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[Dossier] Les meilleurs départs en saison régulière dans l’histoire de la NBA

Dossier

Les Warriors de 2015-2016 ont marqué l’histoire de la ligue, malgré le résultat final. Avec 24 victoires consécutives pour démarrer la saison, ils ont pulvérisé le record détenu jusqu’ici par les Capitols de 1949 et les Rockets de 1994 qui était de 15. Pour mettre un peu de lumière sur ce sujet, Basket Rétro vous dresse un petit récapitulatif des meilleurs démarrages de saison régulière en étant invaincus dans l’histoire de la NBA et constater comment ça s’est terminé!

Washington Capitols 1948/1949 (15-0)

Washington Capitols 1949 - McKinneyC’était du temps de la BAA (basketball association of America), l’ancêtre de la NBA avant que cette dernière ne prenne forme en 1949. Justement nous revenons en cette période pour la dernière saison BAA où les Capitols de Washington avaient conservé ce record de 15-0 pendant 45 ans, jusqu’à que Houston égalise ce bilan et finalement que Golden State le batte 67 ans après! A cette époque, c’était Red Auerbach au coaching avant sa prise de position à Boston et des noms qui ne vous parlent pas forcément comme Bob Feerick ou Bones McKinney, une tout autre période car en comparaison avec le basket moderne, les pivots des années 40 mesuraient pas plus de deux mètres, excepté George Mikan. 15 victoires pour débuter la saison puis les Capitols enchaînent des succès une fois sur deux pour ne gagner que 23 des 55 rencontres suivantes. Washington se qualifie en playoffs et élimine d’entrée les Warriors de Philadelphia de Joe Fulks puis les Knicks de Carl Braun en finale de la division EST (pas de conférence à l’époque). Les Capitols vont pourtant capituler (sans mauvais jeu de mots) devant la domination de George Mikan et les Lakers de Minneapolis en finale, les derniers instants de la BAA.

Boston Celtics 1957/1958 (14-0)

Celtics - Hawks final 1958Tout devait bien se passer jusqu’à la dernière marche et là c’est le drame. Après avoir gagné leurs 14 premiers matchs, Boston termine avec un bilan de 49 victoires et 23 défaites, premiers de la ligue. Champions en titre, ils éliminent les Warriors de Paul Arizin et se retrouvent en finale pour chercher le doublé. Red Auerbach voit rouge quand les Hawks de St Louis s’imposent à Boston dès le Game 1 et la réaction d’orgueil ne tarde pas avec une belle rouste au match suivant. Le G3 est synonyme de maudit dans l’histoire de Boston lorsque Bill Russell se fait une entorse à la cheville. Malgré une résistance admirable des Celtics sans leur pivot star, ils doivent s’incliner sous la puissance de Bob Pettit, auteur de 50 points au match 6 devant son public et un retour de Russell diminué, premier et seul titre NBA dans l’histoire des Hawks. Une revanche pour eux après la finale perdue contre ces mêmes Celtics l’année précédente. Sans cette blessure, il y a fort à parier que Boston aurait gagner 9 titres d’affilée (vainqueurs en 57 puis de 1959 à 1966!).

Boston Celtics 1964/1965 (11-0)

Boston Celtics 1964-196511 succès pour démarrer la saison, 62 au total et un titre, le 7ème consécutif. On pourrait résumer la saison de Boston en 1965 ainsi. Bob Cousy n’est plus là, mais la jeunesse prend le pouvoir avec KC Jones à la mène et John Havlicek pour l’accompagner dans le backcourt. Bill Russell continue sa moisson au rebond et reste la tour de contrôle en défense, Sam Jones dynamise l’attaque. Le titre se joue déjà en finale de la division Est quand Boston et Philadelphia donne lieu à un affrontement de titans opposant Bill Russell à Wilt Chamberlain. C’est finalement les Celtics au bout de 7 matchs intenses et d’une interception légendaire d’Havlicek qui remportent la confrontation pour ensuite gagner bien plus facilement face aux Lakers de Jerry West et d’Elgin Baylor.

Boston Celtics 1972/1973 (10-0)

1973-knicks-celticsUn trio composé de Dave Cowens, John Havlicek et Jo Jo White, un départ de 10 victoires et le compteur s’arrête à 68 succès! Le meilleur bilan de saison régulière dans l’histoire de la franchise que même Larry Bird en 1986 (67) ou le big three, Pierce/Allen/Garnett en 2008 (66) n’ont pas battu. Mais contrairement à eux, les Celtics de 1973 n’ont pas été champions en étant éliminés en finale de conférence par les Knicks de Walt Frazier, Boston perdant même dans leur salle, le match 7. Comme lots de consolations, un trophée de MVP pour Cowens et de coach de l’année pour Tom Heinsohn.

