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NBA Finals 2008 – La consécration pour Paul Pierce, Kevin Garnett et Ray Allen

NBA Finals

Le retour au premier plan de la plus grande rivalité NBA, Lakers contre Celtics. 21 ans après leur dernière confrontation en finale à l’époque de Magic Johnson et Larry Bird, les vieux ennemis se retrouvent pour disputer la onzième finale de leur histoire en face à face (Boston a remporté les huit premières). Les deux clubs les plus titrés vont de nouveau s’affronter pour une nouvelle bannière.

Que ce fut long et douloureux pour les Celtics. Après la retraite de Larry Bird, le départ des différents cadres et la malchance des disparitions de Len Bias et Reggie Lewis, la reconstruction fut laborieuse. Les années 90 et 2000 n’ont franchement pas été une réussite à Boston et il aura fallu monter deux transferts digne de ce nom pour obtenir deux grands joueurs pour entourer Paul Pierce, superstar des verts depuis des années mais trop esseulé jusqu’ici. C’est ainsi que Ray Allen et Kevin Garnett arrivèrent dans le Massachussetts au cours de l’été 2007 et avec ce big three, une saison énorme avec 66 victoires et un statut de grand favori au même titre que les Lakers. A la différence de leurs rivaux, Los Angeles s’est renforcé seulement à partir de la mi-saison pour avoir les services de Pau Gasol, un transfert qui avait fait couler beaucoup d’encre au vu de la contrepartie (Kwame Brown, un très vieux Aaron McKie, Javaris Crittenton et les droits sur Marc Gasol). Avec l’intérieur espagnol, les Lakers passent un cap et deviennent un sérieux candidat au titre avec les Spurs à l’ouest. Les deux franchises terminent premières de leur conférence respective, Los Angeles finit avec 57 succès au moment d’aborder les playoffs.

Globalement, le parcours des pourpres et or se fait sans embûches. Un sweep propre contre Denver (coucou Melo), une demi-finale corsée mais bien gérée contre Utah (4-2) et enfin, une surprenante domination face aux champions en titre, San Antonio (4-1), fatigués de leur duel au tour précédent contre New Orleans. Pour Boston en revanche, ça a été la croix et la bannière. A domicile, ils sont imprenables et à l’extérieur, très fébriles mentalement. Atlanta qui n’avait plus foulé les parquets fin avril depuis neuf ans a réussi des miracles dans sa salle et Lebron James au tour suivant a bien failli éliminer à lui tout seul cette armada en légère crise de confiance, sept matchs à chaque fois pour se dépêtrer de ce bourbier. Le déclic s’est fait contre Detroit en finale de conférence en s’imposant à deux reprises au Palace. Les journalistes votent pour la plupart comme favoris à cette finale, les Lakers malgré qu’ils n’ont pas l’avantage du terrain. Pour la première fois de sa carrière, Kobe est dans le costume du patron pour mener les siens au titre.

Avant de débuter, quelques faits « amusants ». Paul Pierce, Ray Allen et Kevin Garnett ont deux points communs. Le premier s’arrête à leur parcours lorsqu’ils étaient leaders de leur franchise respective. Ils ont ainsi joué une seule et unique finale de conférence dans leur carrière avant 2008, subissant de nombreux échecs. 2001 pour Allen avec Milwaukee, 2002 pour The Truth contre New Jersey et 2004 pour KG face aux Lakers. Autre fait, ils ont tous les trois une motivation certaine de battre les Lakers en finale. Ray Allen est devenu un ennemi personnel de Kobe Bryant après 2004 où ils se sont critiqués mutuellement, Paul Pierce est originaire de Californie et était un grand fan du showtime des années 80, Kevin Garnett a été éliminé deux fois de suite par les Lakers en 2003 et 2004. On peut aussi ajouter que c’est la première fois depuis 2000 avec l’affiche Lakers-Pacers que les deux numéro un de leur conférence respective se retrouvent en finale! Enfin pour conclure avec les anecdotes, il faut remonter à 1997 pour voir une équipe de l’est avec l’avantage du terrain en finale, 2008 est une exception sur la décennie 2000-2009 avec la domination outrageuse des Lakers et Spurs. Place maintenant au menu principal!

