. Les fans n’attendent plus que ça, vingt ans après le dernier titre! New York retrouve enfin une équipe capable d’aller chercher la bague de champion. Parmi toute cette ferveur, un homme en particulier a des étoiles plein les yeux et surtout une motivation indescriptible.

Après avoir écumé la CBA, ne pas avoir son nom appelé à la draft, John Starks passe de l’illustre inconnu à celui qui va batailler contre le meilleur joueur du monde devant les caméras de tout le pays dans une salle ultra chaude. Cinq paniers à trois points, une menace constante sur les Bulls et surtout une défense incroyable sur Michael Jordan. La superstar des Bulls réalise une bonne première mi-temps avant de s’effondrer totalement après la pause: (3/13 aux tirs – 2/9 dans le 4ème QT dont 0/5 dans les six dernières minutes)! Le genre de performance inhabituelle d’autant plus après que Jordan ait réussi jusqu’ici des playoffs impeccables! Entre les tirs forcés, les aides défensives et ce diabolique pot de colle de Starks, la soirée de Mike a été un calvaire. Même en défense, c’était pas génial, surtout en individuel car pour les anticipations, lui comme Scottie Pippen ont fait beaucoup de mal aux Knicks. D’un autre côté, les nombreuses pertes de balles de Pip ont aussi causé du tort au siens.

Comme si ça ne suffisait pas, les Knicks avaient réservé un traitement particulier au lieutenant de Jordan en essayant à moindre mesure de reproduire la « peur » psychologique des Pistons entre 1988 et 1990. Charles Oakley, Anthony Mason, Charles Smith ont joué les malabars en mettant quelques coups vicelards au n°33 des Bulls. Horace Grant a tenu sa place malgré sa cheville douloureuse, une blessure contractée dès le premier tour contre Atlanta et qui fait souffrir l’intérieur aux goggles. Pire, sur un choc avec Oakley, la douleur a été vive et à ce moment-là, il n’est pas sûr d’être en état de jouer au G2. B.J Armstrong a été précieux avec son adresse extérieure et Bill Cartwright a fait de son mieux, autrement dit se faire archi dominer par Patrick Ewing (25 points – 17 rebonds). Le rebond, la clé du succès de New York avec 48 prises (14 pour Oakley) contre 28 aux Bulls. Heureusement d’ailleurs car leurs nombreuses pertes de balles auraient pu coûter très cher au final de même que leur maladresse aux lancers-francs (20/32). Un Excellent Anthony Mason en sortie de banc et qui a fait beaucoup de bien aux Knicks.

« John ne me surprend plus et ne surprendra plus personne par son niveau de jeu désormais » P.Riley

« Starks a joué très physique et ne m’a pas donné le moindre shoot facile. J’en ai même forcé tellement j’étais pas dans le rythme. Il a fait un sacré boulot sur moi. » M.Jordan

GAME 2 – NEW YORK 96 – CHICAGO 91

Tout le long de la soirée, le public New-Yorkais a poussé ses troupes en scandant DEFENSE, DEFENSE! Les joueurs ont répondu présent et avec la manière. On attendait tous une réaction d’orgueil des Bulls, mais une fois de plus, les Knicks ont été intraitables. Patrick Ewing fait son match habituel (26 pts – 10 rebs) quoi que moins dominateur qu’au G1, mais la différence a été surtout du côté de Charles Oakley et Doc Rivers. Le premier a fait une moisson au rebond (16 prises + 14 points) et le second peu inspiré au match précédent, très agressif en allant chercher des fautes. Le rebond qui a encore été un facteur déterminant (45 à 34 pour NY) et surtout préoccupant quand on voit que Michael Jordan et Scottie Pippen ont pris trois fois plus de rebonds que les intérieurs titulaires, Grant et Cartwright. Excusable pour le premier, diminué par sa blessure, le second se fait encore piétiner par son vis à vis et ne fait rien en attaque.

Les Bulls sont pourtant bien dans le match avec un bon Jordan en première période (25 de ses 36 pts), un Scott Williams surprenant en sortie de banc pour faire souffler Grant et quelques lancers ratés de New York. En parlant de lancers, Chicago a été vilain sur la ligne, en loupant beaucoup d’opportunités, les fautifs se nomment Bill Cartwright et Scottie Pippen. En plus de ça, Jordan a vite sombré en deuxième mi-temps avec des shoots forcés (1/7 à 3pts pour un shooteur médiocre à cette distance), une défense franchement discutable et toujours la boule d’énergie des Knicks dans les pattes, John Starks.