Seattle Supersonics 1982/1983 (12-0)

David Thompson Sonics 1982-1983Les fans pensent que le titre est jouable. Avec Gus Williams, Jack Sikma et la signature du bondissant David Thompson, Seattle présente une équipe séduisante pour essayer de rivaliser avec les Lakers. Douze victoires pour commencer et puis une belle gamelle, terminant avec un 48-34 et un premier tour contre Portland. Légèrement favoris, les supersonics vont se faire sortir sans gloire par leurs voisins de la côte ouest, emmenés par Jim Paxson et Mychal Thompson. Gus Williams est formidable (plus de 32 points en moyenne), mais esseulé, abandonné par Sikma cadenassé par la défense adverse. L’ex superstar des airs, David Thompson a lui aussi totalement disparu durant cette série.

Portland Trail Blazers 1990/1991 (11-0)

Portland Trail Blazers 1991Après leur défaite en finale contre Detroit, les Trail Blazers n’ont pas baissé les bras en attaquant la saison 90-91 à tambour battant. Une année faste avec tout d’abord onze victoires pour aucune défaite, passant quatre rencontres à plus de 140 points, et en allant gagner au Great Western Forum à Los Angeles et l’emporter facilement contre les Bulls! Au 11 décembre, Portland est largement en tête de la NBA avec un bilan de 19-1, profitant de battre au passage encore Chicago! Tout va bien dans le meilleur des mondes, mais un premier doute intervient fin février et début mars avec quelques défaites qui sapent un peu le moral des troupes, perdant chez les Spurs de David Robinson, les Hawks de Dominique Wilkins, les 76ers de Charles Barkley et à la maison contre les Celtics de Larry Bird après prolongation. Le niveau de jeu des Blazers n’est plus aussi impressionnant avec une baisse de rythme qui donnent moins de contre-attaques.

Néanmoins, la fin de saison donne une grande confiance où ils remportent seize de leurs dix-sept derniers matchs. 9ème qualification consécutive en playoffs, 1er titre de division depuis 1978 et la période Bill Walton, et petit plaisir, fin de série pour les Lakers qui étaient champions de leur division depuis 9 ans! Opposés à Seattle, un derby du recoin ouest des Etats-Unis, Portland va frémir en étant bousculés au Tacoma Dome des Sonics devant une foule endiablée. Les Blazers passent au cours du 5ème match décisif à la maison. Bien plus rassurants contre le Jazz de Karl Malone et John Stockton, Portland prend le chemin des finales de conférence pour une confrontation très attendue face aux Lakers de Magic Johnson. Invaincus dans leur salle, le bruyant Memorial Coliseum, Portland subit pourtant une défaite d’entrée et qui coûtera cher à l’arrivée. Incapables de l’emporter à l’emporter à l’extérieur, l’équipe de Rick Adelman est éliminé en 6 manches, Terry Porter ratant le tir de la gagne dans les dernières secondes. Un énorme camouflet pour une équipe qui était destiné à soulever le trophée en juin.

Houston Rockets 1993/1994 (15-0)

Houston Rockets 1993-1994L’année du sacre enfin. Après une éternité sous le terme de Choke City, Houston fait taire ses détracteurs en décrochant la bague ultime. Une défense de fer (5ème), un jeu particulier où on donne la balle à Hakeem Olajuwon et il ressort en cas de prise à deux pour un shoot lointain. Stéréotypé, mais ça a marché! Les Rockets ont égalé le meilleur départ des Capitols de 1949 avec donc 15 succès sans défaite et du beau monde sur le tableau de chasse. Les Bulls, Pacers, Jazz, Suns et comme un symbole, une belle victoire au Madison Square Garden pour la quinzième consécutive. Atlanta met fin à la série, Houston continue cependant d’engranger leur compteur positif en étant à 22 victoires pour une seule défaite, soit le 3ème meilleur bilan à ce stade derrière les Warriors 2016 et les Knicks de 1970. Les Texans remportent leur division comme l’année précédente et attaque les playoffs avec un statut d’outsider derrière les indéboulonnables Suns et Sonics.

Un 1er tour vite négocié avec des Blazers sur le déclin et on rentre tout de suite dans le vif du sujet avec une demi-finale très compliquée contre Phoenix. Dès le départ, les Rockets perdent leurs 2 matchs à la maison et se rattrapent quelques jours plus tard en Arizona, égalisant à 2-2, la série se conclut au 7ème match par la victoire d’Hakeem Olajuwon et les siens. Une finale de conférence contre Utah, totalement dominé par Houston et les revoilà en finale, huit ans après. Les Knicks sont favoris, une série ultra défensive et serrée qui ne trouve sa conclusion qu’au bout de sept rencontres et le premier titre dans l’histoire des Rockets, sans oublier le titre de MVP pour Hakeem.