GAME 1 – BOSTON 98 – LOS ANGELES 88

La popularité de la NBA n’a cessé de croître au fil des années. En 1987, il n’y avait que 28 pays à retransmettre en direct les finales. En 2008, on passe la barre des 200 nations. Il y a des joueurs qui ont démarré leur carrière en allant en finale (1994) et qui vont la terminer de la même manière comme le vétéran Sam Cassell. Pouvait-on rêver de mieux sur le plan médiatique et sportif qu’une finale emblématique entre Lakers et Celtics? Clairement non. Si on devait résumer ce Game 1, ça serait « The Truth ». Paul Pierce a en effet donné une belle frayeur à son équipe et aux fans après être sorti sur blessure au milieu du troisième QT, porté par ses coéquipiers comme si son genou avait cédé. La mine déconfite de Doc Rivers en dit long:

« J’ai pressenti le pire. Quand les gars l’ont porté du parquet jusqu’au vestiaire, j’ai eu peur pour son genou. » D.Rivers

Pierce annonce avoir senti son genou lâcher avec un bruit avec un son de claquage et qu’il ne pouvait plus bouger. Alors bien sûr dans l’hypothèse où ça se présente mal, beaucoup voyaient déjà la bague aux doigts des Lakers, un sentiment logique. Mais à la manière de Larry Bird contre Indiana en 1991, le capitaine des verts revient en courant comme si rien ne s’était passé, la bronca commence dans la salle de Boston. Le public scande le nom de Willis Reed en référence au fameux Game 7 du pivot des Knicks en 1970. Kevin Garnett met le poing en l’air en hurlant « YES! ». A ce moment précis, les Lakers sont devant au score. 22 secondes plus tard, ils sont derrière, la faute à Paulo et deux paniers à trois points consécutifs qui font trembler le TD Garden! Le momentum a changé de camp et Boston renifle l’odeur du sang. Malgré la grosse maladresse de Kobe Bryant (9/26), L.A tient le choc et n’a que six points de retard à moins de deux minutes de la fin. Possession Boston, James Posey rate sa tentative à trois points, mais Garnett surgit et réussit une claquette dunk avec rage! Boston remporte la première manche grâce à leur défense diabolique sur Kobe Bryant et sur les contestations de tirs à l’intérieur comme à l’extérieur. Pau Gasol a été bousculé par l’énergie débordante du Big Ticket, un bon apport de Ray Allen (19 pts) et Sam Cassell en sortie de banc. Le héros du soir n’est autre que Paul Pierce, une « blessure » dont on ne sera jamais ce qui s’est vraiment passé. Certains crient à la comédie, Pierce n’en a que faire, son équipe l’a emporté et il est l’artisan majeur de ce succès.

« Beaucoup de choses se sont passés dans ma tête, mais ça ne pouvait pas se terminer ainsi. »P.Pierce

Les Lakers peuvent se mordre les doigts d’avoir été aussi maladroits et de ne pas avoir pris l’ascendant au moment de la sortie du 34 de Boston.

GAME 2 – BOSTON 108 – LOS ANGELES 102

Durant toute sa carrière de coaching, jamais Phil Jackson n’avait eu son équipe être menée 0-2 en finale. Si le premier quart-temps pouvait laisser croire qu’on allait avoir un match disputé avec la revanche de Pau Gasol qui a postérisé KG, la suite a été une démonstration des Celtics. Paul Pierce est diabolique (28 pts – 4/4 à 3 pts), Kevin Garnett continue d’être maladroit, mais domine en défense et au rebond (14 prises), Ray Allen retrouve des couleurs et Rajon Rondo a sorti la boîte à caviars (16 passes). Mais même en dehors des titulaires, c’est bien le banc qui fait la différence cette fois. A côté de la plaque niveau offensif au match précédent, les remplaçants ont mis le paquet, du vétéran PJ Brown en passant par le teigneux James Posey et surtout la surprise du chef, Leon Powe!

L’intérieur inconnu ou presque sort le match de sa vie: 21 points, 3 dunks tonitruants, des fautes nombreuses provoqués et un tonnerre d’applaudissements du public de Boston qui en redemande en chantant « Le..on Powe » à la manière de Beat L.A! Les Lakers sont à la rue, 22 points d’écart avant l’entame du dernier QT! A huit minutes du coup de sifflet final, Boston mène 95-71. Un énorme relâchement survient alors pour les Celtics et les californiens ne vont pas laisser une occasion pareille de réaliser un comeback impressionnant. A 38 secondes du buzzer, les Lakers ne comptent plus que deux points de retard! Paul Pierce et James Posey achèvent les espoirs de Los Angeles dans les ultimes secondes. Un run fantastique où les pourpres et or ont collé la bagatelle de 41 points à l’une des meilleures défenses de la NBA. Peut-être qu’avec deux minutes de plus, nous aurions assisté à l’un des plus gros retournements de situation de l’histoire. Kobe Bryant termine avec trente points et surtout une immense frustration. Boston s’en sort très bien avec une grosse frayeur, Derek Fisher prévient déjà que son équipe reviendra dans cette salle sur cette série.

