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Les Euros des Bleues – Rotterdam, 1970, la première médaille du basket féminin

Eurobasket

Depuis la création des Championnats d’Europe en 1938, l’équipe de France de basket féminine n’est jamais montée sur un podium. Avec des résultats plutôt mitigés depuis 1960, les Bleues ont effacé cette mallédiction dix ans plus tard avec un groupe dirigé par Joe Jaunay.

Septembre 1970. Le groupe France composé de Chazalon, Delachet, d »Engremont, Dulac, Guidotti, Guinchard, Hemeryck, Martin, Passemard, Peter, Riffiod et Stephan, dirigé par Joe Jaunay, allait réussir l’une des plus belles performances de l’histoire du basket français. Cette nouvelle équipe de France rajeunie a vu le jour en 1967. Afin d’éviter un nouveau fiasco, Joe Jaunay et la Fédération Française décidèrent de rallonger la préparation de l’équipe de France à 3 ou 4 mois avant de s’envoler pour Rotterdam en septembre 1970, pour disputer dans les meilleures conditions ce championnat d’Europe.

Lutte au rebond face aux Bulgares

Après 18 matchs amicaux, les Douze Bleues se présentaient en outsider à Rotterdam. dans un univers ultra-dominé par l’Union Soviètique. Dans son premier match de la compétition, l’EDF rencontre la Pologne. Un match important, puisque les deux prétendants à la qualification se sont affrontés. Après une première mi-temps équilibrée (36-34 pour la Pologne), l’adersaire du jour des françaises pensait bien avoir abattu la Bande à Joe,  en menant les débats à la 34ème minute sur le score de 63-54. Neuf points d’écart ! Tout semblait perdu, mais c’est à cet instant que les françaises démontrèrent tout leur talent avec sang-froid. Sans s’affoler, le retard des Bleues diminuaient peu à peu. Avec la puissance d’Elizabeth Riffiod au rebond, les françaises multipliaient les contre-attaques, souvent conclues par Jacky Chazalon. Effondrées, les Polonaises encaissa un 12-0, et la France mena enfin sur le score de 68-65, à une minute de la fin du temps règlementaire. Malgré un retour et deux lancer-franc réussi par la Pologne, les Bleues enregistrent leur première victoire sur le score de 68-67.

Après cette victoire, beaucoup d’observateurs craignaient le prochain adversaire : l’Italie. Dans une rencontre difficile, qui se solda par un succès des Bleues sur le score de 56-52, les Italiennes ont pourtant connu belle une réussite, qu’elles n’ont pas retrouvé en fin de rencontre. Face à un adversaire accrocheur (36-34 à la mi-temps), la France dut à nouveau batailler pour empocher un second succès, en démontrant toutes ses qualités collectives et individuelles. Contre les Pays-Bas, un adversaire plus facile, les françaises n’ont jamais été inquiètées. Jouant un basket bien supètieur aux Hollandaises, comme en témoigne le score de la mi-temps (37-25). Essayant de limiter l’écart, les Pays-Bas n’ont pu empêcher les Bleues de sortir largement vainqueur de cette rencontre sur le score de 69-50. Nos Bleues étaient beaucoup trop fortes. Contre l’URSS, la donne a bien été differente. Etrillées par les Soviètiques sur le score de 41-77, les françaises ont fait ce qu’elles ont pu ! Notons tout de même que c’est la seule fois dans le tournoi que l’URSS totalisait moins de 80 points dans une rencontre et que les 38 points d’écart face à la France est le plus faible enregistré. Pour son dernier match de poule, les françaises affrontaient la Hongrie. Déjà qualifiées pour les demi-finales, (un succès de la Pologne sur l’URSS était impossible), les françaises ne devaient pas laisser passer ce dernier match à la trappe. Pourtant, menées de 9 points à la mi-temps, les Hongroises ont su résiter à la défense française en revenant à trois points. Mais la France a su resserrer son jeu et repoussa les ultimes assauts dse son adversaire et s’imposa sur le score de 54-49.

Après deux jours de repos pour nos françaises, le jour de la demi-finale contre la Bulgarie est enfin arrivée ! L’Equipe de France retrouvait donc à nouveau face à elle un Pays de l’Est. Jacky Chazalon était motivée comme jamais.