L’arrière chouchou du Madison a connu des hauts et des bas sur cette rencontre, transparent en attaque avant la pause, et décisif par la suite. Quelques gros shoots et évidemment ce fameux dunk main gauche ligne de fond sur Jordan et Grant qui fait un effet dingue sur les fans locaux et qui tue les derniers espoirs de victoire pour Chicago. Un match une fois encore très physique et intense, Scottie Pippen et Greg Anthony se sont fait expulsés par les arbitres entre frustration pour l’ailier de Chicago et un attentat sur Jordan du meneur back-up des Knicks. On en revient à Michael Jordan qui connaît là de sérieuses difficultés, en laissant son basket dans les vestiaires car là, on est à 8/29 aux shoots sur les deux premiers matchs de cette série en 2ème mi-temps! On peut même faire le cumul’ entre la dernière rencontre de saison régulière à NY en ajoutant cette série, ce qui fait au total: 10/28, 10/27 et 12/32! Les Bulls sont déjà en danger, jamais dans leurs parcours pour le titre avec Jordan dans l’effectif, ils n’ont été mené 2-0, que ce soit le premier ou second threepeat.

GAME 3 – CHICAGO 103 – NEW YORK 83

« Les Knicks arrivent! Cachez les femmes et les enfants, bouclez les rues! »Ainsi s’exprimait le journaliste Sam Smith, le soir du match. Les gros méchants qui pratiquent du basket sale, mais Doc Rivers a donné son avis là-dessus.

New York est confiant, mais pas pour très longtemps. Ce Game 3 est une victoire obligatoire pour les Bulls et ils ne vont pas s’en priver. Début de match en fanfare avec 34 points inscrits dans le premier QT. Scottie Pippen est royal (29 pts), très adroit et Phil Jackson a enfin décidé de jouer la carte John Paxson, très peu utilisé jusqu’ici dans cette série. Entre l’adresse du meneur vétéran et B.J Armstrong, c’est toute la défense des Knicks qui s’écroule. Michael Jordan, un peu l’énigme du moment tant sa domination semble loin derrière lui, a lâché prise sur ses shoots, 3/18! Le calvaire continue pour sa majesté, son pire match en terme d’adresse en carrière où il faudra attendre 1997 et Miami pour faire pire. Cependant, si on vous dit que Jordan a été brillant malgré cela, vous y croyez? Très agressif pour attirer les fautes, implication totale vers ses coéquipiers (11 passes), meilleur rebondeur de l’équipe (8 prises), pas loin du triple-double et une défense absolument remarquable, surtout envers son bourreau, John Starks. Très physique, les arbitres n’ont pas pu avaler leur sifflet bien longtemps, cinq fautes techniques, Starks éjecté. L’arrière des Knicks a connu une sale soirée, transparent en attaque, six ballons perdus, une grosse défense sur MJ et le ton est monté avec la frustration, les deux joueurs ont du être séparés avant d’en venir aux mains.

« Il y a un maillot retiré au plafond du Chicago Stadium et c’est celui de Jerry Sloan. Est-ce qu’il faisait dans la finesse? Je ne crois pas, non. »

Les Knicks sont à l’agonie, Patrick Ewing, le seul à avoir surnager, présente comme excuse, la fatigue, l’absence d’énergie. Pippen a été le grand artisan de la victoire, mais les médias sont obnubilés par la faillite de Jordan. Blessé légèrement au poignet avant la série, la superstar des Bulls marque un sacré coup d’arrêt. 32% aux tirs sur les trois premiers matchs et en prime, ce moment gênant où il est pris en flagrant délit à Atlantic City (Le Las Vegas de la côte est) à jouer aux différents jeux de casino quand il était à New York entre les deux premiers matchs. La rencontre étant pliée depuis un moment, les deux franchises ont pu laisser gambader les tréfonds de leur banc. Les Knicks ont lâché Hubert Davis, Herb Williams, Tony Campbell et même trois minutes à Eric Anderson, le seul joueur blanc de l’effectif. Chicago a fait de même avec Rodney McCray (ancien lieutenant d’Hakeem Olajuwon), Darrell Walker et une belle fleur à un ex Knick, Trent Tucker qui a passé vingt minutes sur le parquet! Avant de conclure par quelques déclarations, on vous laisse le comparatif en chiffres de l’apport Bill Cartwright contre Patrick Ewing sur les trois matchs:

Cartwright: 8 fautes – 73 minutes – 10 points et 8 rebonds au total sur 3 matchs avec un pourcentage honteux.

Ewing: 11 fautes – 119 minutes – 72 points et 36 rebonds sur la même période. Sans commentaires.