Seattle Supersonics 1993/1994 (10-0)

Payton - Mutombo - 1994 playoffsLa grande désillusion, le plus gros upset dans l’histoire de la NBA? Seattle n’a fait que monter en puissance depuis 1991 avec les stars montantes, Shawn Kemp et Gary Payton. Avec un effectif encore amélioré sur le papier comme l’arrivée de Detlef Schrempf et de Kendall Gill, les Supersonics font figure d’épouvantail et candidat sérieux pour le titre. Un 10-0 initial, une saison totalement réussie et un tableau ouvert en playoffs où ils évitent les Suns et Rockets avant la finale de conférence. A priori, les voyants sont au vert, surtout en menant 2-0 contre des Nuggets inexpérimentés. On sort le balai pour le sweep prévu, mais Denver change radicalement de visage dans le Colorado. Entre Mutombo en muraille infranchissable et les coups de sang de Robert Pack, Laphonso Ellis and co, les Supersonics repartent la queue entre les jambes à la maison pour une cinquième manche décisive. Après prolongation, Dikembe héroique s’écroule avec le ballon dans les bras en larmes, Denver vient de réaliser l’impensable, éliminer le numéro 1 de la conférence dès le premier tour, du jamais vu! Un coup au moral dévastateur pour les joueurs coachés par George Karl.

Chicago Bulls 1996/1997 (12-0)

1996-1997 bullsAprès une saison record de 72 victoires, les Bulls attaquent la saison 96-97 le couteau entre les dents pour faire aussi bien ou presque. 69 succès, c’est le second meilleur bilan de l’histoire, égalité avec les Lakers de 1972. Pour quelques défaites stupides, comme à Toronto ou le dernier match de la saison régulière à domicile perdu contre leurs rivaux New-Yorkais qui était synonyme de la 70ème…Rien de grave, Chicago domine la concurrence en sweepant les jeunes Bullets de Chris Webber, passe un 4-1 assez violent à Atlanta et met une belle rouste aux insolents de Miami. La finale contre Utah est bien plus difficile, se jouant à des détails, une défense incroyable de Scottie Pippen et Dennis Rodman, un Jordan inhumain avec deux tirs décisifs, la passe ultime pour le shoot de Steve Kerr, à une passe du triple double au G2, MVP comme d’habitude.

Atlanta Hawks 1997/1998 (11-0)

 Mutombo - Hawks 1998Après une belle campagne 96-97 et une demi-finale de conférence, les Hawks démarrent la nouvelle saison de manière déterminée, onze victoires consécutives. Une très grosse surprise qui ne va pas durer. Dikembe Mutombo est élu défenseur de l’année, mais l’équipe est irrégulière ne terminant qu’à la 4ème place de la division Central et sont sortis dès le premier tour par les Hornets de Glen Rice. Un niveau de jeu déplorable en playoffs et à l’image des Sonics de 1983, un démarrage en trombe pour finir le parcours en queue de poisson.

Los Angeles Lakers 1997/1998 (11-0)

 Eddie Jones - Lakers 1998Un Van Exel chaud bouillant, Kobe Bryant en 6ème homme de luxe, Eddie Jones affole les top ten et Shaq fait comme à son habitude, écraser ses adversaires. Les Lakers de 1998 étaient les favoris pour la finale, même devant Utah et Seattle. Après avoir dominé Portland au 1er tour, les Sonics se font balayés en demi-finale. Le Jazz est l’adversaire du dernier palier à l’ouest et contre toute attente, la bande de Karl Malone humilie les stars d’Hollywood. Un sweep magistral et une seconde élimination consécutive par Utah, dur à avaler.

Philadelphia 76ers 2000/2001 (10-0)

Allen Iverson - 76ers 2001Fantastique parcours que celui des 76ers version 2001. Une équipe qui se sacrifie en défense et joue une attaque rien qu’autour d’Allen Iverson. Malheureusement, Theo Ratliff, le pivot titulaire et excellent contreur se blesse grièvement avant la pause all-star. C’est bien au cours de ce All Star Game que Larry Brown, coach des 76ers, est admiratif du boulot considérable de Dikembe Mutombo dans la raquette. Un transfert a lieu quelques jours plus tard, fini les jours moroses à Atlanta, le pivot congolais devient le protecteur de l’arceau de Philadelphia jusqu’en finale NBA! Les ennemis jurés, Indiana, sont éliminés au premier tour. S’ensuit une série exceptionnelle pour un duel de titans, Allen Iverson contre Vince Carter. A peine le temps de se remettre qu’il faut combattre le big three des Bucks et enfin après ces deux longues batailles (7 matchs à chaque fois!), le chemin de la finale est ouvert, Phila est de retour à ce stade de la compétition après 18 ans d’absence. Les Lakers qui subiront leur seule défaite de ces playoffs sont beaucoup trop fort pour des 76ers lessivés. Néanmoins, un titre de MVP pour The Answer, coach de l’année pour Larry Brown, meilleur défenseur pour Dikembe Mutombo et meilleur 6ème homme pour Aaron McKie, une belle rafle!