GAME 3 – LOS ANGELES 87 – BOSTON 81

 Le match le plus défensif de la série et en même temps, celui où on a senti le plus de nervosité, d’un côté comme de l’autre. Les Lakers sont dos au mur et dans l’obligation de l’emporter, Boston peut mener 3-0. Les Celtics vont totalement passer à travers en attaque (35% de réussite) avec seulement Ray Allen de valable (23 points). Paul Pierce royal jusqu’ici, se plante méchamment (2/14) et Kevin Garnett abuse (6/21). Pau Gasol aussi n’a pas eu l’influence escompté, mais il a su s’arrêter en voyant que c’était pas son soir. Quand à Kobe, c’est une belle performance avec 36 points. Il a pris son équipe sur ses épaules en compagnie du surprenant Sasha Vujacic (20 pts). Une rencontre moche, mais physique.

Eddie House, remplacant à Boston qui n’avait pas encore posé une pompe sur le parquet dans cette finale, profite d’une blessure de Rajon Rondo pour lancer deux paniers primés consécutifs pour donner l’avantage aux siens dans le 3ème QT. Les Lakers doivent s’arracher et sortir un dernier QT agressif pour l’emporter 87-81. Une victoire est une victoire même si celle-ci n’a rien de rassurant pour la suite. Ils ont aussi bénéficier de plus de coups de sifflet de l’arbitre pour se retrouver sur la ligne des LF, là où Boston avait eu un sacré traitement de faveur au match précédent. On attend toujours le réveil des lieutenants de Kobe, les Derek Fisher, Lamar Odom et dans une moindre mesure, Pau Gasol, n’ont toujours pas pesé. Si ces derniers ne se remuent pas pour les prochaines rencontres, ça s’annonce plus que difficile pour les Lakers qui ne sont pas passé loin de la défaite.

GAME 4 – LOS ANGELES 91 – BOSTON 97

Le must! S’il vous faut un match à voir de cette finale, c’est de loin cette quatrième manche. Des comebacks de malade, on en a vu en finale dans l’histoire. On peut prendre en exemple, le run insensé de Dwayne Wade en 2006 pour éviter le 0-3 à Miami, le 4ème QT des Bulls contre Portland en 1992 sur le match 6 ou encore un déficit de vingt points à la pause pour Houston contre Orlando avant d’enclencher la vitesse supérieure et la série de shoots de Kenny Smith en 1995. Sur ce Game 4 en 2008, on peut le classer dans le même moule, légendaire! On a vu aussi une remontée fantastique des Lakers au match 2 où après avoir été de 24 points, ils étaient revenus à deux unités, mais la défaite tout de même.

Là c’est une toute autre histoire. Un démarrage en trombe des angelinos avec un Lamar Odom enfin saignant! L’ailier se réveille en rentrant ses six shoots dès le premier QT! Une première mi-temps totalement maîtrisée par les Lakers avec 18 points d’avance à la mi-temps (+24 au milieu du 2ème QT) et sur un zéro pointé sur la case scoring de l’ami Kobe. Kevin Garnett est sorti tôt du parquet avec une seconde faute vite sifflée et sans le meilleur défenseur de la saison, Boston prend l’eau. Cette manie de jouer comme des manches en dehors du TD Garden sur ces playoffs avait disparu contre Detroit au tour précédent, et semble revenir au galop pour l’acte final.