« Les Bulgares ne nous font pas peur », avait déclaré Jacky Chazalon avant la rencontre.

Dans une première pèriode indécise, les deux formations ont compté jusqu’à cinq égalités, la Bulgarie a mené une seule fois au score (de deux points), et la France a quant à elle mené à six reprises au score, dont celui de la mi-temps sur le score de 35-34. Mais au retour des vestiaires, après un panier de Jacky Chazalon, la France s’installa confortablement au score et décida de ne plus le quitter. Malgré cela, les Bulgares revinrent à un petit point à deux minutes de la fin du temps règlementaire. Mais deux paniers consécutifs de Jacky Chazalon libèra totalement les françaises.

Chazalon et Guidotti à l’écoute de coach Jaunay

En finale, les coéquipières de Jacky Chazalon retrouvaient l’URSS, qui n’avait pas fait de détail dans sa demi-finale : 116-49 contre la Yougoslavie. Les Soviètiques s’imposèrent facilement (61 points d’écart) sur le score de 94-33 face à une équipe tricolore totalement déùobilisée après avoir conquis sa médaille d’argent. Joe Jaunay ne chercha pas à obtenir un résultat honorable, faisant entrer toutes ses joueuses, pour qu’elles puissent participer à cette fête que constitue une finale europeenne. Dans ce dernier match du Championnat d’Europe, les françaises ne pouvait rien faire face à l’URSS. L’entraîneur soviètique Spandariak rendit tout de même hommage au finaliste malheureux en déclarant.

« L’Equipe de France est celle qui présente le jeu le plus variè tant sur le plan offensif que défensif. Son adaptation au jeu de l’adersaire est tout à fait étonnante et atteste d’une grande maturité collective. Leur deuxième place, la situe exactement dans la hièarchie européenne et elle est d’autant plus méritoire que le niveau du basket féminin s’est accru ces dernières années. »

Cette médaille d’argent fut saluée comme une victoire par les journalistes français, notamment par Jean-Pierre Dusseaulx, qui décrivit dans l’Equipe « Less sept rounds de l’Equipe de France », et Pierre Toret qui n’hésita pas à affirmer « L’avenir appartient toujours à la femme ». Les commentaires officiels furent aussi élogieux. Robert Busnel, le président de la Fédération, dans un éditorial intitulé « Le magnifique combat de 12 filles de France », soulignait que ce résultat magnifique était la conclusion logique d’une préparation d’une longue haleine, d’un travail acharné, d’une volonté toute entière axées sur ces championnats continetaux.

De son côté, Joe Jaunay, DTN et entraîneur-manager de l’équipe rendait aussi hommage à ses joueuses.

« Il a fallu trois ans pour faire l’équipe de France féminine. Trois mois pour la parfaire. Trois jours pour qu’elle connaisse la gloire. Cette gloire, elle la doit à une longue préparation, à beaucoup de patience, de ténacité aussi, mais surtout à une grande discipine d’équipe. »

Cette médaille est une victoire d’équipe ! Voilà comment on pourrait résumer cette équipe de France. La mobilité et la technique de Jacky Chazalon, 3ème meilleure marqueuse de la compétition avec 20.4 points faisaient merveille, alors qu’Elizabeth Riffiod comfirmait qu’elle était un pivot de top niveau européen, capable de prendre des rebonds maussi de scorer. L’arrière Irène Guidotti, complétait ce trio de joueuses ayant la majorité des tickets shoots. Les autres joueuses étaient surtout des joueuses de complément, importantes en défense ou dans un compartiment du jeu

Martin, Guidotti, Delachet et Chazalon sur le banc.

Toutefois, cette médaille d’argenr fut un coup de tonnerre dans le monde du sport français, surtout dans l’univers féminin, qui était dominé par l’Europe de l’Est. Jacky Chazalon devenait l’une des sportives françaises les plus marquantes et son club, le Clermont Université Club (PUC) prenait le relais en Coupe d’Europe pour affronter les Soviètiques. Dans la foulée, l’Equipe de France terminanit à une honorable 6ème place aux Championnats du monde de 1972 au Brésil.

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About Patrick Parizot (688 Articles)
Fondateur et rédacteur en chef de Basket Retro. Grand passionné de la balle orange et surtout adepte du basket en tout genre. Apprécie particulièrement le basket vintage et notamment celui des années 70.

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