« Avons-nous perdu notre intensité? Qu’en pensez-vous? On a perdu quelque chose là. Vous avez vu le score final? On s’en est pris 20 dans la besace. »D.Rivers

« On leur a laissé trop d’espace. » J.Starks

GAME 4 – CHICAGO 105 – NEW YORK 95

Michael Jordan est-il finalement humain? 35% de réussite en saison régulière contre les Knicks contre près de 50% contre le reste de la ligue et pour cette finale de conférence, il est en-dessous des 35! New York a t-il trouver la parade, la kryptonite de MJ? Les médias commencent à se lâcher sur le dos du maître et ses oreilles sifflent. L’heure du châtiment a sonné, Mike va enfin sortir LE gros match. La défense de John Starks et Doc Rivers est pourtant excellente, mais ce soir, Jojo a trouvé la mire dans toutes les positions et toutes les distances. On avait pas vu Jordan aussi adroit depuis son show contre Portland en finale 1992, six paniers primés, une demi-tonne de shoots en suspension, en deux temps avec son hangtime, même avec des bras devant le visage, rien n’y fait, le cercle est gigantesque.

Le top de cette performance a surtout eu lieu sur le premier et troisième QT et ça reste le plus gros score individuel encaissé par les Knicks dans leur histoire en playoffs, toujours d’actualité. L’ancien record était à l’actif de Sam Jones, le fantastique ailier de Boston dans les années 60 avec 51 points. Et pourtant, même avec un festival pareil, New York est dans le match. Scottie Pippen se foire en attaque pour la première fois de la série, le banc joue peu et la peur commence à se faire sentir dans les gradins du Chicago Stadium au moment où Jordan prend sa cinquième faute à moins de sept minutes de la fin et un avantage de 91-84 pour les Bulls. Les Knicks reviennent même à quatre points, mais la défense des Bulls tient bon. Un pressing tout terrain diabolique, New York perd des ballons stupidement encore une fois, John Starks en tête avec huit pertes de balles! Phil Jackson remet alors Jordan sur le terrain pour achever leurs adversaires, les Knicks rentrent bredouilles. Pat Ewing et John Starks ont été bons offensivement, Charles Smith a provoqué les fautes, Charles Oakley termine sur un double double, insuffisant pour l’emporter. L’arbitrage a été plus clément envers Chicago qui a eu treize lancers de plus, mais Starks ne blâme pas les hommes en gris, stipulant que leur défaite est avant tout lié à la défense incroyable des Bulls. Autre point positif pour les taureaux, la bataille au rebond qui fut équilibrée et un Horace Grant revigoré.

« Phil m’a demandé de m’occuper d’Oakley, qu’il s’en foutait de mes stats, juste de rentrer dedans, de sacrifier mon corps. » H.Grant

Si le chêne des Knicks a tout de même gober douze rebonds, le double de Grant, l’énergie déployée par l’intérieur des Bulls a galvanisé les troupes en inscrivant 14 points et réussissant des actions clés! Grant a d’ailleurs adressé tout son respect à son adversaire direct:

« J’adore Charles. C’est un type qui joue extrêmement dur et physique, qui ne vous donne aucun shoot facile. Il m’a poussé, bousculé, griffé, mis des coups, jamais je n’ai eu la paix! » H.Grant

Dans les vestiaires, Grant a paru exténué et a pris bien son temps pour s’habiller tellement il était au bout du rouleau physiquement. Un journaliste lui demande alors s’il y a encore une partie de son corps qui ne le fait pas souffrir, réponse de l’intéressé: « seulement mon esprit ». Les Knicks pensent sérieusement à jouer l’avantage du terrain en se disant que si Game 7 il y a, ça sera au Madison.

« Tout comme la finale de l’ouest entre Phoenix et Seattle, nous sommes à 2-2. On a fait notre boulot à domicile, Chicago a fait de même et maintenant on repart défendre notre antre. » P.Riley

« On savait que ça serait pas facile, et le prochain match est crucial. Le perdant sera sincèrement dans la mouise. »D.Rivers

« L’an passé, c’était eux qui avaient l’avantage du terrain, cette saison, c’est nous. On compte vraiment là-dessus quitte à aller en sept matchs, ils ne sont pas imbattables. »P.Ewing

GAME 5 – NEW YORK 94 – CHICAGO 97

« On a gagné ici par le passé, mais pas cette année », dixit Phil Jackson. Six défaites consécutives au MSG pour les Bulls en prenant compte la série de l’an dernier. New York n’a pas perdu à la maison sur les 27 dernières rencontres. Tout semble écrit pour qu’on assiste à un match d’anthologie, et on va l’avoir. Patrick Ewing est monstrueux (33 pts et un panier primé en +!) et arrive à se dépêtrer des prises à deux et l’aide la plus précieuse pour le seconder vient d’Anthony Mason, préféré à Oakley qui a pris un gros tampon de Cartwright dans la figure en début de match, choix curieux et couillu de Pat Riley. Heureusement d’ailleurs que Mase est dans un grand jour, les autres joueurs font pâle figure. Starks n’y arrive pas sauf sur quelques actions d’éclat comme son dunk à deux mains dans le trafic des Bulls. Sa défense sur Jordan fonctionne au départ, mais la suite est largement à l’avantage de Michael.