Au retour des vestiaires, la tendance ne semble pas s’inverser, l’écart passe à vingt points et il reste un peu plus de six minutes à jouer au cours de ce troisième QT, l’heure pour les verts de mettre les choses au point. Un 21-3 complètement fou en un peu plus de cinq minutes où Eddie House a commencé la fiesta sur un panier primé, on est à -15. James Posey et Ray Allen en ajoutent quatre de plus au compteur, Paul Pierce fait un 2+1 et House recolle une bombe lointaine juste derrière, deux lancers de « Jésus » et un dunk de PJ Brown, nous sommes à -2, fin du QT! Odom a disparu, Kobe Bryant reprend ses mauvaises habitudes de maçon (6/19 aux tirs!), Sasha Vujacic a oublié son shoot depuis le match précédent, le banc des Lakers est catastrophique! Pourtant, l’équipe tient le coup jusqu’à que Eddie House en remette une couche et fasse passe Boston devant à quatre minutes du coup de sifflet final. Le banc des Celtics est debout, le public KO. Peu en vue jusqu’ici en attaque, James Posey a été décisif en plantant notamment un panier à trois points juste avant la dernière minute pour donner cinq points d’avance aux siens. Capitaine Pierce finit le boulot sur la ligne des lancers, Boston l’emporte!

C’est une grosse victoire, le genre de match que tu ranges dans ta vidéothèque et que tu ressors un jour pour tes gosses. Je ne veux pas exploser de joie. J’ai pour objectif de gagner le prochain match ici, le jour de la fête des pères. Là, je pourrais souffler. P.Pierce

Ils étaient décidé à ne pas me laisser me jouer avec des prises à trois, voir à quatre dès que je touchais la balle. K.Bryant

Quelque chose a subitement changé au cours du match, l’air était devenu irrespirable. Cela dit, ce n’est pas terminé, la série n’est pas finie. P.Jackson

GAME 5 – LOS ANGELES 103 – BOSTON 98

Aucune équipe n’a remporté une finale en étant mené 3-1 (jusqu’à Cleveland en 2016) et les Lakers étaient invaincus à domicile avant que Boston ne vienne réussir un hold-up exceptionnel au match précédent. Ce Game 5 a quelques similitudes puisque les Lakers démarrent en boulet de canon avec un grand Kobe (15 pts), collant 39 points dès le premier QT et un écart conséquent de près de vingt points avant le second QT. Boston ne va cependant pas attendre longtemps avant de refaire son retard sous l’impulsion d’un Paul Pierce agressif (19 fois sur la ligne des LF sur l’ensemble de la rencontre). Rajon Rondo bien que titulaire a un temps de jeu très limité depuis sa blessure au G3, environ une quinzaine de minutes, les remplaçants Eddie House et Sam Cassell font le taf sur un rôle offensif et non organisateur.

Boston va même prendre l’avantage après la pause, mais pas pour longtemps. Jusqu’ici, les Lakers ont toujours réalisé des troisièmes QT assez catastrophiques et pour une fois, c’est l’effet inverse, la rébellion pourpre et or est en marche. Ce qui va nous donner un money-time très intéressant et disputé où la série peut se terminer ou se prolonger. Les Lakers refont un break de quatorze points et Boston remet le couvert avec une remontée fantastique. Nous sommes dans la dernière minute du match, Los Angeles mène 97-95, ballon pour Paul Pierce. La pression est palpable, le public retient son souffle avant d’exploser sur l’interception de Kobe Bryant dans les mains de Pierce (faute ou pas?) et la superstar des Lakers qui cavale pour un dunk à deux mains et porter ainsi l’estocade.

L’ambiance se relâche avec le speaker des Lakers qui scande « Ce n’est pas encore terminé! » et sur l’écran géant un « not in our house ». Kobe qui avait démarré en trombe a vite refroidi après les ajustements défensifs de Doc Rivers en lui recollant deux à trois joueurs sur le dos. Il a pu compter quand même sur Lamar Odom et Pau Gasol, ses lieutenants avec un gros double-double chacun (respectivement 20-11 et 19-13). Boston a laissé passer une belle opportunité, Pierce termine avec 38 points, Garnett 13 unités et 14 rebonds et Ray Allen, 16 points. Sans le miracle du G4, les Celtics seraient menés 3-2. Maintenant le plus dur reste à faire pour les Lakers, s’imposer une fois à Boston pour forcer un Game 7. Les verts à domicile, ça donne 47 victoires en 54 matchs, saison et playoffs cumulés, vous avez dit compliqué?