Dallas Mavericks 2002/2003 (14-0)

Dallas Mavericks 2002-2003C’était le sommet de la génération Dirk Nowitzki, Steve Nash et Michael Finley sous les ordres de Don Nelson. 60 victoires et 22 défaites et un parcours semé d’embûches. Une défaite à Indiana vient stopper leur série de 14 succès en autant de matchs. En menant 3-0 face à Portland, les Mavs croient avoir fait le plus dur et finalement, un retour des Jail Blazers pour ramener la série à 3-3. Le destin a voulu épargner Dallas comme étant la première équipe NBA à se faire éliminer en ayant mené 3-0. Au tour suivant, coup du sort, Chris Webber se blesse, out pour le reste de la compétition et Dallas profite de la situation non sans mal et avec un Nick Van Exel dévastateur. Les Kings sont courageux, mais s’inclinent en 7 matchs. Qualifiés en finale de conférence pour la seconde fois de leur histoire (1988 contre les Lakers), les Mavericks se retrouvent dans un derby Texan, les Spurs. Au premier match, Nowitzki et Duncan offrent un spectacle éblouissant avec 38 et 40 points respectivement. Dallas s’impose à San Antonio et prend l’avantage du terrain. Le coup du sort fait que l’allemand se blesse au genou au cours du G3 et termine sa saison ainsi. Ses coéquipiers se battent, mais doivent lâcher l’affaire avec un tandem Duncan/Parker au top et le coup de chaud de Steve Kerr au G6. La revanche aura lieu trois ans plus tard.

Golden State Warriors 2015/2016 (24-0)

Stephen Curry 2015Oui on n’est plus dans le rétro, on ne pouvait cependant pas passer à côté de l’année 2016 des Warriors. Un effectif pléthorique, blindé à chaque poste, le meilleur backcourt shooteur de l’histoire, le catalyseur Draymond Green et le diabolique Stephen Curry. Un niveau de jeu ahurissant à tel point que par moment avec son shoot irréel, on se croit dans un jeu vidéo. Les Warriors, grands habitués de la loose, de la malchance des années 90 à 2012 sont enfin sortis de leur malédiction. Championne en 2015, ultra favorite pour le doublé et nouveau record de victoires en saison régulière avec 73 succès, soit un de plus que les légendaires Bulls de 1996, cette équipe connaît pourtant une vague de critiques des anciens en sortant l’éternel « de mon temps, Curry ne ferait pas ça ». Il faut dire que si on excepte le showtime Lakers des eighties, le style run and gun n’avait jamais franchi le seuil des finales de conférence (Suns 2005).

Le tout pour l’attaque peut cartonner en saison régulière, mais en playoffs, les défenses se resserrent et il n’est plus aussi aisé de scorer à outrance. Les Warriors ont appris à défendre sous le joug de Mark Jackson et le génie offensif que l’on connait aujourd’hui est à mettre à l’oeuvre des ajustements de Steve Kerr et son staff. Cette équipe possède d’excellents stoppeurs comme Andre Iguodala, MVP de la finale 2015, Andrew Bogut à l’intérieur quand le jeu se ralentit, l’ailier Harrison Barnes et le bulldog, Draymond Green. Klay Thompson en lieutenant de luxe et enfin le futur double MVP, Stephen Curry. Avec une impression de dominer sans forcer les meilleures franchises et des défaites bêtes contre des équipes moyennes, il faudrait un cataclysme pour les empêcher d’empocher une nouvelle bague en juin. C’est presque ce qui arriva entre la blessure dès le début des playoffs contre Houston, une finale de conférence remportée à l’arrachée contre le Thunder de Kevin Durant et Russell Westbrook en sept manches et enfin, la grosse désillusion en finale, une défaite au Game 7 devant leur public après avoir mené 3-1, mais qui n’ont pu stopper le tandem Lebron James/Kyrie Irving, sans oublier le match décisif de Kevin Love.

LES BOSTON CELTICS 1964-1965

LE TOP 24 DES GOLDEN STATE WARRIORS 2015-2016

Crédits photo : Complex/Getty Images

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Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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