Un passage solo de MJ où il score les 17 derniers points de son équipe alors qu’il était aphone quelques minutes auparavant. Non seulement, il marque, mais il défend, il prend des rebonds et distribue, ce qui donne un triple-double très propre (29 pts – 14 passes – 10 rebonds). Une faillite au rebond pour les Knicks où aucun joueur n’a passé la barre des dix là où Chicago en a trois et un apport inestimable de Stacey King et Scott Williams dans ce domaine. Autre gros couac pour NY, les échec multiples aux lancers francs, quinze ratés dont 6 pour le grand Pat! Le cinq majeur des Bulls a été brillant dans l’ensemble, même Bill Cartwright qui était aux fraises jusqu’ici (1/10 sur les 4 premiers matchs pendant qu’Ewing en mettait 37…) a fait du bon boulot en étant le plus emmerdant possible sur Ewing et en inscrivant cinq paniers! Horace Grant encore précieux avec un double-double et un Scottie Pippen incroyable (28 points – 11 rebonds) et décisif sur la dernière action du match. New York fait le plus dur en réussissant deux séquences défensives au top, dont un contre de Pat’ sur un shoot de King. 95-94 pour les Bulls, ballon pour les Knicks pour le final. Ewing charge en tête de raquette, tombe et donne le ballon à Charles Smith en super position tout près du cercle, contré une première fois par Grant, une seconde fois par Jordan et deux fois de suite par Pippen (non comptabilisé dans les stats curieusement), Jordan balance le ballon à BJ Armstrong qui assure le panier au buzzer, histoire de bien énerver la salle et les joueurs de New York.

« Si on avait mis ces foutus lancers, c’est nous qui serions heureux en ce moment. Mais même après ça, j’y crois encore, ce n’est pas terminé »P.Ewing

« Je ne pense pas qu’on ressentait de la pression en revenant à New York. On savait très bien que pour remporter la série, il fallait au moins une victoire ici et on ne voulait pas un Game 7. En tout cas, vous pouvez écrire ceci: je suis en route pour ma troisième bague »S.Pippen

Enfin, on revient sur la séquence finale sur l’action de Charles Smith et les avis divergent.

« Honnêtement, après sa première tentative, il enchaine un marcher non sifflé. »S.Pippen

« Je suis stupéfait qu’il n’y a pas faute là-dessus. »J.Starks

« Qu’il y avait faute ou pas, aucun commentaire. Je suis fatigué de parler et d’entendre parler de l’arbitrage et des fautes. Vous n’avez qu’à regarder les ralentis et juger par vous-même. Que vouliez-vous que je fasse? J’ai pas arrêté d’attaquer le panier, de reprendre la balle et d’essayer de la rentrer! »C.Smith

Vous pouvez revoir et relire la performance de Michael Jordan sur ce match ici.

GAME 6 – CHICAGO 96 – NEW YORK 88

 Les Knicks croient en eux, mais les médias ne ressentent pas le même feeling. La défaite au Madison a été le coup de poignard qui achève la série. Doc Rivers expliquait avoir connu ce type de rebondissement lorsqu’il était joueur à Atlanta dans la célèbre série contre Boston en 1988 où les Hawks menaient 3-2 avant de perdre les deux suivants d’un seul point. New York doit tout donner et retrouve sa domination au rebond lors de leurs succès aux matchs 1-2. Ewing, Oakley et Mason font un énorme travail dans la raquette adverse et font jeu égal ou presque avec Chicago jusqu’au 3ème QT. Dommage qu’ils ont encore pris de plein fouet, la défense harassante des Bulls avec leur pressing, faisant perdre de nombreux et précieux ballons, John Starks en perd huit à lui tout seul, un fiasco! Le pire viendra dans le money-time alors que les Bulls n’ont que trois points d’avance. Toutes les tactiques offensives de Pat Riley se soldent par un échec au plus mauvais moment et Chicago ne va pas se priver pour enfoncer le clou par l’intermédiaire de Scottie Pippen sur un panier à trois points in extremis et faire l’écart définif.

