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[Revue de Presse] 5 Majeur n°92 – Avril 2000 – Shaq MVP!

Revue de presse

Sorti à peu près au même moment que Mondial Basket en 1991, 5 Majeur est un autre magazine consacré uniquement à la NBA. Avec Pascal Silvestre en rédac’chef aux éditions Riva, la revue arrive aujourd’hui à plus de 250 numéros. Pour ce second volet de Revue de Presse, nous allons nous attarder à Avril 2000, soit la préparation des playoffs avec le numéro 92 avec Shaq en couverture.

C’était aussi un débat dans les cours de récréation ou les pauses collèges/lycées, quel est le meilleur magazine NBA entre Mondial Basket et 5 Majeur? Pour ma part, la plus belle période de 5 majeur, c’était avant le lock-out qui avait d’ailleurs failli faire disparaître la revue emblématique. On avait de sacrés dossiers, notamment les fameux guides NBA bien fournis où on se régalait. 5 Majeur a aussi surtout une forte réputation en matière de design, beaucoup plus flashy avec de magnifiques photos et posters. On ne va pas commencer par les plus vieux puisqu’on va tout droit en 2000 à l’approche des playoffs. Shaquille O’Neal a les honneurs de la Une avec six pages consacré à sa saison de mammouth (2ème meilleur marqueur et rebondeur, 3ème au contre et au sommet de la pyramide au pourcentage de réussite), sa forme physique n’a jamais été aussi nette après avoir bossé tout l’été pour perdre quelques kilos, motivé par l’arrivée de Phil Jackson.

Après les multiples échecs des Lakers en playoffs sur les trois années précédentes, l’équipe s’est grandement amélioré, dans le jeu de passes comme en impose le triangle de Tex Winter et en défense où ils font parti du gratin, avec Shaq en tour de contrôle. Laurent Paloma, auteur de l’article, parle aussi du déclin des grands pivots des années 90 où seul Alonzo Mourning peut se targuer d’être le dauphin du Big Fella de Los Angeles. Avec la venue de Phil Jackson et son staff, Shaq a aussi mis de côté son business hors basket (cinéma, musique) pour se consacrer à 100% au basket et à sa domination pour aller enfin au titre suprême. Jax a d’ailleurs profité pour faire lire des oeuvres de différents auteurs comme par exemple, Nietzsche.

« Nietzsche était très en avance sur son temps. C’est pour ça qu’on l’a pris pour un fou. Il a fini dans son asile. Tiens, peut-être que je finirai comme ça aussi » Shaq.

Une interview d’Anfernee Hardaway qui joue aux Suns désormais et qui affiche une confiance inébranlable. Olivier Pheulpin lui demande par exemple comment ça se passe sur son association avec Jason Kidd, sur le parcours des Suns et comment aborder les grosses écuries avec une raquette de malabars (Phoenix sortira San Antonio, champion en titre au premier tour, mais… sans Tim Duncan blessé). Les nouvelles sur son état de santé, qu’il va beaucoup mieux moralement depuis son départ d’Orlando où il avait la pression médiatique et qu’il est prêt à endosser le rôle du leader avec Jason Kidd pour mener l’équipe au plus loin.

On passe au sujet de Larry Bird pour sa dernière année de contrat en tant que coach des Pacers où évidemment on se pose la question: peut-il ramener le titre à Indiana? Quand on connaît la suite, on peut dire qu’il n’en était pas loin, surtout lorsque les journalistes américains voyaient les Pacers derrière New York et Miami dans la conférence Est. Après le « débâcle » en 1999 et leur élimination face aux Knicks, Indiana s’est retrouvé dans la peau d’une équipe vieillissante et qui n’avait plus grand chose sous la semelle. Bird colle Chris Mullin sur le banc et donne sa confiance à Jalen Rose, une brillante décision. On sait aussi que Bird estime que Bill Fitch avec qui il a été champion en 1981 est le meilleur coach qu’il a eu (une petite pique à K.C Jones?) et comme coachs adverses, son podium est constitué de Pat Riley en tête d’affiche suivi de Mike Fratello et Larry Brown. C’est là aussi qu’on relance la rumeur de la défaite de Larry sur un concours de shoots contre le très jeune Al Harrington.