GAME 6 – BOSTON 131 – LOS ANGELES 92

The Memorial Day Massacre II en référence au Game 1 des finales 1985. Une rouste, une volée, une branlée, une raclée, merci d’être venu. On a eu droit à un premier QT équilibré (24-20 pour Boston) avant que les Celtics ne déroulent le tapis rouge et en avant la musique. Domination totale au rebond (48 contre 29 dont 14 offensifs!), deux fois plus de passes décisives (33-16), 18 interceptions sur les 19 ballons perdus des Lakers et un Big four en pleine forme, ça donne une leçon de basket. Pierce n’a pas brillé offensivement, mais contrairement à son rival Kobe, il a distribué du caviar (10). Rondo qui avait disparu à Los Angeles refait surface de fort belle manière, maladroit (8/20), mais omniprésent en sortant une feuille de stats impeccable: 21 points, 7 rebonds, 8 passes, 6 interceptions. Ray Allen qui a fait un boulot sobre sans briller jusqu’ici, a pris feu, sept missiles lointains dans la ficelle. Kevin Garnett sort sa meilleure performance en finale, de défendant comme un loup sur Gasol, et une adresse retrouvée, 26 points et 14 rebonds, un superbe 2+1 en fin de rencontre pour boucler l’affaire, l’addition? 39 points d’écart à l’arrivée, ça pique et c’est un record en terme de marge sur un match pour le titre, battant leur propre performance lors des finales 1965 contre… les Lakers.

L’ego de Kobe et Phil Jackson a du prendre un coup. Kobe, parlons-en, une finale à oublier car excepté son récital au G3 et l’interception décisive sur Pierce au G5, ça a été laborieux. Globalement maladroit, peu inspiré, des coéquipiers timides et en retrait, une défense de Boston très collante, un retour en finale qui se solde par un échec cuisant. Pau Gasol, censé être l’arme fatale numéro deux, a eu d’énormes problèmes pour se sortir des griffes de Garnett et il a aussi été un peu zappé dans les systèmes offensifs. Lamar Odom n’a fait que deux bons matchs… Le reste de l’équipe, n’en parlons pas. L’absence d’Andrew Bynum a sans doute pesé. Après 22 ans et la formidable équipe de 1986, Boston rajoute une nouvelle bannière, la 17ème, un record NBA qu’ils gardent depuis une éternité. Doc Rivers si critiqué avant que la saison ne démarre, prend une énorme vague de Gatorade dans le dos par Pierce. Garnett fonce au milieu du terrain en embrassant le logo. Rivers en profite pour sortir le cigare pour rendre hommage à Red Auerbach, décédé deux ans auparavant. Paul Pierce est élu MVP des finales, KG est en pleurs dans les bras de Bill Russell et conclut avec une journaliste son désormais célèbre « Anything is possible ». Une finale de qualité, l’une des meilleures de la décennie et bien loin devant l’horreur de Spurs-Cavs de 2007.

STATS

  • Paul Pierce: 21,8 pts – 43,2 % aux tirs – 39,3 % à 3pts – 83 % aux LF – 4,5 rebs – 6,3 asts et 1,2 stl en 39 minutes
  • Kobe Bryant: 25,7 pts – 40,5 % aux tirs – 32,1 % à 3pts – 79,6 % aux LF – 4,7 rebs – 5,0 asts et 2,7 stls en 43 minutes
  • Kevin Garnett: 18,2 pts – 42,9 % aux tirs – 76 % aux LF – 13,0 rebs – 3,0 asts – 1,7 stl et 1,0 blk en 38 minutes
  • Ray Allen: 20,3 pts – 50,7 % aux tirs – 52,4 % à 3pts – 86,7 % aux LF – 5,0 rebs – 2,5 asts et 1,3 stl en 41 minutes
  • Pau Gasol: 14,7 pts – 53,2 % aux tirs – 64,7 % aux LF – 10,2 rebs – 3,3 asts en 39 minutes
  • Lamar Odom: 13,5 pts – 51,7 % aux tirs – 64,3 % aux LF – 9,0 rebs – 3,0 asts et 1 blk en 37 minutes

RÉSULTATS

Boston Celtics – Los Angeles Lakers 4-2

  • 5 juin : Los Angeles @ Boston 88-98
  • 8 juin : Los Angeles @ Boston 102-108
  • 10 juin : Boston @ Los Angeles 81-87
  • 12 juin : Boston @ Los Angeles 97-91
  • 15 juin : Boston @ Los Angeles 98-103
  • 17 juin : Los Angeles @ Boston 92-131

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Crédits photo : NBAE/Getty Images

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Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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