Pippen, le MVP de la série, juste phénoménal avec sa polyvalence, son adresse, sa défense exceptionnelle, conclut avec 24 points – 6 rebonds – 7 passes et 2 interceptions. Michael retombe dans ses travers des trois premières rencontres (8/24, mais 9 passes), Grant enchaîne un troisième match de qualité, Paxson est ultra précieux et Chicago s’impose pour la 4ème fois consécutive dans la série après les deux défaites initiales. La frustration et la déception est énorme à New York, encore une fois, les Bulls de Jordan (et surtout Pippen pour cette série) les ont éliminés, 3ème année d’affilée. On peut déplorer le manque de leadership d’Ewing, l’apport faiblard de Rivers pour un meneur titulaire, le transfert de Charles Smith qui n’est pas une réussite, d’autant plus quand Riley le fait jouer au poste 3 alors que c’est un ailier fort naturel et le manque de concentration de l’équipe dans sa globalité, que ce soit aux lancers francs et les ballons perdus, John Starks a ainsi tourné à 4,6 turnovers par match, à trop vouloir bien faire et d’être obnubilé par Jordan, l’arrière des Knicks a fini par se vautrer. Une belle occasion manquée par New York, si près et si loin à la fois d’accéder aux finales NBA. Deux semaines plus tard, Chicago réalise le threepeat contre Phoenix.

« Nos joueurs doivent réaliser le chemin à parcourir, les questions à se poser sur ce revers. Cependant, on a été vaincus par une grande équipe. Je ne vois personne les battre, ils sont de nouveau au sommet de leur jeu. »P.Riley

« Michael était épuisé et je n’avais pas la possibilité de le laisser se reposer. Scottie a pris le relais, il a été incroyable sur cette série. »P.Jackson

« Scottie a été la clé de la série. Quand on l’a bousculé au début, on a remporté les deux premiers matchs, mais on n’a jamais pu trouver la solution contre lui par la suite. »P.Ewing

« Dans mon coeur, je suis convaincu que nous étions meilleurs. On a juste raté des occasions, perdu sur des détails et les Bulls ont parfaitement trouvé la faille, c’est pour ça que ce sont les champions. Depuis longtemps, j’avais dit que l’équipe qui sortira vainqueur de la conférence Est gagnera le titre. »P.Ewing

STATS

  • Michael Jordan: 32,2 pts – 40% aux tirs – 6,2 rebs – 7,0 asts – 2,5 interceptions et 1,0 block en 41 minutes
  • Scottie Pippen: 22,5 pts – 51% aux tirs – 6,7 rebs – 4,0 asts – 1,8 stl et 1,3 blk en 40 minutes
  • Horace Grant: 9,8 pts – 55,8% aux tirs – 6,5 rebs – 1,7 asts – 1,0 stl en 36 minutes
  • B.J Armstrong: 10,8 pts – 52% aux tirs – 1,7 rebs – 1,0 ast en 29 minutes
  • Patrick Ewing: 25,8 pts – 53% aux tirs – 43% à 3pts – 11,2 rebs – 2,5 asts – 1,7 stl et 1,8 blk en 42 minutes
  • John Starks: 15,2 pts – 45% aux tirs – 3,8 rebs – 5,8 asts – 1,0 stl en 40 minutes
  • Anthony Mason : 13,3 pts – 61% aux tirs – 6,0 rebs et 2,0 asts en 33 minutes
  • Charles Smith: 12,7 pts – 55,8% aux tirs – 4,5 rebs et 1,8 asts en 27 minutes
  • Charles Oakley: 8,7 pts – 43,9% aux tirs et 10,8 rebs en 33 minutes
  • Doc Rivers: 7,7 pts – 38% aux tirs – 1,5 rebs – 4,7 asts et 1,5 stl en 31 minutes

RÉSULTATS

Bulls de Chicago – Knicks de New York 4-2

  • 23 mai : Chicago @ New York 90-98
  • 25 mai : Chicago @ New York 91-96
  • 29 mai : New York @ Chicago 83-103
  • 31 mai : New York @ Chicago 95-105
  • 02 juin : Chicago @ New York 97-94
  • 04 juin : New York @ Chicago 88-96

LE DUNK DE JOHN STARKS GAME 2

LES 54 POINTS DE MICHAEL JORDAN GAME 4

LE CAUCHEMAR DE CHARLES SMITH GAME 5

LE RÉSUMÉ DE LA SÉRIE

Crédits: Chicago tribune/Getty

Retrouvez plus de Basket Retro sur





About Pred (326 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s