Douze pages de news! A peine le sommaire survolé qu’on se régale avec toute l’actualité de la NBA, pour peu qu’on ait pas Internet. Anthony Mason se proclame meilleur défenseur de la ligue, qu’Alvin Gentry était viré des Pistons peu de temps avant les playoffs, que Jerry Sloan entrait dans le top 10 des coachs les plus victorieux de l’histoire. On a également Dennis Rodman coupé par Dallas, ce dernier crie au complot sur David Stern pour pas changer. Kevin Johnson fait son comeback après deux ans de retraite afin d’aider son club de toujours, Phoenix privé de Jason Kidd sur blessure. Nos yeux écarquillés en apprenant la sélection de Vince Carter aux jeux olympiques et la reconversion de Charles Barkley en consultant TV, hé oui dix-sept ans déjà que Chuck sort des conneries sur TNT. John Starks coupé par les Bulls qui voulait signer à New York ou l’ennemi, Miami, pour les playoffs, se voit refuser cette opportunité par la NBA, sympa…

Le grand retour de Sean Elliott après sa transplantation rénale, les coachs qui ont les boules parce qu’on veut leur glisser un micro pour les temps-morts, Dikembe Mutombo en pleine déprime en voyant la saison catastrophique de ses Hawks, pas de playoffs, une première pour lui depuis 1993! Rick Pitino devient fou en balançant toute sa haine sur les fans de Boston et les médias locaux. Allez deux dernières et pas des moindres. Michael Jordan qui descend la nouvelle génération et la NBA qui fabrique des stars, qu’il choisit Kobe Bryant plutôt que Vince Carter car le premier défend contrairement au second. Oh une baston! Gary Payton et Vernon Maxwell ont voulu s’entretuer en pleine séance d’entraînement. Mad Max était armé de poids et The Glove, d’une chaise. Du coup, Horace Grant arrive pour calmer les ardeurs et se fait dégommer l’épaule, out pour un match, quelle ambiance à Seattle!

Six pages sur Arvydas Sabonis et son formidable mois de mars (16,2 pts – 9,4 rebs – 58,7% aux tirs – 85% aux LF en moins de 30 minutes!). Sabas fuit les journalistes américains, parle très peu avec ses coéquipiers, plutôt discret même alors qu’il ouvrait souvent sa grande bouche en Europe, mais par contre, toujours à se plaindre auprès des arbitres. Dino Radja qui a bien connu le colosse du temps de sa domination internationale avant sa grave blessure au genou résume ainsi: « en 1985, il était monstrueux, il courait comme Ralph Sampson et pouvait dunker comme shooter à trois points ». Le meilleur pivot passeur de l’histoire est adoré par ses coéquipiers et a le respect de Shaquille O’Neal: « c’est le joueur le plus puissant que j’ai jamais rencontré ». Un article hommage en quelque sorte sur le pivot légendaire de l’ex URSS.

Le Miami Heat est aussi à l’honneur avec les doutes sur l’équipe après les éliminations décevantes des deux dernières saisons dès le premier tour par les Knicks. Alonzo Mourning joue le meilleur basket de sa carrière, mais paraît un peu seul malgré l’apport de Jamal Mashburn et PJ Brown. Un petit historique de la franchise avec la comparaison sportive, basket contre les autres disciplines, difficile de rivaliser avec les Dolphins en NFL en terme de popularité. On a bien rigolé devant l’article Jazz/Wolves, même combat où les deux équipes sont présentés comme de potentiels candidats au titre! A croire que l’auteur était aveuglé ou manquait de lucidité. Tous les salaires NBA à la loupe où 21 joueurs gagnaient plus de dix millions par an, ce qui peut paraître ridicule de nos jours…

Le calendrier des résultats du mois de mars, les classements de chaque division et les stats du mois, avec en tête de liste, Shaq et ses 61 points pour son anniversaire, Alonzo Mourning qui pète la forme et les raquettes adverses, 35 points à Indiana et 43 points, 16 rebonds et 5 contre face aux nets avec le nez cassé. Il y a tellement d’options offensives à Portland qu’il a fallu attendre fin février pour qu’un joueur marque au moins trente points, merci Damon Stoudamire. Larry Bird en colère après une déroute totale des Pacers à Phoenix: 118-87! Erick Strickland explose son record en carrière avec 36 unités, le soir même où le maillot de Rolando Blackman montait au plafond de la salle des Mavericks.

Allez on arrive au bout avec une autre interview, celle de Jerry Stackhouse qui cartonne aux côtés de Grant Hill, malgré les résultats moyens de Detroit. Outre sa saison, on lui demande ce qu’il pense de Vince Carter et du poids qui pèse sur les épaules d’un jeune joueur qu’on catalogue come le futur Michael Jordan. Enfin pour conclure, quelques pronos de la rédaction pour les playoffs et distinctions individuelles. Shaq MVP, Jerry Stackhouse MIP (Jalen Rose au final), Doc Rivers coach de l’année et les Lakers champions NBA. La saison surprise d’Orlando et on garde le meilleur pour la fin, je cite: « faire jouer Vince Carter aux JO, c’est soigner l’image du basket, des Etats-Unis et de la NBA ». Je doute qu’une fois la compétition terminée, 5 Majeur n’ait pas regretté ce passage…

PRÉSENTATION DU MVP – SHAQUILLE O’NEAL

MIX ARVYDAS SABONIS – LITHUANIA LEGEND

Crédits: Pascal Silvestre – Olivier Pheulpin – 5 majeur

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About Pred (327 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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