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NBA Draft History : l’histoire d’une véritable loterie

NBA Draft

Aucun événement n’a plus d’influence sur une franchise que la Draft NBA. Lors des premières années de la ligue, les franchises à qui il manquait soit les moyens financiers, soit le personnel nécessaire pour dénicher la perle rare dans le monde entier, s’en remette à cette institution et à son intuition. Histoire d’une véritable loterie. 

En 1955, Leonard Koppett, un écrivain spécialisé en basket, a relaté la Draft de cette année-là dans les colonnes du New York Post. Le commissaire de la NBA, Maurice Podoloff, était assis sur un podium derrière une table et annonçait le nom des neufs équipes de la Ligue.

« Auparavant, les franchises n’employaient même pas de recruteurs à plein temps. On pouvait s’estimer heureuse qu’une franchise possède un entraîneur adjoint, alors un recruteur n’y pensez même pas ! Personne n’avait tout ce dont on dispose aujourd’hui, mais ça ne veut pas dire qu’on ne pouvait pas trouver de joueurs, il fallait juste se donner plus de mal, déclara Jerry Krause, le vice-président des opérations basket des Chicago Bulls. »

La mission de la Draft a toujours été très simple : favoriser une compétition équilibrée dans la ligue. Le choix des équipes est inversé par rapport à leurs résultats en saison, c’est à dire que les équipes les plus faibles reçoivent les premiers des talents disponibles.

jordan1A ses débuts, pour fortifier les franchises, chaque équipe pouvait choisir un joueur de sa zone géographique. De ce fait, le public local continuait à intéresser à l’équipe professionnelle de sa région. C’est ainsi qu’Oscar Robertson de l’université de Cincinnati a été recruté par les Cincinnati Royals. Plus tard, les choix régionaux ont été supprimés. Le tirage au sort à pile ou face a été institué en 1966. Il s’agissait de respecter l’intègrité de la procédure, puisque la lanterne rouge n’était plus certaine d’empocher le premier choix.

Ce destin décida quelques fois du destin de certaines franchises entières. En 1969, les Milwaukee Bucks l’ont emporté à pile ou face contre Phoenix et sélectionnèrent Kareem Abdul-Jabbar. Deux ans plus tard, les Bucks ont été sacré champion NBA. Dix ans après, les Los Angeles Lakers ont eu la chance de choisir avant Chicago, ce qui permirent aux californiens de sélectionner Magic Johnson et devenir champion NBA en 1980. Chicago a du patienter jusqu’en 1991 pour en faire autant avec Michael Jordan, alors que Phoenix est toujours en quête d’un premier titre.

En 1985, afin d’éviter qu’une équipe cherche à perdre des matchs volontairement pour pouvoir participer au tirage au sort, la ligue mit en place la loterie de la Draft NBA. Au départ, la loterie déterminait l’ordre de sélections pour les franchises non qualifiées pour les playoffs, ou pour des franchises ayant négociés ces choix. La loterie ne déterminait que l’ordre du premier tour, et pour les tours suivants, on suivait l »ordre inverse des résultats en saison régulière. Ainsi, le premier choix de la Draft NBA a été attribué aux New York Knicks, qui ont choisi Patrick Ewing.

Pour la Draft de 1990, le processus de sélection a été affiné. la loterie qui comprenait alors 11 équipes a été conçue pour favoriser les équipes les plus faibles. La lanterne rouge avait donc 11 chances de décrocher ke choix n°1, l’avant-dernier 10 chances, et ainsi de suite.

En 1994, le sytème a été à nouveau modifié à cause de la chance incroyable des Orlando Magic. Orlando a obtenu le choix n°1 en 1992, ce qui lui permit de sélectionné le pivot Shaquille O’Neal. En 1993, c’est Orlando qui avait le moins de chances de prendre à nouveau le premier choix. Surprenant, mais c’est bien la franchise floridienne qui a une nouvelle fois décroché le gros lot (et donc le premier choix pendant 2 années consécutives !), comme cela était arrivé avec Houston et 1983 et 1984 à l’époque du tirage au sort à pile ou face.

Stern Legacy BasketballLe nouveau système essaya de favoriser encore plus les équipes les plus faibles. ainsi, les chances d’obtenir le choix n°1 sont passées de 16,7% à 25% pour la lanterne rouge. Avant 1971, les joueurs ne pouvaient pas être draftés en NBA avant la fin de leurs études universitaires. Ce règlement a été amendé après que Spencer Haywood ait engagé des poursuites judiciaires contre la ligue à ce sujet. Un an plus tard, les étudiants non diplômés ayant des difficultés financières étaient admis à la Draft. En 1976, elle a été ouverte à tous les joueurs sans exception. Pour être éligibles, 45 jours avant la draft, les étudiants non diplômés devaient signifier par écrit au commissaire qu’ils renonçaient à leurs cursus universitaire.

En 1974, pour la première fois, la draft a été limitée à 10 tours. Autrement dit, chaque équipe avant dix occasions de sélectionner les meilleurs talents du pays. En 1985, on est passé à sept tours, trois en 1988 et deux depuis 1989. Ce changement, ainsi que l’effervescence du basket universitaire et professionnel ont fait de la Draft NBA un événement médiatique international majeur.

La Draft NBA de 1993 s’est déroulée au Palace d’Auburn Hills, la salle des Detroit Pistons. Plus de 15 000 fans remplissaient la salle. Le commissionner de la NBA, David Stern, dirigea les opérations devant les représentants des 27 franchises NBA. Presque tous les meilleurs choix comme Chris Webber, Anfernee Hardaway et Jamal Mashburn étaient présents et leur tour venu, Stern les présenta.

Les possibilités d’échange des choix de la Draft en ont fait l’un des événements hors saison les plus importants de la ligue. La draft de 1993 a été le théâtre de l’une des négociations les plus stupéfiantes de l’histoire de la ligue. en effet, Orlando bénéficiant du choix n°1, a sélectionné Chris Webber pour l’échanger moins d’une heure après contre Hardaway des Golden State Warriors, 3e choix de cette franchise et trois prochains tours de draft.

Les franchises ayant désormais des services entiers consacrés à la recherche et à la sélection de joueurs, équipés de matèriel vidéo le plus perfectionné et jouissant de confortables budgets pour les voyages, la draft est plus grandioise que jamais.

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Crédits photo : NBAE/Sports Illustrated/Getty Images

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About Patrick Parizot (694 Articles)
Fondateur et rédacteur en chef de Basket Retro. Grand passionné de la balle orange et surtout adepte du basket en tout genre. Apprécie particulièrement le basket vintage et notamment celui des années 70.

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